Mes Parenthèses sacrées✨

L’Atelier By Colette / Ngakam Kaminy Colette

« Je suis Colette, styliste-visagiste, coloriste et make-up artiste. Mon art relie beauté et énergies subtiles. À travers ce podcast, j’ouvre une parenthèse sacrée : un espace de parole et de vérité, à la fois confession intime et sanctuaire partagé. C’est un lieu de connexion entre les âmes, où mes mots deviennent souffle, repère et vibration. Ce podcast est aussi le reflet de mon univers, L’Atelier by Colette, où beauté visible et invisible se rencontrent. »

  1. May 12

    Offrir à la Terre : libation, marche et transmission

    Offrir à la Terre : libation, marche et transmission Bonjour, c’est Colette ̶ heureuse de vous retrouver. Nous partageons ici un moment simple et sacré : rendre à la Terre, marcher avec l’offrande. Nous avons choisi des fruits colorés, un peu de vin, parfois du miel, et la douceur d’un geste posé. Mon fils m’a accompagnée, et ma fille a réalisé un rituel parallèle avec mes petits-enfants ̶ chacune de leurs présences était une façon différente d’honorer la transmission. Nous avons marché longtemps, pris le temps, et déposé notre offrande au pied d’un arbre. Le geste est simple, mais il scelle la gratitude : pour la Terre, pour notre lignée, pour les êtres qui nous portent. Après la libation, nous sommes restés assis, travaillant notre respiration. J’ai pratiqué des respirations longues ̶ parfois je tiens le souffle plus d’une minute. C’est une manière de sceller l’intention, d’unir le corps et l’esprit. Au moment exact où nous avons achevé le geste, un train est passé. Mon fils a souri : « Quelle coïncidence, maman ̶ le train passe en même temps. » Pour moi, c’était le signe que le message était parti. Les éléments répondent quand l’intention est claire. À ta manière, tu peux reproduire ce rituel : une bougie blanche, un grain d’oliban, un fruit coloré, une intention claire, une marche lente. Offre, respire, laisse partir. Nos enfants sont parfois nos binômes : l’un pour l’ancrage, l’autre pour le lâcher-prise. Accueille-les et remercie-les. Épilogue Quand nous offrons à la Terre, nous offrons aussi nos lignées. Nous rendons grâce à ceux qui ont transmis avant nous, et à ceux qui marchent après, en liberté. Ma fille est la racine qui continue. Mon fils, le vent qui libère. Et moi, la main qui relie. Que la Terre vous porte avec douceur. Avec gratitude, je vous dis à bientôt. Colette

    4 min
  2. May 12

    Le rappel : « La mort n’est pas une fin »

    Le rappel : « La mort n’est pas une fin » Bonjour… Ici, je dépose des mots, comme on dépose une offrande. Sans masque… sans détour… Juste une parole vraie. Bonjour, c’est Colette. La mort ne m’a jamais fait peur. Je sais simplement que nous sommes là… pour un temps. Et que ce temps ne nous appartient pas. Ce n’est pas la mort qui m’a marquée, c’est ce qu’elle révèle. L’absence. Le lien. Et tout ce qui reste… même quand le corps n’est plus là. J’ai compris très tôt que l’on ne maîtrise ni le moment, ni les circonstances. Alors j’ai appris à vivre autrement. À ne pas attendre. À dire. À être présente… tant que c’est possible. Chaque nuit, nous nous couchons sans garantie de réveil. Moi, je me couche comme on part en voyage : le cœur léger, l’esprit apaisé. Si je me réveille, je remercie. Et je continue. Il y a eu un moment, avec mes enfants… où j’ai voulu retenir le temps. Puis j’ai arrêté de demander. J’ai compris que la vie ne se négocie pas. Elle se vit. La mort n’est pas une ennemie. Elle est un passage. Elle nous rappelle d’aimer maintenant, de dire merci maintenant, de vivre avec dignité. Ce qui compte… ce n’est pas le moment du départ. C’est la qualité de ce que l’on a vécu. Le lien, lui, ne disparaît pas. Il se transforme. La mort n’est pas la fin. Elle est un rappel. Celui de vivre pleinement… ici et maintenant. Merci d’avoir accueilli ces mots. S’ils ont résonné en toi… alors garde simplement l’essentiel : vivre… ici et maintenant. À bientô

    3 min
  3. May 12

    La peur

    Bonjour, c’est Colette. Aujourd’hui je veux parler de la peur. Souvent, la peur ne naît pas seulement en nous : elle vient aussi de l’extérieur. Quelqu’un m’a posé cette question : « N’as-tu jamais eu peur ? » Et j’ai répondu que non, je n’ai jamais vraiment eu peur. Ma peur a varié en fonction de mes âges et des situations. Elle a déjà été paralysante et je sais où elle m’a menée. Je n’aimerais plus retourner dans ces abîmes. Dorénavant, je sais la lire et l’interpréter, je sais l’accueillir. Et au lieu de chercher une réponse pour s’enrichir et se prémunir, le doute a pris de la place face à ma réponse — non pas parce qu’il était vrai, mais parce qu’il venait ébranler. J’ai ajouté ceci : imagine que tu poses ta question à quelqu’un qui n’est pas ancré. Ton doute peut le fragiliser, il peut l’abîmer. Alors pourquoi poser une question, si c’est pour ne pas accueillir la réponse ? La peur, c’est souvent ça : l’écho du doute projeté. Elle vient aussi de l’extérieur. Elle peut être très saine car elle est un guide codifié. Mais la vérité, c’est que chacun porte déjà ses racines. Et si je suis établie, aucune projection ne peut me déstabiliser. Je n’ai pas besoin de convaincre. Je réponds, avec la justesse qui m’habite, et je laisse à l’autre le choix d’accueillir ou non. La peur ne doit pas être un piège. Elle peut devenir un signal : reviens à toi, à ton souffle, à ta vérité. Alors je le redis : la peur des autres ne m’appartient pas. Ce qui m’appartient, c’est ma présence, mon ancrage, ma force tranquille. Merci d’avoir partagé ce moment avec moi. Je vous dis à très bientôt, dans une nouvelle parenthèse sacré

    3 min
  4. May 10

    Quitter sans détester

    Quitter sans détester Bonjour, c’est Colette. Aujourd’hui, j’ai envie de déposer quelque chose de simple… mais profondément libérateur : quitter sans détester. On nous a appris à rester. À rester par loyauté. À rester par amour. À rester “parce que c’est comme ça”. Mais on ne nous a pas appris à partir correctement. Pas à fuir. Pas à rejeter. Pas à casser. Juste… à quitter sans détester. Parce que oui, c’est possible. On peut se détacher d’un lien sans salir la personne. On peut prendre de la distance sans renier ce qui a été. On peut ne plus vouloir partager… sans pour autant mépriser. Et ça, c’est une vraie maturité. Il y a une confusion qu’on entretient souvent. On confond respect, loyauté et attachement. Le respect, c’est reconnaître l’autre. La loyauté, c’est rester fidèle à un lien. Mais l’attachement… peut parfois nous enfermer. Et à force de vouloir être loyal, on finit par se trahir. Alors on reste. Par peur d’être seul. Par peur du regard. Par peur de ne plus appartenir. Mais rester dans un endroit où on ne se respecte plus, c’est ça la vraie solitude. Parce qu’on peut être entouré… et être vide. Et à l’inverse, on peut être seul… et être profondément aligné. Même dans les liens les plus forts, comme avec les enfants, on accompagne, on guide, on soutient. Mais on ne possède pas. Nos enfants ne sont pas là pour combler nos manques. Ils ne sont pas là non plus pour porter notre solitude. Et c’est vrai pour eux… comme pour tous les liens de notre vie. Les amitiés, les rencontres, les amours… même quand elles se terminent mal, laissent toujours quelque chose à comprendre. Parce qu’au fond, aucun lien n’est là pour durer à tout prix. Nous sommes venus seuls au monde. Et nous en repartirons seuls. Entre les deux, il y a des croisements, des moments partagés, des présences qui passent. Mais ce que nous gardons vraiment, ce ne sont pas les liens. Ce sont les souvenirs. Ce sont les enseignements. Ce sont les traces que ces rencontres ont laissées en nous. Comme après un café, chacun rentre chez soi. Comme après un voyage, chacun repart avec ce qu’il a vécu. Le lien, lui, n’est qu’un passage. Et quand il se termine dans la douleur, ce n’est pas la personne qu’il faut porter, mais ce qu’il reste à comprendre. Pour ne pas rester abîmé. On vit déjà dans une société pleine de contraintes. Des règles, des codes, des “il faut”. Alors pourquoi continuer à faire semblant dans ce qui devrait être le plus vrai : nos relations ? Dire bonjour sans être sincère. Rester proche sans en avoir l’élan. Sourire par habitude. Tout ça use. Et pourtant, il existe une autre voie. Je peux te respecter sans être proche de toi. Je peux t’avoir aimé sans rester. Je peux partir sans te détester. Ce n’est pas du rejet. C’est de la justesse. La liberté, ce n’est pas de couper tous les liens. C’est de pouvoir choisir où je reste et où je me retire. Et parfois, se retirer, c’est la forme la plus saine de respect. Pour soi. Et pour l’autre. Je ne reste pas par loyauté si cela me trahit. Et je ne pars pas par rejet si le respect est encore là. Quitter sans détester, c’est peut-être ça, la vraie liberté dans les liens. Merci pour votre écoute. À bientôt.

    5 min
  5. Apr 29

    Notre rapport au-delà du cheveu

    Notre rapport au-delà du cheveu Bonjour, c’est Colette. Aujourd’hui, j’avais envie de déposer quelque chose autour de… notre rapport… au-delà du cheveu. Parce qu’au fond, le cheveu fait partie de quelque chose de plus grand : notre manière d’être au monde, notre manière de nous regarder, notre manière de nous traiter. On parle souvent de “beaux cheveux”. Mais qu’est-ce que ça veut dire, au fond ? Un beau cheveu pour qui ? Selon quoi ? Nous sommes tous différents, dans notre corps, dans notre peau, dans notre intelligence… et dans nos cheveux aussi. Et pourtant, on continue à comparer. Alors que la beauté… elle est dans la singularité. La singularité de notre beauté, c’est notre signature. Moi, dans mon travail, je ne vois pas seulement des cheveux. Je vois des histoires, des habitudes, des choses que parfois les gens eux-mêmes ne voient pas. Le cheveu n’est pas qu’une matière. C’est un signal. Une chute de cheveux, par exemple, ce n’est pas toujours “juste une chute”. Mais tout ne se met pas au même niveau. Certaines situations se reconnaissent assez rapidement : certaines alopécies androgénétiques, ou des pelades localisées… là, on sait déjà vers quoi orienter. Dans la grande majorité des cas, on arrive aussi à lire ce qui se passe : à la manière dont le cheveu se comporte, à la racine, à la texture, à la façon dont il se détache. Mais mettre un nom précis, médical, peut rassurer certaines personnes. Et c’est là que le spécialiste intervient. Pas parce que l’on ne sait pas, mais parce que chacun a sa place. Et parfois, le fait de savoir clairement permet aussi d’entrer dans l’acceptation. Parce que beaucoup de chutes restent ponctuelles : liées à un stress, à un choc, à une période de vie. Et souvent, quand l’état émotionnel se régule, le corps retrouve son équilibre. L’important, au fond, c’est de savoir faire la différence. Ne pas s’alarmer trop vite, mais ne pas ignorer non plus. Le produit ne fait pas tout. C’est le geste, la régularité, l’implication qui créent le mouvement. Et parmi ces gestes, il y a quelque chose de simple mais essentiel : l’auto-massage. Stimuler son cuir chevelu, c’est comme travailler un muscle. On remet du mouvement, on relance la circulation, on détend une zone souvent chargée. Le cheveu ne vit pas seul. Même si c’est une matière que l’on dit morte, il est relié à ce que nous mangeons, à ce que nous pensons, à ce que nous traversons. Tout se joue à la racine. C’est là que le corps nourrit le cheveu. Une fois sorti, on ne fait que l’entretenir. Les soins n’agissent pas sur la pousse. Ils aident à conserver : protéger la fibre, garder la longueur, faciliter la manipulation. Mais aussi à ce que nous buvons. Parce que le corps sait fonctionner quand on lui donne ce dont il a besoin : de l’eau, du repos, de l’air, du mouvement. Mais bien manger ne garantit pas toujours “de beaux cheveux”. Il existe aussi des terrains, des héritages, des maladies auto-immunes, et parfois des situations sans explication immédiate. Et dans ces cas-là, il y a aussi quelque chose à apprendre : l’acceptation. Pas comme un renoncement, mais comme une manière de ne pas se battre contre soi. Et puis il y a les enfants. Un enfant apprend en regardant. Il mime. Alors ce que nous faisons avec nos cheveux devient aussi un enseignement pour lui. On n’est pas obligé de reproduire ce que l’on voit ailleurs. L’important, ce n’est pas de faire comme. C’est de faire juste. Notre signature capillaire n’est pas qu’une identité. C’est une empreinte. Et une empreinte est unique. Au fond, il n’y a pas de modèle. Il n’y a que des singularités. Prendre soin de ses cheveux, ce n’est pas courir après quelque chose. C’est apprendre à revenir à soi. Je vous dis à très bientôt… dans un prochain podcast

    6 min
  6. Mar 30

    La solitude

    Bonjour, c’est Colette. Parlons de la solitude. C’est un mot que l’on associe souvent à quelque chose de négatif, comme si être seule signifiait ne pas avoir été choisie, ou ne pas s’être choisie soi-même. Avec le temps, j’ai compris que la solitude n’est pas un manque, mais un espace. Très tôt, j’aimais être seule. Non pas par rejet, mais parce que je me sentais bien en ma propre compagnie. Si l’on ne sait pas être bien avec soi, il devient difficile d’être bien avec les autres. L’autre n’est pas une nécessité, il est un plus. On cherche à fuir la solitude, alors qu’elle est déjà là : la nuit, dans le silence, dans les moments de création, dans la maladie. Elle fait partie de la vie. Plus on l’habite, plus elle s’apaise. On peut être seul sans être isolé, parce que l’on reste en lien : avec soi, avec le vivant, avec ce qui nous entoure. La solitude permet aussi de mieux aimer. Quand on est bien avec soi, on ne s’accroche pas, on ne cherche pas à posséder. On laisse l’autre être libre. On donne sans attendre, on partage sans se perdre. Dans cet espace, les relations deviennent plus justes. Aimer sans dépendance, être présent sans se dissoudre, rester ouvert sans se perdre. La solitude devient alors un socle. Elle nous apprend à nous connaître, à poser nos limites, à reconnaître nos besoins. Elle nous évite de dire oui par peur, ou de rester là où l’on ne devrait plus être. Elle est une liberté, mais aussi une responsabilité, parce qu’elle nous met face à nous-mêmes. Et c’est là que l’on se construit vraiment. Alors non, la solitude n’est pas une tare. Elle est une richesse. Elle nous remplit, pour ensuite partager sans manque, sans attente. Et c’est peut-être cela, le véritable équilibre. À bientôt.

    4 min
  7. Mar 30

    Revenir à sa source

    Bonjour, c’est Colette. Aujourd’hui, j’ai envie de parler du retour à soi. De ce moment où l’on comprend que le royaume divin n’est pas à chercher à l’extérieur, mais en nous. Que nous sommes notre propre source, et que tout ce qui vient à nous peut nous nourrir, nous traverser, nous enrichir… mais que tout part déjà de nous. Je crois profondément que tout commence là. Nous sommes comme une source mère, un cours d’eau vivant capable de rencontrer d’autres eaux, d’autres chemins, d’autres présences. Mais si cette source intérieure n’est pas reconnue, on finit par se perdre. On se laisse guider par les injonctions de la société, de la famille, des relations… et à force de s’adapter, on devient lisse, on se conforme, jusqu’à parfois se quitter soi-même. Revenir à soi, ce n’est pas se couper du monde. C’est habiter sa propre base, reconnaître que ce qui vient à nous est là pour accompagner la vie, pas pour la remplacer. Il y a un mot que j’aime ici : héxis. Une manière d’être incarnée, pas une posture, pas un rôle, mais un état intérieur stable et vivant. Quand cette héxis s’installe, il n’y a plus d’accroche : ce qui vient est accueilli, ce qui part est laissé. Rien ne manque, tout devient expérience. Un fruit de saison, une rencontre, un sourire… tout a sa place, puis tout passe. Et c’est là qu’intervient aussi le taste : ce sens du juste, du bon dosage, de la bonne distance. Parce que tout est question d’équilibre : le soleil en excès brûle, la pluie en excès inonde. Et dans les relations, les paroles, les attentes, il y a aussi ce besoin de justesse. Sans cela, on déborde, on s’épuise, ou l’on se perd. J’en suis venue à comprendre que bien des remarques, des critiques, des jugements sont parfois des compliments inconscients, une manière de dire : “Pourquoi te démarques-tu ?” Souvent, ce qui dérange, ce n’est pas l’autre, mais ce que sa liberté vient réveiller. Alors on projette, on accuse, on fait porter à l’autre ce que l’on ne sait pas encore accueillir en soi. Mais quand on revient à sa propre source, quelque chose s’apaise. On ne s’accroche plus, on ne dépend plus de ce qui se passe. On accueille la vie comme elle vient, comme un voyage : on part, on découvre, on explore… et on revient avec des souvenirs, pas avec des manques. Tout devient un bonus, une saison, un passage. Revenir à soi, ce n’est pas se fermer au monde. C’est ne plus se perdre en lui. C’est se rappeler que la source est en nous, et que tout le reste vient en complément. Quand on habite cette source, on n’a plus besoin de se conformer pour exister. On apprend simplement à être, avec héxis, avec taste, avec justesse. Et peut-être que la paix commence là… quand on cesse de chercher à l’extérieur ce qui a toujours été vivant en nous. À bientôt.

    6 min
  8. Mar 17

    Hyper-spiritualisation

    Hyper-spiritualisation Bonjour, c’est Colette. Je parle souvent de sagesse pragmatique, de rythme juste et d’incarnation. Aujourd’hui, j’aimerais regarder avec vous ce que j’appelle l’hyper-spiritualisation. On entend parler de blessures à toutes les sauces. De la blessure de la mère, du père, de l’enfant intérieur. Mais si, au fond, ce que nous cherchions n’était pas une personne… mais une sensation de sécurité ? La vérité, c’est que beaucoup d’entre nous ne cherchent pas leur mère. Ils cherchent la validation. La reconnaissance. Le sentiment d’être en sécurité dans ce qu’ils font. Quand ce socle est fragile, on déplace le manque. On attend un compliment d’un tiers. On cherche une reconnaissance affective dans une relation amicale ou amoureuse. On attend d’un guide, d’un thérapeute, ou même de la spiritualité, qu’ils viennent combler ce vide. Et c’est là que commence l’hyper-spiritualisation. On met des mots élevés sur des manques très concrets. On explique beaucoup, mais on n’incarne pas. On comprend, mais on ne se régule pas. La maturité commence quand on cesse de chercher une figure parentale partout. Quand on accepte que la sécurité ne viendra plus de l’extérieur. Quand on apprend à s’autoréguler, à se reconnaître soi-même, à apprécier ce que l’on a accompli — même sans témoin. La sagesse, c’est ne plus accuser ses parents. C’est ne pas tout spiritualiser. C’est prendre sa responsabilité. Apprécier l’équilibre de l’autre sans vouloir le corriger. Avancer à son rythme sans se comparer. Habiter sa vie plutôt que l’expliquer. Tout est spirituel, oui. Mais tout ne se spiritualise pas. Certaines choses se vivent. Simplement. Je terminerai en vous invitant à garder un point d’interrogation vivant et à rester libre de réécrire votre histoire. Merci de m’avoir écoutée. C’était Colette. À bientôt.

    4 min

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