FouQuiDit poésie Podcast

FouQuiDit poésie thérapie

FouQuiDit poésie Crue. Sans filtre. Non linéaire. Qui dit tout pour guérir fouquidit.substack.com

  1. May 24

    Blessure familiale

    poème FouQuiDit thérapie: Ma famille douce comme la camomille La douceur peut faire mal, l’habileté de la parole peut rendre folle. L’articulation, les analyses et l’expertise peuvent faire que tu dégringoles. C’est une guerre mentale où celui qui perd devient problématique. La logique est tellement logique qu’elle devient illogique. Les Advils font partie de la routine pour soulager cette surcharge mentale. Tout devient flou, je perds mon sens d’être. Je deviens quelqu’un de bête. Mes limites seront délimitées par cette autorité qui dit connaître la vérité. Mes pensées et comment je suis seront pendant longtemps délimitées par cette autorité. On ne peut pas la contrarier ni la confronter. Si tu la confrontes, une série de dialogues articulés avec des termes élaborés vont essayer de t’amadouer et te rendre confuse jusqu’à reprendre le contrôle de la situation. Ce contrôle qui m’a étouffée et qui me criait à l’oreille de s’enfuir à l’horizon. Car dans cette maison qui est bien grande et accueillante, elle me rend méfiante. Comme les asiles où le terrain est vaste et magnifique. De grands espaces verts, mais difficile de s’en échapper, ce qui fait perdre son aspect magique. On est à Shutter Island. Tu te convaincs de savoir qui tu es. Tu te convaincs que tes émotions, tu les connais. Tu te convaincs que tu sais qui tu es. Mais cette langue articulée, pleine d’expertise, te dit que tu es quelqu’un d’autre qui ne concorde pas avec ta réalité. Un conflit entre deux réalités opposées s’installe. Cette confusion crée une interférence dans la télévision qui ne capte plus ton signal. La télé griche et le monde devient noir et gris. Je me sens aigrie. Je perds mes repères et cette maison grande et accueillante est maintenant mon signal. Comme à l’asile, nous sommes logés, nourris et écoutés. Mais cette écoute a une particularité: cette écoute est là pour nous corriger et nous ramener à la réalité. Elle nous guide en écoutant et observant notre comportement en toute bonne volonté, pour nous diagnostiquer. On ne m’a jamais insultée ni frappée. Tout est resté professionnel, sans agressivité. Mais on m’a diagnostiquée. J’ai plusieurs diagnostics comorbides. Lorsque j’oublie une demande ou que je ne devine pas ce que je dois faire, je suis égoïste et je n’aime pas l’autre. Lorsque je ne pense pas assez à ce dont l’autre a besoin spontanément, je suis encore dans les critères diagnostiques de l’égoïste. Lorsque mon avis diffère de la réalité de cette maison, je suis diagnostiquée d’un trouble d’opposition ou d’un trouble de l’autorité. Je suis prise au piège. Les émotions négatives s’accumuleront et feront un effet boule de neige. Mes défauts me donneront un diagnostic général qui pèsera sur mes épaules, devenant honte. J’ai honte d’être imparfaite. J’ai honte de ne pas me sentir comme je le devrais et j’ai honte d’avoir des émotions intenses. Car dès que je réagis, c’est fini. Dès que j’exprime une différence, je suis finie. On me diminue jusqu’à ce que j’abandonne l’idée provenant de moi et que j’accepte le diagnostic enfin, espérant me permettre de partir et gagner la paix. C’est ma façon de fuir. Ma détresse est un symptôme de maladie mentale. On me conseille une tisane de camomille et de me rappeler à quel point je suis chanceuse d’être dans cette belle maison qui préserve ma santé mentale. Cette tisane qui me réchauffe le cœur me fait oublier le chaos insidieux. Cette expertise me donne confiance et m’a rassurée. Plus le temps passe, la tisane devient froide, puis tiède. Elle n’arrive plus à réchauffer ce cœur, tellement il est chaud de colère. Ma personne n’est pas respectée, mes limites dépassées, je suis dans la misère. Ma méfiance a grandi et prend toute la place. Je recherche la validité, la proximité, puis je m’enfuis de peur que mes maladies mentales soient dévoilées et qu’on me dise que je dois être incarnée. Je préfère être dans le flou que de risquer de savoir que je dois être incarnée. Malgré ma peur des diagnostics, j’ai la conclusion d’avoir un complexe d’infériorité. Mais selon les experts, ce n’est pas une peur d’être rabaissée ou méprisée, ou rejetée, ou invalidée par mon manque d’expertise, mais bien de la jalousie. Je souffre d’une envie d’être comme les experts. Selon les experts en la matière. L’argument principal ? Être diplômé dans un domaine surspécialisé en santé mentale. C’est pourquoi ils ont raison sur mes émotions et que ce n’est pas sauter à des conclusions, ni de la projection. Bon, hahaha, ce fameux poème, c’est comme l’origine de mes blessures. C’est la fameuse dynamique avec les parents, ceux avec qui on a grandi. Je tiens à dire que toute situation est grise : je faisais ressortir ma perception des choses, ma propre vérité sur ce que je n’aimais pas, ce qui me critiquait ou ce qui m’a blessée. Sachez que ça va là, on s’aime et tout, mais il y a des tensions et des problèmes parce qu’on est humains. Mon problème, avant, c’est que je n’arrivais pas à les identifier, ces problématiques. En partie parce qu’ils jouent bien leur jeu de bon samaritain et qu’il est plus difficile de voir les attaques. Mes blessures ont donc été engourdies, si on veut, et c’est à ce moment-là que je me suis réveillée, en arrêtant de boire leur camomille (leur salade). Mon but, en fait, c’est de parler des blessures qui font aussi mal qu’une insulte ou un coup, mais qui sont insidieuses et cachées. Ma difficulté, c’est que j’étais la seule à me plaindre et à crier les problèmes. Il était difficile d’en parler, car c’était élaboré et intellectuel. Donc, en vrai, j’espère juste que ça va valider certains d’entre vous qui ont été dans une dynamique similaire, pour que vous sachiez que vous n’êtes pas fous, que votre réalité est tout aussi réelle et qu’elle est valide. Bon, c’est sûr que si vous croyez être un sofa, là, franchement, je ne peux rien faire pour vous. Mais je crois que vous comprenez le contexte et la nuance de la validation. La « camomille » comme anesthésie sociale Comme je l’ai dit plus haut, la violence n’était pas directe (ni insultes ni coups) et ne laissait la plupart du temps pas de traces, excepté mes pleurs et mes cris. Je la décris comme de la camomille, censée apaiser, mais qui est ici toxique. La « douceur » et la « bonne volonté » sont leurs armes, ou plutôt leur bouclier. Ils t’accueillent avec l’abondance : une maison, du confort, une oreille attentive, mais cette écoute sert à t’endormir. Elle sert à pointer tes vulnérabilités comme des symptômes, elle sert à t’endormir pour que ton individualité se conforme au système établi. Je n’avais pas un parent qui me disait juste : « Tu n’as pas raison, je suis ton parent ». Ils utilisaient plutôt leur rôle de bon thérapeute, un vocabulaire soigné dont il est difficile de percevoir la violence derrière les mots qui sortent si doucement. Tout cela pour m’enlever le droit de souffrir (m’endormir à la camomille), car je devais m’estimer chanceuse et reconnaissante de tout le bien qu’ils me faisaient. J’en ai déjà un peu parlé, mais l’expertise peut être une arme dangereuse si elle est mal utilisée. L’articulation et l’habileté de la parole m’amenaient à être troublée et à me remettre en question constamment. Mes limites ou mes besoins étaient minimisés, et on voyait mes émotions (colère ou tristesse) comme des symptômes. C’est une prison émotionnelle où chaque mot peut être retenu contre toi dans ton « dossier médical familial ». Je ne crois pas qu’ils faisaient cela consciemment ; je crois simplement que leur métier leur permettait d’intellectualiser et de contre-attaquer en force, hahahah, et tout cela dans la subtilité, surtout face à un jeune enfant. La métaphore de Shutter Island Je fais allusion au film Shutter Island, car le personnage ne sait plus si c’est lui qui est fou ou si c’est l’hôpital qui le rend fou. Il y a comme une « interférence », mon signal interne triche parce que l’autorité extérieure est trop forte. Je finis par avoir honte de mes émotions parce qu’elles sont jugées « anormales » par les « experts ». En vrai, j’explique aussi que leur expertise leur donnait une autorité supplémentaire sur mes émotions et mon psychisme, en plus d’être mes parents. C’est comme si l’emprise sur moi devenait plus forte et qu’il était difficile de s’en défaire. Alors qu’au fond, ce ne sont que des parents, des humains qui vivent comme nous pour la première fois sur Terre. Passage de la chaleur à la colère Lorsque je parle de la tisane qui refroidit : au début, j’accepte la tisane (le réconfort, le diagnostic, la sécurité). Par la suite, mon cœur devient « trop chaud » de colère pour que la tisane fasse encore effet. En fait, à force de voir mes besoins ou mes limites ignorés, ma colère montait, et leurs essais pour me calmer et me conditionner ne marchaient plus. Il m’arrivait d’exploser en crise et de ne pas trop savoir pourquoi j’étais autant en colère. Maintenant, je vois bien qu’en réalité, la paix qu’on m’offrait était une soumission. Je crois que ma colère m’a sauvée de la camomille, hahah. Malgré les tempêtes que cela a causées, je suis contente de cette colère qui, je crois, m’a protégée. En conclusion Dans cette maison, avoir raison était plus important que l’individualité, hahah. Le diplôme était utilisé pour écraser le ressenti. À la fin de mon poème, je parle de « jalousie », ce qui est ironique et montre à quel point les experts ne comprennent pas. On pense que je suis jalouse d’eux, plut

    34 min
  2. May 17

    La fin de la relation: la pression tombe

    Poème FouQuiDit thérapie: Guarded Guarded Je me sens soulagée d’être détachée. Mes épaules sont devenues légères. On leur a retiré ce poids de responsabilité. Cette solitude réduit ce sentiment de manque. Je suis de retour, me revoilà vivante. Quand je suis seule, je ne déçois personne. Je suis assez, Je peux exister. La solitude m’invite à bras ouverts dans la liberté. Je peux déposer les masques et mes épaules. Je suis enfin sortie de la taule, Je peux détendre ma nuque, Je relâche mon buste. Ma créativité revient, je me sens bien. La fatigue et les humeurs désagréables peuvent venir, Mais ça ne me fait pas autant souffrir. Être avec l’autre me donne l’impression de retomber, de me caler. Mon dos se courbe, la charge est lourde. Je suis fatiguée et tourmentée. Les masques restent plus longtemps, Elle part plus longtemps. Les charges s’accumulent sans se décharger, Je n’ai plus l’énergie pour créer, J’étouffe, je perds ma liberté, Suivie de mon identité. On me dit comment je suis. Je me sens incomprise, Mais je n’ai plus l’énergie. Je ne me défendrai pas. De toute façon, tu n’y parviendras pas. J’ai abandonné cela il y a longtemps. Ça fait une éternité qu'on me dicte qui je suis, Et quand j’affirme qui je suis, on me maudit. Puis, tourmentée, je me demande qui je suis. Je ne veux plus retourner dans cette taule. Je veux prendre soin de mes épaules. Je suis un être libre et léger. Les relations m’enchaînent au sol. Les chaînes sont lourdes, je perds ma légèreté. Je ne regarde plus au loin, mais au sol. J’aimerais quelqu’un qui me permette la liberté. J’ai écrit ce poème il y a à peu près 2 ans, ça passe tellement vite ! Je prévois de faire une série de poèmes plus anciens dans mon recueil ici, car j’aime voir l’évolution de mon écriture, mais aussi l’évolution dans mon parcours. Les poèmes qui s’en viennent seront plus “dark” mais dont je trouve important de parler, car ces textes parlent de l’enfant blessé de FouQuiDit. Il me rappelle mes blessures et d’en prendre soin. Mon enfant va beaucoup mieux, mais il reste un enfant pour toujours. La différence, c’est qu’il y a un adulte maintenant pour mieux le soutenir. Bref, allons-y avec l’analyse de ce fameux poème. J’avais eu une relation compliquée en 2024 et cette relation a mis en lumière certaines blessures que j’avais. Simplement, à ce moment c’était des plaies ouvertes, ce qui m’a permis de les confronter et mieux les comprendre. Le fardeau physique Ce poème exprime le soulagement d’une rupture, comme si être avec l’autre était un fardeau à supporter, un travail temps-plein. Je pensais qu’il fallait donner plus et qu’être simplement moi n’était pas suffisant. Malgré mon désir d’être avec l’autre, je montre qu’être séparé de l’autre m’apporte ce sentiment de liberté et la possibilité d’être simplement moi. Je somatise la tombée de ce fardeau en décrivant la relation comme un travail physique épuisant (épaules lourdes, retire les chaines, etc.) L’effacement de soi Je parle aussi du concept de disparition avec “elle part plus longtemps”. Cela exprime l’effacement de soi. Comme si en présence de l’autre je me mettais un masque, une version acceptable ou utile de moi-même pour l’autre. La vraie moi se retire pour se protéger et assurer que la relation fonctionne. J’ai mieux compris aussi pourquoi moi et d’autres le font. Car on pourrait dire: “mais tu n’as qu’à trouver la personne qui va t’accepter comme tu es! Si ça ne marche pas, ce n’était simplement pas un bon match!” Le problème n’est pas la personne mais la pensée qu’on ne sera jamais assez pour être aimé tout court. Le focus n’est pas sur trouver sa personne, ce qui m’imposait ce poids constant et ce soulagement une fois la relation terminée. L’évasion L’image de la prison (la taule) est associée au fait que les gens me dictent qui je suis. Je me sens enfermée dans une définition de moi-même que je n’aime pas avec l’autre. Une définition plus lourde et négative et lorsque je suis seule, je me libère de cette définition et je me retrouve plus positive. Quand l’autre part, les jugements et leurs attentes disparaissent. C’est l’évasion. L’ambivalence qui est taboue est qu’on peut aimer quelqu’un ou vouloir qu’il reste tout en se sentant libérée quand il n’est plus là. Disons que je n’étais pas trop de style attachement sécure hahahah. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

    18 min
  3. May 10

    Dating pool de bon marché

    Poème FouQuiDit thérapie: Dating pool J’aime le plaisir, le contact et le sexe, Mais j’ai besoin de plus que du latex. Ma libido est au plafond, freinée par mon cortex Aux désirs précis et plus complexes. Avant, je me contentais du SHEIN et du Zara. C’était éphémère, bon marché et accessible. Maintenant, mon intérêt cherche Chanel et Prada: L’intemporel, le haut de gamme et l’inaccessible. J’aimerais pouvoir me contenter du bon marché, Être facilement rassasiée, pour éviter de manquer. Mais cette gamme de produits ne fait que me décevoir. Elle manque de richesse, elle manque de profondeur. Je ne m’excite plus, anticipant le moment dans le miroir Où je témoignerai mon achat, perdant vite sa valeur. L’effet rapide de la mode éphémère: Un emballage soigné qui ne contient que de l’air. Je ne manque pas de souffle pour respirer, Mais je rêve d’un air frais, filtré et de qualité. Un air de qualité, on pourrait s’en passer, Mais, il enrichit chaque souffle pour mieux respirer. L’emballage n’est qu’un gaspillage à déchirer et jeter, L’air à l’intérieur ne fera que m’étouffer. Pourquoi payer pour un emballage qu’on devra jeter, Alors que l’air filtré est un gain à long terme pour ma santé? Je suis impatiente de pouvoir investir en qualité. Mais je dois travailler plus fort pour économiser, Et même l’argent en main, tenir compte de l’exclusivité. Mon impatience ne peut être rassasiée par le bas de gamme. Me voilà en attente, à désirer, à frustrer… je cherche l’âme. Je suis ce mauvais jour de magasinage en friperie, Où l’on essaie une multitude de vêtements choisis, Pour finalement ressortir avec rien qui ne va, Déçue de savoir qu’on ne consommera pas. Analyse : Le dating à l’ère de la fast-fashion J’ai écrit ce poème pour exprimer à quel point le monde du dating est fatiguant et décevant. Je crois qu’avec l’âge, nos standards s’élèvent naturellement, car les exigences de la vie augmentent aussi. J’ai des amies qui envient parfois le célibat et la liberté d’enchainer les aventures, mais la réalité est tout autre : en tant que célibataires — et je parle ici surtout des femmes, puisque c’est à elles que je m’identifie — nous sommes souvent découragées. La plupart des rencontres sont décevantes et le processus est épuisant. Dans ce texte, je fais un parallèle direct avec la fast fashion et la surconsommation. J’ai parfois l’impression de “magasiner” mon futur mari. Je critique cette tendance à consommer les relations comme des produits bon marché : on veut être rassasiée tout de suite, mais une autre part de nous recherche désespérément de la profondeur et de la qualité. Le problème, c’est que si les options sont nombreuses (comme dans la fast fashion), la qualité, elle, est exclusive et rare. Et je réalise que malgré moi, c’est cette exclusivité que je recherche. Le dating ressemble aujourd’hui à une séance de magasinage en friperie : on fouille parmi une multitude d’items de toutes sortes, on cherche la pièce rare qui nous ira à merveille, pour finalement ressortir les mains vides. J’exprime ce paradoxe : j’ai le désir sincère de rencontrer “ma” personne, je m’investis, j’essaie de rencontrer du monde, mais les résultats me laissent vide. Je parle aussi de ma libido qui reste sur sa faim. Mes désirs sont bien présents, mais je n’arrive pas à les combler parce que les options disponibles ne répondent pas à mes standards. Si ça ne « matche » pas avec qui je suis, ça ne me suffit pas. J’avoue même que j’aurais aimé pouvoir me contenter du “bon marché”, mais c’est au-dessus de ma volonté. La surconsommation, tout comme le dating moderne, nous pousse à vouloir toujours plus sans jamais nous rassasier. On se retrouve face à une panoplie d’options, mais on finit déçue, avec l’envie de consommer autre chose, alors qu’on cherche simplement ce qui nous fera du bien sur le long terme. Cette culture du jetable nous empêche de nous investir dans des relations profondes. La plupart de mes rencontres manquent de substance ; la satisfaction n’y est qu’éphémère. Au final, ce constat amène une vraie frustration. C’est ce cycle de consommation vide qui m’épuise. Merci d’avoir pris le temps d’écouter FouQuiDit! Je vous invite à partager votre vécu en lien avec le poème, ça me fera plaisir d’entendre votre avis ou vécu par rapport au dating en 2026 hahah. Pour vous les célibataire rêvant de chercher l’amour force à vous tout comme à moi-même! This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

    16 min
  4. May 3

    Ma vérité sort du cadre

    Poème FouQuiDit thérapie: L’abysse bleu Tu vis tout pleinement, Ce qui te donne un ton dramatique, Mais parfois une teinte magique. Tu vois tout dans la globalité, Ce qui peut parfois te paralyser. Tes savoirs inspirent et font évoluer, Mais ils peuvent aussi étouffer toute spontanéité. Tu es née avec le savoir, tout en restant intuitive, Mais tes émotions profondes te poussent à la dérive. Tu possèdes cette clairvoyance chaotique qui te rend tragique, Tu ressens tout à la fois, jusqu’à la panique. Quand tu ne comprends pas, ton corps se fige et ton intuition est glacée. Alors paralysée, tu es prête à tout saboter. Tu refuses de perdre le contrôle face à ce bleu infini, Pourtant, il fait partie de toi; tu ne peux que suivre son cri. L’infini te semble dangereux et malheureux, Alors que ta nature baigne déjà dans cet abysse bleu. Tu vas retrouver ton tracé. Tu t’étais égarée, Mais tu es presque arrivée. Tu es un être libre et enjoué, Tu n’es pas faite pour être encadrée. Arrête de t’inquiéter, ça s’en vient, tu t’es rapprochée. Analyse : Sortir du cadre pour se retrouver C’est fou, parce que ce poème, je l’ai écrit par pure intuition, sans trop réfléchir. C’est vraiment aujourd’hui que je saisis le sens profond de ce que mon subconscient essayait de me dire. Comme si j’avais déjà la réponse en moi ; je me sens limite « matricée », je suis vraiment sans voix. J’adore ce poème. C’est l’un de mes préférés, car il est libérateur. En le relisant, je m’autorise enfin à être qui je suis, sans résister ni être en éternel combat contre moi-même. Le message est simple : ce que je suis n’est pas problématique. Oui, il y a des côtés sombres qui donnent ce « ton dramatique », mais il y a aussi cette « teinte magique ». Au fond, ça parle de mon hypersensibilité. Ce trait peut m’envahir, mais il m’enrichit aussi et me permet de percevoir les choses avec une certaine profondeur. Pourtant, cette montagne d’informations finit parfois par me submerger et me paralyser. J’ai grandi dans un environnement où l’on mettait de l’avant les savoirs encadrés et scientifiques. Ce modèle m’étouffait ; il ne semblait pas y avoir de place pour mes émotions intenses. Ça m’a causé beaucoup de détresse et d’anxiété, car il était difficile d’expliquer ce que je ressentais : c’était majoritairement intuitif et vide de sens logique. À force de vouloir me justifier et rationaliser mon vécu, je me perdais dans cet « abysse bleu » qui ne fonctionne pas selon la logique, mais selon l’instinct. Dans ce poème, j’explique comment j’ai tenté de maîtriser ma nature pour ne pas qu’elle dépasse du cadre ou du système. J’ai cette tendance à tout saboter quand je ne comprends pas ou que j’ai l’impression de perdre le contrôle. Par peur, je décide de détruire. J’ai longtemps cru que ce chaos était dangereux. Mais en fait, je suis faite pour ce chaos. Je dois suivre mon intuition sans chercher à l’expliquer. Cet abysse, c’est mon essence. Même si je n’ai pas eu de modèle pour ça, ou que ça va à l’encontre de ce qu’on m’a appris, c’est valide. Ce n’est pas dangereux, c’est simplement ma nature. En acceptant cela, la peur disparaît. Malgré mes tentatives pour me « dénaturer », j’ai toujours été ainsi. Ce n’est pas une menace, c’est ma vérité. À la fin, je m’encourage. Je sais que je vais retrouver mon essence ; ce n’est qu’une question de temps. Je m’étais égarée en refoulant ma nature, croyant qu’elle était mauvaise ou inacceptable. Aujourd’hui, j’affirme de plus en plus que je suis un être libre et enjoué, pas faite pour être encadrée. Ce qui est pas encore complètement intégré, mais progressivement on s’y rapproche haha. Je me parle à moi-même, à celle qui s’inquiète constamment : la réponse est là, tout près. J’ai écrit ces mots dans un moment de grande vague d’énergie, sans trop savoir ce que c’était. En explorant mon côté créatif et en me laissant guider par ce qui me fait vibrer, j’ai fini par obtenir ma réponse. Mon côté anxieux me fait encore douter, car j’ai tellement changé ces dernières années que je fais face à une facette de moi à la fois familière et méconnue. C’est comme revoir un parent après 15 ans : c’est quelqu’un de proche, mais de totalement nouveau. En ce moment, je dois faire des choix importants. Quand la peur me paralyse, je relis mon poème. Il me donne la force de faire un choix qui sort de la logique, un choix purement intuitif qui, je le sens, pourrait me rendre heureuse. Je ne peux pas encore tout dévoiler car rien n’est concret, mais de grands changements arrivent. Je suis excitée et apeurée à la fois. J’espère que ce texte résonnera avec ceux qui en ont besoin. L’écriture est devenue vitale pour moi : elle me permet de me connecter à mon essence et de me diriger vers ce qui compte vraiment, loin des cadres et de la logique pure. Si vous aussi, vous êtes dans une transition de vie importante, force à vous ! Je comprends la peur et l’excitation que cela génère. Je suis contente de savoir que vous avez choisi de vous écouter, car au final, je crois que c’est ça l’important. :) N’hésitez pas à commenter, liker ou partager si ça vous parle. J’adore avoir votre avis ou votre input par rapport à vos propres expériences, ou même sur le poème ! Je vous souhaite une agréable journée ou soirée (ou un bon week-end). Merci d’avoir choisi de lire FouQuiDit et au plaisir de vous retrouver. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

    25 min
  5. Apr 12

    Être son propre hater

    Poème FouQuiDit thérapie: Je suis mon propre hater Je n’arrive pas à briller.C’est la faute de mon alter ego Qui est là pour me rabaisser. C’est le barrage de mon eau,Il pense que je vais tout inonderEt qu’on va finir par m’attaquer En raison des ravages causés. Je suis fâché, je suis bloquée,Ma rivière ne s’écoule pas.On me méprend pour un désert, Je reste souvent sans voix,Bloquant l’accès de cette rivière. Je ne pourrai pas briller,Je serai quelqu’un d’effacée, Mon flow sera refoulé,Me laissant coincée et frustrée. Je me suis piégée Dans cette idée :Que je n’ai rien à apporter,Ou que je vais tout inonder. Je suis de trop sans but.Briller et exister à fond?Je serais foutue.J’ai beau faire la réflexion, J’ai un barrage fortifié de honte. L’eau refoule, le niveau monte.De la gorge à la tête, La tension monte,La colère monte.Je m’entête,Je me sens bête,J’ai mal de la gorge à la tête. Je veux créer et briller,Je veux laisser couler cette rivière, Mon aura et mes mots, sont mes repères. Juste m’imaginer chanter et créerMe paralyse de peur, et fait ressortir un désastre. Mais étant supprimée, je n’impacterai pas les astres. Alors qu’en vrai, Je veux en faire un désastre.En bouger les astres.Sortir ma vie. Le vrai. La honte comme barrière Dans ce poème, je me décris comme ma propre source de dénigrement. Ces critiques sévères agissent comme un barrage destiné à bloquer ma rivière intérieure (mes émotions, mon essence). Cette retenue naît de la peur que ma propre puissance soit perçue comme une agression par les autres. C’est l’idée toxique que si je brille trop, on finira par me briser. C’est un mode de protection qui, au lieu de me sauver, finit par m’étouffer. La marée qui monte : de la gorge à la tête Je décris ensuite l’échec de ce mécanisme. La pression émotionnelle devient trop forte pour être contenue ; le flot refoule et la tension monte. Cette lutte s’exprime par une douleur physique concrète, de la gorge à la tête. Le conflit n’est plus seulement mental, il est gravé dans mes nerfs. C’est la zone de danger entre la rumination et l’explosion. L’anticipation de cette perte de contrôle me terrifie : la honte que l’on voie mes émotions “disproportionnées” alimente mon anxiété et renforce ma peur. Le “désastre” comme libération Le poème prend un tournant décisif vers la résolution. Auparavant, le “désastre” était cette inondation crainte qu’il fallait éviter à tout prix. À la fin, il devient l’acte de création pur, celui qui “bouge les astres”. Exister pleinement et dévoiler son essence demande d’accepter de déranger l’ordre établi. C’est le passage de la survie à la vie : accepter de prendre sa place, d’habiter l’espace et de bousculer ce qui nous entoure. Une affirmation de soi Ce texte est un cri de ralliement pour m’encourager à foncer et à “faire le désastre”. Je ne suis pas encore arrivée à 100 % de cet objectif, mais c’est ma direction principale. Commencer à publier mes poèmes a été l’étape cruciale pour amorcer ce mouvement. Au début, j’étais terrorisée, mais aujourd’hui, je ne regrette rien. Ma peur diminue et je cherche de moins en moins la validation externe ou le respect de lignes directrices imposées par les autres, sans pour autant être à l’extrême et ne plus du tout écouter les autres biensûre lol. Ne vous gênez pas de m’envoyer un message et de parler de votre avis ou pensées par rapport au poème, il me fera plaisir de discuter et partager avec vous! :) Ce poème est à la fois une prise de conscience de la tension constante sous laquelle je vivais et un encouragement à laisser derrière moi des mécanismes de protection devenus obsolètes. C’est un appel au courage d’être authentique et de libérer enfin ces émotions trop longtemps cachées. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

    15 min
  6. Apr 5

    L'essence de ma poésie: écrire pour guérir

    Poème FouQuiDit thérapie: Écrire Mon œuvre d’art c’est l’écriture,Comme un peintre a sa peinture.Mon tableau se remplit de lettres,Les thèmes sont mes réflexions Qui donnent un sens, une émotion.Les mots sont mes palettes,Leur assemblage crée des œuvres Exprimant l’humanité dans ses épreuves.Ca me fait chaud au cœur,Un outil pour comprendre mon intérieur.Cest thérapeutique malgré sa touche tragique,Je le fais pour moi, espérant inspirer autrui,J’espère t’impacter avec mon ressenti. Une histoire de richesses vécues,Les mots la rendent immortelle.Exprimant un message éternel: Que la vie mérite d’être vécue,Même lorsqu’on n’en peut plus. Pourquoi j’ai choisi une poésie crue On a tendance à oublier la poésie quand on parle d’art. Pourtant, pour moi, aligner des mots sur une page blanche est un acte aussi puissant et visuel que de jeter de la peinture sur une toile. Mon art, c’est l’écriture. Je l’affirme aujourd’hui avec une forme d’audace. Je sais que je n’ai pas la syntaxe parfaite, ni le vocabulaire le plus académique, ni la technique la plus pointue des grands poètes classiques. Mais je m’assume comme artiste. Je reste humble face à tout ce que j’ai encore à apprendre, mais je refuse d’attendre la “perfection” pour créer quelque chose de beau et d’impactant. Plonger dans le cru pour guérir Ma poésie n’est pas faite pour être “jolie”. Elle est faite pour être crue. Dans un monde qui cherche sans cesse à lisser les angles et à camoufler le “sale”, j’ai choisi de faire le chemin inverse. Je ne cherche pas à corriger ou à contrôler ma part d’ombre. Au contraire, je plonge dedans. C’est là, dans cette noirceur, que je trouve ma guérison. Écrire, c’est mon outil pour voir clair dans le chaos de mes émotions. Quand tout est emmêlé à l’intérieur, poser les mots me permet de me valider, de me dire : “Oui, ce que je ressens existe, et c’est réel.” Transformer l’ombre en héritage L’art a ce pouvoir magique de transformer une souffrance étouffante en quelque chose de touchant. En exposant mes ombres au grand jour, je ne fais pas que me libérer ; j’espère valider ceux qui ressentent la même chose mais qui n’osent pas encore en parler ouvertement. Il y a une richesse immense dans ce qu’on essaie de cacher. En écrivant, je rends ces moments immortels. Ce recueil que je bâtis, c’est un endroit où je pourrai toujours revenir pour voir mon évolution, mais c’est aussi une porte ouverte pour vous. C’est une vue d’ensemble sur mes impasses, mes difficultés, et surtout la façon dont elles se transforment avec le temps. La souffrance comme combat digne d’être vécu Même quand on est à bout, même quand on n’en peut plus, l’écriture et la lecture ont ce pouvoir de donner une valeur à la douleur. Elles transforment une simple épreuve en une histoire, un combat qui mérite d’être raconté. Transformer sa propre tragédie en art, c’est prouver que même nos pires moments ont un sens. C’est ça qui est beau : faire d’une cicatrice un dessin, et d’un cri un poème. L’art peut être tout aussi thérapeutique et puissant qu’une psychothérapie. Même si on met souvent la thérapie en avant (c’est une méthode très efficace), je crois qu’il faut surtout trouver l’outil qui résonne en nous. Que ce soit par la thérapie, la peinture, la musique ou l’écriture, chaque approche est valide si elle vous aide à voir clair en vous et à vous valider. Pour moi, transformer ma souffrance en création est une forme de guérison qui donne un sens à mes épreuves. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

    21 min
  7. Mar 29

    Je voudrais aimer, mais j'en suis dégoûtée

    Poème FouQuiDit: Aimer Mon âme ne cherche plus à s’accrocherNi à s’agripper par peur de tomber. Elle hésite même à s’assembler,De peur de mal concorder et de lui coûter. L’idée de l’autre fait rêver,Mais l’autre me dégueule. Jaime la pluie sans vouloir qu’il pleuve. Vouloir m’agripper surpassait le dégoût,Maintenant partie, il se voit vaincu.Surprise, je n’y aurais jamais cru,Que j’irais jusqu’à refuser tout Je crains de ne pas aimer sans que ce soit malsain,Comme si l’illusion camouflait un vide lointain. Je cherche à contre-cœur ma personne destinée, Pour prouver si je suis trop défectueuse pour aimer. Ma confiance d’être aimée est ébranlée,Mes tripes espèrent le doute éliminé. J’anticipe ce sentiment d’aimer Comme l’attente de notre plat préféré,Dont on ne pourrait se fatiguer. Le paradoxe du vouloir et pouvoir : Dans ce poème, j’exprime le conflit entre mon désir d’être aimée et une réponse viscérale de dégoût. J’ai écrit ce texte après avoir entamé un processus de guérison suite à une rupture afin d’apprendre à m’épanouir seule. Pourtant, je réalise aujourd’hui que je ressens une aversion profonde. Ce dégoût est nourri par la manipulation et le contrôle subis dans mes relations passées, qu’elles soient amicales, familiales ou amoureuses. L’expression «chercher à contre-coeur» témoigne de mon épuisement. La recherche d’un partenaire n’est plus un plaisir, mais une expérience de laboratoire pour tester ma propre capacité à fonctionner ou même à être en couple. Mon poème cache une insécurité profonde: La peur de ne pas pouvoir être aimée. Cette sensation a toujours été plus ou moins présente, mais mon désir de réciprocité était autrefois assez fort pour contrer le dégoût. Désormais, suite à ma rupture, l’aversion est devenue beaucoup plus puissante et mon envie d’aller vers l’autre est minime. Ce dégoût agit comme une armure qui m’empêche d’ingérer ce qui pourrait me détruire. Quand je vois l’énergie que m’a demandée ma reconstruction, je comprends que mon corps est conditionné à percevoir l’amour comme un danger presque mortel lol. En faisant allusion au « plat préféré », je ne souhaite pas seulement un amour qui ne m’épuise pas par l’hypervigilance; je souhaite une relation dont je ne finirais pas par être dégoûtée à long terme. Actuellement, dès que je commence à m’approcher de quelqu’un, ce rejet instinctif remonte et me pousse à repousser l’autre, malgré moi. En résumé, je cherche ma personne préférée: celle qui pourra m’aimer sans m’épuiser, et sans que je finisse par être dégoûtée au point de ne plus vouloir toucher à mon plat du tout. Si vous aussi, vous avez vécu de mauvaises expériences relationnelles qui vous amènent à avoir des réponses physiologiques plus intenses malgré vous, sachez que vous n’êtes pas seuls. Je vous rassure : avec le temps et de nouvelles expériences positives, cela s’améliore. Il faut simplement être patient avec son corps. Même si notre esprit est déjà prêt à passer à l’étape suivante, notre corps, lui, peut prendre plus de temps et il le fait avec la meilleure volonté du monde, simplement pour nous protéger. ;) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

    20 min
  8. Mar 22

    Une amitié qui voit ma lumière dans mes moments sombres : merci à toi.

    Poème de FouQuiDit: Le photographe de l’invisible Il est la lumière dans l’ombre,Il guide le chemin dans le chaos.Malgré cette folie, il rend le temps beau. C’est un nomade qui navigue avec aisance,Il fait son chemin dans ce bruit, à l’aise. Il te donnera un chocolat chaud, Le temps de réchauffer tes maux. Puis il repart dans son périple avec le sourire, Il regarde droit devant, évite de le ralentir Il est libre et en mouvement, il capture des moments. Dans la noirceur, il capte les sourires et ce peu de lumière. Il arrive à faire ressortir cette palette de couleurs dans l’obscurité. C’est un homme jovial qui fait ressortir la beauté dans l’usé et la poussière. Il n’a pas réchauffé mon cœur, il lui a juste rappelé Sa nature et sa lumière qui s’étaient englouties dans l’ombre. Il me sert de guide dans le noir et me rappelle l’existence des étoiles Qui émanent cette lumière lorsque la nuit tombe. Il me montre ses moments capturés où je vois les autres étoiles, Il m’apprend à briller dans cette folie et à ne plus avoir peur de l’ombre. Il s’habillera toujours en noir, mais son sourire et son aura t’illumineront. J’espère si tu plonges dans l’ombre, tu le rencontreras.Un conseil: s’il part, ne le retient pas.C’est un homme libre, ne le brime pas. Apprécie son chocolat chaud le tempt qu’il est chaud. Apprécie ces beaux moments et rappelle-toi de ta lumière dans tes maux. Ce poème est né d’une rencontre qui a agi comme un antidote. J’écris souvent pour sortir des émotions intenses, mais ici, j’ai écrit pour ancrer une guérison. Pendant longtemps, j’ai vécu dans un environnement familial marqué par le contrôle et la manipulation. Ça m’a laissée avec une peur immense du monde extérieur et, pire encore, une peur de moi-même. Après une rupture qui n’était qu’une version amplifiée de ce climat toxique, je me sentais en sécurité nulle part. Je doutais de ma propre bonté ; je ne croyais plus être capable d’être aimée. J’étais convaincue que ma lumière était perdue, ou peut-être même qu’elle n’avait jamais existé. Et puis, j’ai croisé ce “Photographe”. Ce qui m’a frappée, c’est sa liberté. Il navigue avec une aisance déconcertante dans le chaos des soirées, du bruit et de la nuit. Son métier est de capturer l’invisible, de trouver la beauté là où les autres voient de l’usé ou de la poussière. En partageant avec lui mon ombre, mon passé et mes projets de poésie, j’ai vécu une expérience nouvelle : j’ai été écoutée sans jugement. Il n’a pas “créé” de la lumière en moi ; il a simplement utilisé son regard pour me rappeler la mienne. Il m’a montré que mon chaos ne me rendait pas “moins humaine”, mais simplement humaine. Grâce à cette amitié, j’ai réalisé que le monde n’est pas aussi dangereux que ce qu’on m’avait programmé à croire. Ce texte est un hommage à ceux qui voient nos étoiles quand nous sommes trop occupés à regarder le noir. C’est un rappel que notre ombre fait partie de nous, mais qu’elle ne nous définit pas. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

    20 min

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FouQuiDit poésie Crue. Sans filtre. Non linéaire. Qui dit tout pour guérir fouquidit.substack.com