Musicien d'Eglise

Sibbecai

Bienvenue dans « Musicien d’église », le podcast qui chaque semaine donne la parole aux musiciens de nos églises, entre foi, service, technique et spiritualité. Installe toi confortablement, on va discuter ensemble. Et si ce n’est pas déjà fait, abonne toi pour ne pas rater les prochains épisodes et partage sur Instagram ce qui t’aura parler aujourd’hui en tagguant @MusiciendEglise. N’hésite pas à laisse un commentaire et la note maximale! ça me donnera de la force pour continuer!

  1. 5D AGO

    "Choisir la bonne part, c’est placer ses efforts au bon endroit." - Sibbecai

    "Tu peux faire beaucoup… sans faire ce qui compte vraiment." Dans cet épisode, Sibbecai partage son parcours de musicien d’église et une réflexion profonde qui a transformé sa manière de servir : apprendre à “choisir la bonne part”. Il raconte comment il a commencé très jeune le piano pour servir à l’église. Au départ, son objectif était clair : accompagner le culte. Cette vision l’a fait progresser rapidement. Puis, avec le temps, l’oreille s’est développée, la technique aussi, et il a fini par jouer sans vraiment se préparer. Tout semblait fonctionner… mais intérieurement, il stagnait. Petit à petit, le service est devenu une routine. Jouer le dimanche a remplacé le travail personnel. Il ne progressait plus, répétait les mêmes accords, les mêmes chants. Comme tout le monde était satisfait, il n’y avait aucune raison apparente de se remettre en question. Il a alors commencé à se cacher derrière de bonnes excuses : manque de temps, engagements, travail, famille, projets musicaux, activisme dans l’église. Le problème, explique-t-il, c’est que la vie ajoute toujours des choses, mais rien ne s’enlève tout seul. Sans décision claire, on finit occupé sans être productif. Il s’appuie ensuite sur l’histoire biblique de Marie et Marthe : Marthe est agitée par beaucoup de choses, mais Marie choisit l’essentiel. De là naît cette idée forte : être actif ne veut pas dire être efficace. On peut faire beaucoup sans faire ce qui compte vraiment. Dans les églises modernes, surtout petites ou moyennes, on veut souvent tout faire : musique, vidéo, réseaux sociaux, son, lumière, communication, live, esthétique… Mais peu de personnes portent énormément de responsabilités. Résultat : on court partout, on s’épuise, et parfois on néglige l’essentiel : la transformation des vies. Il introduit la loi de Pareto : 20 % des efforts produisent 80 % des résultats. La vraie question devient alors : sur quoi devons-nous réellement investir notre énergie ? Une vie transformée a plus d’impact qu’un beau post Instagram. Un musicien qui travaille ses bases a plus d’impact que quelqu’un qui imite mal les tendances. À travers l’image de David et Goliath, il rappelle qu’il ne faut pas porter l’armure des autres. Ce ne sont pas les outils qui font la différence, mais la personne qui les utilise. Ce n’est pas le micro qui fait la voix, ni le clavier qui fait le pianiste. Enfin, il invite chaque musicien et serviteur à revenir à l’essentiel : chercher premièrement le royaume de Dieu, placer ses efforts au bon endroit, travailler avec intention, et choisir ce qui transforme plutôt que ce qui impressionne. 👉 Choisir la bonne part, c’est arrêter de courir partout et commencer à construire en profondeur. Rejoins-nous sur instagram @musiciendeglise

    24 min
  2. FEB 6

    « Je ne peux pas jouer quelque chose que je n’ai jamais vécu avec Dieu. » - Didier NEMORIN

    « Le piano, ce n’est pas qu’un instrument : c’est une langue. » Dans cet épisode, Didier NEMORIN – pianiste, musicien d’église et cofondateur d’une école de formation musicale (Gospel Evolution) – partage un témoignage profondément ancré à la fois dans la musique et dans la foi. Issu d’une famille très mélomane, il baigne dans la musique depuis l’enfance, entre une mère chanteuse gospel et un entourage proche de musiciens chevronnés. Très tôt, il développe une sensibilité musicale forte, davantage par l’oreille et l’observation que par la lecture. Son parcours est marqué par une relation conflictuelle avec le solfège, souvent assimilé à tort à la seule lecture de partitions. Cette difficulté l’amène à s’éloigner du piano pendant plusieurs années, au profit du sport. Pourtant, l’instrument ne le quitte jamais vraiment. Le déclic survient lorsqu’il est appelé presque par surprise à jouer à l’église. Malgré ses doutes et son sentiment d’illégitimité, il accepte et se lance, apprenant sur le tas, cherchant seul, puis se formant progressivement grâce à son frère Derrick, qui devient son principal mentor. Didier raconte comment cette transmission fraternelle accélère sa progression et l’amène à des expériences musicales variées : groupes, concerts, arrangements, collaborations artistiques. Mais au-delà de la technique, c’est sa vision spirituelle de la musique qui marque profondément l’épisode. Pour lui, la musique n’est pas neutre : le son traverse les barrières du cerveau et agit directement sur les émotions et même sur la prise de décision. Le musicien devient alors un messager, conscient d’un impact qui dépasse largement la performance musicale. Il explique l’importance de la préparation spirituelle avant de jouer, notamment en confrontant les paroles chantées à sa propre vie. Il insiste sur la cohérence entre ce que l’on joue, ce que l’on vit et ce que l’on transmet. Selon lui, le son communique parfois plus que les mots, et la musique participe à des réalités spirituelles invisibles, notamment dans certains contextes missionnaires. Didier développe également une approche originale de l’apprentissage musical : la musique est une langue. Comme une langue parlée, elle peut s’apprendre par l’écoute, l’imitation et l’expression personnelle, avant même la lecture. Cette révélation change radicalement son rapport au piano et devient la base de sa pédagogie. C’est cette conviction qui conduit Didier et son frère à fonder une école de formation, après un véritable appel spirituel qui les pousse à quitter des situations professionnelles stables. Leur objectif : lever une génération de musiciens et d’adorateurs formés, intentionnels, alignés spirituellement et musicalement. Enfin, Didier déconstruit une idée très répandue dans le milieu chrétien : le « don de la musique ». Pour lui, la Bible ne parle pas de don musical, mais de talents à développer par le travail, la discipline et la persévérance. Le vrai talent, selon lui, réside dans l’amour profond pour la musique et la fidélité dans le processus. Rejoins nous sur instagram @musiciendeglise

    49 min
  3. JAN 30

    « On ne peut pas rendre un culte si, sur scène, on est en train de réfléchir à quelle intro jouer. » - Bradley J.MUTTER

    « La prière est l’ADN du chrétien, mais la musique reste un art qui se travaille. » Dans cet épisode de Musiciens d’Église, Bradley J. Mutter partage avec authenticité son parcours, sa vision du ministère musical et les réalités concrètes du rôle de musicien et de directeur musical dans l’Église. Issu d’une famille de musiciens, Bradley découvre la musique très tôt par le chant choral, avant de commencer par les percussions puis de tomber amoureux du piano à l’âge de 11 ans. Autodidacte à l’oreille, il raconte comment il a reproduit ses premières intros sans aucune formation, avant de compléter son apprentissage par des études en musicologie afin de devenir un musicien “complet”, capable de jouer, lire, écrire et arranger. Il explique en profondeur son rôle de directeur musical : la préparation spirituelle par la prière, la compréhension de la vision du worship leader, l’écoute attentive des chants, le travail de structure, de tempo et d’arrangements, puis la transmission claire à l’équipe. Pour lui, une bonne préparation musicale est indispensable afin de distinguer une simple performance d’un véritable culte rendu à Dieu. Bradley insiste sur un point central : on ne peut pas être pleinement dans le spirituel si la musique n’est pas maîtrisée. Il dénonce le manque d’anticipation fréquent dans certaines églises, notamment lorsque les listes de chants arrivent trop tard, ce qui empêche un travail artistique et spirituel de qualité. Selon lui, l’idéal serait une planification sur un mois pour permettre à tous, débutants comme confirmés, de progresser ensemble. L’épisode aborde aussi des sujets sensibles comme les changements de tonalité de dernière minute, souvent sous-estimés par les leaders, la méconnaissance du travail technique des musiciens, et le besoin urgent de formation musicale dans l’Église. Bradley rappelle que la prière est l’ADN de tout chrétien, mais que la musique reste un art qui demande rigueur, discipline et compétence. Enfin, il partage sa vision de l’encadrement des équipes : dialoguer, adapter les exigences au niveau de chacun, challenger sans briser, former sans décourager. Pour lui, le rôle d’un leader musical est autant pastoral qu’artistique. Il conclut en exhortant les jeunes musiciens à se concentrer d’abord sur leur relation avec Dieu, puis à travailler sérieusement leur instrument, en s’entourant de personnes plus fortes qu’eux pour grandir. Rejoins nous sur instagram @MusicienDEglise

    49 min
  4. JAN 23

    « Ton service est un sacrifice : donne toujours le meilleur de toi-même. » - Sibbecai

    « Un simple “comment tu vas ?” peut transformer toute une louange. » Dans cet épisode, Sibbecaï partage cinq fondements essentiels pour faire grandir la louange et le service musical à l’église. 1. Approfondir sa relation avec Dieu La qualité de notre musique est le reflet direct de la qualité de notre intimité avec Dieu. L’excellence technique ne suffit pas : sans relation personnelle, notre musique sonne vide. Dieu ne veut pas que nous vivions la foi par procuration mais qu’Il se manifeste personnellement dans nos vies. Chercher Dieu chaque jour, méditer Sa Parole en profondeur, étudier le contexte biblique, utiliser les concordances et prier pour recevoir une révélation du Saint-Esprit sont des clés pour vivre une foi vivante et authentique. 2. Travailler son instrument La musique est un langage. Sans pratique, on bégaie musicalement. Plus nous maîtrisons notre instrument, plus nous pouvons transmettre clairement ce que Dieu met sur notre cœur. Le service musical est présenté comme un sacrifice sur l’autel : il doit être le meilleur possible. Cela implique humilité, curiosité, formation continue et parfois l’accompagnement d’un mentor. 3. Renforcer la fraternité dans l’équipe L’église est une famille, pas seulement un groupe de musiciens. À travers un témoignage fort, Sibbecaï montre comment une simple question sincère : « Comment tu vas ? » peut transformer une atmosphère de lourdeur en une louange puissante. En partageant leurs fardeaux, les musiciens ont vu leur service prendre une toute autre dimension. S’intéresser réellement aux autres, prier ensemble, créer des binômes spirituels et se soutenir au-delà du dimanche est indispensable. 4. Planifier et se préparer Le culte ne devrait jamais être une surprise. Les répétitions ne sont pas faites pour découvrir les chants mais pour mettre en commun le travail personnel de chacun. Se préparer en amont, structurer son temps, utiliser des outils de partage, établir des listes de chants récurrents : tout cela permet d’éviter de repartir à zéro et de viser l’excellence. 5. Transmettre et faire des disciples Un musicien qui ne transmet pas est comparé à un musicien égoïste. La musique est faite pour être partagée. Peu importe ton niveau, tu as toujours quelque chose à transmettre : ton expérience, ta foi, ce que Dieu t’a appris. Trouver au moins une personne à accompagner régulièrement, partager ses découvertes et ses combats, c’est ainsi que l’héritage spirituel se multiplie.

    31 min
  5. JAN 16

    « Jouer pour Dieu, ce n’est pas jouer de la musique chrétienne : c’est servir les gens. » - Davidson

    « On sert un Dieu parfait… avec des hommes imparfaits. »Dans cet échange, Davidson Brene raconte son parcours de musicien d’église, depuis son enfance jusqu’à aujourd’hui. Issu d’une famille profondément musicale — un père guitariste, une mère cheffe de chœur — il grandit littéralement entouré d’instruments. Très jeune, il commence à jouer à l’église, d’abord pour l’école du dimanche, avant de se diversifier entre piano, batterie, basse et d’autres instruments, qu’il apprend principalement en autodidacte. Davidson explique que son église lui a inculqué très tôt une vision exigeante du service : jouer n’était pas juste jouer, mais répondre à un appel spirituel. Cela a fortement influencé ses choix de vie, notamment ses fréquentations, ses comportements ou la manière dont il gère son rapport au monde. Pourtant, ce qu’il vivait enfant comme une évidence est devenu plus difficile à l’adolescence, quand les influences extérieures ont commencé à se confronter à la rigueur du ministère.Sa compréhension du service a évolué récemment. Il explique qu’il a mis du temps à comprendre que « jouer pour Dieu » ne signifie pas simplement jouer de la musique chrétienne, mais servir les gens. Selon lui, c’est en les aidant à entrer dans une ambiance spirituelle propice que Dieu est glorifié. Cette révélation a complètement transformé sa manière de se préparer pour un culte : plus de prière, plus de méditation, plus d’écoute de Dieu, mais aussi une recherche d’une cohérence musicale fine. Il raconte comment la pertinence des sons (pads, brasses, bells, pianos) doit aligner atmosphère spirituelle et direction du culte.Davidson partage aussi sa routine musicale, moins intense qu’avant à cause des responsabilités d’adulte, mais encore rythmée par des séances de pratique, de relevés et de recherche de nouvelles sonorités. Il évoque également son expérience dans le milieu séculier, où il a accompagné des artistes ; une expérience enrichissante, qui professionnalise, pousse à la rigueur et offre de nouveaux défis.L’entretien aborde ensuite les difficultés rencontrées à l’église : manque de moyens techniques, manque de formation, incompréhensions, excès de zèle mal accompagné… mais aussi les joies uniques, comme voir des personnes touchées spirituellement par la musique. Il insiste : le ministère n’est pas un rêve facile, il expose à l’ingratitude, aux critiques, à la fatigue. Mais rien ne vaut le fait de voir que des vies peuvent être impactées par ce que l’on joue.Son conseil à ceux qui veulent se lancer : comprendre bibliquement ce qu’est réellement le service, chercher Dieu, connaître les réalités du ministère, et accepter que servir implique amour, pardon, maîtrise de soi et sacrifice. Selon lui, la musique a un pouvoir spirituel réel — un pouvoir qu’il ne faut pas sous-estimer.rejoins-nous sur instagram @musiciendeglise

    37 min
  6. JAN 9

    « Le talent, c’est souvent un cache-misère spirituel. » - Manu Ange GUEHI

    « J’ai été un serviteur non-suiveur : je servais Dieu plus que je ne le suivais. » Manu Ange GUEHI raconte son parcours de batteur, né d’un désir viscéral de jouer dès l’enfance, au point de « taper des rythmes sur sa tête » avant même d’avoir une batterie. À 7 ans, il joue déjà avec les adultes à l’église, ce qui forge très tôt son sens de l’écoute et sa capacité d’adaptation. Son premier grand bouleversement arrive lorsqu’il découvre d’autres musiciens et d’autres églises lors de la Marche pour Jésus : il réalise alors l’immensité du paysage musical chrétien et rencontre des artistes qui élèvent son niveau d’exigence. Son développement repose sur une méthode atypique : progresser sans batterie à la maison, uniquement grâce à l’écoute active et passive de morceaux qu’il savoure puis imprime dans sa mémoire. Les rencontres, les sheds, les concerts et les groupes comme Sentinel Crew, Kenny Brann ou Hansapraise deviennent des accélérateurs décisifs. Chez Hansapraise, il découvre la direction musicale, un rôle qui demande autant de maîtrise globale que de sens relationnel, et qui l'oblige à dépasser son instrument pour comprendre l’ensemble du système musical. Son expérience dans de nombreuses églises transforme aussi sa vision du service : il observe, note ce qui fonctionne ailleurs, et ramène dans son église des améliorations concrètes comme l’accueil, l’affichage des paroles ou la structuration du culte. Cette démarche l’amène à comprendre la différence entre servir Dieu et suivre Dieu. Il confesse avoir été longtemps un « serviteur non-suiveur », trop centré sur l’activisme musical, jusqu’à ce qu’un changement d’église l’amène à redécouvrir l’importance de venir d’abord pour adorer et recevoir, pas seulement pour jouer. Manu analyse aussi l’évolution de la musique chrétienne : le minimalisme, les normes imposées par les formats courts, la mondialisation des styles, les arrangements parfois uniformisés, et l’illusion que certaines structures seraient « la règle ». Pour lui, la louange ne doit jamais devenir un produit industrialisé, ni un cadre qui empêche la créativité ou la diversité culturelle. Il conclut en avertissant les musiciens : se former tôt, rester humbles et ne jamais laisser le talent masquer la vie spirituelle. Le service ne définit pas la qualité du chrétien ; c’est l’amour de Dieu qui doit nourrir le service, pas l’inverse.Rejoins-nous sur instagram: musiciendeglise

    1h 2m
  7. JAN 2

    "Dieu, si tu m’apprends à jouer du piano, je te servirai aussi longtemps que tu veux." - Sébastien PINEL

    Dans cet épisode inspirant, Sébastien Pinel, musicien engagé et responsable de louange, partage son parcours musical et spirituel marqué par la passion, la persévérance et la foi. Élevé dans une famille chrétienne, il découvre très tôt la musique au sein de réunions familiales quotidiennes. Autodidacte au départ, il entre dans le service musical à 16 ans, propulsé derrière le piano presque par hasard. Il confie avoir appris grâce à l’aide de Dieu, de quelques musiciens et surtout d’une prière puissante adressée à Dieu : « Si tu m’apprends à jouer, je te servirai aussi longtemps que tu veux. » Il insiste sur la distinction fondamentale entre un musicien professionnel et un musicien chrétien : pour lui, l’objectif n’est pas d’exceller techniquement, mais de toucher le cœur de Dieu à travers son instrument. Le musicien d’église est un lévite, un serviteur mis à part, appelé à allier compétence musicale et vie spirituelle profonde. Sébastien évoque également son passage par le conservatoire à 30 ans, une démarche musicale plus que technique. Il explique comment la formation musicale lui a permis de dépasser un plafond de verre dans son jeu. Il valorise le travail collectif, la vision commune et l’importance de la préparation spirituelle autant que musicale. En tant qu’ancien responsable de louange, il raconte ses choix basés sur le cœur et non uniquement sur le talent, afin de construire un collectif uni. Il met en garde contre le burn-out dans l’église et recommande de savoir s’arrêter, se ressourcer, revenir à ses premières œuvres. L’épisode se termine sur un appel fort : transmettre la passion musicale aux jeunes, valoriser la formation, et ne jamais oublier pour qui et pourquoi on joue : pour Dieu, avec intégrité, humilité et foi.Rejoins nous sur Intagram @musiciendeglise

    48 min
  8. 12/26/2025

    « Avant d’accorder nos instruments, il faut accorder nos relations. » - Sibbecai

    « L’unisson d’un groupe commence bien avant la répétition : il commence dans la vision commune. » Dans cet épisode, Sibbecaï explore en profondeur la notion d’harmonie, autant musicale que spirituelle, relationnelle et organisationnelle. Il part d’une réflexion linguistique : certains mots désignent des réalités concrètes, d’autres des concepts interprétés par chacun. Pour lui, l’harmonie appartient clairement à cette seconde catégorie, car chacun en a une compréhension personnelle. Il retrace ensuite l’apparition de l’harmonie dans l’histoire de la musique : longtemps centrée sur la mélodie, la musique n’a vraiment intégré les superpositions de lignes musicales qu’au Moyen Âge, donnant naissance à la nécessité d’organiser les sons ensemble. Cette recherche le conduit à un passage biblique clé : 2 Chroniques 5:11-14. Le texte mentionne musiciens et chanteurs « s’unissant d’un même accord ». En étudiant le terme hébreu shama, il souligne que ce mot ne signifie pas seulement “entendre”, mais aussi écouter, apprendre, comprendre, s'accorder. Il en déduit que l’harmonie décrite ne renvoie pas seulement à l’unisson, mais à un ensemble de sons différents organisés de manière équilibrée. Pour lui, la présence de 120 trompettes, d’un grand nombre de voix, de harpes, de luths et de cymbales rend improbable un simple unisson, mais suggère bien un travail harmonique complexe. Sibbecaï élargit alors le concept : l’harmonie dans un groupe de louange ne se limite pas aux accords, mais englobe l’écoute mutuelle, la relation, la vision partagée, la culture musicale commune, l’organisation et l’engagement personnel. Sans valeurs communes, langage partagé et préparation sérieuse, le groupe crée de la dissonance, non de la musique cohérente. Il souligne aussi qu’avant l’harmonie collective, il faut une harmonie intérieure. Sans cohérence entre nos actes, nos valeurs et notre appel, nous produisons de la dissonance personnelle — un frein au service musical. Étudier la Parole, se connaître soi-même et comprendre son ministère permettent de s’aligner intérieurement. En développant ce thème, il rapproche l’harmonie de l’unité, et lit Ephésiens 4 pour montrer que l’unité requiert humilité, douceur, patience, amour, maturité et service orienté vers l’édification du corps de Christ. Les dons, ministères et rôles dans l’Église n’ont de sens que s’ils contribuent à faire grandir les autres et à former un corps bien coordonné. Enfin, il conclut que l’harmonie musicale découle naturellement d’une harmonie relationnelle, organisationnelle, spirituelle et personnelle. Quand chacun connaît sa place, écoute les autres et avance dans la même direction, un nouveau son se crée, celui du groupe et non des individualités.

    30 min

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