Les 1001 vies de...

Comment sont nés les destins extraordinaires ? Fidèle à son style de confesseur, Xavier de Moulins recueille les confidences des grands témoins de l’époque. Artistes, sportifs, scientifiques… ils racontent leurs 1001 vies dans des entretiens inspirants. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 1d ago

    Samuel Le Bihan : "Il faut avoir peur, il faut avancer avec ses doutes"

    Dans cet épisode de "Les 1001 vies de...", Samuel Le Bihan raconte un parcours de conquête, de réparation et de liberté. Au micro de Xavier de Moulins, le comédien revient sur une enfance modeste, dans un milieu populaire, entre un père ouvrier, blessé et taiseux, une mère soutenante, et surtout des femmes - sa mère, sa grand-mère - qui ont cru en lui quand son désir d'être artiste paraissait irréaliste. L'entretien retrace la naissance d'une vocation improbable. D'abord attiré par le dessin et les beaux-arts, Samuel Le Bihan découvre le théâtre presque par hasard, comme une manière de sortir de sa solitude, de se confronter aux mots et de se lancer un défi intime. Il raconte les débuts difficiles, les concours ratés, le travail acharné, les spectacles de rue, le jonglage, le feu, les petits boulots, jusqu'au conservatoire, à la Comédie-Française puis au cinéma. Chez lui, rien ne relève du miracle: il défend une vision très concrète de la réussite, faite de passion, de labeur de disponibilité au hasard.L'acteur revient aussi sur ce qui l'a construit plus profondément : la relation complexe au père, la quête de reconnaissance, l'accordéon appris pour lui plaire jusqu'à devenir champion de France, puis abandonné quand il comprend que cela ne suffira pas à combler le manque. Samuel Le Bihan dessine le portrait d'un homme qui a transformé ses fragilités en énergie d'action. Très engagé sur les questions d'écologie, de solidarité et surtout d'autisme, il raconte comment une épreuve intime est devenue un combat collectif avec la création "d'Autisme Info Service". Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Samuel Le Bihan : "Il faut avoir peur, il faut avancer avec ses doutes"
  2. Oct 23

    Jacques Attali : "Nous sommes là pour réparer le monde"

    Dans cet épisode de "Les 1001 vies de...", Jacques Attali déroule le fil d'une existence menée à vive allure, traversée par une même obsession : comprendre le monde, agir sur lui et laisser une trace. Au micro de Xavier de Moulins, l'économiste, écrivain, ancien conseiller de François Mitterrand, enseignant et chef d'orchestre revient sur une vie multiple, construite très tôt autour de l'exigence, du travail et d'une peur intime : celle de mener une existence ordinaire. Né à Alger en 1943, il évoque une enfance heureuse en apparence, entre la plage, la réussite sociale d'un père venu d'un milieu très pauvre et une famille où l'amour existe mais se dit peu. Il raconte un père exigeant, silencieux, jamais dans le compliment, et une éducation qui a nourri chez lui à la fois la discipline, le goût de l'effort et le besoin constant de se dépasser.L'entretien retrace la formation d'un homme qui a très tôt refusé de se laisser enfermer dans une seule voie. Jacques Attali raconte comment il renonce à devenir médecin, voie tracée par son père, pour explorer plusieurs vies à la fois : haut fonctionnaire, écrivain, journaliste, professeur, conseiller politique, musicien. Il revient sur le rôle décisif du travail dans sa construction, sur le plaisir d'en faire toujours plus que ce qu'on attend de lui, sur l'importance de la forme physique, du sommeil, de la discipline et de la routine comme conditions de l'énergie intellectuelle. Il évoque aussi ses regrets et ses échecs, de la recherche scientifique qu'il n'a pas menée jusqu'au bout à certains grands projets internationaux inaboutis, notamment au Bangladesh ou dans la relation entre l'Europe et la Russie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Jacques Attali : "Nous sommes là pour réparer le monde"
  3. Oct 16

    Sam Sauvage : "On a tellement d'autres atouts que cette peau, cette façade"

    Dans cet épisode de "Les 1001 vies de...", Sam Sauvage raconte la construction d'un artiste et d'un jeune homme longtemps travaillé par le doute, le regard des autres et la quête d'une place. Au micro de Xavier de Moulins, le chanteur revient sur une enfance heureuse à Boulogne-sur-Mer, portée par l'amour d'une mère très présente, d'un grand-père essentiel et par un environnement familial où dominent la paix, la pudeur et le sens de la nuance. Mais derrière ce socle affectif, il évoque aussi l'absence d'un père, vécue comme une énigme, et une adolescence plus rude, marquée par le malaise physique, les moqueries... L'entretien retrace son chemin vers la musique, devenue très tôt un refuge, un moyen d'exister et de transformer ses fragilités en force créatrice. Sam Sauvage revient sur ses débuts dans les bars et les restaurants, les années de galère, la voix qui mue longtemps, le rapport complexe à son image, puis l'accélération soudaine grâce aux réseaux sociaux, à TikTok et à la scène. Au fil de la conversation, le chanteur défend une vision lucide mais non désespérée de sa génération et du monde. Il parle de confiance, d'acceptation de soi, de transmission, de fracture entre les générations, mais aussi de son désir d'écrire sur les autres, sur la misère, sur les tensions de l'époque, plutôt que de se raconter frontalement. Entre gravité et légèreté, engagement et distance, il dessine le portrait d'un artiste en mouvement, convaincu que la musique peut encore donner de l'espoir, créer du lien et offrir une manière de tenir debout dans un monde instable. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Sam Sauvage : "On a tellement d'autres atouts que cette peau, cette façade"
  4. Jun 12

    Claire Gibault : "Un chef d'orchestre ne doit pas dominer les musiciens, ni se laisser dominer"

    Première femme française à s'imposer comme cheffe d'orchestre, Claire Gibault raconte un parcours marqué par la ténacité, le travail et la passion de la musique classique. Au micro de Xavier de Moulins, elle évoque ses débuts dans un univers très masculin, les résistances rencontrées au sein des orchestres et les préjugés persistants contre les femmes chefs d'orchestre. Elle décrit aussi la réalité concrète de ce métier, à la fois artistique, physique et profondément collectif. Fondatrice du Paris Mozart Orchestra en 2011, Claire Gibault défend une autre idée de la direction d'orchestre. Pour elle, un chef ne doit ni dominer les musiciens ni se laisser dominer, mais construire avec eux une interprétation commune. Amoureuse de Mozart, attentive à la transmission, elle insiste sur l'importance du regard, de l'écoute, du souffle et de la mémoire dans son travail. Elle revient aussi sur l'influence décisive de Claudio Abbado, qui l'a aidée à trouver sa place dans ce milieu fermé. L'entretien éclaire enfin son engagement en faveur de l'inclusion par la culture. Avec le Paris Mozart Orchestra, Claire Gibault joue aussi bien dans les grandes salles que dans les prisons, les écoles ou les hôpitaux psychiatriques. Cofondatrice du concours La Maestra, elle agit pour une meilleure place des femmes dans la direction d'orchestre. Sa conviction est claire : la musique peut apaiser, relier et redonner une place à chacun dans la société. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Claire Gibault : "Un chef d'orchestre ne doit pas dominer les musiciens, ni se laisser dominer"

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