In 1985, Hamish Fulton walked for eight days in central Saskatchewan, near Ajawaan Lake. The work begins there. This episode stays with a simple shift that takes time to register. The photographs are not the work. They follow it. What we encounter comes after a movement that has already unfolded, step by step, across distance and time. Fulton’s practice emerges at a moment when art moves beyond the object, opening toward action, duration, and presence. Walking becomes a form in itself, shaped by rhythm, repetition, and the body moving through space without leaving a trace behind. What remains are fragments. Images, sequences, words that hold something of that experience without ever reconstructing it. As the work unfolds in one of its forms, the leporello extending outward image by image, something begins to change. What remains from the walk takes shape here as sequence, as structure, as a movement held on paper. The act of looking slows down, drawn along its length, following rather than stopping. Episode 15 reflects on that movement, and on how walking can be understood not as a means to reach something, but as something that already holds its own form. Images, references, and links are available at photographyandwalking.com En 1985, Hamish Fulton a marché pendant huit jours dans le centre de la Saskatchewan, près du Ajawaan Lake. L’œuvre commence là. Cet épisode s’attarde à un déplacement simple qui demande du temps pour être perçu. Les photographies ne sont pas l’œuvre. Elles la suivent. Ce que nous rencontrons vient après un mouvement qui s’est déjà déployé, pas à pas, à travers la distance et le temps. La pratique de Fulton émerge à un moment où l’art dépasse l’objet, s’ouvrant vers l’action, la durée et la présence. Marcher devient une forme en soi, façonnée par le rythme, la répétition et le corps en mouvement dans l’espace, sans laisser de trace. Ce qui demeure prend la forme de fragments. Des images, des séquences, des mots qui retiennent quelque chose de cette expérience sans jamais la reconstituer. Lorsque l’œuvre se déploie dans l’une de ses formes, le leporello s’étendant image après image, quelque chose commence à changer. Ce qui reste de la marche prend ici la forme d’une séquence, d’une structure, d’un mouvement inscrit sur le papier. Le regard ralentit, entraîné le long de son déploiement, avançant plutôt que s’arrêtant. L’épisode 15 réfléchit à ce mouvement, et à la manière dont la marche peut être comprise non pas comme un moyen d’atteindre quelque chose, mais comme quelque chose qui porte déjà sa propre forme. Images, références et liens disponibles sur : photographyandwalking.com — Music: Beat ’em with Rhythm - Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) Produced by Productions 3655 Inc.