Chères oubliées

Guillaume Dufresne

Ce podcast rassemble des lettres écrites à des femmes illustres et injustement méconnues par l'Histoire. Artistes, aventurières, femmes d'Etat, militantes, sportives, résistantes ou scientifiques, je vous invite à découvrir leurs formidables aventures pour les tirer de l'oubli. Toutes les informations sur ce projet et les portraits en version écrite sont accessibles sur le site des chères oubliées https://cheresoubliees.fr/le-projet-cheres-oubliees/

  1. Phulan Devi, la reine des bandits

    1h ago

    Phulan Devi, la reine des bandits

    Bonjour à toutes et à tous,Pour le 38ème portrait des chères oubliées, voici l'histoire de Phulan Devi, la reine des bandits. C'est un portrait qui comporte des scènes très dures, si les sujets du viol et des violences sexuelles sont activants pour vous, prenez d'abord soin de vous et sentez-vous libre d'arrêter ici votre lecture. J'ai écrit ce texte il y a bientôt deux ans. De mémoire c'était le troisième, après ceux d'Alice Guy, l'inventrice du cinéma et de Ching Shih, la plus grande pirate de tous les temps. Je suis ému de retrouver ce texte et de vous le partager, au vu de tout le chemin parcouru depuis. Phulan Devi fait partie de ces nombreuses oubliées que j'ai découvertes grâce à la formidable BD de Pénélope Bagieu "Culottées". Un ouvrage majuscule, sans doute ma principale référence avec le livre de Titiou Lecoq "Les grandes oubliées". Chose amusante, je me suis d'ailleurs rendu compte en travaillant à la page consacrée aux anniversaires des oubliées que Titiou Lecoq et Pénélope Bagieu étaient jumelles astrales, nées toutes les deux un 22 janvier.  L'histoire de Phulan Devi est la seule de celles racontées par Pénélope Bagieu que je n'ai pas pu lire avec ma fille. Je sais que je devrai un jour parler avec elle du viol et des violences sexuelles, bien plus tôt que ce que j'aimerais. D'abord et avant tout pour la protéger, dans une société où l'impunité est encore la règle pour les pédocriminels. Mais pas encore... Malgré les horreurs qu'elle a subies, c'est une histoire fascinante que celle de Phulan Devi: la vie de hors la loi, l'amour, la vengeance sanglante à la manière de l'héroïne de Kill Bill, la rédemption, la fin tragique. Pour le meilleur et pour le pire, il arrive souvent que la vie dépasse la fiction. Bonne écoute, prenez soin de vous et surtout des autres

    9 min
  2. Angela Rostas, pas de minute de silence pour toi

    May 10

    Angela Rostas, pas de minute de silence pour toi

    Bonjour à toutes et à tous, Pour le 36ème portrait des chères oubliées, voici l'histoire d'Angela Rostas, pas de minute de silence pour toi. Vous n'avez peut-être jamais entendu parler d'elle. Son nom, son histoire et son sourire éblouissant me seraient aussi restés totalement inconnus sans la mort du militant néo-nazi Quentin Deranque le 14 février dernier, lors d'une rixe à Lyon avec des militants antifascistes. Après la honteuse minute de silence que lui a offert l'Assemblée Nationale, alors que son activisme néo-fasciste était déjà connu, ont fleuri sur les réseaux les visages de celles et ceux qui, tué·es par des militants d'extrême droite, n'avaient pas eu le droit à cet honneur. Dont celui d'Angela Rostas, mère de famille Rom de 40 ans, victime d'un assassinat raciste alors qu'elle était enceinte de 7 mois. Il existe très peu d'informations sur sa vie, et je remercie du fond du cœur Eric Roset et Coline de Senarclens qui ont connu Angela de son vivant et ont bien voulu corriger la première version de mon texte. Tout comme Saimir Mile de La voix des Rroms pour les paragraphes évoquant l'anti tsiganisme et le génocide tsigane Je suis d'ailleurs heureux de pouvoir publier ce portrait cette semaine, à quelques jours de la fête de l'insurrection tsigane qui aura lieu ce samedi 16 mai à partir de 12h30 devant la basilique Saint-Denis, et qui est justement dédiée cette année à la mémoire d'Angela Rostas. Cette célébration annuelle commémore la révolte des prisonniers roms à Auschwitz-Birkenau, le 16 mai 1944. Il y eut deux révoltes d'ampleur dans le plus tristement célèbre des camps d'extermination nazis. Celle des Sonderkommmandos, ces unités de travail composées de prisonniers juifs dans leur très grande majorité, dont le rôle était de trier les affaires des déporté·es massacré·es et de brûler leurs cadavres dans les crématoriums du camp. Une histoire dont je vous reparlerai bientôt, car derrière le courage insensé de ces prisonniers se cache encore une incroyable histoire d'oubliées. Et donc celle des prisonnières et prisonniers Roms. Le 15 mai 1944, les 6000 Roms du camp sont averti·es que les Nazis planifient leur extermination. Le 16 mai 1944, plus de 600 prisonnières et prisonniers roms ne se présentent pas à l'appel habituel du matin, mais se barricadent dans leurs baraquements. Elles et Ils s'étaient introduits au préalable dans un entrepôt de matériel pour s'armer de marteaux, de pioches et de pelles, et avaient démonté les parties en bois de leurs couchettes pour fabriquer des armes. Lorsque les SS rentrèrent dans les baraquements, elles et ils cherchèrent à se saisir de leurs mitraillettes.Aucun Rom n'est mort dans les chambres à gaz ce jour-là. Craignant une révolte à l'échelle du camp, les nazis transférèrent 3000 Roms vers d'autres camps, ne laissant à Auschwitz que 3000 femmes, enfants, malades et vieillards. Elles et ils seront gazé·es le 2 août 1944, luttant jusqu'à leur dernier souffle contre leur extermination La contre-vérité historique qui voudrait que les Juifs et les Juives n'aient pas résisté face à la Shoah l'est tout autant pour les Tsiganes. Aucun peuple n'a jamais accepté son extermination sans lutter de toutes ses forces, malgré l'écrasante supériorité de ceux qui voulaient les détruire. N'oublions jamais leur immense courage. Et rappelons nous toujours qu'hier comme aujourd'hui, le racisme tue aussi certainement que les balles et les bombes. Prenez soin de vous et surtout des autres Guillaume

    14 min
  3. Virginia Giuffre, les monstres c'est nous

    Apr 27

    Virginia Giuffre, les monstres c'est nous

    Bonjour à toutes et à tous, Je vais être honnête avec vous. Le portrait que vous allez découvrir cette semaine est très différent de celui que je pensais écrire au départ. Voici l'histoire de Virginia Giuffre, les monstres c'est nous.A travers la vie de cette femme qui fut l'une des premières victimes de Jeffrey Epstein à avoir le courage de témoigner contre lui à visage découvert, j'avais l'ambition de m'attaquer au récit de l'affaire Epstein. Mais cette affaire est trop tentaculaire. La tâche était trop vaste, il m'aurait fallu beaucoup plus que ce portrait. Et puis surtout, j'ai été happé par l'histoire de Virginia Giuffre, et par les horreurs que nous lui avons fait vivre. Je dis nous, car ses années sous la coupe de Ghislaine Maxwell et Jeffrey Epstein ne furent qu'un des maillons d'une longue chaîne de souffrances dont notre société n'a pas voulu la protéger.Une souffrance contre laquelle elle s'est battue avec un courage, un amour et une détermination époustouflantes. Mais une souffrance qui a fini par avoir raison d'elle, avec son suicide il y a tout juste un an, le 25 avril 2025. Je n'ai rien voulu cacher du récit de sa vie, en grande partie tiré de son autobiographie "Nobody's girl". Ce portrait qui est de loin le plus long que j'ai écrit contient des passages très difficiles. Si les sujets de l'inceste, du viol ou des violences sexuelles peuvent être activants pour vous, prenez d'abord soin de vous et sentez-vous libre de ne pas le lire. Mais pour celles et ceux qui n'ont pas connu ces violences dans leur propre chair, je crois que nous avons la responsabilité de les regarder en face. Car les souffrances abominables endurées par Virginia Giuffre ne sont pas une exception, elles sont le quotidien de millions de femmes et d'enfants.Rien qu'en France, 160 000 enfants chaque année, dont 130 000 filles, sont victimes d'inceste, de viol ou de violence sexuelle. Un enfant toutes les 3 minutes. Pour la plupart d'entre elles et eux entre le CP et le CM2. Et l'auteur de ces violences est dans la majorité des cas un homme de leur propre famille. Également car l'impunité dont a bénéficié Jeffrey Epstein n'est pas l'exception, elle est la norme. En France encore, seuls 3% des violeurs d'enfants sont condamnés, à peine 1% pour les auteurs d'inceste. Tout cela nous le savons. Pourtant nous nous taisons, jugeant que cela ne nous regarde pas, que ce n'est pas si grave, que nous n'y pouvons rien. Comme l'explique cet article de face à l'inceste, tant que nous n'interrogerons pas l'asymétrie de pouvoir de l'adulte sur l'enfant, tant que nous refuserons de remettre en question le système qui repose sur ces violences, nous leur permettrons de continuer à prospérer.  Et cessons de nous raconter que les femmes et les enfants qui vivent ces violences ne parlent pas. Elles et ils parlent depuis longtemps, c'est nous qui refusons d'écouter et d'agir en conséquence. Alors que nous devrions leur dire "Je t'entends, je te crois, je te protège ", ce que nous disons en réalité c'est "Tais-toi, tu mens, reste avec ton violeur" Si vous ne me croyez pas, renseignez vous sur les mères en lutte, ou lisez le livre "Inceste d'Etat" de Romane Brisard. La réalité aujourd'hui en France, c'est qu'une mère qui a le courage de dénoncer l'inceste commis par son compagnon ou son ex compagnon a de grandes chances de perdre la garde de son enfant, voire de finir en prison. Et l'enfant d'être condamné à continuer à vivre avec son bourreau, "présumé innocent" ou auteur d'une "infraction insuffisamment caractérisée". Alors oui et jusqu'à ce que cela change, les monstres ce ne sont pas Jeffrey Epstein, Joël Le Scouarnec ou Dominique Pélicot. Les monstres c'est nous. Prenez soin de vous et surtout des autres Guillaume

    31 min
  4. Noot Inayat Khan, la princesse espionne

    Apr 12

    Noot Inayat Khan, la princesse espionne

    Pour le 34ème portrait des chères oubliées, voici l'histoire de Noor Inayat Khan, la princesse espionne. Je vous avais déjà parlé d'elle à l'occasion d'une précédente publication consacrée à l'effacement des femmes dans les noms de rues. A Suresnes en effet, seules 4 femmes ont une rue à leur nom, dont Noor Inayat Khan donc. Encore heureux quand on sait qu'elle y a passé 20 de ses trente années de vie, et quand on connaît l'incroyable récit de ses aventures et son immense courage.  Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes donc? Malheureusement non. Car la rue à son nom ne s'appelle pas le "cours Noor Inayat Khan" mais le "cours Madeleine", son nom de résistante. Elle est donc invisibilisée deux fois, en tant que femme et en tant que musulmane, alors que sa foi a joué un grand rôle dans sa vie et dans son engagement au service de la Résistance. Notez que personne n'aurait l'idée de faire cela avec un homme, il semblerait complètement absurde de parler de "rue Max" pour Jean Moulin ou de "place Pedro" pour Pierre Brossolette. Mais restons positif, elle a aussi une école à son nom, qui elle s'appelle bien "Ecole Noor Inayat Khan dite Madeleine" Il y a donc tous les jours, dans cette ville qui a vu naître mes deux enfants, des petits écoliers et des petites écolières qui sans forcément connaître les contours de sa vie, prononcent le nom de cette femme d'exception que fut Noor Inayat Khan, la princesse espionne. J'espère que le récit de son histoire vous plaira. Bonne écoute, prenez soin de vous et surtout des autres

    10 min
  5. Mileva Maric, un génie peut en cacher une autre

    Mar 30

    Mileva Maric, un génie peut en cacher une autre

    Bonjour à toutes et à tous,Pour le 33ème portrait des chères oubliées, voici l'histoire de Mileva Maric, un génie peut en cacher une autre. Il est l'œuvre de Margaux Legendre, co-fondatrice de l'association Noa - Les Sciences pour toi, créée en 2022 sur le constat de la chute du nombre de femmes dans les filières scientifiques suite à la réforme Blanquer de 2019. Bien joué Jean-Michel t'es un champion, il n'y avait que toi pour réussir une ânerie pareille! Tout à son obsession frisant l'hystérie à lutter contre les périls imaginaires du wokisme et de l'islamo gauchisme, Jean-Mi n'a sans doute pas eu le temps de se pencher sur ces études montrant que le décrochage des filles en mathématiques se faisait dès le CP. Rien de biologique la dedans bien sûr, mais ce phénomène montre la manière dont les stéréotypes et les normes de genre sont intériorisées et véhiculées par les parents ou par les professeurs au moment de l'école primaire. Et qu'il y a du boulot pour nous toutes et tous si nous voulons inverser la tendance. Une chose est sûre, Margaux et toute l'équipe de Noa - Les Sciences sont bien décidées à faire leur part du travail. Leur raison d'être: donner plus de visibilité aux femmes du monde scientifique, plus particulièrement les sciences physiques, les mathématiques et l'informatique. Elles mènent pour cela des actions de sensibilisation sur leur page Instagram en publiant des interviews de femmes travaillant dans le domaine scientifique et en réalisant un podcast de vulgarisation scientifique, les Pourquoi de Noa. Tiens d'ailleurs si vous voulez savoir pourquoi le ciel est bleu c'est ici ! Alors quand Margaux m'a proposé d'écrire le portrait de Mileva Maric, vous pensez bien que j'ai accepté dans l'instant! N'allez pas réduire Mileva Maric au statut de "femme d'Einstein". Elle fut beaucoup plus que cela, jouant un rôle essentiel dans la plupart de ses découvertes, quoi que ce bon vieux Albert ait pu en dire. D'ailleurs, Albert Einstein grand scientifique indéniablement, mais grand homme ça se discute, quand on voit la façon dont il a traité sa femme et ses trois enfants. Pour celles et ceux qui n'auront pas la chance d'écouter le portrait, je vous remets ici une petite citation de notre génie de la physique, dans une lettre adressée à Mileva: "T'est il jamais venu à l'esprit, ne serait-ce qu'une seconde, que personne ne prêterait attention à tes salades... Quand une personne est quelqu'un de complètement insignifiant, il n'y a rien d'autre à dire à cette personne que de rester modeste et de se taire. C'est ce que je te conseille de faire". Voilà voilà...

    6 min
  6. Nellie Bly, la journaliste qui a battu Phileas Fogg

    Mar 17

    Nellie Bly, la journaliste qui a battu Phileas Fogg

    Bonjour à toutes et à tous, Pour le 32ème portrait des chères oubliées, je vous propose de découvrir l'histoire de Nellie Bly, la journaliste qui a battu Phileas Fogg. Si les chères oubliées étaient un jeu vidéo, Nellie Blye serait sûrement la boss de fin. De la trentaine d'histoires que j'ai écrites depuis bientôt deux ans, celle-ci est indéniablement une de mes préférées. Je crois que le regard de Nellie Bly dans la photo qui accompagne ce portrait dit tout: "no is not an option". Il faut dire qu'elle a dû grandir très vite, bien trop vite même, orpheline de père à 6 ans et devant témoigner, encore fillette, des violences conjugales commises par le nouveau mari de sa mère, un témoignage nécessaire pour permettre à cette dernière d'obtenir le divorce. Elle n'était pas encore adulte qu'elle avait déjà un tempérament de feu et d'acier: personne, jamais, ne la ferait taire et ne l'empêcherait de faire ce qu'elle avait envie de faire. Une promesse qu'elle tiendra toute sa vie, comme vous le montrera son portrait: ce que Nellie veut, Nellie peut! Elle qui inventa le journalisme d'investigation avait aussi cette indéfectible volonté d'informer le public, n'hésitant pas pour cela et à de nombreuses reprises à risquer son intégrité physique et mentale. J'espère que vous prendrez autant de plaisir à écouter cette histoire que j'en ai pris à l'écrire. Je veux enfin remercier ici toutes celles qui aujourd'hui encore, suivant les traces de cette illustre pionnière, continuent à exercer ce métier si noble de journaliste, nous permettant encore et toujours d'accéder à une information de qualité. Un droit plus que jamais nécessaire en ces temps de post-vérité, de climato-négationnisme et de montée du masculinisme et du fascisme. Prenez soin de vous et surtout du choix des médias que vous choisissez!

    8 min
  7. Nancy Wake, la souris blanche contre les nazis

    Mar 2

    Nancy Wake, la souris blanche contre les nazis

    Bonjour à toutes et à tous, Pour le 31ème portrait des chères oubliées, je vous propose de découvrir l'histoire de Nancy Wake, la souris blanche contre les nazis. Avec une douzaine de décorations attribuées par la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Commonwealth, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, Nancy Wake est la résistante la plus décorée de  la 2nde Guerre Mondiale et franchement ce n'est pas volé! Elle fait partie de ces nombreuses femmes d'exception dont j'ai découvert l'histoire grâce au podcast Les Odyssées de Laure Grandbesançon. Je lui redis ici toute ma gratitude car sans elle, tout ce projet n'aurait probablement pas existé. Si quelqu'un a son 06, n'hésitez pas à lui passer le message. J'ai écrit ce portrait à l'été 2024, il y a plus d'un an et demi maintenant. Nancy Wake et moi sommes presque de vieux camarades. Il y a cette petite frustration à devoir patienter si longtemps avant de vous partager ces histoires que j'ai pris tant de plaisir à découvrir et à écrire, mais parfois le hasard de l'ordre de publication fait bien les choses. Je vous parlais dans le dernier épisode de la newsletter de langage inclusif, et j'ai fait à ce sujet une découverte assez cocasse lorsque j'ai tenu la promesse faite à Nancy Wake dans son portrait. A savoir rendre visite à la stèle apposée en sa mémoire dans le petit village de Verneix en Auvergne, où elle s'était si courageusement battue. Non seulement les auteurs de la plaque ont fait une faute d'orthographe puisqu'on écrit bien sûr "Nancy Wake dite la Souris Blanche", mais plutôt que de corriger leur erreur les malotrus sont allés effacer le e à "membre éminente" devenu "membre éminent". Violent non? Estimons nous heureux, ils auraient pu mettre une photo de Jean Moulin à la place de celle de Nancy... Je dois avouer à ma grande honte que je n'ai pas osé procéder à la correction in-situ, sur l'échelle de Richter de la résistance je ne suis pas encore tout à fait au niveau de ma chère Nancy. Mais c'est promis, à mon prochain voyage en Auvergne je m'y colle, à moins que l'un ou l'une d'entre vous s'en charge d'ici là! Prenez soin de vous et surtout de vos accords de genre! Guillaume

    8 min

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Ce podcast rassemble des lettres écrites à des femmes illustres et injustement méconnues par l'Histoire. Artistes, aventurières, femmes d'Etat, militantes, sportives, résistantes ou scientifiques, je vous invite à découvrir leurs formidables aventures pour les tirer de l'oubli. Toutes les informations sur ce projet et les portraits en version écrite sont accessibles sur le site des chères oubliées https://cheresoubliees.fr/le-projet-cheres-oubliees/

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