SORORI-Tétée

Pauline

Qu'il dure une heure, un jour, un mois ou plus d'un an, un allaitement varie d’une femme à une autre, d’un bébé à l’autre. Jamais trop court, jamais trop long, chaque histoire est une aventure à part entière. C’est une expérience unique et singulière Une aventure commune, pour ne pas dire banale mais encore trop souvent semée d'embûches. Une aventure qui se ne termine malheureusement pas toujours bien ou comme on l’aurait imaginé. L’allaitement démarre le plus souvent dès la naissance de son enfant, simultanément aux chamboulements physiques, hormonaux et psychiques et s’opère le plus souvent dans l’ombre. En effet les personnes allaitantes sont très souvent recluses dans leur foyer, parfois isolée avec cette responsabilité colossale qui n’incombe à elles seules de maintenir en vie ce petit être et de lui garantir une croissance selon des courbes bien précises et bien définies. Le plus souvent tout le monde s’en mêle mais peu aident vraiment. Entre fausses croyances et recommandations infondées, informations contradictoires et autres conseils non sollicités, l'allaitement déchaine les passions.Je m'appelle Pauline Chamard-Boudet et vous écoutez SORORI-Tétée.Vous retrouverez ici des histoires de parcours d'allaitement, tous plus différents les uns que les autres. Chacun avec son lot de difficultés et leur quête de solutions. Avec ses galères et ses petites victoires. Avec ces moments de détresse mêlés à ceux d’une infinie douceur. J’ai demandé à ces femmes de partager ici cet intime parce que je suis convaincue qu’entre mères nous avons tellement à nous apporter. Je suis en effet persuadée que c’est par la transmission de notre savoir, de nos connaissances et de nos expériences que nous insufflerons les unes aux autres la confiance en nos capacités et en notre force.

  1. 3d ago

    EP 12 : Maude - Aligner le corps et le coeur

    Dans cet épisode, j’ai l’immense plaisir de recevoir une artiste que j’adore : Maude Manivert.À travers ses dessins, Maude raconte la maternité dans toute sa complexité : ses ambivalences, ses difficultés, mais surtout ces petits instants du quotidien, parfois presque banals, et pourtant si doux qu’on voudrait les garder précieusement.Avec son talent et son regard de maman, elle immortalise ces moments qui font chavirer le cœur. Son histoire avec l’allaitement, elle, commence dès la grossesse. Une expérience qui va lui permettre de se reconnecter à son corps et, peu à peu, de se réconcilier avec lui. L’allaitement devient alors une évidence.Mais les débuts sont douloureux, difficiles. Maude doute, souffre, mais choisit de se faire confiance et de tenir bon.Et dans cette aventure, elle n’est pas seule. Son mari Julien est là, à ses côtés, pour la soutenir coûte que coûte dans son projet… ou plutôt dans ses projets. Car en devenant mère, Maude devient aussi illustratrice. Une nouvelle vie qui lui offre une source d’inspiration inépuisable, et dans laquelle d’autres mères vont peu à peu se reconnaître.Elle crée alors son village : une communauté de mamans qui la suit, l’encourage et l’accompagne. Un véritable cocon, sans lequel elle ne sait pas si son histoire avec l’allaitement aurait été la même.Grâce à cette communauté, Maude se sent plus forte. Elle apprend à écouter son cœur — son cœur d’artichaut — et à trouver, petit à petit, son propre alignement.Une histoire de maternité, d’allaitement, de confiance en soi… et de sororité.

  2. Sep 7

    Ep 11 - Gala : Allaitement et féminisme

    Gala a grandi dans un environnement où l’allaitement était perçu comme une forme d’aliénation des femmes. Alors, lorsqu’elle attend son premier enfant et qu’on lui demande si elle compte allaiter, elle répond : « J’allaiterai si je produis du lait. »Deux livres et un podcast consacrés aux seins plus tard, elle réalise aujourd’hui à quel point elle connaissait finalement peu de choses sur l’allaitement. C’est sa cousine qui va la rassurer et lui en parler autrement : pratique, presque miraculeux pour apaiser les petits maux du bébé… Peu à peu, Gala se dit : pourquoi pas ?Puis la grossesse se complique. Gala développe une prééclampsie et son accouchement est déclenché. Ce qui devait être la rencontre avec son bébé devient une expérience traumatique, dont elle souffrira longtemps et qui bouleverse profondément sa confiance dans le personnel soignant.À la naissance de son fils, elle découvre la tétée d’accueil, dont elle ignorait l’existence quelques semaines auparavant. Et c’est une révélation.L’allaitement devient alors quelque chose qui lui appartient. Les tétées sont pourtant extrêmement douloureuses, au point de la faire pleurer. Mais elle n’ose pas en parler, de peur qu’on la décourage.Quelques jours plus tard, son bébé est hospitalisé en néonatalogie pour une jaunisse. Épuisée et à bout de forces, Gala est blessée par certaines paroles de soignants. Mais au milieu de cette épreuve, elle rencontre aussi des personnes qui l’écoutent et l’informent sur l’allaitement. Malgré des conseils parfois contradictoires, elle apprend peu à peu à trouver son propre chemin.Avec le recul, Gala questionne ses anciennes convictions. Elle en veut à cette partie du féminisme qui lui avait laissé croire que l’allaitement pouvait être incompatible avec l’indépendance des femmes. Elle dénonce surtout le manque de soutien et de relais accordé aux mères allaitantes.Pour elle, l’allaitement doit rester un choix. Mais lorsqu’une femme le choisit, il peut aussi devenir une expérience profondément émancipatrice et une formidable source de puissance.Aujourd’hui, cela fait deux ans que Gala allaite son fils. Deux ans qu’elle vit une expérience qu’elle n’avait pas vraiment envisagée. Et elle mesure avec émotion qu’elle aurait pu passer à côté de ce qu’elle considère aujourd’hui comme l’une des plus belles expériences de sa vie.

  3. Jul 2

    Ep 10 - Narindra : Allaiter coûte que coûte

    Dans ce 10e épisode de SORORI-Tétée, Narindra nous offre un témoignage bouleversant sur la force du lien, celui qui traverse les générations et résiste aux plus grandes épreuves.Narindra n'a que huit mois lorsque sa maman décède. De cette relation si courte, elle sait une chose : elle était encore allaitée quand sa maman est partie. Élevée ensuite par sa grand-mère, au cœur de la culture malgache où l'allaitement est une évidence, elle grandit avec la conviction qu'un jour, elle allaiterait à son tour.Mais c'est en France, loin de sa famille, qu'elle accueille son premier enfant, Jaylen. Sans ses proches auprès d'elle et avec un compagnon peu investi, elle découvre une maternité aussi belle que profondément solitaire. Les premiers jours sont éprouvants. Une nuit, à la maternité, après avoir confié son bébé aux soignants, toute la pression retombe et elle s'effondre.Puis vient le retour à la maison. Quelques jours de bonheur seulement, avant que tout ne bascule. Un matin, la moitié de son visage et son bras ne répondent plus. À seulement 25 ans, Narindra est victime d'un AVC.Le diagnostic est sans appel : un traitement de plusieurs mois, incompatible avec l'allaitement. Son bébé n'a qu'une semaine. Pour beaucoup, l'histoire s'arrêterait là. Pas pour Narindra.Refusant de renoncer à ce lien qui lui tient tant à cœur, elle s'arme d'un tire-lait et d'une détermination hors du commun. Jour et nuit, pendant des mois, elle entretient seule sa lactation, sans pouvoir mettre son bébé au sein. Puis, quatre mois plus tard, elle tente à nouveau. Jaylen retrouve le sein comme s'il ne l'avait jamais quitté.Pendant sept mois, ils vivront un allaitement rempli de tendresse et une connexion d'une rare intensité. Jusqu'au jour où, influencée par les regards et les remarques de son entourage, Narindra décide de sevrer son fils. Un choix qu'elle regrette encore aujourd'hui, neuf ans plus tard.Pourtant, il n'y a aucune amertume dans son regard. Seulement une immense bienveillance envers la jeune maman qu'elle était, une profonde fierté d'avoir tenu bon malgré l'épreuve… et une infinie reconnaissance envers ce petit garçon qui ne l'a jamais quittée.Neuf ans ont passé, mais leur lien est toujours aussi fort. Et lorsqu'elle en parle aujourd'hui, il traverse le micro avec une émotion saisissante.Un épisode d'une rare intensité, qui raconte qu'au-delà du lait, l'allaitement est parfois une promesse. Celle de rester reliés, coûte que coûte.

  4. Jun 16

    Ep 9 - Céline : Allaiter des triplés

    S’il devait exister un niveau Master de l’allaitement, il reviendrait sans doute à Céline.Dans ce 9e épisode de SORORI-Tétée, Céline nous raconte l’incroyable aventure de l’allaitement de ses triplés. Sensibilisée très tôt à l’allaitement, notamment grâce à ses origines allemandes, elle imaginait naturellement nourrir ses bébés au sein. Mais lorsque ses trois garçons naissent prématurément, ce projet prend une autre dimension. Ce qui était une envie devient une mission : leur offrir, à travers son lait, toutes les chances de bien grandir.À peine sortie du bloc opératoire après sa césarienne, Céline se met à tirer son colostrum. Quelques précieuses gouttes qu’elle recueille avec patience dans trois petites seringues destinées à ses bébés. Commence alors une période de tire-allaitement intense, rythmée par les soins, les inquiétudes et l’attente. Puis arrive enfin ce moment tant espéré : le premier bébé au sein, puis le deuxième, puis le troisième. L’aventure peut commencer.Avec une détermination hors du commun, Céline invente une organisation impressionnante : deux bébés au sein pendant que le troisième reçoit le lait tiré lors de la tétée précédente. Puis vient un nouveau tirage pour préparer la suivante. Un quotidien exigeant, mais dans lequel les tétées deviennent aussi un refuge. Elles unissent à nouveau ces quatre êtres, et permettent à chacun de retrouver sa place après les difficultés des premiers jours.Les semaines passent, les bébés grandissent et l’allaitement s’installe. Mais derrière cette réussite se cachent aussi l’épuisement, les douleurs et les épreuves, comme cette mastite accompagnée de fièvre que Céline traverse sans renoncer.Peu à peu, les biberons de lait infantile prennent le relais du lait tiré, tandis que les tétées se poursuivent. Cette aventure extraordinaire en quatuor durera six mois. À l’époque, l’arrêt de l’allaitement est teinté de culpabilité. Aujourd’hui, avec le recul, Céline sait qu’elle a pris la bonne décision. Elle mesure le chemin parcouru et éprouve une immense fierté pour tout ce qu’elle a accompli.Plus encore, elle aime transmettre cette histoire à ses fils, désormais fascinés par ce début de vie hors du commun. Une histoire qui continue de nourrir leur lien si particulier avec leur maman encore aujourd’hui.

  5. May 31

    Ep8 - Sarah : Allaiter (vraiment) partout

    Allaiter partout, tout le temps… Si cette phrase était une femme, ce serait certainement Sarah.Dans ce 8e épisode de SORORI-Tétée, Sarah nous ouvre les portes d’une maternité tendre, instinctive et profondément bouleversante.Avant d’avoir des enfants, elle ne se projetait pas maman. Encore moins maman de petits garçons. Et pourtant, aujourd’hui, elle allaite ses deux fils de 3 ans et demi et 10 mois avec une évidence et une douceur qui traversent tout son récit.Trois mois à peine après la naissance de son premier bébé, Sarah reprend son métier de danseuse à l’opéra. Solal l’accompagne alors dans cette aventure, blotti tout contre elle entre deux répétitions, entouré par sa grand-mère et porté par la bienveillance d’une équipe entière. Elle fait alors se rencontrer ses deux passions : son amour de la danse et celui de sa maternité. Dans les coulisses de l’opéra, se tissent alors des souvenirs précieux qu’elle gardera pour toujours.Au fil de l’épisode, Sarah raconte avec beaucoup de sincérité comment l’allaitement est devenu bien plus qu’un simple moyen de nourrir ses enfants. Pour elle, c’est une façon d’aller à leur rencontre, de les apaiser, de préserver le lien dans les tempêtes comme dans les moments de douceur. Un refuge pour eux autant que pour elle.Avec beaucoup d’émotion, elle parle aussi de ce premier sevrage qu’elle sent doucement approcher. De cette gratitude immense pour tout ce que l’allaitement lui a offert… mais aussi de cette tristesse déjà présente à l’idée de refermer un jour ce chapitre si précieux de sa maternité.Un témoignage délicat, lumineux et profondément touchant, sur ces liens invisibles qui se tissent au creux des bras d’une mère et qui marquent une vie entière 💛

  6. May 4

    Ep 6 (partie 2/2) - Ninie, ma fausse vie de maman

    Dans cette deuxième partie de l’épisode 6 de *SORORI-Tétée*, Ninie poursuit son récit en nous plongeant dans sa seconde maternité, entre doutes, instinct et amour.Enceinte de son deuxième enfant, elle se confronte à des questions profondes : peut-on aimer autant un autre enfant ? Le cœur est-il assez grand ? L’arrivée de ce petit garçon, pleine d'intensité, vient tout balayer. Malgré les craintes, l’amour s’impose immédiatement et une nouvelle histoire d’allaitement débute.Comme pour son aînée, Ninie suit son intuition. Elle emporte ses bouts de sein en cachette, écourte son séjour à la maternité et recrée à la maison un cocon à son image. Un cododo à quatre s’installe naturellement, loin des normes, et une nouvelle “fausse chambre” sert de façade pour éviter les remarques. Et avec le temps, leurs enfants quittent d’eux-mêmes ce nid partagé… une étape douce pour eux, mais bouleversante pour leur maman.L’allaitement de son fils durera deux ans, un choix encore très jugé à l’époque Malgré les critiques parfois violentes, Ninie tient bon. Avec son mari, ils avancent unis, guidés par leur amour et leurs convictions. Elle le souligne avec émotion : “Il a toujours été de mon côté, il a été d’un soutien total… je n’aurais pas été la maman que j’ai été sans lui.”C’est elle qui choisit de mettre fin à l’allaitement. Un sevrage étonnamment fluide pour son fils, qui fait la transition dans les bras de son papa. Mais pour Ninie, l’émotion est intense. Car derrière ce geste, c’est une page de sa maternité qui se referme définitivement.Un témoignage fort, sincère et profondément humain, porté par une mère libre et un couple soudé, qui ont choisi d’écouter leur cœur plutôt que les injonctions.

  7. Apr 20

    Ep6 (partie 1/2) - Ninie : Ma fausse vie de maman

    Dans cette première partie du 6e épisode de SORORI-Tétée, Ninie replonge dans ses débuts de jeune maman, à seulement 24 ans, avec une sincérité désarmante. Sans repères, sans transmission, et sans avoir elle-même été allaitée, elle choisit pourtant de se lancer dans l’aventure de l’allaitement, portée par une envie instinctive de faire au mieux pour son bébé.Mais très vite, elle se retrouve seule face à l’inconnu. Personne ne lui parle vraiment de la montée de lait, ni de ce qui l’attend. Le choc est brutal lorsqu’elle se réveille un matin avec des seins gonflés, douloureux, méconnaissables. Les crevasses arrivent aussi, sans prévenir. Elle refuse les biberons qu’on lui propose, mais sent bien que quelque chose ne va pas : ses seins restent durs, ne se vident pas, la douleur s’intensifie… jusqu’à cet épisode marquant d’engorgement, où un geste médical inadapté transforme la situation en véritable épreuve.C’est finalement une sage-femme, Hélène, qui vient tout changer. Par ses mots d’abord — “c’est super ce que tu fais, ce n’est pas de ta faute, je vais t’aider” — puis par son accompagnement, elle redonne à Ninie confiance et douceur dans ce moment chaotique. Peu à peu, l’allaitement se met en place.De retour à la maison, Ninie fait des choix forts, guidés par son instinct. Elle ne se résout pas à laisser sa fille seule dans une chambre. Avec son compagnon, ils improvisent un cododo, à une époque où le sujet reste largement méconnu. Elle cherche, lit, se renseigne à l’étranger, s’entoure comme elle peut… et construit sa propre manière de materner.Face aux regards et aux jugements, ils inventent alors ce qu’elle appelle avec humour une “fausse vie de parents” : une chambre de bébé qui ne sert pas, des biberons achetés mais jamais utilisés, des réponses toutes faites pour éviter les remarques. Derrière cette façade, une réalité bien différente : une petite fille qui s’endort au sein, des nuits partagées, et un équilibre trouvé loin des normes.Dans cet épisode, Ninie raconte avec force et aplomb comment, malgré son jeune âge, elle et son compagnon ont su s’écouter, faire confiance à leurs besoins et à ceux de leur enfant, quitte à bousculer les attentes. Un témoignage à la fois puissant, touchant et profondément inspirant, sur la liberté de tracer son propre chemin de parent.

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Qu'il dure une heure, un jour, un mois ou plus d'un an, un allaitement varie d’une femme à une autre, d’un bébé à l’autre. Jamais trop court, jamais trop long, chaque histoire est une aventure à part entière. C’est une expérience unique et singulière Une aventure commune, pour ne pas dire banale mais encore trop souvent semée d'embûches. Une aventure qui se ne termine malheureusement pas toujours bien ou comme on l’aurait imaginé. L’allaitement démarre le plus souvent dès la naissance de son enfant, simultanément aux chamboulements physiques, hormonaux et psychiques et s’opère le plus souvent dans l’ombre. En effet les personnes allaitantes sont très souvent recluses dans leur foyer, parfois isolée avec cette responsabilité colossale qui n’incombe à elles seules de maintenir en vie ce petit être et de lui garantir une croissance selon des courbes bien précises et bien définies. Le plus souvent tout le monde s’en mêle mais peu aident vraiment. Entre fausses croyances et recommandations infondées, informations contradictoires et autres conseils non sollicités, l'allaitement déchaine les passions.Je m'appelle Pauline Chamard-Boudet et vous écoutez SORORI-Tétée.Vous retrouverez ici des histoires de parcours d'allaitement, tous plus différents les uns que les autres. Chacun avec son lot de difficultés et leur quête de solutions. Avec ses galères et ses petites victoires. Avec ces moments de détresse mêlés à ceux d’une infinie douceur. J’ai demandé à ces femmes de partager ici cet intime parce que je suis convaincue qu’entre mères nous avons tellement à nous apporter. Je suis en effet persuadée que c’est par la transmission de notre savoir, de nos connaissances et de nos expériences que nous insufflerons les unes aux autres la confiance en nos capacités et en notre force.