Un verre d’eau renversé, un ton d’impatience qui sort avant d’avoir été décidé, et la reconnaissance soudaine : c’est la voix de sa mère. L’autrice avait pourtant promis. Cet épisode s’appuie sur le concept des “fantômes dans la chambre de bébé” de la psychiatre Selma Fraiberg pour expliquer pourquoi ce sont les émotions non traitées, et non les souvenirs, qui se transmettent, et sur les recherches de la psychologue Mary Main sur l’entretien d’attachement adulte pour documenter un paradoxe : ce n’est pas la difficulté de l’enfance qu’on a eue qui détermine ce qu’on transmet, mais la capacité à en faire un récit cohérent et nuancé. La promesse, sans le travail de compréhension, change très peu de chose. Sources des études citées : - Fraiberg, S., Adelson, E., & Shapiro, V. (1975). Ghosts in the nursery: A psychoanalytic approach to the problems of impaired infant-mother relationships. Journal of the American Academy of Child Psychiatry, 14(3), 387–421. - Main, M., Kaplan, N., & Cassidy, J. (1985). Security in infancy, childhood, and adulthood: A move to the level of representation. Monographs of the Society for Research in Child Development, 50(1-2), 66–104. - Belsky, J., Jaffee, S., Sligo, J., Woodward, L., & Silva, P. (2005). Intergenerational transmission of warm-sensitive-stimulating parenting: A prospective study of mothers and fathers of 3-year-olds. Child Development, 76(2), 384–396. Daronnades de comptoir, c'est un podcast fait par une daronne qui se pose plein de questions. Je suis Mouna Mkinsi, et chaque épisode, je prends un paradoxe de parent, je le retourne dans tous les sens avec mes propres contradictions, je le nourris de recherches et d'études, et je vous le rends tel quel : pas résolu, mais exploré à fond. En quelques minutes. Parce que le temps des parents, ça ne se gaspille pas. Bonne écoute :) Si ces réflexion résonnent, partagez-les autour de vous. Vous pouvez aussi me suivre sur Tiktok ou sur Youtube. Je vous attends ❤️ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.