Pendant vingt ans, un cachet suffisait. Vers 45 ans, le contrat est déchiré : la douleur devient plus intense, dure des jours, et le médicament ne fait plus rien. Cet épisode décortique un article de 1001 Ménopause sur les migraines hormonales, un phénomène qui touche 30 % des femmes en périménopause, avec un risque de crises fréquentes en hausse de 60 %. Chapitres 00:00:00 - Quand le contrat avec son corps se déchire 00:02:11 - Les chiffres de l'Inserm 00:03:22 - Le vrai coupable : la vitesse de la chute 00:04:36 - L'analogie du freinage d'urgence 00:06:16 - Sérotonine : le bouclier qui s'effondre 00:07:41 - Le CGRP et la dilatation des vaisseaux 00:09:16 - La progestérone et le frein GABA 00:09:52 - Céphalée de tension ou migraine hormonale 00:10:49 - L'aura : l'alarme avant les flammes 00:11:44 - La contre-indication à la pilule combinée 00:12:56 - Le journal de migraine 00:14:01 - AINS, triptans, gépants 00:15:25 - La céphalée par abus médicamenteux 00:17:14 - Deux symptômes, une molécule 00:17:49 - Pourquoi le THM doit être transdermique 00:21:20 - Après la ménopause, la route redevient lisse La vitesse compte plus que le niveau L'hypothèse du sevrage œstrogénique est claire : ce n'est pas le taux bas qui déclenche la migraine, mais la brutalité de sa chute. Les cycles anovulatoires font perdre toute régularité aux taux d'œstradiol, avec des pics suivis de chutes vertigineuses. D'où les migraines cataméniales avant les règles, et les maux de tête chez 70 % des utilisatrices de pilule combinée en semaine placebo. Ce qui se passe dans le cerveau Les œstrogènes modulent la sérotonine, un bouclier contre les signaux douloureux mineurs. Leur effondrement désactive ce bouclier et le système opioïde naturel. Le CGRP, neuropeptide vasodilatateur, se libère massivement et dilate les vaisseaux méningés, qui compriment le nerf trijumeau à chaque battement. La progestérone, via l'allopregnanolone, agit d'ordinaire comme un frein sur les récepteurs GABA, mais s'effondre la première, avant les œstrogènes, laissant le cerveau sans protection. Reconnaître la migraine hormonale Contrairement à la céphalée de tension, bilatérale et peu aggravée par l'effort, la migraine hormonale est unilatérale, pulsatile, aggravée par l'effort, avec photophobie et nausées, sur 4 à 72 heures. Certaines ressentent une aura avant : troubles visuels, fourmillements, difficultés à parler. Point de sécurité absolue : avec aura, la pilule combinée est formellement contre-indiquée, le risque d'AVC étant multiplié par deux à quatre. Les progestatifs purs restent une option. Traiter sans aggraver Le journal de migraine, rempli à froid via une appli, permet d'identifier cycle, sommeil, stress, alimentation et pression atmosphérique en trois mois. Côté traitement : anti-inflammatoires en première ligne, avec un bénéfice double sur les règles abondantes ; puis triptans, sous surveillance cardiovasculaire après 65 ans ; puis gépants, antagonistes du CGRP. Piège : dépasser 8-10 jours/mois entraîne une céphalée par abus médicamenteux. Au-delà, traitement de fond, avec des molécules comme la venlafaxine, actives sur migraines et bouffées de chaleur. Le THM peut réduire les crises dans plus de 60 % des cas, à une condition : la voie transdermique. En comprimé, le premier passage hépatique crée un pic d'œstrogène suivi d'une chute brutale, recréant le mécanisme déclencheur. En patch ou gel, la diffusion reste stable. Une fois la ménopause confirmée, les taux se stabilisent, bas mais fixes, et la majorité des migraines sans aura s'atténuent. 1001 Ménopause. Abonnez-vous et laissez 5 étoiles. Retrouvez-nous sur https://1001menopause.fr Mots-clés : 1001 ménopause, migraine hormonale, périménopause, CGRP, progestérone, THM transdermique. #1001Menopause #Migraine #Perimenopause Bienvenue dans Moi et la ménopause. Hormones, confidences et métamorphose, Le podcast complice et sans tabou pour toutes celles qui traversent la périménopause et la ménopause. Ici, on parle symptômes, humeurs et hormones… mais aussi rires, infos et solidarité. Chaque semaine, un nouvel épisode pour comprendre, déculpabiliser et surtout partager ensemble. Parce que non, vous n’êtes pas seules, et oui… on peut en parler autrement. Une production du studio #Je Ne Perds Jamais & 72H Podcast Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.