Photography and Walking

Philippe Guillaume. Produced by Productions 3655 Inc.

Photography and Walking is a podcast about how moving through the world changes the way we see it. Each episode explores photographers, artworks, and places where walking and seeing meet — from city streets to coastlines and blindfolded performances in Venice. Host Philippe Guillaume brings together the history of photography, storytelling, and observation to trace how images map experience step by step. Photography and Walking est un balado sur la manière dont le fait de se déplacer dans le monde transforme notre regard. Chaque épisode explore des photographes, des œuvres et des lieux où la marche et le regard se croisent — des rues de la ville aux rivages, jusqu’aux performances à l’aveugle à Venise. Philippe Guillaume y mêle histoire de la photographie, récit et observation pour montrer comment les images tracent, pas à pas, notre expérience du monde. —  Opening and closing theme: Beat’em with Rhythm — Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) A production of Productions 3655 Inc. 

  1. 4D AGO

    The Walk as Work

    In 1985, Hamish Fulton walked for eight days in central Saskatchewan, near Ajawaan Lake. The work begins there. This episode stays with a simple shift that takes time to register. The photographs are not the work. They follow it. What we encounter comes after a movement that has already unfolded, step by step, across distance and time. Fulton’s practice emerges at a moment when art moves beyond the object, opening toward action, duration, and presence. Walking becomes a form in itself, shaped by rhythm, repetition, and the body moving through space without leaving a trace behind. What remains are fragments. Images, sequences, words that hold something of that experience without ever reconstructing it. As the work unfolds in one of its forms, the leporello extending outward image by image, something begins to change. What remains from the walk takes shape here as sequence, as structure, as a movement held on paper. The act of looking slows down, drawn along its length, following rather than stopping. Episode 15 reflects on that movement, and on how walking can be understood not as a means to reach something, but as something that already holds its own form. Images, references, and links are available at photographyandwalking.com En 1985, Hamish Fulton a marché pendant huit jours dans le centre de la Saskatchewan, près du Ajawaan Lake. L’œuvre commence là. Cet épisode s’attarde à un déplacement simple qui demande du temps pour être perçu. Les photographies ne sont pas l’œuvre. Elles la suivent. Ce que nous rencontrons vient après un mouvement qui s’est déjà déployé, pas à pas, à travers la distance et le temps. La pratique de Fulton émerge à un moment où l’art dépasse l’objet, s’ouvrant vers l’action, la durée et la présence. Marcher devient une forme en soi, façonnée par le rythme, la répétition et le corps en mouvement dans l’espace, sans laisser de trace. Ce qui demeure prend la forme de fragments. Des images, des séquences, des mots qui retiennent quelque chose de cette expérience sans jamais la reconstituer. Lorsque l’œuvre se déploie dans l’une de ses formes, le leporello s’étendant image après image, quelque chose commence à changer. Ce qui reste de la marche prend ici la forme d’une séquence, d’une structure, d’un mouvement inscrit sur le papier. Le regard ralentit, entraîné le long de son déploiement, avançant plutôt que s’arrêtant. L’épisode 15 réfléchit à ce mouvement, et à la manière dont la marche peut être comprise non pas comme un moyen d’atteindre quelque chose, mais comme quelque chose qui porte déjà sa propre forme. Images, références et liens disponibles sur : photographyandwalking.com — Music: Beat ’em with Rhythm - Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) Produced by Productions 3655 Inc.

    12 min
  2. APR 22

    The Shape of Walking

    In 1961, Canadian artist Michael Snow created a simple silhouette of a woman mid-stride. He called it Walking Woman. What followed became one of the most quietly radical gestures in postwar Canadian art. Repeated across paintings, plywood cut-outs, and photographic situations between 1961 and 1967, the figure appears in galleries, on walls, and even among real pedestrians in the streets of Toronto. In this episode of Photography and Walking, Philippe Guillaume explores how Michael Snow transformed walking into a conceptual form. While street photographers of the 1960s chased fleeting moments on sidewalks and intersections, Michael Snow constructed a walker who never moves yet endlessly persists. Through repetition, seriality, and a constant silhouette, Walking Woman reveals something fundamental about photography: the tension between movement and stillness, chance and structure, the fleeting body and the image that remains.  Images, references, and links are available at photographyandwalking.com En 1961, l’artiste canadien Michael Snow crée la silhouette simple d’une femme en pleine foulée. Il l’appelle Walking Woman. Ce geste donnera naissance à l’une des propositions les plus discrètement radicales de l’art canadien d’après-guerre. Répétée dans des peintures, des découpes en contreplaqué et des interventions photographiques entre 1961 et 1967, la figure apparaît dans les galeries, sur les murs et même parmi de véritables passants dans les rues de Toronto. Dans cet épisode de Photography and Walking, Philippe Guillaume explore comment Michael Snow transforme la marche en une forme conceptuelle. Alors que les photographes de rue des années 1960 poursuivent des instants fugitifs sur les trottoirs et aux intersections, Michael Snow construit une marcheuse qui ne bouge jamais et pourtant persiste indéfiniment. Par la répétition, la sérialité et une silhouette constante, Walking Woman révèle quelque chose de fondamental sur la photographie : la tension entre mouvement et immobilité, entre hasard et structure, entre le corps fugitif et l’image qui demeure.  Images, références et liens disponibles sur : photographyandwalking.com — Music: Beat ’em with Rhythm - Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) Produced by Productions 3655 Inc.

    14 min
  3. APR 8

    A Line Walked

    In 2004, Francis Alÿs carried a leaking can of green paint through Jerusalem, tracing the path of the 1949 armistice line — a border once drawn in pencil on a map, later absorbed into the city’s streets and neighborhoods. The gesture was simple: walk, and let the paint fall. The line appeared, thinned, broke, and disappeared. It depended entirely on duration. Unlike walls or engineered boundaries, it left no infrastructure behind — only a fleeting trace that invited attention rather than authority. In this episode of Photography and Walking, Philippe reflects on fragility as a form of perception. How can a line that vanishes still carry force? What does walking reveal that maps cannot? Through photography and movement, A Line Walked explores memory, borders, and the quiet tension between the poetic and the political. Images, references, and links are available at photographyandwalking.com En 2004, Francis Alÿs a parcouru Jérusalem avec un pot de peinture verte percé, traçant au sol le parcours de la ligne d’armistice de 1949 — une frontière d’abord dessinée au crayon vert sur une carte, puis absorbée au fil du temps par les rues et les quartiers de la ville. Le geste était simple : marcher, et laisser la peinture s’écouler. La ligne apparaissait, s’amincissait, se fragmentait, puis disparaissait. Elle dépendait entièrement de la durée. Contrairement aux murs ou aux infrastructures frontalières, elle ne laissait aucune construction durable derrière elle — seulement une trace éphémère qui invitait l’attention plutôt que l’autorité. Dans cet épisode de Photography and Walking, Philippe réfléchit à la fragilité comme forme de perception. Comment une ligne qui s’efface peut-elle néanmoins porter une force ? Que révèle la marche que les cartes ne montrent pas ? À travers la photographie et le mouvement, A Line Walked explore la mémoire, les frontières et la tension silencieuse entre le poétique et le politique. Images, références et liens disponibles sur : photographyandwalking.com — Music: Beat ’em with Rhythm - Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) Produced by Productions 3655 Inc.

    11 min
  4. MAR 25

    Along the Wall

    In this episode of Photography and Walking, Philippe Guillaume explores Josef Koudelka’s photographs of the barrier that separates Israel and Palestine. Photographed between 2008 and 2012, the series traces the wall across hills, orchards, roads, and neighbourhoods. Rather than presenting the structure as a single dramatic event, Koudelka approaches it through repetition and movement. Working with panoramic photographs and returning to the region repeatedly over four years, he reveals the wall slowly, as something that stretches beyond the limits of any single frame. Walking becomes central to the work. The photographs accumulate presence through time, showing how a political decision hardens into concrete, wire, and shadow and begins to reorganize the rhythms of everyday life. This episode reflects on how photography and walking together make it possible to approach such a structure not through spectacle, but through duration. Dans cet épisode de Photography and Walking, Philippe Guillaume explore les photographies que Josef Koudelka a prises de la barrière séparant Israël et la Palestine. Prises entre 2008 et 2012, elles suivent le mur à travers des collines, des vergers, des routes et des quartiers. Plutôt que de présenter la structure comme un événement spectaculaire, Koudelka l’aborde par la répétition et le déplacement. Travaillant avec un appareil panoramique et revenant plusieurs fois dans la région sur une période de quatre ans, il révèle progressivement le mur, comme quelque chose qui dépasse toujours les limites d’une seule image. La marche devient centrale dans ce travail. Les photographies accumulent une présence dans le temps et montrent comment une décision politique se matérialise en béton, en grillage et en ombre, réorganisant peu à peu les rythmes de la vie quotidienne. Cet épisode réfléchit à la manière dont la photographie et la marche permettent d’aborder une telle structure non pas par le spectacle, mais par la durée. — Music: Beat ’em with Rhythm - Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) Produced by Productions 3655 Inc.

    13 min
  5. MAR 11

    What the Wall Remembers

    When we think about night photography, Brassaï’s images of Paris often come immediately to mind — cafés, wet streets, and figures moving through pools of light. But in this episode of Photography and Walking, Philippe Guillaume turns to a different body of work: Brassaï’s photographs of graffiti. The image discussed here, made around 1944–45, shows marks carved into a Paris wall. These gestures were left by anonymous hands long before the photographer arrived. Under grazing light, the surface begins to resemble a sculptural relief. A face appears, not drawn but emerging from shadow and depth. From this photograph, the episode explores how photography can reveal form through light in ways that echo sculpture. It also considers how walking through the city allows photographers to encounter the traces left behind by others: scratches, carvings, and inscriptions that accumulate over time. Brassaï’s graffiti photographs show that cities are not only places we move through — they are surfaces that remember. Quand on pense à la photographie de nuit, les images de Paris réalisées par Brassaï viennent immédiatement à l’esprit : cafés, rues humides, silhouettes traversant des îlots de lumière. Mais dans cet épisode de Photography and Walking, Philippe Guillaume se tourne vers un autre ensemble d’images : les photographies de graffitis de Brassaï. La photographie évoquée ici, réalisée vers 1944-45, montre des marques gravées sur un mur parisien. Ces gestes ont été laissés par des mains anonymes bien avant l’arrivée du photographe. Sous une lumière rasante, la surface commence à ressembler à un relief sculptural. Un visage apparaît — non pas dessiné, mais émergent de l’ombre et de la profondeur. À partir de cette image, l’épisode explore la manière dont la photographie peut révéler la forme par la lumière, dans un dialogue discret avec la sculpture. Il s’intéresse également à la marche dans la ville comme mode de découverte des traces laissées par d’autres : griffures, incisions et inscriptions qui s’accumulent au fil du temps. Les photographies de graffitis de Brassaï montrent que les villes ne sont pas seulement des lieux que nous traversons — ce sont aussi des surfaces qui se souviennent. — Music: Beat ’em with Rhythm - Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) Produced by Productions 3655 Inc.

    14 min
  6. FEB 25

    The Street Between Us

    In 1968, VALIE EXPORT walked through Vienna with Peter Weibel crawling behind her on a leash. The city did not slow. It continued. This episode explores feminist performance art, public space, and the politics of walking in 1968 Vienna. This episode examines From the Portfolio of Doggedness, a performance that survives through five black-and-white documentary photographs. EXPORT did not stage a spectacle. She stepped into public space and altered its internal hierarchy — revealing how streets discipline posture, movement, and gendered presence. Against the backdrop of second-wave feminism and a conservative Viennese urban culture, the work exposed how deeply public space is structured. The most striking element is not the leash, but the city’s indifference. Photography and Walking returns to a central question: what becomes visible when a walk disrupts the logic of the street? Visit photographyandwalking.com for images and references. En 1968, VALIE EXPORT a traversé Vienne tandis que Peter Weibel rampait derrière elle, tenu en laisse. La ville n’a pas ralenti. Elle a continué. Cet épisode explore la performance féministe, l’espace public et la politique de la marche dans la Vienne de 1968. Cet épisode examine From the Portfolio of Doggedness, une performance qui se perpétue à travers cinq photographies documentaires en noir et blanc. EXPORT n’a pas mis en scène un spectacle. Elle est entrée dans l’espace public et en a modifié la hiérarchie interne — révélant comment les rues disciplinent la posture, le mouvement et la présence genrée. Dans le contexte du féminisme de la deuxième vague et d’une culture urbaine viennoise conservatrice, l’œuvre révèle à quel point l’espace public est structuré. L’élément le plus frappant n’est pas la laisse, mais l’indifférence de la ville. Photography and Walking revient à une question centrale : que devient visible lorsqu’une marche perturbe la logique de la rue ? Visitez photographyandwalking.com pour les images et les références.   — Music: Beat ’em with Rhythm - Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) Produced by Productions 3655 Inc.

    12 min
  7. FEB 11

    Footsteps Weave Photos

    Photography is never neutral. Every image comes from a position, a distance, a moment chosen instead of another. Walking works the same way. Each step frames the world, shaping what comes into view and what falls away. In this episode of Photography and Walking, we look at Sohei Nishino’s Diorama Maps — large photographic works assembled from thousands of images gathered while walking cities for extended periods of time. These maps don’t describe cities as they are planned. They assemble them as they are lived. Moving between panoramic views and intimate details, Nishino’s work reveals the city as an accumulation of footsteps, pauses, and returns — a fabric woven from experience rather than from coordinates. Images and sources for this episode are available on the episode page at photographyandwalking.com. La photographie n’est jamais neutre. Chaque image provient d’une position, d’une distance, d’un moment choisi plutôt qu’un autre. La marche fonctionne de la même manière. Chaque pas cadre le monde, déterminant ce qui entre dans le champ et ce qui s’en échappe. Dans cet épisode de Photography and Walking, nous nous penchons sur les Diorama Maps de Sohei Nishino — de vastes œuvres photographiques assemblées à partir de milliers d’images prises en marchant dans des villes pendant des périodes prolongées. Ces cartes ne décrivent pas les villes telles qu’elles sont planifiées. Elles les assemblent telles qu’elles sont vécues. Oscillant entre vues panoramiques et détails intimes, le travail de Nishino révèle la ville comme une accumulation de pas, de pauses et de retours — une trame tissée par l’expérience plutôt que par les coordonnées. Les images et les sources de cet épisode sont disponibles sur la page de l’épisode à photographyandwalking.com. — Music: Beat ’em with Rhythm - Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) Produced by Productions 3655 Inc.

    10 min
  8. JAN 28

    Walking on Water

    What happens when photography refuses neutrality? In this episode of Photography and Walking, we step into the uneasy space between documentary and art through the work of Allan Sekula. Often treated as evidence or record, photographs are rarely neutral. Sekula reminds us that every photograph carries intention, position, and power. Focusing on Walking on Water, part of his larger Fish Story project, this episode traces how photography can act not as transparent documentation, but as critique — shaped by history, labour, and global systems. Walking becomes method, and sequencing becomes meaning. This is an episode about photographs that do not simply show the world, but that, through steps, also question how it is seen. Que se passe-t-il lorsque la photographie refuse la neutralité ? Dans cet épisode de Photography and Walking, nous entrons dans l’espace instable entre documentaire et art à travers le travail d’Allan Sekula. Souvent perçues comme des preuves ou des enregistrements du réel, les photographies sont rarement neutres. Sekula nous rappelle que chaque photographie porte une intention, une position et une relation au pouvoir. En se concentrant sur Walking on Water, partie intégrante de son vaste projet Fish Story, cet épisode explore comment la photographie peut agir non comme une documentation transparente, mais comme une forme de critique — façonnée par l’histoire, le travail et les systèmes globaux. La marche devient une méthode, et la mise en séquence devient un lieu de sens. Il s’agit d’un épisode sur des photographies qui ne se contentent pas de montrer le monde, mais qui, à travers les pas, interrogent aussi la manière dont il est vu. — Music: Beat ’em with Rhythm - Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) Produced by Productions 3655 Inc.

    11 min

About

Photography and Walking is a podcast about how moving through the world changes the way we see it. Each episode explores photographers, artworks, and places where walking and seeing meet — from city streets to coastlines and blindfolded performances in Venice. Host Philippe Guillaume brings together the history of photography, storytelling, and observation to trace how images map experience step by step. Photography and Walking est un balado sur la manière dont le fait de se déplacer dans le monde transforme notre regard. Chaque épisode explore des photographes, des œuvres et des lieux où la marche et le regard se croisent — des rues de la ville aux rivages, jusqu’aux performances à l’aveugle à Venise. Philippe Guillaume y mêle histoire de la photographie, récit et observation pour montrer comment les images tracent, pas à pas, notre expérience du monde. —  Opening and closing theme: Beat’em with Rhythm — Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) A production of Productions 3655 Inc.