Un matin bouquin

Un matin bouquin

Bienvenue dans ma bibliothèque ! Je m'appelle Laurence et je partage ici ma passion pour les livres, toutes littératures confondues. Pour moi, peu importent les étiquettes ou les genres : seule la force du récit compte. Du classique absolu au roman détente qui fait du bien, de la littérature française aux rivages anglo-saxons et européens, sans oublier quelques précieux détours par la littérature mondiale, je marche au coup de cœur. Et j'aime explorer tous azimuts : polars haletants, romans historiques immersifs, escapades dans la science-fiction ou le fantastique, recueils de nouvelles ou essais percutants. Au menu ? Mes chroniques spontanées, mes chocs de lecture et mes impressions sur le monde des lettres, au fil de l’eau et des envies. Parce que la lecture est avant tout une fête, je vous propose de la célébrer ensemble. Bonne écoute à tous ! 😄 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. 10h ago

    Les finalistes féminines du Prix Renaudot

    Les sélections des prix littéraires se déroulent généralement comme suit : les premières listes sont dévoilées début septembre, comprenant généralement une vingtaine de titres, puis une deuxième sélection a lieu fin septembre, avec une dizaine de titres. La dernière sélection est divulguée fin octobre, avec généralement 4 à 5 titres. Cette année, le jury Renaudot a eu du mal à trancher (?) et se retrouve avec 6 titres dans sa sélection finale, 3 hommes et 3 femmes. Qui plus est, Patrice Jean avec Stay free, disparu lors de la deuxième sélection, est finalement repêché lors de la troisième sélection. Voici les trois finalistes femmes : Un corps indocile, Osvalde Lewat, Philippe ReyIl n'était pas signalé comme un favori, aussi je ne l'ai pas lu. Les critiques soulignent toutefois un roman fort, par son sujet et sa portée politique et humaine, par sa voix singulière et engagée. On suit un jeune couturier dont la carrière à Paris est chamboulée par une étrange douleur à l'aine. Il décide d'aller se soigner chez lui selon des techniques ancestrales. Il va vivre mille aventures, ponctuées par un crime. "Mais ça n'est pas un thriller", précise l'autrice. On parle d'une langue de belle facture, servie par un style léché, très charnel, parfois un peu trop touffue pour certains. L'écrivaine camerounaise nous invite comme dans ses précédents romans dans ce pays imaginaire africain qu'elle appelle le Zambuena. Elle y déploie un roman ample et délicat d'un retour au pays : sexualité, mondialisation, migration, artisanat face à l'industrie textile, le roman brasse de nombreux sujets d'actualité. Eugénie sous les bombes, Anne Percin, Buchet-ChastelC'est un roman que je regrette de ne pas avoir lu pour préparer l'épisode. Frédéric Beigbeder a invité Franz-Olivier Giesbert pour en parler lors de son émission du dimanche soir Tous les goûts sont permis sur RTL, quelques jours avant la proclamation du prix. Les deux l'ont adoré, ainsi que tous les critiques sur le plateau. Il semble en effet arriver à concilier très belle langue et récit difficile à lâcher. Je pense que c'est un titre que je vais lire de toute façon, pas dans l'immédiat mais que je rajoute à ma liste d'envies, l'expertiser pour cet épisode m'a vraiment donné envie de le lire. Eugénie sous les bombes raconte les destins de deux gamins de la campagne vosgienne, à l'orée du 20ème siècle. Ils vont se rencontrer tardivement. Tous deux sont pris entre leurs désirs d'ascension sociale et leur attachement à la terre, entre leur foi en l'innovation et leur spiritualité déroutante. Quand la guerre éclate, la santé d'Eugénie s'altère gravement. Le couple s'embarque alors dans une folle entreprise pour sauver Eugénie. En mars 1918, sous les bombardements des Gotha, Charles se lance à Paris comme on se lance aux enfers. Un siècle plus tard, Anne Percin hérite d'un cahier tenu par son arrière grand-père. Elle n'a jamais entendu parler de lui. Fascinée par ce qu'elle découvre, elle ouvre l'enquête. Quelques lignes donc écrites sur de vieux cahiers par l'arrière grand-père, transmis de génération en génération, et voilà qu'Anne Percin fait renaître son arrière-grand-mère Eugénie, dans un roman que les critiques jugent bouleversant. Heures sauvages, Marie Petitcuénot, Héloïse d'OrmessonLu car il était précisé comme un challenger au favori Le palais de Désérable. Je conseille de le lire d'une seule traite, il relate en une petite centaine de pages une performance artistique qui a duré 6 heures, en 74, Rythm 0, par Marina Abramovic. Elle la transforme en un récit percutant et angoissant. Toutefois, à titre personnel, je n'en tire pas de conclusion sur la nature humaine, qui sont ici placés dans une situation particulière, dont il ressort le pire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Les finalistes féminines du Prix Renaudot
  2. Oct 31

    Mon vrai nom est Elisabeth, Adèle Yon

    Lecture effectuée dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge Tableau : Automne ensorcelant Catégorie : Une cité pour les dames d'hier et de demain Mots-clefs choisis : Ecrivaine / Féminisme #PumkinAutumnChallenge #PALduPAC Mon vrai nom est Elisabeth, Adèle Yon - Ed. du sous-sol Une chercheuse craignant de devenir folle mène une enquête pour tenter de rompre le silence qui entoure la maladie de son arrière-grand-mère Elisabeth, dite Betsy, diagnostiquée schizophrène dans les années 1950. Betsy est le fantôme de la famille, née en 1916, morte en 1990, internée 17 ans en hôpital psychiatrique, sur qui fut pratiquée une lobotomie. Une femme belle, intelligente, mais aussi étrange, enfantine, capricieuse, qui n'était faite ni pour la maternité ni pour le mariage, avec la soumission que cela induisait à l'époque. La narratrice ne dispose, sur cette femme morte avant sa naissance, que de quelques légendes familliales dont les récits fluctuent. Une vieille dame coquette qui aimait nager, bonnet de bain en caoutchouc et saut façon grenouillle, dans la piscine de la propriété des vacances. Une grand-mère avec une cavité de chaque côté du front qui accusait son petit-fils de la regarder nue à travers les murs. Une maison qui prend feu. Des grossesses non désirées. C'est à peu près tout. C'est donc un grand tabou familial qu'aborde Adèle Yon, les femmes craignant le poids de l'hérédité et de la folie, ne le nomment pas, n'en parlent pas. Si on ne nomme pas les choses, on espère qu'elles n'arrivent pas. Les enfants d'Elisabeth ne parlent jamais de leur mère entre eux, et ils n'en parlent pas à leurs enfats qui n'en parlent pas à leurs petits-enfants (ainsi s'installe le poids du secret!). " C'était un nom qu'on ne prononçait pas. Maman, c'était un "non-sujet". Tu peux enregistrer ça. Maman, c'était un "non-sujet". " Adèle Yon va donc enquêter sur ce non-sujet, a partir de documents réels, elle va se plonger dans les correspondances privées, contacter les services d'archives des hôpitaux, qui permettent de redonner un visage à cette femme que la société, via sa famille, a effacée. Mon vrai nom est Elisabeth est un premier livre poignant (l'autrice à 32 ans), à la lisière des différents genres : l'enquête familiale, le récit de soi, le road-trip, l'essai. On est dans une forme narrative hybride qui représente quand même 4 années de recherche. A travers la voix de la narratrice, les archives, les entretiens, se déploient différentes histoires, celles du poids de l'hérédité, des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du 20ème siècle, d'une famille nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets. C'est un roman que j'ai trouvé intéressant, j'ai néanmoins été moins en colère que ce à quoi je m'attendais. J'attendais beaucoup du livre, qui a été le joli succès éditorial de l'année 2025, par une jeune autrice complètement inconnue du grand public. C'est un succès inattendu et désormais exceptionnel, contredisant tous ceux qui pensent que le monde de l'édition s'est starifié à outrance, qui ne met plus en avant que des auteurs déjà connus. Ce succès a aussi mis en avant le travail des éditions du sous-sol, fondées en 2011n qui se concentre que la "narrative non fiction", peu répandue en France mais très connue aux Etats-Unis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Mon vrai nom est Elisabeth, Adèle Yon
  3. Oct 29

    E.E., Olga Tokarczuk - Ed. Noir sur blanc

    Lecture effectuée dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge Tableau : Automne des troubadours Catégorie : Sous les ailes du cygne et du corbeau Mots-clefs choisis : Don / Voyance #PumkinAutumnChallenge #PALduPAC Breslau, 1908, Erna Eltzner, fille cadette d'une famille bourgeoise germano-polonaise, mène une existence effacée. Tout change lorsqu'elle s"évanouit à table après son quinzième anniversaire. Non seulement elle a entendu des voix, mais un fantôme lui est apparu. A-t-elle reçu le don merveilleux de communiquer avec les morts ? Est-elle possédée ? S'agit-il de cette fameuse maladie nouvelle, l'hystérie ? L'action se déroule donc au début du 20ème siècle, dans la ville de Breslau, alors allemande, et qui va devenir polonaise au sortir de la guerre, se rebaptisant Wroclaw. E.E., ce sont les initiales de cette adolescente que personne ne remarque, dans cette famille bourgeoise nombreuse, jusqu'à ce qu'elle fasse tourner les tables. C'est un roman de jeunesse d'Olga Tokarczuk, son second, qui contient déjà en germe tous les futurs chefs-d'oeuvre du prix Nobel de littérature 2018, paru tardivement (fin 2025) en France aux éditions Noir sur Blanc, qui est en train d'éditer toute son oeuvre au fur et à mesure. L'occultisme est en vogue à cette époque, l'invisible, et les mystères de l'esprit humain aussi, avec les débuts de la psychanalyse, on parle ici beaucoup de Freud et de Jung. La mère d'Erna, qui rêvait d'être actrice, se montre enthousiaste à l'excès, le père, propriétaire d'une filature, ne veut rien savoir de toutes ces fariboles. Occultistes, médecins de jadis ou découvreurs prudents de la psychiatrie moderne, chacun fait entendre son analyse et parfois son jugement. Olga Tokarczuk démontre sa capacité à faire cohabiter dans un même roman beaucoup de personnages aux avis contradictoires, comme souvent dans ses romans. Elle revient aussi sur une de ses thématiques préférées : la violence sociale envers les femmes. La mère d'Erna d'abord, qui rêvait d'être actrice, et dont on voit visiblement qu'elle s'ennuie, mère d'une famille nombreuse. Erna ensuite, qui est jaugée, jugée, examinée sous toutes les coutures. Parmi eux se trouve Arthur Schatzmann, un étudiant en médecine, qui n'est pas sans rappeler Jung au même âge, et le fantasque Walter Frommer, fonctionnaire de mairie en charge du "registre des décès", amateur d'ésotérisme et amoureux muet de la mère d'Erna. On rajoute à cela des occultistes et des psychiatres, et chacun y va de sa propre interprétation. Bientôt, Mme Eltzner ne résiste pas à al tentation de réunir quelques amis pour de séances de spiritisme... La table va danser, des objets traverser la pièce. Avec Erna comme médium. Olga Tokarczuk parvient très bien à nous replonger dans l'ambiance de ces séances de spiritisme, elle arrive à faire dialoguer spiritisme, hystérie et psychanalyse, sans jamais prendre partie pour aucune des théories, avec une ironie tranquille. Ce qu'elle veut, et on le sent, c'est faire pénétrer le regard des femmes dans les domaines spirituels ou intellectuels alors dominés par les hommes. elle aborde de façon brillante de nombreuses questions philosophques. Mon bémol est que je trouve que le récit manque de souffle romanesque, j'ai eu l'impression bizarre qu'elle parlait d'un cas documenté, avéré, dont elle se saisissait pour en tirer tout ce qu'il y a à dire. Bref, on va dire que le suspens n'est pas le point fort de ce roman ! Mais c'est uns autrice que j'adore, et un thème qui ma plait, aussi j'ai lu le roman avec grand plaisir quand même ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    E.E., Olga Tokarczuk - Ed. Noir sur blanc
  4. Oct 27

    Ca bouge dans ma PAL du Pumpkin Autumn Challenge

    Quelques abandons dans mes lectures du Pumpkin Automn Challenge, qui font de la place pour de nouveaux romans entrants ! Dans le cadre du tableau Automne profane / Catégorie Le courage en paroles n'aura pas raison de ce démon / Mot-clef Dragon : J'ai abandonné tout d'abord La cité des Anciens T1 Dragons et serpents, de Robin Hobb. En fait je le mets juste de côté car a priori (d'après ChatGPT, et corroboré par mon propre sentiment) il ne faut pas commencer par cette série mais plutôt par celle de l'Assassin royal pour entrer dans son oeuvre. Donc, je prévois de lire l'Assassin dans un avenir proche, j'enchainerai ensuite si cela me plait par La cité des Anciens. Le début avec une liste de personnages pour suivre le fil de l'intrigue, et les débuts avec un dragon m'ont fait un peu peur je l'avoue, j'ai basculé de façon un peu trop brutale dans un unviers de fantasy trop marqué. J'ai ensuite abandonné Un ciel plein de dragons de Tiffany McDaniel, une autrice américaine dont je ne savais pas qu'elle écrivait aussi pour les enfants (elle s'est faite connaître avec Betty coté adultes). ici c'est mignon, mais elle a mis trop de temps à mon sens à installer son univers, sans qu'il y ait aucun rebondissement, cela m'a frustrée. Je suis alors allée piocher un nouveau mot-clef correspondant à cette catégorie, Epouvante, qui m'a permis de sélectionner The fisherman, John Langan. Plusieurs raisons ont présidé à mon choix : on est dans de l'horreur cosmique, c'est à dire que la nature fait peur, et se venge, et j'adore l'idée. Cela parle de deuil également, les deux héros sont deux veufs que le deuil a rapprochés, et qui trouvent un peu de réconfort dans leur passion commune pour la pêche. Un jour, ils décident de se rendre à Dutchman 's Creek, un cours d'eau isolé auquel sont attachées d'étranges légendes. J'ai une relation amour-haine avec la littérature d'horreur, je vais réessayer de m'y remettre, mais uniquement quand je serai en compagnie de mon compagnon. Dans le cadre du tableau Automne ensorcelant / Catégorie Les fourberies de Goupil, j'avais retenu le mot-clef Comique pour opter pour : Retenir les bêtes, Magnus Mills. je ne l'ai pas terminé car je n'ai pas été sensibles à l'humour absurde, on suit 2 ouvriers écossais pires que catastrophiques, qui posent des clôtures en Angleterre. C'est un style pince sans-rire, avec un comique de situation qui se répète, dans un style minimaliste. Je n'y ai pas été sensible. Je me suis alors réorientée vers les mots-clefs : Fable / Conte / anthropomorphisme, pour aller vers le grand classique de la littérature jeunesse Le vent dans les saules, Kenneth Grahame. C'est a priori une jolie fable animalière qui met en scène Rat, Taupe, Blaireau et Crapaud. Ici on anthropomorphise les animaux, entre escapades champêtres, amitié indéfectible, et tentatives pour remettre Crapaud dans le droit chemin (car derrière son apparente simplicité, le récit oppose la douceur d'une existence paisible à l'agitation du monde moderne, incarnée notamment par les lubies de Crapaud. Et toujours dans le cadre d'Automne ensorcelant / Catégorie De sorcière et de poussière / Mot clef : Sorcière Pas terminé La sorcière à la jambe d'os, Zelimir Peris Un roman picaresque de plus de 700 pages, que je n'ai pas ressenti comme picaresque, construit en 52 chapitres aux formes et chronologies variées, qui dessinent en creux le portrait de Gila. Cela est censé provoquer du suspense et de l'intérêt de Gila, cela a provoqué le contraire chez moi, la dimension ludique m'a éloignée d'elle et de son destin. Substitué par Un livre mignon de cosy fantasy Catacharmique, Eva Delallande Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Ca bouge dans ma PAL du Pumpkin Autumn Challenge
  5. Oct 25

    Tout mignon, tout doux

    Roman choisi dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge Tableau : Automne des troubadours Catégorie : Faites silence et prenez un siège car avant longtemps vous n'entendrez complainte aussi douce Mot-clef choisi : Cosy fantasy #PumkinAutumnChallenge #PALduPAC La petite boutique des sortilèges, Sarah Beth Durst Une somptueuse fable qui foisonne de livres et de sortilèges volés, d'amitiés inattendues, de confitures délectables et d'amours plus délicieuses encore. Une comédie romantique peuplée de créatures mythiques, et saupoudrée de roulés à la cannelle et de magie, qui met du baume au cœur et nourrit l'âme. Je l'ai choisi car c'est une référence incontournable de la cosy fantasy, très plébiscité sur Babelio, il a même eu un prix des lecteurs en 2025. A paru au printemps 2025, Bragelonne pour la France. C'est typiquement une lecture feel good, dans laquelle des valeurs comme la tolérance, l'entraide, la gentillesse l'emportent toujours à la fin. La jeune héroïne est au départ une bibliothécaire très solitaire et réservée, qui va apprendre à s'ouvrir aux autres tout au long du roman. Après la grande ville, elle arrive dans un petit village ou tout le monde prend soin de chacun, et pour ce faire il faut se connaître les uns les autres. Kiela a toujours eu du mal avec les gens. Par chance, son travail à la grande bibltiothèque d'Alyssium lui a permis de vivre en recluse parme les livres de sortilèges les plus précieux de l'empire. Mais lorsqu'une révolution éclate et que la bibliothèque part en fumée, Kiela et son assistant Caz, une plante sentiente créée par magie, sauvent autant de livres qu'ils le peuvent et mettent le cap sur une île lointaine où Kiela était certaine de ne jamais retourner : la terre de son enfance. Elle atterrit donc sur son île natale, et je n'en dis pas plus de ses aventures, pour ne pas qu'elles le pas sur l'ambiance et les personnages, qui font tout le sel de cette histoire. Par contre, à la différence de moi, certains déplorent justement l'absence d'aventures sur une partie du roman, au moment où cela patinait pour certains, j'étais justement en train de savourer l'ambiance dans ce petit village. En conclusion, c'est un livre assez charmant, par contre je ne vais pas explorer plus avant l'univers de l'autrice, je vais m'en tenir à ce tome initial, vers lequel je suis allée par curiosité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Tout mignon, tout doux
  6. Oct 23

    Dracula est dans la place

    Transylvania, Nicolas Beuglet J'ai été attirée par le titre et la couverture, qui évoquent le château du comte Dracula. j'ai imaginé un meurtre en huis-clos, dans un chatêau coupé de tout à cause de la neige. Cela n'est pas cela du tout, l'enquête va être menée à l'échelle mondiale, et de façon assez improbable à mon sens. Voici ce qu'en dit la quatrième de couverture : Encore aujourd'hui, on prétend que le château de Bran, en Transylvanie, était la propriété du comte Dracula. Rares sont ceux qui s'arrêtent dans cet hôtel reculé, cerné par la neige et la glace. L'endroit paraît habité par des fantômes depuis la nuit des temps. Il est vrai que le roman démarre sur les chapeaux de roue, Mina l'enquêtrice voulant à tout prix arriver au plus vite dans le château. Déjà à ce stade là j'ai eu une petite alerte dans la tête, me demandant pourquoi l'auteur veut la faire aller si vite, à l'heure près, alors que rien ne le justifie dans l'enquête. Pour information, Mina est aussi un des personnages de Dracula, de Bram Stoker, elle est la fiancée de Jonathan Harker, le jeune notaire qui rencontre Dracula en Transylvanie. C'est là que la jeune inspectrice Mina Dragan est envoyée pour l'enquête sur un meurtre étrange. Un cadavre gît dans une chambre, celui de l'unique client de l'établissement. A ses côtés traîne une vieille malle rouillée. Avant de disparaître, l'assassin a inscrit un tatouage énigmatique sur la main de sa victime. Mina ne le sait pas mais c'est pour elle le début d'un jeu de piste terrifiant qui lui fera découvrir la face cachée et peut-être pas si imaginaire que ça des contes de fées de notre enfance. Et si la clef de tous ces mystères se trouvait dans un seul livre ? Il était une fois... Je n'ai pas aimé la façon dont Mina mène son enquête. Elle fait d'abord fi de toutes les règles de la police, en plus confortée en cela par son supérieur, et alors que rien ne l'y oblige. Tous doit être fait vite, et cela imprime un faux rythme à l'enquête. Et elle entre effectivement dans un jeu de piste orchestré par le meurtrier, et accepte ce faisant de devenir son jouet, sans réfléchir plus avant acceptant de devenir peut-être un instrument dans la réalisation de ses plans. Ce qui pour une enquêtrice censée le pourchasser est un comble ! Dans ce thriller qui plonge dans les profondeurs de notre subsconcient, Nicolas Beuglet explore, une fois de plus, les ombres du passé pour éclairer l'avenir. Haletant. Vertigineux. Passionnant. Je ne suis donc pas en phase avec ce que dit la 4ème de couverture, indisposée par une enquêtrice que je n'ai pas trouvée ni très maligne dans sa rébellion, ni très complexe dans son tempérament. Une fois ceci dit, je suis quand même allée au bout du roman, car j'étais intéressée par connaître le fin de mot de l'histoire, donc l'auteur a tout de même un vrai talent à nous narrer l'histoire. #PumkinAutumnChallenge #PALduPAC Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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