Esti d'Franglais

Kyle Smith, Julien Corrado

Esti d’Franglais, c’est un podcast sur la langue, l’identité pis la culture au Québec, animé par deux papas de filles qui sont peut-être pas les mieux placés pour animer un podcast sur la langue, l’identité pis la culture au Québec. Kyle pis Jules jasent avec du monde de tous les bords pour essayer de comprendre c’est quoi, au fond, “appartenir ici”. C’est curieux, un peu chaotique, pis juste assez bilingue pour nous mettre dans le trouble.

  1. Aug 5

    Est-ce que la musique anglophone fait partie de la culture québécoise? // Magi Merlin

    Magi Merlin est une artiste montréalaise d’origine haïtienne et arménienne qui crée principalement en anglais, apprend encore à prendre sa place en français et refuse de réduire son identité à une seule case.Dans cet épisode, on parle de ce que ça veut dire que de grandir entre plusieurs cultures, de l’anxiété de faire des erreurs de français, du West Island, de l’industrie musicale québécoise et de cette drôle de question : est-ce qu’une artiste doit chanter en français pour être considérée comme québécoise?Magi nous raconte aussi ce que ça fait de se faire crier « parle en français » pendant un spectacle, pourquoi elle s’identifie davantage à Montréal qu’au Québec et si elle aurait encore sa place dans un Québec souverain.Une conversation sur la langue, la création, l’appartenance et cette gymnastique culturelle très montréalaise qui consiste à être plusieurs choses en même temps.Magi Merlin is a Montreal artist of Haitian and Armenian descent who creates mainly in English, continues to build confidence in French and refuses to reduce her identity to one simple label.In this episode, we talk about growing up between cultures, the anxiety of making mistakes in French, the West Island, Quebec’s music industry and a complicated question: does an artist need to sing in French to be considered Québécoise?Magi also shares what it feels like to have someone yell “speak French” during her performance, why she identifies more strongly with Montreal than Quebec and whether she would feel included in a sovereign Quebec.A conversation about language, art, belonging and the very Montreal experience of being many things at once.

  2. Aug 5

    Est-ce aux autres de décider si je suis québécois? // Marquize

    Saad est arrivé du Maroc à 15 ans. Dix ans plus tard, il se considère québécois à 100 %, peu importe ce que certaines personnes peuvent penser de son origine, de son accent ou de sa place ici.Mais Saad ne fait pas que dire qu’il appartient au Québec. Il prend soin de Montréal, un nid-de-poule à la fois.Dans cet épisode, on parle de son arrivée dans une école québécoise, de son apprentissage du français, de la diversité montréalaise et de ce qui transforme un nouvel arrivant en véritable membre de la société.Pour Saad, être québécois n’est pas une question de génétique ou de permission. C’est aimer l’endroit où l’on vit, vouloir y participer et faire l’effort de le laisser mieux qu’on l’a trouvé.Pendant que certains débattent encore de la place des immigrants au Québec, Saad, lui, est déjà sur le terrain en train d’améliorer la ville.Saad moved to Quebec from Morocco at 15. Ten years later, he considers himself 100% Québécois, regardless of what anyone thinks about his origins, his accent or his place here.But Saad is not simply claiming that he belongs. He is actively taking care of Montreal, one pothole at a time.In this episode, we talk about arriving in a Quebec high school, learning French through immersion, Montreal’s diversity and what turns a newcomer into a real member of society.For Saad, being Québécois is not about genetics or permission. It means loving where you live, contributing to the community and trying to leave it better than you found it.While some people are still debating whether immigrants belong in Quebec, Saad is already outside making the city better.

  3. Aug 5

    Faut-il être souverainiste pour être Québécois? // Daniel

    Daniel est notre voisin. Il est aussi un souverainiste convaincu qui a dirigé la campagne du “Oui” dans le comté de Jacques-Cartier lors du référendum de 1980 et qui conserve encore une lettre signée par René Lévesque.Daniel is our neighbour. He is also a committed sovereigntist who led the “Yes” campaign in the Jacques-Cartier riding during the 1980 referendum—and still has the letter René Lévesque sent him.Dans cet épisode, on lui pose une question simple, mais pas exactement légère : faut-il être souverainiste pour être véritablement québécois? Pour Daniel, on ne peut pas complètement séparer l’identité québécoise du projet d’indépendance. Pour nous, cette définition soulève beaucoup d’autres questions. Peut-on aimer le Québec tout en se sentant Canadien? Un anglophone né ici peut-il être québécois? Et protéger le français exige-t-il de réduire la place de l’anglais?In this episode, we ask him a simple—but not particularly small—question: do you need to be a sovereigntist to truly be Québécois? For Daniel, Quebec identity cannot be completely separated from independence. For us, that answer raises even more questions. Can someone love Quebec while also feeling Canadian? Can an anglophone born here be Québécois? And does protecting French require reducing the place of English?On parle du déclin du français, de l’assimilation, des droits de la minorité anglophone, du prochain référendum et de la façon dont deux voisins peuvent être profondément en désaccord sans devenir des ennemis. Daniel raconte aussi pourquoi, même au cœur du référendum de 1980, il n’a jamais considéré les anglophones comme ses adversaires.We discuss the decline of French, assimilation, anglophone minority rights, another possible referendum, and how two neighbours can profoundly disagree without becoming enemies. Daniel also explains why, even during the 1980 referendum, he never viewed anglophones as his adversaries.Esti d’Franglais ne cherche pas à gagner le débat. On essaie de comprendre pourquoi il existe, comment notre histoire continue d’influencer notre manière de nous identifier et s’il reste assez de place au Québec pour appartenir différemment.Esti d’Franglais isn’t trying to win the debate. We’re trying to understand why it exists, how our history continues to shape the way we identify, and whether Quebec has enough room for people to belong differently.

  4. Aug 5

    Si tu es né au Québec, comment (et pourquoi) pourrais-tu ne pas te sentir québécois? // David Beaucage

    Qu’est-ce qui fait de quelqu’un un Québécois : la langue qu’il parle, la culture qu’il consomme, l’endroit où il est né… ou simplement son désir de faire partie du Québec? What makes someone Québécois: the language they speak, the culture they consume, where they were born… or simply their desire to be part of Quebec? Dans cet épisode, on reçoit l’humoriste et auteur David Beaucage pour parler de la force assez unique de l’humour québécois, des références culturelles que plusieurs anglophones n’ont jamais eues en grandissant, et de cette grande question : est-ce que consommer surtout de la culture anglophone ou américaine nous rend moins Québécois? In this episode, we sit down with comedian and writer David Beaucage to talk about Quebec’s uniquely powerful comedy scene, the cultural references many Anglos did not grow up with, and one big question: does consuming mostly English or American culture make someone less Québécois? On discute aussi du rôle du financement public dans la culture, de la manière dont le Québec protège son identité, parfois au risque de la figer, et de la place que les communautés francophones, anglophones et mixtes de Montréal peuvent prendre dans l’évolution de la culture québécoise. We also discuss the role of public funding in culture, the way Quebec protects its identity, sometimes at the risk of freezing it in time, and the role that Montreal’s francophone, anglophone and mixed communities can play in shaping what Quebec culture becomes next. Bref : de l’humour, de l’identité, de la langue, du financement culturel, des références au Bye Bye que Kyle ne comprend pas toujours, et une question qui revient sans arrêt : qui a le droit d’être considéré comme québécois?

  5. Aug 5

    Un souverainiste… pas comme les autres? Mounir Kaddouri

    Un souverainiste… mais pas comme les autres? Dans cet épisode de Esti d’Franglais, on jase avec Mounir Kaddouri, un québécois d’origine marocaine amazighe (berbère), créateur de contenu, commentateur politique et souverainiste d’une nouvelle génération. Et non… c’est pas le discours souverainiste que t’as l’habitude d’entendre. On parle d’identité, d’appartenance, de culture, du feeling bizarre d’être toujours un peu « l’autre », et de comment Internet, la culture américaine et le québec l’ont tous façonné en même temps. On jase de : • Grandir entre plusieurs cultures • Être trop québécois au Maroc… et pas assez québécois ici • Pourquoi il s’est reconnecté au québec à travers l’histoire, les médias et la culture • Pourquoi il est devenu souverainiste • La différence entre nationalisme et ethnonationalisme • Pourquoi certains discours identitaires le turn off complètement • Montréal vs le reste du québec • Pourquoi les jeunes décrochent de la culture québécoise traditionnelle • Est-ce qu’un Anglo peut être fier d’être québécois? • Est-ce qu’on protège mieux une culture avec des lois… ou en la faisant rayonner? Un épisode nuancé sur ce que ça veut dire être québécois en 2026 — quand t’es entre plusieurs mondes, plusieurs langues et plusieurs versions de toi-même. 👇 On veut savoir : Est-ce qu’on peut être 100 % québécois… sans fitter dans l’image “typique” du québécois?

  6. Jun 18

    Le Québec peut-il protéger le français sans oublier les langues autochtones ?

    Dans cet épisode de Esti d’Franglais, on reçoit Beatrice Deer pour une conversation puissante sur le Nunavik, l’identité autochtone, la protection des langues, la souveraineté québécoise et ce que ça veut vraiment dire de protéger une culture.Au Québec, on parle souvent de protéger le français. Mais qu’arrive-t-il lorsque cette discussion oublie les langues autochtones qui étaient ici avant?On parle d’inuktitut, de la vie au Nunavik, de la pression des lois linguistiques, de l’impact de la colonisation, de la crainte que peut créer la souveraineté québécoise d’un point de vue autochtone, et de la différence entre préserver une langue par amour ou l’imposer par pouvoir.Cette conversation n’est pas là pour attaquer le Québec ou minimiser l’importance du français. Elle sert plutôt à poser une question plus difficile :Est-ce que le Québec peut protéger le français tout en respectant les langues, les cultures et les peuples qui étaient ici bien avant lui?Comme toujours, on ne prétend pas parler pour tout le monde. On essaie d’écouter, de poser de meilleures questions, et de comprendre un peu plus cette facette de l’identité québécoise.pWe sit down with Beatrice Deer for a powerful conversation about Nunavik, Indigenous identity, language protection, Québec sovereignty, and what it actually means to protect a culture.This conversation is not about attacking Québec or dismissing the importance of French. It’s about asking a harder question:Can Québec protect French while also respecting the languages, cultures, and people that existed here long before Québec did?Québec often talks about protecting French, but what happens when that conversation ignores the Indigenous languages that were here first?We talk about Inuktitut, life in Nunavik, the pressure of French language laws, the impact of colonization, the concern around Québec sovereignty from an Indigenous perspective, and the difference between preserving a language through love versus forcing it through power.As always, we’re not here to speak for everyone. We’re here to listen, ask better questions, and make the messy closet a little less messy.

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Esti d’Franglais, c’est un podcast sur la langue, l’identité pis la culture au Québec, animé par deux papas de filles qui sont peut-être pas les mieux placés pour animer un podcast sur la langue, l’identité pis la culture au Québec. Kyle pis Jules jasent avec du monde de tous les bords pour essayer de comprendre c’est quoi, au fond, “appartenir ici”. C’est curieux, un peu chaotique, pis juste assez bilingue pour nous mettre dans le trouble.

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