Les lignes oubliées de l'Histoire

La Liberté

Les lignes oubliées de l’Histoire est une série balado qui explore l’histoire du Canada à travers des perspectives souvent absentes des récits dominants. Entre diversité, éducation et mémoire collective, cette série est une invitation à repenser la manière dont l’histoire se transmet, se raconte et se transforme. Une série audio de La Liberté et d’Histoire Canada. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Season 1

  1. Episode 1

    Décoloniser l'histoire : ce que les manuels scolaires ne racontent pas

    L'histoire qu'on enseigne à l'école — qui la choisit? Et qui en est absent? Dans ce premier épisode des Lignes oubliées de l'Histoire, la journaliste et doctorante Anaïs Nzelomona explore l'enseignement de l'histoire au Canada : comment les curricula scolaires construisent une mémoire collective, quels récits sont transmis, et lesquels sont encore relégués aux marges. Conquête ou "shift of power"? Rébellion ou résistance? Les mots qu'on choisit pour nommer les événements ne sont jamais neutres — et ils en disent long sur les perspectives qu'on privilégie. Marie-Hélène Brunet, professeure en didactique de l'histoire à l'Université d'Ottawa et spécialiste de l'histoire des femmes et du genre, explique comment les programmes varient d'une province à l'autre — et pourquoi former des "citoyens éclairés" reste un objectif plus flou qu'il n'y paraît. Joël Tétrault, éducateur métis et conseiller pédagogique en perspectives autochtones au Bureau de l'éducation française et à la division scolaire Louis-Riel, illustre comment la pensée historique peut transformer un cours magistral en véritable exercice de décolonisation des savoirs — à travers l'exemple de la crise d'Oka vue de deux perspectives radicalement opposées. Tya Collins, professeure en Black Youth Studies à l'Université d'Ottawa, dont les travaux portent sur les expériences des élèves noirs en contexte linguistique minoritaire, rappelle qu'une histoire inclusive, ce n'est pas simplement "ajouter" des communautés au récit existant — c'est repenser les rapports de pouvoir qui ont façonné ce récit. Un épisode pour quiconque s'est déjà demandé pourquoi certains pans de l'histoire canadienne semblent ne pas exister dans les manuels scolaires. Une série audio d'Histoire Canada, réalisée par La Liberté et financée par Histoire Canada et le gouvernement du Canada via le ministère du Patrimoine canadien. Entrevues, recherches et écriture : Anaïs Nzelomona Enregistrement : Alicia Régnier Montage et identité sonore : Mehdi Bereddad Coordination éditoriale : Morgane Lemée Gestion des opérations : Melissa Audinot Direction adjointe : Lysiane Romain Direction et rédaction en chef : Sophie Gaulin Coordination développement et diffusion, Histoire Canada : Jean-Philippe Proulx Partenaire : Fédération Histoire Québec Retrouvez tous les épisodes sur histoirecanada.ca et la-liberte.ca Si cet épisode vous a plu, pensez à vous abonner, à laisser une évaluation ou à le partager — ça aide vraiment à soutenir notre travail! Pour ne rien manquer des contenus de La Liberté, suivez-nous sur Facebook et Instagram et abonnez-vous à notre infolettre pour toutes les dernières actualités directement dans votre boîte courriel.  Mots-clés : histoire Canada, enseignement de l'histoire, curriculum scolaire, décolonisation, mémoire collective, Premières Nations, Métis, communautés noires, afrodescendants, intersectionnalité, pensée historique, crise d'Oka, Louis Riel, rébellion de la Rivière-Rouge, perspectives autochtones, racisme systémique, colonialisme, droits ancestraux, Marie-Hélène Brunet, Joël Tétrault, Tya Collins, Anaïs Nzelomona, Bureau de l'éducation française, Université d'Ottawa, Black Youth Studies, Histoire Canada, La Liberté, francophonie canadienne, Manitoba, histoire inclusive Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Décoloniser l'histoire : ce que les manuels scolaires ne racontent pas
  2. Episode 2

    Musées, espaces et mémoire : une plaque suffit-elle à réparer l'histoire?

    Qui raconte l'histoire dans les musées, les archives et les noms de nos rues — et qui en est encore absent, et surtout, pourquoi? Dans ce deuxième épisode des Lignes oubliées de l'Histoire, la journaliste et doctorante Anaïs Nzelomona explore le rôle des institutions culturelles, des lieux de mémoire et de la toponymie dans la construction de la mémoire collective au Canada. Raconter l'histoire n'est jamais un geste neutre : nos choix disent autant ce que nous acceptons de voir que ce que nous continuons de laisser dans l'ombre. Karine Duhamel, femme anishinaabe et ancienne conservatrice au Musée canadien pour les droits de la personne, revient sur la collection patrimoniale de l'Enquête nationale sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées — plus de 800 objets du quotidien, témoignages oraux et œuvres créées par des familles pour qu'on n'oublie jamais. Stéphane Picard, chef familial de la Nation Wendat et directeur général du Musée huron-wendat de Wendake, raconte comment un musée peut devenir un lieu d'accueil et de reconnaissance pour sa propre communauté — et pas seulement un espace de conservation pour le grand public. Samia Dumais, doctorante en histoire à l'Université Concordia et archiviste à Arambé, spécialisée dans l'histoire des femmes noires au Canada et au Québec, pose la question qui dérange : honorer une femme noire sur une plaque commémorative sans nommer le processus d'exclusion qui a retardé cette reconnaissance de 70 ans, est-ce vraiment rendre justice? Émilie Pigeon, historienne et directrice de la Société historique de Saint-Boniface, rappelle que les francophones minoritaires ont déjà vécu ce travail de décolonisation des archives — et que ce qu'on fait aujourd'hui pour les Premiers Peuples, c'est simplement remettre les mots là où ils auraient dû être dès le départ. Kathleen Durocher, doctorante en histoire à l'UQAM, explore la toponymie et ce que nos noms de rues, parcs et monuments disent — ou taisent — sur ce que nous choisissons de commémorer. Une série audio d'Histoire Canada, réalisée par La Liberté et financée par Histoire Canada et le gouvernement du Canada via le ministère du Patrimoine canadien. Entrevues, recherches et écriture : Anaïs Nzelomona Montage : Alicia Régnier Identité sonore : Mehdi Bereddad Coordination éditoriale : Morgane Lemée Gestion des opérations : Melissa Audinot Direction adjointe : Lysiane Romain Direction et rédaction en chef : Sophie Gaulin Coordination développement et diffusion, Histoire Canada : Jean-Philippe Proulx Partenaire : Fédération Histoire Québec Retrouvez tous les épisodes sur histoirecanada.ca et la-liberte.ca Si cet épisode vous a plu, pensez à vous abonner, à laisser une évaluation ou à le partager — ça aide vraiment à soutenir notre travail! Pour ne rien manquer des contenus de La Liberté, suivez-nous sur Facebook et Instagram et abonnez-vous à notre infolettre pour toutes les dernières actualités directement dans votre boîte courriel.  Mots-clés : musées Canada, mémoire collective, lieux de mémoire, toponymie, réconciliation, Premières Nations, femmes autochtones disparues assassinées, MMIWG, Musée canadien pour les droits de la personne, Musée huron-wendat, Nation Wendat, Wendake, histoire des femmes noires, féminisme noir, archives communautaires, Arambé, Société historique de Saint-Boniface, francophonie minoritaire, décolonisation archives, patrimoine canadien, histoire inclusive, espace public, commémoration, Karine Duhamel, Stéphane Picard, Samia Dumais, Émilie Pigeon, Kathleen Durocher, Anaïs Nzelomona, Histoire Canada, La Liberté, Manitoba Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Musées, espaces et mémoire : une plaque suffit-elle à réparer l'histoire?
  3. Episode 3

    Médias et fiction : qui tient le crayon de la mémoire collective canadienne?

    Les médias ne se contentent pas de raconter l'histoire — ils participent à la construire. Mais qui tient le crayon? Dans ce troisième épisode des Lignes oubliées de l'Histoire, le journaliste Hugo Beaucamp explore comment les médias d'information, la fiction et les réseaux sociaux façonnent notre mémoire collective au Canada. Raconter l'histoire, c'est choisir un angle, un vocabulaire, une perspective — et par conséquent, en exclure d'autres. Anne Panasuk, anthropologue et ancienne journaliste pendant près de 40 ans, pose d'emblée le constat : les médias sont le quatrième pouvoir, mais celui du groupe dominant. Elle souligne aussi la différence fondamentale entre inclusion et décolonisation, et pointe le paradoxe d'Espace Autochtones sur Radio-Canada : créer un espace dédié, c'est reproduire le système de réserve. Valérie Lapointe Gagnon, professeure d'histoire au Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta, illustre ces mécanismes à travers l'affaire Caron : sur 140 articles de presse recensés, seulement 3 proviennent du Globe and Mail — et 18 des 22 articles d'opinion étaient hostiles à la cause francophone. Elle rappelle aussi le rôle crucial des journaux communautaires comme La Survivance ou La Liberté, archives vivantes des luttes francophones dans l'Ouest. Rachida Azdouz, psychologue et chercheuse en relations interculturelles à l'Université de Montréal, décortique les effets pervers d'une représentation mal pensée dans la fiction : stigmatisation accrue, effet "greffe artificielle", et ce paradoxe où survisibiliser certains groupes peut donner l'impression qu'il n'y a plus de problème. Xavier Watso, Abénaki d'Odanak, ancien enseignant devenu créateur de contenu avec plus de 60 000 abonnés, explique comment les réseaux sociaux ont permis aux communautés autochtones de briser l'isolement — tout en alertant sur le phénomène des "prétendiens" et la désinformation qui menace la réappropriation de l'histoire autochtone. Une série audio d'Histoire Canada, réalisée par La Liberté et financée par Histoire Canada et le gouvernement du Canada via le ministère du Patrimoine canadien. Entrevues, recherches et écriture : Hugo Beaucamp Montage et identité sonore : Mehdi Bereddad Coordination éditoriale : Morgane Lemée Gestion des opérations : Melissa Audinot Direction adjointe : Lysiane Romain Direction et rédaction en chef : Sophie Gaulin Coordination développement et diffusion, Histoire Canada : Jean-Philippe Proulx Partenaire : Fédération Histoire Québec Retrouvez tous les épisodes sur histoirecanada.ca et la-liberte.ca Si cet épisode vous a plu, pensez à vous abonner, à laisser une évaluation ou à le partager — ça aide vraiment à soutenir notre travail! Pour ne rien manquer des contenus de La Liberté, suivez-nous sur Facebook et Instagram et abonnez-vous à notre infolettre pour toutes les dernières actualités directement dans votre boîte courriel.  Mots-clés : médias Canada, mémoire collective, récit dominant, représentativité, couverture médiatique autochtones, communautés francophones minoritaires, affaire Caron, droits linguistiques, français Alberta, La Survivance, La Liberté, décolonisation, Premiers Peuples, Premières Nations, Espace Autochtones, Radio-Canada, fiction diversité, inclusion culturelle, réseaux sociaux, TikTok, créateurs de contenu autochtones, Xavier Watso, Abénaki, Odanak, désinformation, Anne Panasuk, Rachida Azdouz, Valérie Lapointe Gagnon, Hugo Beaucamp, Histoire Canada, Campus Saint-Jean, Université de Montréal Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Médias et fiction : qui tient le crayon de la mémoire collective canadienne?

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