Chronique économique

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  1. 14H AGO

    L'intelligence artificielle sonne le glas de la facturation à l'heure

    Si votre cerveau est facturé à l'heure, vous avez déjà un pied dans la tombe financière. C'est ce qu'a démontré la Bourse pas plus tard que ce mercredi avec un massacre des actions des éditeurs de logiciels. Découvrez pourquoi ces éditeurs de contenus financiers et juridiques sont en danger et surtout pourquoi ça nous concerne tous, explique Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends Tendances. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  2. La famille Trump s'est-elle enrichie sur le dos de ses adhérents ?

    1D AGO

    La famille Trump s'est-elle enrichie sur le dos de ses adhérents ?

    Les fils de Donald Trump auraient engrangé un milliard de dollars avec des crypto-monnaies, alors que le grand public, lui, voit que le bitcoin est en train de boire la tasse. Voici les explications. Quatre jours avant l'investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, un prince des Émirats s'engage à investir jusqu'à 500 millions de dollars dans World Liberty Financial, la plateforme crypto créée par la famille de Donald Trump. Quelques mois plus tard, heureux hasard, son pays obtient l'accès à des puces électroniques d'intelligence artificielle extrêmement sensibles que l'administration américaine précédente refusait de leur vendre, pour raisons de sécurité. On n'a pas, à ce stade, la preuve juridique d'un deal "cash contre puce", mais la séquence politique-business est suffisamment alignée pour soulever, à tout le moins, des soupçons de contrepartie. World Liberty Financial, donc la plateforme crypto de la famille Donald Trump, émet des jetons estampillés Trump. Parmi eux, les meme coins, une expression qui désigne des crypto-monnaies sans valeur économique réelle, créées uniquement autour d'une marque, d'une personnalité ou d'un symbole politique, ici en l'occurrence Donald Trump et sa femme Melania. Le prix de ces memes coins ne repose sur rien d'autre que sur l'enthousiasme des acheteurs et l'effet de communauté. On transforme donc l'adhésion politique en demande spéculative. Les fans, si je puis dire, achètent et les coûts remontent. C'est là que le piège se referme. Pendant que les fils de Donald Trump et les premiers investisseurs sécurisent leurs gains, les petits porteurs voient leur économie fondre. Les memes coins Trump et Melania ont d'ailleurs perdu entre 75 et 90% de leur valeur depuis leur sommet. Des dizaines et des dizaines de milliers de militants qui croyaient donc investir dans l'Amérique de Trump se retrouvent avec des actifs qui ne valent presque rien. Pendant ce temps, l'écosystème Trump crypto, lui, a déjà engrangé des centaines et des centaines de millions de dollars de revenus pour ses promoteurs, c'est-à-dire pour la famille Trump. C'est le schéma pyramidal classique : les premiers rentrés gagnent et les derniers payent l'addition. Mais le vrai coup de génie, c'est le stablecoin USD1 : vous déposez de vrais dollars et on vous donne un jeton censé valoir 1 dollar. L'entreprise Donald Trump place ses dollars en obligation d'État américaine à du 4-5% par an. Comme pour la plupart des grands stablecoins, ces intérêts ne vont pas aux utilisateurs (à vous, à moi ou à l'américain moyen), mais à l'émetteur, donc à la famille de Donald Trump. Résultat, des estimations évoquent jusqu'à 80 millions de dollars de revenus annuels possibles pour la famille Trump, générés par l'argent des particuliers. Pendant ce temps-là, l'Américain moyen garde son jeton qui vaut toujours 1 dollar. Et elle encaisse tous les intérêts sur leur argent. Ce n'est plus seulement une famille qui se sert de sa notoriété pour gagner de l'argent. C'est un président en fonction dont la famille encaisse des intérêts sur la dette d'un État qu'il dirige et qui accueille comme investisseur majeur un prince étranger dont le pays obtient ensuite des avantages stratégiques. Bienvenue donc dans l'Amérique de 2026. Les militants ruinés ont cru acheter du patriotisme numérique. Ils ont en réalité juste financé le fonds de pension de la famille présidentielle. Et pendant que des milliers de petits porteurs américains regardent leurs économies s'évaporer, les fils du président ont transformé la Maison-Blanche en salle de marché. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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    5 min
  3. Si votre prochain avantage en nature était une espérance de vie rallongée ?

    4D AGO

    Si votre prochain avantage en nature était une espérance de vie rallongée ?

    Selon BFM Business, on serait potentiellement à l’aube d’une rupture technologique majeure. Jusqu’ici, pour détecter un cancer, on s’appuyait sur une imagerie lourde, coûteuse et qui arrive souvent trop tard. Sauf que là, une expérimentation menée au Royaume-Uni par l’Université de Southampton et la Startup X Genera propose de renverser littéralement la table. Leur promesse est audacieuse : détecter une douzaine de cancers différents, que ce soit du poumon, du sein, de la prostate, du foie, du cerveau, de l’estomac, et tout ça à partir d’une simple prise de sang. C’est là que l’économie rencontre la technologie. On n’est plus seulement dans la médecine, on est carrément dans la gestion de la big data biologique. L’innovation repose ici sur l’intelligence artificielle qui est capable de repérer dans le sang des micro-ARN, c-à-d. des infimes fragments génétiques libérés par des tumeurs, bien avant le tout premier symptôme. Pour vous donner un parallèle, une métaphore, l’intelligence artificielle agit comme une sorte d’auditeur financier redoutable, capable de déceler une erreur de quelques centimes dans un bilan de plusieurs milliards d’euros. Autrement dit, l’intelligence artificielle repère le signal faible, celui qu’on ne voit pas à l’œil nu. L’enjeu économique de tout ça est colossal. Aujourd’hui, la moitié des cancers sont diagnostiqués à un stade avancé, stade 3 ou 4. Et pour le système de santé, c’est une catastrophe, évidemment. Des traitements lourds, des arrêts de travail à rallonge et des chances de survie réduites. Donc l’équation est assez implacable. Financièrement, un dépistage préventif par l’intelligence artificielle coûte une fraction du prix d’une chimiothérapie. Au-delà de la prouesse scientifique, c’est un business model qui va muter sous nos yeux. Parce que cette technologie, évidemment, elle a un prix. En France, par exemple, des acteurs privés se positionnent déjà sur ce créneau du check-up 2.0. Ils proposent des bilans de santé ultra-complets, couplant algorithmes et analyses sanguines pour justement lever le drapeau rouge très très très en amont. Le problème c’est que le ticket d’entrée avoisine les 1000 euros, en tout cas selon les différentes offres disponibles sur le marché. Et ce n’est pas remboursé par la Sécu. Ça nous amène à une tendance de fond venue des États-Unis, c’est-à-dire la privatisation partielle de la prévention. Et donc on va voir émerger une nouvelle forme de rémunération. Aux États-Unis, et bientôt peut-être chez nous, ce dépistage de pointe ne sera payé ni par l’État, ni par le patient, mais probablement par l’employeur. C’est ce qu’on appelle la logique des perks, des avantages extralégaux aux États-Unis. Après la voiture de fonction, qu’on connaît bien en Belgique, ou l’assurance-groupe, le screening annuel par l’intelligence artificielle pourrait devenir un nouvel avantage pour attirer et fidéliser des cadres. Pour une entreprise, le calcul est rationnel, est simple : investir 1000 euros par an pour s’assurer que vos talents clefs sont en bonne santé, c’est évidemment plus rentable que de gérer une absence longue durée imprévue. La santé va donc devenir un actif de l’entreprise. Et ça, c’est une excellente nouvelle. Donc l’intelligence artificielle ne va pas seulement sauver des vies, elle va obliger les DRH et les assureurs à revoir bientôt leur tableau Excel. Amid Faljaoui nous explique que c'est --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    5 min
  4. Pendant que l'Europe délibère, ses usines ferment

    5D AGO

    Pendant que l'Europe délibère, ses usines ferment

    Ce mercredi 11 février à Anvers, l'industrie européenne a cessé d'être polie. Plus de 1.300 entreprises ont claqué la porte de la diplomatie pour hurler une vérité qui dérange : l'Europe est en train de perdre sa guerre économique car son industrie est en train de crever. Et ce n'est pas une métaphore comme nous l'explique Amid Faljaoui notre chroniqueur économique. Le monde industriel européen a perdu son sang-froid. Plus de 1.300 entreprises ont signé un texte qui ressemble moins à une lettre ouverte qu'à un constat d'échec cuisant. Patrons d'usines, syndicats et industriels s'adressent directement aux politiques européens avec un message sans détour : ils sont en train de disparaître sous leurs yeux. Les chiffres donnent effectivement le vertige. Le secteur chimique européen vient de traverser douze mois catastrophiques : une centaine de sites fermés, des dizaines de milliers d'emplois volatilisés, des dizaines de milliards de capacités de production évaporées. La principale cause de cette hémorragie ? Le coût de l'énergie. Produire en Europe coûte aujourd'hui quatre fois plus cher qu'aux États-Unis pour cette seule ligne budgétaire. Ce qui frappe dans cette mobilisation, c'est l'impatience. Pendant des années, l'industrie européenne a joué le jeu de la patience diplomatique, mais elle exige désormais des décisions immédiates, pas un énième rapport pour l'année prochaine. Cette urgence contraste avec l'art de la procrastination bureaucratique dans lequel excelle l'Europe. Il y a un an et demi, Mario Draghi rendait un diagnostic de 400 pages sans appel sur les faiblesses du continent. Depuis lors, presque rien n'a bougé. Pire, quatre indicateurs sur cinq montrent une stagnation, voire une dégradation. Dans certains cas, obtenir l'autorisation de construire une usine prend plus de temps que de la construire réellement - un détail kafkaïen qui mine la compétitivité au quotidien. Face à ce réquisitoire, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, multiplie les promesses : simplification réglementaire, baisse des charges administratives, accélération des autorisations. Elle reconnaît elle-même que le système fiscal européen est complètement délirant. Mais pendant que Bruxelles promet, Pékin et Washington agissent. La Chine développe des secteurs technologiques entiers en quelques années. Les Américains déroulent des plans industriels massifs et rapides. Le temps politique européen, fait de compromis, n'est plus synchronisé avec le temps économique mondial. Les industriels ne réclament pas du protectionnisme. Ils veulent pouvoir concourir dans des conditions normales : payer leur énergie à un prix viable, ne pas crouler sous des normes changeantes et avoir accès aux mêmes leviers que leurs concurrents chinois ou américains. La vraie question n'est plus de savoir si l'Europe doit bouger, mais si elle peut encore bouger assez vite. Car pendant les délibérations bruxelloises, les usines continuent de fermer. Et une fois qu'un savoir-faire industriel disparaît, il ne revient plus jamais. Mots-clés : salaire, militant, opposant, consultation, concertation, administration, poids lourd, frontière, électricité industrielle, taxation, assistanat, Belgique, réunion, dirigeant, réponse, divergence, Union européenne --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  5. Le pari fou de Tesla : devenir le Netflix du transport

    6D AGO

    Le pari fou de Tesla : devenir le Netflix du transport

    Et si demain, vous ne possédiez plus de voiture ? Tesla mise 20 milliards pour vous faire consommer du transport comme vous consommez Netflix aujourd'hui. Des taxis autonomes, des abonnements mensuels, de la publicité pendant vos trajets… Elon Musk veut transformer l'automobile en service technologique. Reste à savoir s'il tiendra ses promesses cette fois comme nous l'explique Amid Faljaoui notre chroniqueur économique. Tesla ne veut plus seulement construire des voitures, l'entreprise d'Elon Musk veut devenir le maître de tous nos déplacements. Pour comprendre ce virage stratégique, il faut d'abord regarder vers la Chine. BYD, le géant chinois de la voiture électrique, vient de détrôner Tesla comme premier vendeur mondial. Musk a tiré la conclusion que face à la machine industrielle chinoise, il est impossible de gagner la bataille du volume parce que Tesla ne pourra probablement jamais produire plus de voitures et moins cher que les gigantesques usines chinoises. Place donc à l'intelligence artificielle ! Musk mise tout sur deux technologies révolutionnaires : le FSD, son système de conduite totalement automatisé, et le cybercab, ce futur taxi sans volant et sans pédale. Cette stratégie marque un tournant radical dans l'approche de Tesla, qui abandonne la course au volume pour se concentrer sur l'innovation technologique. Le modèle économique de Tesla change du tout au tout. Au lieu de vous vendre une voiture une fois tous les 10 ans, Tesla voudra vous vendre un abonnement mensuel à son logiciel de conduite autonome. L'idée, c'est que ça devienne un revenu récurrent pour Tesla, mois après mois. Cette transformation s'inspire directement des plateformes de streaming qui ont révolutionné l'industrie du divertissement. Une fois confortablement installé dans un robot taxi, qui roule donc tout seul, vous allez regarder votre téléphone, travailler, ou regarder des vidéos. Autrement dit, vous allez redevenir une cible publicitaire et donc Tesla pourra encaisser des revenus publicitaires, vendre du contenu et proposer même des services. Cette approche multiplie les sources de revenus potentielles pour l'entreprise américaine. Il faut quand même rester lucide. Elon Musk est un habitué des grandes promesses qui ne sont pas toujours tenues. En 2019, par exemple, il jurait qu'un million de robotaxis circuleraient à la fin de l'année 2020. Six ans plus tard, nous sommes en 2026, et toujours rien de tel sur nos routes. Cette répétition de promesses non tenues interroge sur la crédibilité du nouveau projet. Le défi est absolument colossal. D'autant que la concurrence ne l'a pas attendu. En Chine, Baidu et d'autres géants de la tech font déjà rouler des flottes importantes de taxis autonomes dans plusieurs grandes villes. Et ils ont sur le terrain plusieurs années d'avance. Pour Tesla, la transition est donc assez périlleuse. Elon Musk joue donc son va-tout. S'il gagne son pari, il transformera l'automobile pour toujours et deviendra le Netflix du transport. Et s'il échoue, Tesla risque de n'être qu'un pionnier de plus dépassé par une vague technologique qu'elle aura elle-même contribué à créer. Mots-clés : Spotify, Netflix, Apple, Google, Trump, administration, réglementation --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  6. Réforme de la TVA : le fiasco à 475 millions du gouvernement Arizona

    FEB 10

    Réforme de la TVA : le fiasco à 475 millions du gouvernement Arizona

    On visait un cheval de course, on a hérité d'un chameau !! C'est le résumé du fiasco TVA signé Bart De Wever lui-même. Et pour cause : taxer le rock plus que l'opéra ou distinguer fiscalement votre petit-déjeuner du dîner, ça ne tient pas debout ! On décrypte avec Amid Faljaoui ce naufrage à 475 millions d'euros qui oblige le gouvernement à tout reprendre à zéro. En voulant une réforme fiscale élégante, le gouvernement voulait dessiner un cheval de course mais à force de compromis mal ficelés, il a fini par accoucher d'un chameau. Cette métaphore de Bart De Wever résume cruellement le fiasco de la réforme de la TVA qui secoue aujourd'hui la coalition Arizona. L'ambition initiale était pourtant claire : trouver un demi-milliard d'euros pour boucler le budget. La N-VA défendait une solution cohérente avec l'harmonisation des taux de TVA et une légère hausse pour simplifier le système. Mais le MR a bloqué net toute mesure perçue comme une atteinte au pouvoir d'achat, forçant le gouvernement à bricoler une solution de compromis. Faute d'accord global, le gouvernement a conçu une mosaïque de mesures sectorielles pour les loisirs, l'horeca et la culture. Ce patchwork à la belge s'est rapidement transformé en casse-tête administratif aux conséquences juridiques désastreuses. Le Conseil d'État a rendu un avis au vitriol, donnant une véritable leçon de bon sens aux dirigeants politiques. Les magistrats ont dénoncé des distinctions arbitraires et discriminatoires, dépourvues de justification juridique. L'exemple le plus frappant concerne la culture : l'opéra, la danse et la musique classique conservaient un taux de TVA à 6% car qualifiés d'art supérieur nécessitant une implication active, tandis que les concerts de rock ou de pop passaient à 12% sous prétexte d'une consommation plus passive. Ce snobisme culturel ne tient la route ni sur le plan juridique, ni sur le plan moral. En cherchant à ménager tous les électorats - le MR, les Engagés, les milieux culturels et populaires - la coalition Arizona a produit un véritable monstre juridique. Chaque parti a défendu son pré carré tandis que la N-VA, consciente du désastre dès le départ, a laissé le projet se casser la figure. Résultat : 475 millions d'euros s'évaporent virtuellement du budget alors que les finances publiques sont exsangues. L'entrée en vigueur prévue le 1er mars devient illusoire et le gouvernement doit repartir de zéro, perdant du temps précieux et surtout de la crédibilité. Cette débâcle illustre parfaitement les difficultés de la coalition : gouverner c'est choisir, mais à force de ne pas vouloir choisir, l'Arizona ne gouverne plus. Elle bricole et le fait mal. Espérons que ce camouflet servira de leçon et que la prochaine version ressemblera moins à un chameau et davantage à un véritable cheval de course fiscale. Mots-clés : alimentation, alimentaire, plats à emporter, petit-déjeuner, taxe, taxation, incohérence, dispositif, surréalisme --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  7. Comment des élites ont-elles pu se faire piéger par Epstein ?

    FEB 9

    Comment des élites ont-elles pu se faire piéger par Epstein ?

    Aujourd’hui, regardons l’envers du décor de cette sordide affaire et son aspect "logistique". On parle de princes, d’ex-chefs d’État, de milliardaires, de banquistas… Ces hommes-là ont des ressources illimitées : s’ils veulent assouvir des vices, même les plus inavouables, ils n’ont techniquement besoin de personne. Ils n’ont surtout pas besoin d’un rabatteur comme Epstein. Ils peuvent privatiser des villas au bout du monde, acheter des silences, s’organiser tout seuls avec une discrétion absolue et sans témoin. Pourquoi aller se mettre dans la gueule du loup chez ce type, sur cette île, alors qu’il pouvait tout avoir sans risque ? La réponse n’est pas "logistique", elle est psychologique et elle tient en un mot grec que nous devrions tous reviser, ou réviser : l’hubris. L’hubris, c’est la démesure, c’est l’orgueil fou. C’est cette maladie professionnelle des ultra-puissants qui finit par leur faire croire qu’ils sont au-dessus des lois, au-dessus de la morale et surtout au-dessus du danger. Ces hommes n’allaient pas chez Epstein pour trouver des filles, ils y allaient pour trouver un club, le tourisme sexuel classique. Pour eux, c’est risqué, c’est se mélanger à n’importe qui. Epstein, lui, leur vendait une sorte d’illusion parfaite. Il leur offrait un endroit ultra-sélectif où le vice était habillé en soirée mondaine. Quand un grand patron arrivait là-bas et qu’il voyait un prix Nobel ou une tête couronnée en train de boire un verre, son cerveau désactivait l’alarme. Il se disait, si lui est là, c’est que c’est sûr, c’est que c’est validé par le groupe. C’est là que l’hubris devient mortelle : pendant qu’ils profitaient de cette fausse sécurité, grisés par leur propre puissance, le piège se refermait. Car Jeffrey Epstein n’était pas un ami hôtelier, c’était un industriel du chantage. Il faut comprendre la mécanique concrète de son système : ses maisons n’étaient pas des refuges, c’étaient des studios d’enregistrement. On sait aujourd’hui que c’était truffé de technologies, de caméras cachées, de micros, de systèmes de surveillance dans les chambres. Le but ? Fabriquer ce que les services de renseignement russes appellent du kompromat, c’est-à-dire des dossiers compromettants. La méthode était d’une simplicité biblique. On attirait ces gens-là avec du prestige et des gens intelligents pour flatter leur ego. On leur servait leur pulsion sur un plateau et on enregistrait le tout puis on archivait. Ces hommes qui, dans leur vie professionnelle, sont d’une prudence de sioux, qui ne signent rien sans avoir trois avocats à côté d’eux, ont totalement baissé leur garde par arrogance. Ils ont sous-estimé Epstein, ils le voyaient comme un prestataire de services un peu bizarre. Ils n’ont jamais imaginé qu’un type qu’ils considéraient comme un simple courtier en plaisir avait l’intelligence machiavélique de les transformer en marionnettes. Ils pensaient tenir la laisse alors qu’ils se passaient la corde au cou. Au-delà de l'abjection absolue des crimes, l'affaire Epstein pose une question vertigineuse sur la gestion du risque par les élites. Comment des hommes à l'intelligence financière redoutable ont-ils pu --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  8. Washington va-t-il devoir sauver le Bitcoin comme il a sauvé les banques en 2008 ?

    FEB 6

    Washington va-t-il devoir sauver le Bitcoin comme il a sauvé les banques en 2008 ?

    Le réveil est plutôt brutal pour les détenteurs de cryptomonnaie en ce vendredi : hier encore le bitcoin avait replongé sous la barre des 65.000 dollars, après un plus bas fulgurant autour des 60.000 dollars. Pour vous donner une idée de la violence de cette chute en l’espace de quelques mois : cet actif, si on peut l’appeler comme ça, a perdu près de la moitié de sa valeur par rapport à ses sommets. On parle donc de centaines de milliards de dollars de capitalisation boursière partie en fumée depuis le début de l’année sur le seul Bitcoin. Et de plus de 2000 milliards de dollars si l’on regarde l’ensemble du marché crypto, c’est que c’est colossal. Ce qui est frappant, c’est que ce crash efface totalement ce qu’on appelait le Trump rallye. Vous vous souvenez, lors de sa réélection, Donald Trump avait promis de faire des États-Unis une place forte des cryptomonnaies et de soutenir légalement, et très massivement, l’industrie des cryptomonnaies. Le marché y a cru, l’euphorie était d’ailleurs totale et, aujourd’hui, cette lune de miel est terminée. On est passé d’une sorte d’optimisme aveugle à ce que les analystes appellent une peur extrême. Pourquoi une telle dégringolade et pourquoi maintenant ? Il y a trois raisons très concrètes à cela. D’abord, la fin de l’illusion du coffre-fort. On nous a longtemps vendu le bitcoin comme une sorte de valeur refuge, un abri contre les tempêtes financières, un actif qui serait décorrélé de la bourse. La réalité de ce début d’année 2026 est toute autre. Dès que les marchés traditionnels (comme le Nasdaq ou même l’or) tanguent, faiblissent, le bitcoin ne protège rien du tout. Au contraire, il coule en premier. C’est l’actif le plus fragile de la chaîne. Deuxième élément, il y a un phénomène mécanique : le piège du crédit, ce qu’on appelle l’effet de levier en finance. Beaucoup d’investisseurs ont acheté des bitcoins à crédit pour doper leurs gains. Mais quand le cours baisse, ces parieurs sont forcés, pour limiter leurs pertes, de vendre immédiatement pour, justement, rembourser leurs dettes. La baisse entraîne des ventes forcées qui entraînent elles-mêmes une baisse encore plus forte. C’est un effet domino. En 24 heures, plus d’un milliard de dollars de paris ont été balayés de cette façon. Troisième élément, le signal le plus inquiétant, vient des grands investisseurs, les institutionnels comme on les appelle. En 2025, ce sont les grands fonds comme BlackRock qui achetaient massivement des cryptos actifs pour leurs clients. Aujourd’hui, la machine s’est inversée. L’argent sort des fonds Bitcoin, et par milliards. Certains investisseurs emblématiques, qui avaient déjà tiré la sonnette d’alarme en 2008, juste avant la crise des suprimes, préviennent aujourd’hui que ce reflux, ces sorties de fonds, pourraient fragiliser tout l’écosystème. Est-ce qu’il faut s’attendre, s’il y a un crash encore plus fort, à un sauvetage public comme on a sauvé les banques en 2008 ? La question a été posée très sérieusement au Capitole, donc à Washington. Le sénateur Sherman a demandé au Trésor, l’équivalent de notre ministère des Finances, si l’État pourrait intervenir pour éviter le naufrage, comme on l’avait fait pour les banques en 2008. La réponse du secrétaire d’État au Trésor a été claire : je n’ai pas cette autorité, a-t-il dit. Autrement dit, les États-Unis peuvent défendre le dollar, la monnaie nationale, mais ils ne dépenseront pas 1 dollar du contribuable américain pour sauver une monnaie virtuelle. Au fond, c’est peut-être l’heure de vérité pour le bitcoin. S’il doit survivre, il devra le faire seul. S’il était sauvé par Washington, il perdrait son âme et son indépendance. Le bitcoin, au fond, est né d’une crise et il joue aujourd’hui sa survie dans une autre crise, loin des promesses politiques et face à la dure loi des marchés. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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