C'est le mois des fiertés, alors, pour l'occasion, je m'interroge sur le lien entre la sorcellerie et l'hétéronorme. Qui sont les sorcières lesbiennes de mon corpus de thèse ? Est-ce qu'être sorcière et être lesbienne c'est le même combat ? La sorcellerie est-elle queer ? Pour proposer des pistes de réponses à ces questions (sans fin), je vous parle de Bohen d'Estelle Faye, du Prieuré de l'oranger de Samantha Shannon, Moi, Tituba, sorcière... Noire de Salem, Notre part de nuit de Mariana Enriquez, Mille Pertuis de Julia Thévenot et La Sorcellerie est un sport de combat de Lizzie Crowdagger. Et vous, qui sont vos sorcières queer favorites ? Romans cités Condé Maryse, Moi, Tituba, sorcière… Noirede Salem, Paris, Mercure de France, 1986. Crowdagger Lizzie, La Sorcellerie est un sport de combat, autoédité, 2020. Enriquez Mariana, Notre part de nuit, traduit de l’espagnol (Argentine) par Plantagenêt Anne, Paris, éditions du seuil, 2021. Faye Estelle, Les Seigneurs de Bohen, Rennes, Critic, 2017. Shannon Samantha, Le Prieuré de l’Oranger, traduit de l’anglais (États-Unis) par Bernet Jean-Baptiste, 2019. Thévenot Julia, Mille Pertuis. La sorcière sans nombril, Gallimard jeunesse, 2023. Thévenot Julia, Mille Pertuis. La sorcière toute nue, Gallimard jeunesse, 2026. Articles/ouvragescités Cixous Hélène, Le Rire de la Méduse, Paris, Gallimard, 1975. Duault Jaïlys, « Dans la sacoche de la sorcière : Politiques du secret dans les romans contemporains historicisants. Entre Inquisition et don de soi », revue Méditations littéraires, juin 2024. Scheffer Nicolas, « Queericide. Jeune battu à mort à Metz : les proches de Noahm corroborent la piste homophobe », Têtu,3 juin 2026, URL : https://tetu.com/2026/06/03/metz-mort-noahm-jeune-gay-temoignages-agression-piste-homophobe/ Turbiau Aurore, Lachkar Alex, Islert Camille, Berthier Manon, Antolin Alexandre, Écrire à l’encre violette: littératures lesbiennes en France de 1900 à nos jours, Paris, le Cavalier bleu éditions, 2022.