Avenir Commun Durable (2025-2026) - Claude Grison

La chaire annuelle Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France et de ses grands mécènes la Fondation Covéa et TotalEnergies. Écologie scientifique et chimie du Vivant : une symbiose au cœur du développement durable Biographie Claude Grison est directrice de recherche au CNRS et directrice du Laboratoire de chimie bio-inspirée et innovations écologiques. Elle est à l'origine du concept de l'Ecocatalyse®, qui a fait émerger un nouvel axe de recherche à l'interface de la chimie bio-inspirée et de l'écologie scientifique. Il correspond à une approche globale du développement durable débouchant aujourd'hui sur l'élaboration d'une nouvelle filière verte, qui s'appuie sur la restauration écologique des écosystèmes terrestres et aquatiques pollués, la conservation des zones humides soumises au développement incontrôlé d'espèces envahissantes, et une valorisation chimique et économique inédite des phytotechnologies développées au service de la biodiversité. Ses activités de recherche ont conduit à la création de trois entreprises : Stratoz, BIOINSPIR et Laboratoires Bioprotection. Claude Grison est l'auteur de cent quatre-vingt-quatorze publications et ouvrages, quarante-sept brevets et deux cent trente-huit conférences. Ses travaux ont été récompensés par quinze prix scientifiques dont le prix de la Femme d'influence (Économie) 2023, le prix de l'Inventeur européen 2022, le prix A. Joannides de l'Académie des sciences 2016, le prix Homme-Nature de la Fondation Sommer 2016 et la médaille de l'innovation du CNRS 2014. Claude Grison est membre de l'Académie des sciences, de l'Académie nationale de pharmacie et de l'Académie européenne des sciences.

  1. May 26

    Colloque - Symbioses : Conflits géopolitiques et concurrences économiques : la coopération comme intérêt bien compris

    Claude Grison Collège de France Avenir Commun Durable (2025-2026) Année 2025-2026 Colloque - Symbioses : du mutualisme plantes/microbes à l'économie symbiotique et de la coopération Sébastien Treyer : Conflits géopolitiques et concurrences économiques : la coopération comme intérêt bien compris Sébastien Treyer Directeur général de l'IDDRI, Institut du développement durable et des relations internationales Résumé Dans une période d'accumulation continue de crises politiques, militaires, économiques et climatiques, la sécurisation économique est devenue une priorité pour l'ensemble des grandes régions. La course aux politiques industrielles et aux coups de force sur les ressources qui en découle semble rendre inutile tout effort de coopération, de solidarité entre les pays, et la prise en compte de la durabilité sociale et environnementale. À partir de travaux récents au service du G20 et du G7, cette conférence vise à montrer les nombreux points d'entrée qui permettent de défendre que la coopération, pluri- ou même multilatérale, est plus avantageuse en termes de sécurité et d'intérêt individuel, que le pur exercice de la force. Sébastien Treyer Sébastien Treyer est directeur général de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), le think tank français sur les négociations internationales sur le développement durable. À ce titre, il anime des dialogues entre grandes régions économiques sur la convergence d'intérêts pour la protection du climat et de la biodiversité, mais aussi pour la coopération multilatérale en matière de sécurisation économique, à l'interface entre G7, G20, institutions de Bretton Wood, et système onusien. Il est ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, ancien élève de Polytechnique, et docteur en gestion de l'environnement.

  2. May 26

    Colloque - Symbioses : L'économie symbiotique : la nature de l'avenir ?

    Claude Grison Collège de France Avenir Commun Durable (2025-2026) Année 2025-2026 Colloque - Symbioses : du mutualisme plantes/microbes à l'économie symbiotique et de la coopération Isabelle Delannoy : L'économie symbiotique : la nature de l'avenir ? Isabelle Delannoy Ingénieure agronome, cofondatrice de l'entreprise symbiotique, professeure affiliée au CNAM Résumé Depuis les années 1960-1970 trois révolutions se sont produites dans notre façon de faire économie vers une économie durable. La première touche notre rapport au vivant, la seconde se rapporte à l'industrie et la troisième aux rapports sociaux. La théorie symbiotique est conceptualisée à partir de l'observation de leurs pratiques. Elle montre qu'ensemble, elles signent une seule et même économie, car on peut les décrire selon six mêmes principes. Le respect de ces principes est à la base de la création d'impacts majoritairement positifs sur le vivant et la société. Ils décrivent une économie tout à fait nouvelle, régénérative de ses ressources, ancrée aux territoires et évoluant en symbiose avec eux. Les entreprises et les territoires s'inspirant de l'économie symbiotique ou dont les modèles de développement répondent à ses principes montrent une nouvelle voie : ils réinscrivent l'économie dans les équilibres planétaires tout en répondant à leurs enjeux dans un monde incertain. Isabelle Delannoy Isabelle Delannoy est engagée depuis trente-cinq ans dans la transition écologique. En 2017, elle publie L'Économie symbiotique (Actes Sud), une théorie intégrative des pratiques régénératives, qui met en évidence l'émergence au niveau mondial d'une économie régénérative des écosystèmes vivants et sociaux, et en définit les principes et les lois. Elle est professeure affiliée au CNAM. Elle est cofondatrice de l'entreprise symbiotique qui accompagne des projets pilotes régénératifs territoriaux et entrepreneuriaux. Elle a été invitée à donner plusieurs centaines de conférences en France et à l'international (Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Afrique, Japon) pour présenter les conclusions de ses travaux. Isabelle a également écrit en 2009 le film Home de Yann Arthus-Bertrand, un état des lieux de notre planète, vu par un milliard de personnes.

  3. May 26

    Colloque - Symbioses : La lente émergence de la pensée sur la coopération

    Claude Grison Collège de France Avenir Commun Durable (2025-2026) Année 2025-2026 Colloque - Symbioses : du mutualisme plantes/microbes à l'économie symbiotique et de la coopération Marc-André Selosse : La lente émergence de la pensée sur la coopération Marc-André Selosse Professeur au Muséum national d'histoire naturelle, membre de l'Académie d'agriculture, président de BioGée Résumé Pourquoi les théories scientifiques abordant la coopération entre organismes n'ont-elles émergé qu'à la fin du XIXe siècle, alors que compétition et parasitisme étaient déjà assez connus pour avoir été pris en compte par la théorie de l'évolution ? À cette époque, les notions de mutualisme, de symbiose et d'endosymbiose se heurtaient à la théorie de l'évolution de Darwin, et à des prédictions pas toujours exactes ni vérifiées (théorie endosymbiotique, par exemple) : cela ralentira leur diffusion, rendue conflictuelle. Pourtant, nul hiatus, vu d'aujourd'hui. Il faudra tout le XXe siècle pour résoudre le paradoxe de la coopération, un équilibre délicat entre coûts et bénéfices, tricheurs et altruistes. Les théories modernes de l'évolution expliquent à présent la persistance de la coopération entre organismes vivants au fil de l'évolution, sur des durées supérieures à celle du parasitisme. Marc-André Selosse Marc-André Selosse, né le 29 mars 1968, est professeur du Muséum national d'histoire naturelle à Paris et à l'université de Gdansk (Pologne), où il dirige des équipes de recherche. Il a été professeur aux universités de Viçosa (Brésil) et Kunming (Chine) ; il est chargé de cours à l'École normale supérieure, Science Po et aux hautes études commerciales (HEC). Ses travaux portent sur l'écologie et l'évolution des associations à bénéfices mutuels (symbioses). Mycologue et botaniste, il travaille en particulier sur les symbioses mycorhiziennes qui unissent des champignons du sol aux racines des plantes

  4. May 26

    Colloque - Symbioses : du mutualisme plantes/microbes à l'économie symbiotique

    Claude Grison Collège de France Avenir Commun Durable (2025-2026) Année 2025-2026 Colloque - Symbioses : du mutualisme plantes/microbes à l'économie symbiotique et de la coopération Claude Grison : Symbioses : du mutualisme plantes/microbes à l'économie symbiotique Claude Grison Directrice de recherche, CNRS, directrice du Laboratoire de chimie bioinspirée et innovations écologiques, professeure invitée du Collège de France Résumé Le Vivant est animé d'une vie secrète faite de rencontres, d'interactions et d'associations parfois insoupçonnées. Ces interactions biotiques peuvent être bénéfiques, sans effet ou néfastes. Globalement, les interactions sont le plus souvent à bénéfices réciproques (mutualisme), car la sélection naturelle conduit à des adaptations qui réduisent ou éliminent l'impact des interactions antagonistes. Ces interactions biologiques positives créent une relation étroite et durable entre deux individus, matérialisée par un échange de service non obligatoire (coopération) ou une relation vitale (symbiose). Quelques exemples concrets illustreront l'importance de ces interactions du Vivant, en particulier quand il est soumis au stress qu'on lui impose. Il s'agira notamment de mieux comprendre les relations symbiotiques entre une des rares légumineuses devenue hyperaccumulatrice d'éléments métalliques et une bactérie du genre rhizobium capable de survivre dans un milieu très pollué. Dans un second temps, il sera montré comment cette association est devenue le point de départ de la restauration d'un sol très dégradé. Enfin, les résultats de cette restauration écologique sont à l'origine d'une nouvelle économie de type symbiotique : l'écosystème recréé génère une ressource minérale précieuse et valorisée selon le concept de l'écocatalyse. Cette association bénéfique entre l'activité humaine et la Nature est génératrice d'une économie régénérative capable de remplacer le modèle extractif. Présentation du colloque Le Vivant est animé d'une vie secrète faite de rencontres, d'interactions et d'associations parfois insoupçonnées. Ces interactions biotiques peuvent être bénéfiques, sans effet ou néfastes. Globalement, les interactions sont le plus souvent à bénéfices réciproques (mutualisme), car la sélection naturelle conduit à des adaptations qui réduisent ou éliminent l'impact des interactions antagonistes. Ces interactions biologiques positives créent une relation étroite et durable entre deux individus, matérialisée par un échange de service non obligatoire (coopération) ou une relation vitale (symbiose). Quelques exemples concrets illustreront l'importance de ces interactions du Vivant, en particulier quand il est soumis au stress qu'on lui impose. Il s'agira notamment de mieux comprendre les relations symbiotiques entre une des rares légumineuses devenue hyperaccumulatrice d'éléments métalliques et une bactérie du genre rhizobium capable de survivre dans un milieu très pollué. Dans un second temps, il sera montré comment cette association est devenue le point de départ de la restauration d'un sol très dégradé. Enfin, les résultats de cette restauration écologique sont à l'origine d'une nouvelle économie de type symbiotique : l'écosystème recréé génère une ressource minérale précieuse et valorisée selon le concept de l'écocatalyse. Cette association bénéfique entre l'activité humaine et la Nature est génératrice d'une économie régénérative capable de remplacer le modèle extractif. Intervenants Claude Grison, directrice de recherche, CNRS, directrice du Laboratoire de chimie bioinspirée et innovations écologiques, professeure invitée du Collège de France Marc-André Selosse, professeur au Muséum national d'Histoire naturelle, membre de l'Académie d'Agriculture, président de BioGée Isabelle Delannoy, ingénieure agronome et présidente de l'Entreprise Symbiotique Sébastien Treyer, directeur général de l'IDDRI, Institut du développement durable et des relations internationales

  5. May 19

    08 - Écologie scientifique et chimie du vivant : une symbiose au cœur du développement durable : L'écocatalyse, une révolution verte et durable en chimie

    Claude Grison Collège de France Avenir Commun Durable (2025-2026) Année 2025-2026 08 - Écologie scientifique et chimie du vivant : une symbiose au cœur du développement durable : L'écocatalyse, une révolution verte et durable en chimie Résumé Face à un diagnostic écologique alarmiste, il est urgent de faire évoluer nos modes de fonctionnement et de production vers une croissance mutuelle et harmonieuse de l'économie et des écosystèmes naturels. Nous montrerons comment des solutions inspirées, voire fondées sur la nature, pour conserver et restaurer des écosystèmes menacés par les activités humaines, peuvent être source de solutions nouvelles pour une chimie respectueuse de la nature. En effet, les capacités remarquables d'adaptation de certaines espèces végétales au stress auquel on les soumet génèrent des biomasses aux structures minérales uniques et inhabituelles. Il est possible de transformer les minéraux des espèces végétales en catalyseurs métalliques biosourcés pour la chimie inorganique et organique. Cette approche originale constitue le premier exemple de catalyse chimique métallique d'origine végétale : l'écocatalyse. L'écocatalyse a créé un changement de paradigme : les biomasses gorgées de métaux de transition pour restaurer les sols, dépolluer les systèmes aquatiques et protéger les zones humides ne sont pas des déchets, mais des systèmes naturels de restauration des écosystèmes qui possèdent une haute valeur ajoutée pour préparer des molécules utiles à notre santé, notre bien-être et pour la chimie fine. Il devient ainsi possible de soutenir les solutions écologiques, en transformant les biomasses végétales générées en des matières premières incontournables de la chimie durable, les écocatalyseurs. L'utilisation de ces écocatalyseurs en chimie organique est réalisée avec un engagement environnemental inégalé, qui dépasse les principes de la chimie verte.

  6. May 12

    Séminaire - Arnaud Albert : Quelles actions à mener pour la prévention de l'introduction des espèces exotiques envahissantes ?

    Claude Grison Collège de France Avenir Commun Durable (2025-2026) Année 2025-2026 Écologie scientifique et chimie du vivant : une symbiose au cœur du développement durable Séminaire - Arnaud Albert : Quelles actions à mener pour la prévention de l'introduction des espèces exotiques envahissantes ? Arnaud Albert Chargé de mission et de recherche, Office français de la biodiversité (OFB) Résumé Cette présentation porte sur les textes, les outils et les actions qui sont utilisés et menés pour prévenir et gérer les introductions d'espèces exotiques envahissantes, notamment en ce qui concerne la règlementation, la biosécurité, la sensibilisation et la mobilisation. Arnaud Albert Ingénieur en agronomie diplômé de l'Institut agro de Rennes et docteur en biologie diplômé de l'université de Montréal, spécialisé en écologie végétale et en écologie des invasions, Arnaud Albert est actuellement chargé de mission et de recherche sur les espèces exotiques envahissantes (EEE) à l'Office français de la biodiversité (OFB), au sein de la Direction de la recherche et de l'appui scientifique (DRAS), dans le Service sur la conservation et la gestion des espèces à enjeux (SEE). Il a le rôle d'expert-référent national sur les plantes exotiques pour l'établissement. Il est notamment l'un des copilotes du Centre national de ressources sur les espèces exotiques envahissantes (CDR EEE) qui est copiloté par l'OFB et le comité français de l'UICN. Il est également en charge d'animer au niveau national le réseau des référents sur les plantes exotiques envahissantes du réseau des Conservatoires botaniques nationaux (CBN). Il coordonne plusieurs projets et études de recherche et développement sur les EEE, en particulier sur de nouvelles techniques de suivi, de gestion et de traitement des EEE.

  7. May 12

    07 - Écologie scientifique et chimie du vivant : une symbiose au cœur du développement durable : Zones humides et espèces exotiques envahissantes : vers des solutions naturelles économiquement viables ?

    Claude Grison Collège de France Avenir Commun Durable (2025-2026) Année 2025-2026 07 - Écologie scientifique et chimie du vivant : une symbiose au cœur du développement durable : Zones humides et espèces exotiques envahissantes : vers des solutions naturelles économiquement viables ? Résumé Les zones humides constituent les plus grands réservoirs de matière organique carbonée. Elles contribuent à l'atténuation des phénomènes climatiques extrêmes (inondations et sécheresses), à la purification de l'eau et à la préservation de la biodiversité. Cependant, 85 % des zones humides ont été perdues en trois cents ans ; elles continuent de disparaître trois fois plus rapidement que les forêts. Depuis les années 1970, un problème supplémentaire a été mis en évidence : le nombre d'espèces exotiques envahissantes dans les zones humides et les milieux aquatiques a augmenté de 70 %. Il s'agit d'un des cinq facteurs responsables du déclin de la biodiversité. Selon le rapport mondial sur la valorisation de la ressource en eau de 2018, le fait de « travailler avec la nature, et non contre elle, préserverait le capital naturel et soutiendrait une économie circulaire » utilisant les ressources de manière efficace mais durable. Les solutions fondées sur la nature peuvent à la fois s'avérer viables et fournir des avantages sur le plan environnemental, social et économique. Des technologies récentes conciliant solutions écologiques et valorisation en chimie durable seront présentées. Quelques exemples démonstratifs illustreront l'intérêt de telles démarches.

  8. May 5

    Séminaire - Martine Hossaert : Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) et les sols : un partenariat essentiel

    Claude Grison Collège de France Avenir Commun Durable (2025-2026) Année 2025-2026 Écologie scientifique et chimie du vivant : une symbiose au cœur du développement durable Séminaire - Martine Hossaert : Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) et les sols : un partenariat essentiel Martine Hossaert Directrice de recherche émérite, CNRS Résumé Le sol constitue une entité vivante et dynamique dont l'intégrité fonctionnelle est compromise par des pressions anthropiques croissantes, qu'elles soient issues par exemple de l'intensification agricole ou de l'artificialisation urbaine. En tant que socle fondamental de la durabilité, la santé des sols conditionne le maintien de services écosystémiques vitaux, allant de la régulation des cycles biogéochimiques à la gestion du cycle de l'eau, à l'atténuation des effets du changement climatique et la préservation de la biodiversité. Dans ce contexte, le déploiement de Solutions fondées sur la Nature (SfN) s'impose comme une stratégie transformatrice indispensable pour restaurer la qualité et la santé des sols, des ressources souvent sous-estimées, mais d'une importance capitale pour le fonctionnement des écosystèmes. Les Solutions fondées sur la Nature représentent une approche stratégique pour relever les défis sociétaux majeurs en s'appuyant sur les écosystèmes. Elles doivent répondre à des défis sociétaux, économiques et environnementaux de manière efficace et adaptative, tout en assurant le bien-être humain et en produisant des bénéfices pour la biodiversité. Elles offrent une gamme étendue d'applications pour améliorer la santé et la gestion durable des sols à travers divers écosystèmes et contextes. En retour, l'intégration de la dimension « sol » est indispensable dans la conception et la mise en œuvre des Solutions fondées sur la Nature. Reconnaître et investir dans la santé des sols n'est pas seulement un bénéfice pour l'environnement, mais une condition essentielle pour l'efficacité à long terme des SfN face aux défis complexes du XXIe siècle, qu'il s'agisse du changement climatique, de la perte de biodiversité ou de la sécurité alimentaire et hydrique. En protégeant et en restaurant nos sols, nous posons les fondations d'un avenir plus durable et résilient. Cet enjeu est au cœur des priorités du Programme exploratoire de recherche SOLU-BIOD que nous illustrerons à l'aide d'exemples concrets en France et au niveau international. Nous discuterons également des défis et freins liés à l'adoption et mise en œuvre des SfN ainsi que des politiques publiques qui vont permettre leur promotion. Martine Hossaert Martine Hossaert est directrice de recherche émérite et conseillère scientifique du CNRS Écologie et Environnement. Elle est spécialiste de l'écologie chimique, c'est-à-dire du rôle des signaux chimiques et des défenses dans la médiation des interactions entre les organismes, et plus particulièrement dans le cadre des interactions mutualistes. Elle a été moteur dans la création d'une communauté d'écologie chimique en France par la création de groupe de recherche et la publication d'ouvrages scientifiques et de vulgarisation dans ce domaine. Récemment, elle a été nommée directrice du programme exploratoire de recherche SOLU-BIOD pour coordonner un programme de neuf ans sur les Solutions fondées sur la Nature. SOLU-BIOD a pour objectif une intégration systémique des solutions fondées sur la nature dans les actions de conservation et de restauration. Il permet de stimuler une recherche interdisciplinaire innovante sur les solutions fondées sur la nature afin de répondre aux défis environnementaux et sociétaux actuels.

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La chaire annuelle Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France et de ses grands mécènes la Fondation Covéa et TotalEnergies. Écologie scientifique et chimie du Vivant : une symbiose au cœur du développement durable Biographie Claude Grison est directrice de recherche au CNRS et directrice du Laboratoire de chimie bio-inspirée et innovations écologiques. Elle est à l'origine du concept de l'Ecocatalyse®, qui a fait émerger un nouvel axe de recherche à l'interface de la chimie bio-inspirée et de l'écologie scientifique. Il correspond à une approche globale du développement durable débouchant aujourd'hui sur l'élaboration d'une nouvelle filière verte, qui s'appuie sur la restauration écologique des écosystèmes terrestres et aquatiques pollués, la conservation des zones humides soumises au développement incontrôlé d'espèces envahissantes, et une valorisation chimique et économique inédite des phytotechnologies développées au service de la biodiversité. Ses activités de recherche ont conduit à la création de trois entreprises : Stratoz, BIOINSPIR et Laboratoires Bioprotection. Claude Grison est l'auteur de cent quatre-vingt-quatorze publications et ouvrages, quarante-sept brevets et deux cent trente-huit conférences. Ses travaux ont été récompensés par quinze prix scientifiques dont le prix de la Femme d'influence (Économie) 2023, le prix de l'Inventeur européen 2022, le prix A. Joannides de l'Académie des sciences 2016, le prix Homme-Nature de la Fondation Sommer 2016 et la médaille de l'innovation du CNRS 2014. Claude Grison est membre de l'Académie des sciences, de l'Académie nationale de pharmacie et de l'Académie européenne des sciences.

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