Artiste, Un Vrai Métier

Mylan Poulain

Comment devient-on Artiste ?   Dans « Artiste, Un Vrai Métier », on démystifie la figure de l’Artiste pour entrer dans la réalité des trajectoires singulières qui témoignent de la jouissance de vivre de la création et d’y arriver en étant soi !   « Quand ça se produit, qu’il y a cet alignement merveilleux de : Je fais ce que j’aime, je le partage avec autrui, j’ai de la reconnaissance pour ça et je gagne ma vie avec, les journées sont douces ! » - Mickaël Délis   Comment en faire un métier d’avenir ? ***   Générique : « Feel Good Indie Folk » par Laroslav Mzhelskii (Merci pour la musique !) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. #21 – C’est une chance d’avoir un métier où j’ai tout le temps à trouver – Audrey Ismaël, compositrice de musiques de films (3/3)

    May 29

    #21 – C’est une chance d’avoir un métier où j’ai tout le temps à trouver – Audrey Ismaël, compositrice de musiques de films (3/3)

    -Enregistré en mai 2026-   L’Artiste dans le monde (3/3)   Le pire n’est jamais certain !   Ça a été une chance d'avoir eu autant à chercher quel était mon chemin, quelle était ma voie. Je pense que ça a développé chez moi de la volonté, de la résilience et de la ténacité. Je prends ça comme un cadeau d'avoir eu autant à chercher, de mettre du temps à trouver. Et je trouve que c'est une chance aussi d'avoir un métier où j'ai tout le temps à trouver ! J'ai pas du tout un métier où je peux me reposer sur des acquis. Je pense que ça maintient le renouvellement des cellules. Et puis effectivement aussi les coups, les choses qui ne se passent pas comme on aurait espéré, de se prouver qu'on peut s'en relever, je trouve que c'est des choses qui font grandir !     Quand ça ne va pas, je n'arrive pas à rester. Quand je me sens un peu à l'étroit, je pars ! Tu ne te poses même pas la question de savoir si il y a un autre chemin ailleurs. Juste, tu ne peux pas rester-là…   J'ai l'impression que les œuvres artistiques sont une manière de donner des points de vue sur le monde différent, de repenser le monde à travers des histoires. Là, je pense par exemple au film de Sorogoyen que j'ai vu à Cannes. El ser querido, ce sont des films cathartiques, c'est sur la relation père-fille. Ça m'aide, ça m'adoucit, ça me calme, ça me raconte que je ne suis pas seule, qu'il y a des gens qui pensent le monde et qui m'accompagnent. Tu accèdes à des visions différentes grâce à leurs récits. Je pense qu'aujourd'hui le monde est très polarisé et que l'art a la responsabilité de venir amener du gris, des manières de penser le monde qui sont différentes, qui obligent un peu à se réinterroger.   ***   Retrouvez Audrey Ismaël : Site Internet : https://audreyismael.com/ Instagram @audrey.ismael  Linkedin @Audrey Ismael   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : mylanpoulain@gmail.com Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    35 min
  2. #20 – Composer de la musique de film, c’est un petit travail d’enquête – Audrey Ismaël, compositrice de musiques de films (2/3)

    May 29

    #20 – Composer de la musique de film, c’est un petit travail d’enquête – Audrey Ismaël, compositrice de musiques de films (2/3)

    -Enregistré en mai 2026-   Les coulisses de fabrication de la création (2/3)   La musique assistée par ordinateur (MAO) a énormément influencé notre métier. Le fait de pouvoir produire de la musique de chez nous, de ne plus devoir écrire une partition, ni d’avoir cinquante musiciens pour pouvoir produire une musique de film, ça a profondément impacté mon métier. Avec ma formation et mon savoir-faire, je n’aurais pas pu être compositrice de musiques de films il y a cinquante ans !   Il y a un projet sur cinq qui se passe incroyablement bien, du début à la fin, rencontre géniale, projet dingue ! Tu vois Dua, le film que j'ai accompagné à Cannes, rentre dans cette typologie de projet, La Maison des femmes aussi. Enchaînés la série. 1er Mai… Ça, c'est des projets où tu lis le scénar, tu as tout de suite une idée pour la musique, ce que tu proposes matche bien, tu vois les images, tu vois ta musique dessus, tu te dis mais c'est une évidence, il y a vraiment un truc de tissage, de mélange qui se passe de manière hyper vertueuse. Après, tu as d'autres projets où c'est un peu plus de travail. Et tu as un projet sur cinq où c'est dur, où ça ne se comprend pas. Le but, c'est de les éviter. Un des enjeux de mon métier, c'est aussi d'être capable de voir ces projets-là avant et de ne pas y aller. Il y a toujours un projet qui se passe hyper bien, qui nourrit les autres. C’est les projets moteurs, qui te donnent de l'amour, de la joie, parce que c'est des projets dont tu es fière artistiquement, que tu es fière de montrer, que t'es fière de faire.   ***   Retrouvez Audrey Ismaël : Site Internet : https://audreyismael.com/ Instagram @audrey.ismael  Linkedin @Audrey Ismael   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : mylanpoulain@gmail.com Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    39 min
  3. #19 – J'étais cinéphile, sans même imaginer que je pourrais en faire un métier – Audrey Ismaël, compositrice de musiques de films (1/3)

    May 29

    #19 – J'étais cinéphile, sans même imaginer que je pourrais en faire un métier – Audrey Ismaël, compositrice de musiques de films (1/3)

    -Enregistré en mai 2026-   L’Artiste à l’épreuve de la réalité (1/3)   Mon métier, c'est de révéler l'invisible qui se cache derrière un film !   Je crois vraiment que quand tu es sur ton bon chemin, les lampadaires s'allument sur le chemin.   Mon moteur, c’est l’autre ! C’est des gens qui m'ont révélée ! Mon école, c'est vraiment les rencontres. Je me plug artistiquement et émotionnellement à des gens qui m'ont vraiment « pygmalionnée », qui m'ont transmis leur sensibilité. C'est ça qui a fait grandir ma sensibilité, ma cinéphilie. C’est des gens qui m'ont révélée ! C'est toujours la rencontre qui m'a donné envie. Je me suis mise à produire de la musique parce que je voulais impressionner un garçon. Le révélateur au sens photographique du terme, c'est les gens, c'est les rencontres, c'est les amis, c'est les amours. Mon moteur, c’est l’autre ! C'est pas très autonome et c'est pas très valorisant. Aujourd'hui, je suis complètement en paix avec ça. Mais pendant longtemps j'ai combattu ça. Ça a été un chemin de paix. Ça a été des psys et des coachs, et notamment une coach qui m'a dit : c'est comme ça, c'est votre moteur profond. Acceptez-le enfin, c'est votre nature et c'est hyper beau. Si vous essayez d'être autrement, je pense que vous n'allez pas y arriver ! Si vous acceptez votre nature profonde, il y a quelque chose qui va vous mettre dans une espèce d'émulation. Et effectivement, cette petite transe intérieure, c'est quelque chose aujourd'hui avec lequel j'ai l'impression d'avoir trouvé mon groove. Tous les jumps, ça a toujours été lié à des rencontres, à des gens que j'ai voulu impressionner.   ***   Retrouvez Audrey Ismaël : Site Internet : https://audreyismael.com/ Instagram @audrey.ismael  Linkedin @Audrey Ismael   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : mylanpoulain@gmail.com Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1h 12m
  4. #17 – Les conflits les plus intimes qu’on éprouve, on a tout intérêt à les mettre en commun – Blandine Rinkel, autrice et musicienne (2/3)

    May 21

    #17 – Les conflits les plus intimes qu’on éprouve, on a tout intérêt à les mettre en commun – Blandine Rinkel, autrice et musicienne (2/3)

    -Enregistré en mai 2026-   Les coulisses de fabrication de la création (2/3)   Je retravaille ce qui me travaille…   Je me souviens à quel point ce rythme d'écriture, cette manière de voir le monde qu’a Nabokov dans Ada me met en mouvement, m'innerve d'électricité, d'énergie, suscite du désir. Il prend plusieurs formes et il est moteur. Quand je retrouve ce désir-là, soit par une rencontre, soit par la lecture d'un texte, une rencontre dans un texte, que soudain ce désir-là est réactivé, que presque tout mon corps est remis en branle. C'est une envie de rire, de vivre des trucs, de se mettre en mouvement. Quand ce truc-là est réactivé, ça réactive tout. Je repars ensuite dans mon carnet et c'est une torsion, une manière de voir le monde qui soudain déclenche du langage, induit la possibilité de former des phrases et que ça, pour moi, doit être premier. ***   Retrouvez Blandine Rinkel : Instagram @blandinerinkel @interieur.nuit @catastrophez Substack @Intérieur nuit Podcast @Intérieur jour La Faille, 2025 Vers la violence, 2022 Le nom secret des choses, 2019 L’abandon des prétentions, 2017 Le sens de l’eau, 2026 A-t-on encore le droit de changer d’avis ? 2023 Les abus gris, 2022 Tout tremble, 2021 ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : mylanpoulain@gmail.com Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1h 7m
  5. #16 – Je parle depuis un arrachement – Blandine Rinkel, autrice et musicienne (1/3)

    May 21

    #16 – Je parle depuis un arrachement – Blandine Rinkel, autrice et musicienne (1/3)

    -Enregistré en mai 2026-   L’Artiste à l’épreuve de la réalité (1/3)   Je parle depuis un arrachement. J'ai l'impression que je me suis arrachée à mon premier lieu, qui était le lieu de l'enfance. Et que depuis, je suis sans cesse en rupture, mais que dans les ruptures, je trouve vraiment de la vitalité. Et après oui, je suis autrice, c'est ma raison sociale.   Quand quelque chose est important pour soi, quand un texte compte, il faut en parler, il faut initier quelque chose, il faut faire vivre ce qui a compté pour soi.   Je cultive ma boussole par la lecture parce que je pense quand même que lire c'est être, c'est cultiver une attention aiguë à des choses infimes qui nous traversent. C'est essayer de travailler le muscle de l'acuité vis-à-vis du monde, mais aussi vis-à-vis de soi. De se dire ça ne veut pas… Quand il y a une sorte de gêne, ça ne veut pas rien dire. Il faut questionner tous ces moments, des moments un peu gris comme ça, où on ne sait pas bien ce qu'on éprouve, mais on sent juste confusément que quelque chose ne va pas. Cette confusion, c'est bien d'essayer de l'éclaircir et peut-être parfois de la lier à des actes, à des décisions. ***  Retrouvez Blandine Rinkel : Instagram @blandinerinkel @interieur.nuit @catastrophez Substack @Intérieur nuit Podcast @Intérieur jour La Faille, 2025 Vers la violence, 2022 Le nom secret des choses, 2019 L’abandon des prétentions, 2017 Le sens de l’eau, 2026 A-t-on encore le droit de changer d’avis ? 2023 Les abus gris, 2022 Tout tremble, 2021 ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : mylanpoulain@gmail.com Instagram @artiste.unvraimétier   ***   Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr
  6. #15 – Comprendre et ne pas juger ! Je cherche l’humanité nue, à l’état brut – Arthur Frayer-Laleix – Reporter, Écrivain, Scénariste (3/3)

    Apr 29

    #15 – Comprendre et ne pas juger ! Je cherche l’humanité nue, à l’état brut – Arthur Frayer-Laleix – Reporter, Écrivain, Scénariste (3/3)

    -Enregistré en mars 2026-   L’Artiste dans le monde   Ce qui me touche dans le sujet de la prison, c'est ce rapport à la justice, à l'injustice et à l'humanité. La prison est un révélateur d'humanité. L’humain est tout de suite confronté à lui-même, à sa condition humaine. Les hommes se révèlent très rapidement. On se met à nu vite. Une humanité très très brute, très nue.   C'est une suspension du jugement, chercher l'humanité, même chez des gens très différents, essayer de comprendre les motivations profondes des gens et les exposer comme ça. Ce que j'essaie de faire dans La Cellule, le roman que je viens de publier, c'est d'être minimaliste sur les motivations des gens. Je pense que les actes disent beaucoup des gens. Plutôt que de chercher toujours plus de réalisme que de naturalisme. Le naturalisme qui cherche à expliquer par le contexte les attitudes des gens, je trouve que c'est un peu dommage parfois en fiction, j'aime ce réalisme un peu brut qui nous saute à la gueule et qui montre l'humain. Il y a des œuvres fantastiques là-dessus : 12 hommes en colère, Le voleur de bicyclette, Les 400 coups ; des œuvres qui marquent parce que ça parle de l'homme sans jugement. Et l'humanité, on peut avoir de belles idées, des principes, c'est très important d'en avoir, mais il n'y a que confronté au réel…   ***   Retrouvez Arthur Frayer-Laleix : Instagram @arthurfray Linkedin @ArthurFrayer-Laleix   La Cellule – Rivages/Noir – 2026 Et les blancs sont partis – Fayard – 2021 Dans la peau d’un migrant – Fayard – 2015 J’ai vu des hommes tomber – Don Quichotte - 2012 Dans la peau d’un maton – Fayard & J’ai Lu – 2011   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : mylanpoulain@gmail.com Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    55 min
  7. #14 – Il faut avoir vécu avant d'écrire ! C’est pas un hasard si j'écris mon 1er roman à 40 ans passés – Arthur Frayer-Laleix – Reporter, Éc

    Apr 29

    #14 – Il faut avoir vécu avant d'écrire ! C’est pas un hasard si j'écris mon 1er roman à 40 ans passés – Arthur Frayer-Laleix – Reporter, Éc

    -Enregistré en mars 2026-   Les coulisses de fabrication de la création   Si la littérature américaine est quand même assez exceptionnelle, c'est qu’il y a une vraie tradition de ces auteurs qui ont bourlingué, qui ont fait mille petits boulots, qui ont été serveurs, qui ont bossé sur les chantiers, qui ont fait de l'intérim. Ils ont une expérience de la vie. Et quand cette expérience de la vie des petites gens de la galère se double de gens qui prennent des codes, qui apprennent les codes de l'écriture, ça fait des romans fantastiques et c’est quand même différent d'un auteur français qui serait agrégé de littérature et qui écrirait, parce qu'il connaît Proust sur le bout des doigts. Allez bosser en intérim avant d'écrire des romans, c'est quand même bien plus intéressant. Il y a plus de choses à raconter que de sortir de la fac. Les deux sont complémentaires, mais il faut vivre !   ***   Retrouvez Arthur Frayer-Laleix : Instagram @arthurfray Linkedin @ArthurFrayer-Laleix   La Cellule – Rivages/Noir – 2026 Et les blancs sont partis – Fayard – 2021 Dans la peau d’un migrant – Fayard – 2015 J’ai vu des hommes tomber – Don Quichotte - 2012 Dans la peau d’un maton – Fayard & J’ai Lu – 2011   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : mylanpoulain@gmail.com Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1h 6m

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