Judaïsme sur un pied

Floriane CHINSKY

Bienvenue dans le podcast « Judaïsme sur un pied », le rendez-vous des amoureux et amoureuses de culture, d'humanité, qui veulent comprendre réellement le judaïsme. Ce podcast vous est ouvert, que vous soignez juifs ou non, pour découvrir ici un univers insoupçonné qui vous sortira du présent pour vous inscrire dans l'histoire longue, dans les aspirations humaines, à travers une tradition spirituelle et culturelle qui plonge ses racines dans l'âge de fer. Je suis Floriane Chinsky et j'étudie le judaïsme de l'intérieur en tant que rabbin depuis plus de 20 ans et de l'extérieur d'un point de vue historique, sociologique et psychologique. Je me fonde sur mes études rabbiniques et historico-critiques à Jérusalem, sur mon doctorat en droit et en sociologie, et sur tout ce que j'ai étudié depuis. Je mets ces outils au service de ma compréhension du judaïsme, des organisations humaines en général dans leur aspect organisationnel et spirituel, et au service de celles et ceux qui veulent étudier, avancer, progresser dans leur vie en participant à des groupes ou à titre de suivi individuel. Mon rôle ici est de vous ouvrir les portes du judaïsme et de ce qu'il peut nous apporter, que vous fassiez ou non partie de cette culture. Ce podcast sort tous les dimanches matin, vous le trouverez sur toutes les plateformes de la planète, y compris Deezer, Spotify, Apple Podcasts, etc. Pour vous abonner, rendez-vous sur judaïsmesurunpied.captivate.fm Rappelez-vous, notre humanité nous lie et chaque culture nous enseigne qui nous sommes et qui nous pouvons être.

  1. Aug 23

    Les richesses de l'office de Roch hachana

    Rosh Hashanah est une immense fête dans le judaïsme. Nous avons passé un podcast entier à parler de son origine, de comment elle était célébrée dans les temps les plus anciens et ceci associé à la compréhension de son nom Rosh Hashanah et de tous ses autres noms. Nous avons passé un podcast entier à parler de certaines pratiques comme le céder de Rosh Hashanah, qu'est-ce qu'on mange à la maison, comme le chauffard, qu'est-ce que c'est que la corne de bélier dont on souffle à Rosh Hashanah et pourquoi est-ce qu'on a habillé de blanc à Rosh Hashanah et ce type de pratiques. Et puis ensuite on a passé un podcast entier à raconter les histoires qu'on lit à la synagogue à Rosh Hashanah, qu'on lit dans le Tanakh, Torah et Nevi'im, donc dans la Bible juive pour Rosh Hashanah. On a exploré tout ça et il manque un pilier encore à la compréhension de ce qui se passe pour la fête. Ce pilier, c'est celui des offices à la synagogue. Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode du podcast judaïsme sur un pied, qui a pour but de vous faciliter l'accès aux sources juives dans leur complexité, parce qu'en 3000 ans il s'est passé beaucoup de choses et beaucoup de remaniements assez incroyables qui nous donnent des leçons de résilience, d'évolution dans le symbolique, de retomber toujours sur ses pieds. Et même si on retombe sur un seul pied, c'est déjà pas mal, c'est notre session judaïsme sur un pied. Vous me connaissez, je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de 20 ans, ça veut dire que j'ai célébré d'innombrables fêtes de Rosh Hashanah en tant qu'officiante, je l'ai enseigné à des centaines d'étudiants et d'étudiantes, en associant ces réflexions à chaque fois avec ce que je sais de toute l'histoire du judaïsme, de l'ensemble du système juif que j'ai étudié à Jérusalem dans le mouvement Massorti, et en l'associant évidemment à toutes les autres matières que je pratique, la sociologie, j'ai un doctorat en sociologie du droit, mais aussi la psychologie, tout ce que j'ai pu y lire, l'écoute mutuelle, l'analyse transactionnelle, la communication non violente, la sociocratie et bien d'autres choses. Toutes ces sagesses humaines sont intéressantes à mettre en relation avec le judaïsme, c'est ce qui me passionne, comprendre comment nous vivons notre humanité. Je vous invite à suivre mes activités sur rabinchanski.fr Comment est-ce que les offices sont modifiés pour nous inviter à la résilience, à prendre conscience de nos comportements passés, à chercher de meilleurs comportements pour l'avenir, d'une façon qui n'est pas dans la culpabilité, mais qui est dans le fait de remettre l'ouvrage de nos vies sur le métier, sur le métier à tisser, pour retisser les fils de nos vies avec les motifs qui nous conviennent, parce qu'on n'a qu'une seule vie et qu'on n'a qu'un seul recherche à nos parents, et que c'est à ce moment-là qu'on est le mieux placé ou la mieux placée pour nous projeter vers l'avenir en analysant le passé. À Rosh Hashanah, on fait des offices qui reprennent la structure des offices classiques, mais il y a un certain nombre d'ajouts très importants et c'est ce dont on va parler aujourd'hui. À Rosh Hashanah, comme tous les jours, il y a un office du soir, un office du matin, un office de l'après-midi. Comme il y a deux jours de fête, il y a un deuxième office du soir, un deuxième office du matin et un deuxième office de l'après-midi. Ça c'est comme tous les jours. Ensuite, comme tous les jours de fête, à Rosh Hashanah, avant la fête, on allume une ou des bougies et au moment du repas, on fait à la maison le ki-douche. Comme dans toutes les fêtes, il y a un élément du ki-douche qui est aussi introduit dans l'office du soir. Comme dans toutes les fêtes, y compris le Shabbat, aux trois offices. Alors là j'ai dit trois offices, oui, mais c'est surtout le fait qu'à chacun de ces offices, il y a ce texte central qu'on appelle Amida ou Shmone Esre ou Tfilat Sheva. On va expliquer ça tout de suite. Amida, ça veut dire se tenir debout. Shmone Esre, ça veut dire les 18 et ça fait référence aux 19 bénédictions qui sont comprises dans l'Amida les jours de semaine. Et le dernier mot que j'ai utilisé, c'est Tfilat Sheva, la Tfila, l'introspection. On dit souvent prière, mais ça rend pas justice à ce texte. Donc l'introspection des sept, par allusion aux sept bénédictions qui sont dans l'Amida pour les jours de fête. Très succinctement, je vous renvoie sinon pour plus d'approfondissement au podcast sur les offices et sur ces textes-là. Dans l'Amida, il y a trois bénédictions au début, trois bénédictions à la fin et au milieu, il y en a une seule quand c'est les jours de fête et treize dans les jours normaux. Donc cette bénédiction centrale, elle est différente en fonction de chaque fête. On est en train de marquer les différences entre les jours habituels et les jours de fête. Et donc dans les jours de fête, cette bénédiction centrale est modifiée pour l'Amida. Et par ailleurs, il y a un quatrième office, une quatrième fois l'Amida qui est prononcée, c'est une Amida qui s'appelle Moussaf. Moussaf, ça signifie l'ourajou parce que c'est rajouté spécialement en l'honneur, soit du Shabbat, soit des fêtes. Alors on a beaucoup souligné dans notre podcast l'importance du temple et de la destruction du temple, du premier temple de Jérusalem en moins 586, puis du deuxième en plus 70 par les Romains. Je me sens obligée de faire un petit aparté là, c'est les Romains qui ont tué Jésus, en même temps qu'ils étaient en train de pourrir le judaïsme. Ils ont détruit le temple en plus 70. Si notre temple a été détruit en plus 70, c'est pas nous qui avions le pouvoir. Soyons très très très au clair là-dessus, je dis ça juste comme ça au passage. Référez-vous à mon livre en finir avec les idées fausses sur le judaïsme, les Juives et les Juifs. Notre temple a été détruit, il a fallu réinventer ou réinvestir d'autres parties du judaïsme. La tefillah, les chants et la prononciation de textes, de textes d'inspiration, de retour sur soi, de prise de conscience, de méditation à la synagogue a pris de l'ampleur. Et donc pourquoi je vous dis tout ça ? Parce que de même qu'il y avait trois offrandes perpétuelles tous les jours au temple, il y a trois fois la récitation de la Hamidah. Et de même que pour les jours de fête, il y avait une offrande supplémentaire au temple, et bien il y a une Hamidah supplémentaire pour les fêtes. Donc qu'est-ce qui se passe à la synagogue pour les fêtes ? Et bien on fait quatre fois la Hamidah, donc le soir pour Arvit, Ouma Arriv, ça veut dire le soir et c'est des déclinaisons grammaticales différentes, le matin pour Chacharit, l'après-midi pour Mincha et un office supplémentaire qui s'appelle Moussaf. Je l'ai pas dit dans l'ordre où on le fait parce que Moussaf, on a le droit de le faire toute la journée en fait, et en réalité à la synagogue on fait Moussaf juste après Chacharit. Donc on a le soir, le matin, l'office supplémentaire et l'office de l'après-midi. Aujourd'hui on va se concentrer sur ce texte de la Hamidah et les rajous qui y sont opérés à l'occasion de Rosh Hashanah et aussi des dix jours de Teshuvah, de retour sur soi, et aussi de Kippour. Ce n'est pas tout à fait les mêmes, on va parler ici de ceux de Rosh Hashanah, mais il y a une continuité dans toutes ces modifications. Donc la Hamidah, comme on l'a dit, commence avec les trois bénédictions d'introduction. La première, elle s'appelle Avot, nous on l'appelle Avot ve-Imaot, ça signifie les pères et les mères, et cette bénédiction rappelle Abraham d'un côté et nous on rajoute Sarah de l'autre. Et puis elle parle aussi de Isaac et on ajoute Rebecca, elle parle de Jacob et on ajoute Rachel, Léa, et on peut rajouter aussi, j'y suis favorable, à Bila et Zilpah qui sont deux servantes qui ont contribué aussi à la création des treize enfants de Jacob, douze garçons qui ont donné les douze tribus et une fille qui s'appelle Dina, et je rentre pas dans les détails autour de ça. Ça c'est cette première bénédiction qui se termine par tuer une source de bénédiction, puissance de vie éternelle, qui protège Abraham et Sarah. Ça c'est le classique, et bien au sein même de cette bénédiction, à Rosh Hashanah, on fait quelque chose d'un peu incroyable, c'est qu'on rajoute un passage juste avant la clôture de la bénédiction qui dit « Souviens-toi de nous pour la vie, roi qui aspire à la vie, et inscris-nous dans le livre de la vie, pour toi, pour ton nom, éternel, puissance, dieu de vie ». Le mot-clé ici que vous pouvez apprendre directement, c'est le mot « Chaim » qui veut dire « la vie », et donc je vais vous le chanter comme ça vous l'aurez en tête, nous on le chante comme ça à la synagogue. Après cette première bénédiction de la Hamidah, la deuxième elle est aussi toujours la même toute l'année, sauf le rajout spécifique à Rosh Hashanah qui est aussi d'ailleurs à Yom-Kippour. Donc cette deuxième bénédiction, elle parle de la puissance, elle parle du fait qu'on peut toujours retourner à la vie et être vivant et vivante dans le judaïsme, c'est être connecté à notre pouvoir d'action, à notre agentivité. On dit qu'une personne vivante, même si elle est morte, c'est une personne qui a bien agi dans sa vie et qu'une personne morte, même si elle est vivante, c'est une personne qui est déconnectée de sa vie. Et donc on y dit « tu es une puissance infinie, éternelle, c'est toi qui fais revivre les morts, c'est toi qui fais tomber la pluie, c'est toi qui nourris les vivants de ton immense bonté ». Et il y a un rajout aussi dans cette bénédiction-là, donc quand même c'est assez énorme. On coupe ce passage-là et au milieu on rajoute « qui est comme toi, père

  2. Aug 16 ·  Bonus

    Retrouvez les explications concernant.... LE CHOFAR - sens, texe et quizz

    קול שופר Kol chofar Texte en hébreu בָּרוּךְ אַתָּה יְהֹוָה, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו, וְצִוָּנוּ לִשְׁמוֹעַ קוֹל שׁוֹפָר: בָּרוּךְ אַתָּה יְהֹוָה, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, שֶׁהֶחֱיָנוּ וְקִיְּמָנוּ וְהִגִּיעָנוּ לַזְּמַן הַזֶּה: תקיעה. שברים. תרועה. תקיעה. תקיעה. שברים. תרועה. תקיעה. תקיעה. שברים. תרועה. תקיעה. תקיעה. שברים. תקיעה. תקיעה. שברים. תקיעה. תקיעה. שברים. תקיעה. תקיעה. תרועה. תקיעה. תקיעה. תרועה. תקיעה. תקיעה. תרועה. תקיעה גדולה: Texte en français Tu es une source d’éternité, force infinie, qui détermine le monde, qui nous a permis d’être libres par tes commandements et nous a ordonné d’écouter le retentissement du chofar. Tu es une source d’éternité, force infinie, qui détermine le monde, qui nous a permis de vivre, d’exister et de parvenir jusqu’à ce grand moment que nous vivons ensemble aujourd’hui. Sonnerie – déchirures – retentissement… Quizz Kol Chofar 1. Kol signifie « voix » ou « tout » ? 2. Chofar vient de « chauffard » (comme : Attention à ce chauffard dangereux qui conduit sans respect des principes élémentaires de sécurité) de sho far ( comme : « Sho far sho good », qui désigne que clopin clopant, tout va à peu près bien mais sans aucune vision d’ensemble) ou de la racine chipour qui signifie s’améliorer en hébreu ? 3. Vrai ou faux ? Les chofarot sont des cornes d’animaux évidées transformées en instruments à vent, ils peuvent être fait en cornes de gazelles, en cornes de vaches et en cornes de licorne ? 4. On sonne du chofar : pour Roch hachana, pour Yom kipour, pour annoncer le jubilée (yovel) ? 5. Le chofar est utilisé pour toutes les choses suivantes sauf une, laquelle ? Faire de la musique, célébrer le couronnement des rois, nous faire vibrer à Roch hachana, annoncer un danger pour que tout le monde se protège, mobiliser pour les guerres, annoncer la naissance d’un nouveau mois, célébrer une éclipse solaire, appeler au retour sur soi pendant les 10 jours d’introspection, nous rappeler de l’épreuve d’Isaac, annoncer l’entrée du chabat ? 6. Laquelle de ces occasions mythiques de l’histoire d’Israël n’est pas associée au chofar ? Création du monde, mort des premiers nés égyptiens, don de la torah, venue du temps de paix universel appelé « ère messianique » 7. Une personne facétieuse a transformé les noms des sonneries du chofar. Quels sont les noms en question ? « t’es qui toi ? », « t’es roux toi ! », « chèvres d’abîmes ». 8. On sonne le chofar le matin de Roch hachana : Au moment où l’hirondelle de l’est s’envole vers l’ouest ? tôt le matin ? Au milieu de la prière solennelle de la Amida ? en chantant « hévénou chalom aléHem » ? Avant la sortie de la Torah ? Au moment du kadich final ? Pendant le petit déjeuner ? 9. Selon la michna, il faut sonner du chofar : 10 fois, 100 fois ou 1000 fois ? 10. La deuxième amida du matin s’appelle « moussaf » parce que : elle a été instituée par Moïse (moussa en arabe), par Yossef (qui signifie « ajout » en hébreu), elle correspond au sacrifice supplémentaire qui était offert au Temple de Jérusalem à l’occasion des fêtes et qui s’appelait « korban moussaf » qui signifie « offrande supplémentaire » ? 11. On interrompt la deuxième amida du matin (moussaf) pour sonner du chofar : 0 fois, 3 fois, 30 fois ? 12. La amida de moussaf de roch hachana comprend trois parties : MalHouyot, ZiHronot et chofarot, ou bien Mac Coyote, pronote et chaufferette ? 13. Entendre le chofar à Roch hachana est : une bonne idée, un commandement ou un acte de rébellion ? 14. Avant d’entendre le chofar, on doit dire une phrase qui signifie : « J’ai conscience qu’en écoutant le chofar j’accomplis une chose importante qui contribue à faire vivre le judaïsme », « J’aime le son du chofar qui est si émouvant » ou « j’ai besoin de me déboucher les oreilles ce matin » ? 15. Dans quels cas peut-on accomplir ce commandement ? En venant spécialement à la synagogue ? En se promenant derrière la synagogue au bon moment ? En écoutant un disque de Avishai Cohen ? En écoutant l’écho du chofar dans la montagne d’à côté ? 16. On ne peut pas sonner de chofar si Roch hachana tombe un chabat, sauf : dans le Temple de Jérusalem (avant sa destruction), dans la maison d’étude de YoHanan ben Zakaï à Yavné, sous l’arc de triomphe de Titus à Rome ? 17. Dans la Torah, Roch hachana est appelée : jour de la sonnerie, jour du rappel de la sonnerie ou jour de la mémoire du rappel du souvenir de la sonnerie ? 18. La michna Roch hachana parle des choses suivantes sauf une : Comment décréter que le mois a commencé, quel témoignage concernant la nouvelle lune est recevable, en quoi un chofar est fabriqué, quelles sonneries du chofar doivent être effectuées, dans quel ordre on mange les fruits du seder de Roch hachana ? 19. Ceci n’est pas une pipe : t

  3. Aug 16

    Histoires d'empowerment; les haftarot de roch hachana

    Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode du podcast judaïsme sur un pied qui a pour but de vous faciliter l'accès aux sources juives dans leur complexité parce qu'en 3000 ans il s'est passé beaucoup de choses et beaucoup de remaniements assez incroyables qui nous donnent des leçons de résilience, d'évolution dans le symbolique, de retomber toujours sur ses pieds et même si on retombe sur un seul pied c'est déjà pas mal, c'est notre session judaïsme sur un pied. On parle de Rosh Hashanah, une fête qui illustre parfaitement la pulsation du judaïsme d'année en année. Pour ce qui est du nom de la fête et de tout ce que ça implique en termes de son développement historique je vous renvoie au premier épisode du podcast judaïsme sur un pied qui concerne Rosh Hashanah et puis pour la question des pratiques à la maison, du céder, qu'est ce qu'on mange, pourquoi, d'où ça vient le chauffard, où on le souffle, comment, je vous renvoie au deuxième épisode. Nous sommes dans le troisième épisode, nous explorons cette fête passionnante. On va parler aujourd'hui de textes qu'on lit du côté de la Haftarah à Rosh Hashanah, un texte des prophètes des Nevi'im, texte tiré de la deuxième partie de la Bible. Il y a pas mal d'histoires sur pourquoi est-ce qu'on lit un texte des prophètes d'un point de vue historique, on pense qu'il a été nécessaire de donner un statut au livre des prophètes et de dire ce qu'il était important et donc par exemple dans les bénédictions de la Haftarah, on dit, on associe Torah, Avodah et Nevi'im, on associe l'enseignement, le Pentateuch qui à l'époque de la compilation des prophètes, le Pentateuch c'est vraiment une valeur très stable, tout le monde est totalement centré sur le Pentateuch, donc la Torah, le Avodah c'est ce qui se passe au Temple, ça aussi c'est quelque chose de très ancien, très basé, la Torah, le Avodah et les Nevi'im et les prophètes sont associés pour leur donner un certain statut. Je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de 20 ans, à la fois une rabbin qui explore l'histoire et le sens de l'histoire et la sociologie et ce qui se passe dans les groupes humains et dans la psychologie individuelle aussi des gens et bien sûr le judaïsme aussi. Ce sont les outils que j'explore, auxquels je réfléchis, les recherches que je fais et que je partage. Formellement ça se traduit par mon doctorat en sociologie du droit et par différentes études dans différentes méthodes de thérapie et d'action non violente. Si vous avez des questions là-dessus, je suis toujours ravie d'y répondre parce que je trouve que ces outils sont non seulement merveilleux, ils font du bien à nous mais aussi potentiellement au monde. Donc j'ai un petit intérêt à ce que ça se passe le mieux possible dans le monde. Donc n'hésitez pas à me contacter. Et puis d'un autre côté je suis aussi une rabbin pratique, ça fait 20 ans que je suis, plus de 20 ans. En réalité je pourrais compter aussi les années où j'étais bénévole dans des synagogues, en particulier à Dath Shalom, les années où j'étais animatrice et formatrice aux Éclaireurs et Éclaireuses Israélites de France, aux profs de Talmud Thora. Donc je pratique, je transmets le judaïsme, je pourrais dire depuis 26 ans. Donc c'est là-dessus que je m'appuie pour partager tout ce que je vous transmets. Et plus d'infos, vous les trouverez sur rabbinchansky.fr, yetzira.org, cocreer.net et devenirjuive, devenirjuif.fr. Vous les mettez en tant qu'URL et vous trouverez également le site. On a besoin de tout le monde pour faire vivre toute la richesse de ce judaïsme qui est souvent enfermé dans des considérations qui n'ont rien à voir et qui nuisent à tout le monde. Donc merci d'être là et d'explorer avec moi les textes de Rosh Hashanah, ce qu'on trouve dans la Torah, ce qu'on trouve dans les prophètes, ce qu'on lit à la synagogue et que vous pouvez bien sûr aussi raconter chez vous, raconter, discuter, étudier, approfondir. Et c'est parti ! On a parlé de la haftarah et du maftir. Maftir, en fait, c'est le verbe. Maftir, c'est la personne qui produit la haftarah. La racine qui est en jeu, c'est la racine P-T-R, de la même racine que patour, ça veut dire dispenser. Maftir, c'est la personne qui accomplit le devoir pour qui une dispense. La haftarah, c'est ce qui accomplit la dispense. Enfin, pas vraiment la dispense, mais simplement le fait que comme on a accompli le devoir, on n'y est plus tenu. La très belle expression, qui n'a rien à voir au niveau du langage, mais que je trouve très très belle en halakha, c'est sortir des mains du devoir. Et donc, quand on est patour, ça veut dire qu'on est dispensé. Et ici, entre autres, parce qu'on a accompli le devoir de lire dans les prophètes. Comme il y a deux jours de Rosh Hashanah, il y a deux parachiotes, mais il y a aussi deux haftarottes. Et ces deux haftarottes sont donc, comme on l'a dit, par définition tirées de la partie appelée Les Prophètes. Et en l'occurrence, de deux parties. Une qui s'appelle Samuel, et qui raconte l'histoire de Hana et comment... Voilà, c'est un très très beau texte. Et la deuxième est tirée du prophète Jérémie. Donc, on va raconter ces deux histoires-là. Pour le premier jour, c'est tiré du livre de Samuel. Il s'agit du tout début du livre de Samuel, la naissance de Samuel. Et en fait, ça parle surtout de l'histoire de Hana, sa mère. Et donc, c'est le troisième des livres des Nevim, des prophètes. Et ensuite, pour le deuxième jour, donc on a un extrait du livre de Jérémie. On est vers la fin du livre. Et le livre de Jérémie est le huitième des livres des prophètes. Donc, on a bien avancé quand même dans cette deuxième partie. Alors, on va commencer en racontant l'histoire de Hana. De Hana. Et c'est l'histoire d'une femme qui venait avec son mari, Elkanah, et tous les ans, ils venaient au temple. Donc ici, on parle de l'importance du temple en corps. Et donc, on rappelle ce motif central et le lien avec le temple. Et donc, à chaque fois, il offrait des offrandes et il aimait vraiment beaucoup Hana. Donc, il lui donnait plus de portions. Parce qu'en réalité, les sacrifices, ils ne sont pas intégralement brûlés. Il y a une certaine sorte de sacrifice et d'offrandes qui est totalement brûlée. Mais en général, il y a juste certaines parties qui sont brûlées. En général, celles qui ne sont pas consommables. Certaines parties qui sont données aux prêtres. Et certaines parties qui sont mangées sur place. Et donc, Elkanah, il donnait des portions de l'offrande à toute sa famille. Mais à Hana, il lui donnait deux portions. Parce qu'il l'aimait de tout son cœur et qu'il voulait aussi compenser sa peine. Parce qu'elle était stérile, elle n'avait pas d'enfant. Et ça lui faisait beaucoup de peine. Et d'un autre côté, l'autre femme de Elkanah était tout le temps en train de lui chercher des difficultés et de la faire souffrir. On reconnaît aussi un peu le motif entre Sarah et Agar. Où Agar dévalorisait Sarah et où Sarah a fait renvoyer Agar. On voit ici cette question de concurrence, de conflit. Et donc, à chaque fois, Hana, elle se mettait à pleurer, elle ne mangeait pas, elle ne se sentait pas bien. Et son mari n'arrivait pas à la consoler. Et un jour, elle a changé. Et peut-être que ça, c'est très lié au motif de Rechachana. Elle a décidé que non, ce n'était plus possible comme ça. Elle s'est levée et elle s'est approchée du sanctuaire de l'Éternel. Et elle s'est mise à ouvrir son cœur, à exprimer toute sa peine et toute sa frustration. Et à arriver ensuite, après avoir vidé son cœur, arriver à l'espoir que les choses puissent changer. Alors ça, ça prend la forme de quelque chose qui devient une prière. Elle dit, Éternel, regarde ma peine. Regarde ma peine à moi qui suis pourtant ta servante, qui suis entièrement dévouée à toi. Souviens-toi de moi, ne m'oublie pas. Donne-moi un enfant, un garçon. C'est comme ça. On est dans un contexte patriarcal. Donne-moi un enfant, un garçon. Je l'offrirai à l'Éternel pour toute sa vie. Je ne lui raserai pas la tête. Il sera consacré et il rentrera à ton service. Et à ce moment-là, elle se fait insulter par le prêtre de l'époque qui s'appelle Réli, Reine la Mediute, pas comme le prophète Éli, qui lui s'écrit avec un aleph, Réli. Il lui dit, mais t'es en train de cuver ton vin, t'es ivre, tu t'étales, va-t'en. Ici, on est de façon intéressante dans le conflit entre une religion instituée et l'ouverture du cœur de Hana, de Hana. Son ouverture du cœur, son émotionnel, sa sincérité, c'est très stéréotypique puisque l'homme ici est en position de pouvoir et défend la structure soi-disant sérieuse. Et d'un autre côté, Hana, ici la femme, est du côté de l'épanchement du cœur, de la sincérité, etc. Donc c'est très intéressant, c'est très stéréotypique. Et en même temps, on voit que ça va s'inverser complètement parce que c'est Hana qui va gagner. Elle va gagner non seulement dans l'histoire, ici, là, dans cette histoire-là, dans les prophètes, mais elle va aussi gagner dans l'histoire juive puisqu'elle sera prise ensuite comme exemple de ce que doit être la prière juive, c'est-à-dire une ouverture du cœur et l'espoir que les choses puissent changer. Donc ça, ça brise le stéréotype. C'est ça qui est intéressant dans la Bible, souvent, c'est que le stéréotype existe, mais ensuite il est contrebalancé aussi parce que les stéréotypes ont évolué en 3000 ans de telle sorte que ça ne rentre pas dans nos stéréotypes d'aujourd'hui. Elie l'écoute. Elie écoute Hana. Elle lui dit, pas du tout, j'ai le cœur déchiré et j'ai penché mon âme et je ne suis pas du tout...

  4. Aug 9

    Ountané Tokef

    Bonjour à vous, créateurs et créatrices, Yotzrim V. Yotzroth. Chaque fois que nous nous tournons vers un des textes de la tradition juive, nous créons un nouveau sens à ce texte. Nous mettons ces textes anciens en résonance avec nos vies et nous en ravivons le sens à la fois pour le texte, à la fois pour la tradition et à la fois pour nous-mêmes. Et tel est exactement le sens du mot Yotzer, création. Et ce pouvoir de création se manifeste dans la rédaction de textes différents, de poèmes, de chants. Et le texte Untané Tokef fait partie de ces créations incroyables qui sont rentrées dans l'histoire et qui ont imprégné chaque parcelle des jours redoutables, des fêtes de ticherie, de Rosh Hashanah, des deux jours de Rosh Hashanah et du jour de Yom Kippur. Et dans ces journées-là, Untané Tokef, le texte que nous évoquons aujourd'hui, est très présent. Comme tous les autres textes, il n'a pas toujours existé, il n'a pas été donné par Dieu à Moïse au Mont Sinaï, mais il est né de l'importance que nous attachons à ces jours du début d'année, Rosh Hashanah, les dix jours de retour sur soi et d'introspection et Yom Kippur. Et donc c'est en prêtant attention au travail intérieur et collectif proposé par ces fêtes que nous mettons en place les structures qui nous permettent d'avancer le mieux possible. Et Untané Tokef fait partie de ces créations qui portent notre élan du cœur au moment des fêtes de ticherie. Au cours des fêtes de ticherie, nous cherchons à toucher à l'infini, à la profondeur, au sens de nos vies. Peut-être que l'été est en passé et à l'approche de l'hiver, saison dangereuse, l'hiver c'est un moment qu'il est difficile de traverser, c'est un moment périlleux, un moment où des récoltes insuffisantes deviennent une menace pour la survie, où le froid est une menace, où le raccourcissement des jours porte atteinte à notre capacité de réaction et c'est un moment où on s'approche de la mort, où la nature est sur pose et où nous devons garder toujours ce fil. Donc à l'approche de l'hiver, peut-être que ces fêtes de ticherie nous préparent à traverser l'hiver et nous permettent de mobiliser notre énergie, de faire les réserves dont nous avons besoin pour dépasser le moment critique. Et face au péril de l'hiver, c'est un bon moment pour se remettre en question et faire le point. Et plutôt que de subir les vicissitudes de la vie, c'est intéressant de faire nous-mêmes le point sur nos vies, d'anticiper les difficultés et de leur faire face dans un cadre qui est adapté. Nous affrontons nos doutes et nos incertitudes et nos questionnements sur un terrain qui est favorable, qui est balisé, qui est collectif à travers les fêtes de Rosh Hashanah et de Yom Kippour. En même temps, pour être certains et certaines que ces crises existentielles se produisent en terrain contrôlé, ça signifie que lorsque ce terrain contrôlé existe, c'est le bon moment pour faire face aux crises existentielles. C'est important parce que ça nous permet de comprendre pourquoi Untane Tokef est tellement difficile, est tellement saisissante. Mais puisqu'on ne peut pas toujours être dans la paix et dans le calme, car si on était toujours dans la paix et dans le calme, on n'avancerait pas et on ne se préparerait pas aux difficultés pour la suite, on ne serait pas résilient, on ne serait pas agile. Puisqu'on ne peut pas rester toujours dans ce calme, alors on veut que notre intelligence et nos forces se mettent en action avant. La question se pose ici de savoir si vous êtes plus efficaces, si nous sommes toutes et tous plus efficaces en situation de danger réel ou en situation de pression qu'on s'est mise de façon un peu artificielle mais quand même ou si nous sommes plus efficaces en situation de pure détente et de pure tranquillité. Est-ce que quand tout va bien, nous avançons ? Est-ce que quand tout va mal et qu'il y a de réels risques, nous avançons ? Et est-ce que dans les situations intermédiaires, nous pouvons aussi progresser ? Souvent, je ne sais pas pour vous, mais souvent on n'avance pas trop quand tout va bien. On a l'impression que le bonheur auquel on a accès nous est dû et c'est souvent quand on perd quelque chose qu'on se rend compte combien cette chose nous a manqué. Que ce soit la santé, que ce soit des proches, que ce soit des situations matérielles. Et donc, il est rare qu'on se sente en incertitude dans une situation éphémère alors qu'on vit en même temps dans l'opulence. Et peut-être que ça vaut la peine de se préparer quand tout va bien et de se souvenir que le bien-être n'est pas un acquis, ce n'est pas une évidence, ni pour nous individuellement parce que nous toutes et tous nous faisons face à des moments de crise dans nos vies, ni pour tout le monde parce qu'il y a des personnes qui naissent dans des circonstances de vie faciles et d'autres qui naissent dans des circonstances de vie difficiles. Et le fait de manger à sa faim, d'avoir chaud, d'avoir de l'espoir dans l'avenir, d'avoir de quoi se cultiver, d'avoir des proches qu'on aime, d'avoir des personnes qui nous parlent avec respect, c'est à la fois d'un côté, ça peut sembler une évidence, mais ça ne l'est pas toujours. Et donc, même dans ces circonstances, il est important de toujours progresser, d'avoir une vision globale, renforcer le tissu social et ne pas s'imaginer que ce sont des acquis. Et c'est ce que permet de faire une tanétocaffe, parce que ce texte nous ébranle, nous allons le voir. Et puis, d'un autre côté, quand on est en difficulté, c'est intéressant aussi de savoir, désolée de vous le dire, mais que ça peut être pire. Et donc, même quand on est en difficulté, il est important de mobiliser ses forces et puis de faire le bilan. Et là, une tanétocaffe permet également de se mobiliser, avec l'avantage que les personnes qui sont dans la facilité et celles qui sont dans la difficulté se retrouvent réunies au même endroit, autour de ses champs, dans ce contexte favorable, pour s'appuyer et se soutenir. Et que dans ce contexte-là, trembler est normal, parce que une tanétocaffe est un texte qui nous fait trembler. Et puis, la dernière question, l'autre hypothèse, celle où on est vraiment acculé, où c'est vraiment extrêmement dur, eh bien, en réalité, si on ne se met pas des échéances un peu artificielles, comme Rosh Hashanah et Yom Kippour, si on n'apprend pas les leçons de la vie, on va se retrouver face aux mêmes épreuves encore et encore. Et la situation peut même se dégrader. Et on n'agit pas forcément bien quand on est au pied du mur. Peut-être certaines personnes, oui, mais d'autres, non. Et puis, peut-être qu'ils s'écoutent aussi émotionnellement. Et puis, vous connaissez les trois réponses classiques, flee, freeze et fight. On a tendance, quand on réagit sur le coup, à fuir, à se battre ou à se congeler et à faire le mort, ou peut-être faun, ça veut dire agir avec soumission. Moi, je rajoute d'un point de vue juif, j'ai découvert ça au moment de l'écriture de mon livre, qu'on peut aussi rajouter fun, faire de l'humour et food, manger. C'est d'autres réactions, mais je dis ça juste pour l'astuce. En réalité, quand on n'est pas préparé, on n'a pas forcément les meilleures réactions. Tout ça, cette introduction, elle est pour vous dire une chose très importante, qui est que le but de Ountané Tokef n'est pas de nous clouer à terre, de nous stupéfier, de nous rabaisser, pas du tout. Et le texte semble un peu faire ça, et il peut à votre oreille au début sembler faire ça, mais en réalité, ce qu'il dit, c'est qu'il y a des moments pour faire le bilan avec courage et que si on ne saisit pas ces moments avec courage, on aura des problèmes par la suite. Et c'est ce que dit le texte, d'une façon qui n'enjolive pas et qui nous met face à la réalité. Il y a une réalité exagérée parce qu'on veut déclencher des difficultés et les remises en question, que le groupe, que l'ambiance des fêtes nous permet justement de mieux digérer dans ces conditions qui sont tellement favorables où on est ensemble, où on chante et où on étudie. Donc je vais vous lire Ountané Tokef dans pas longtemps, et puis je vous en chanterai également des extraits. Mais cette introduction générale, elle parle de ce travail qu'on fait en écoutant ce Ountané Tokef. Alors on va lire la traduction que j'ai faite pour vous de Ountané Tokef, qui est celle qu'on utilisera dans les offices de la synagogue Yétsira. Et puis on va en chanter des extraits, et puis il y aura un petit quiz et une conclusion.

  5. Aug 9

    Trois histoires de la Torah pour Roch hachana!

    Lorsqu'on parle de Torah écrite, on pense avant tout au fameux cinq livres de MoÎse... (et de Myriam?). A Roch hachana, trois passages sont lus. Lesquels? Pourquoi? Que nous enseignent-ils? On en parle ici! 1. comment se passe la canonisation d’un texte 2. quelle est la plus importante des fêtes juives 3. Qui reconstruit le judaïsme après l’exil de Babylone ? 4. Pourquoi est-il important de lire la description des sacrifices ? 5. Quand lit-on la description des sacrifices ? 6. Les sacrifices d’animaux au Temple de Jérusalem sont-ils un truc de barbares ? 7. Quand lit-on dans la Torah de façon officielle à notre époque ? 8. Quels sont les premières lectures qui ont été instituées de façon officielle ? 9. Pourquoi y a-t-il deux parachiot pour la fête de Roch hachana ? 10. Quelle est la troisième lecture toraïque qu’on lit pour les deux jours de Roch hachana ? 11. Qu’est-ce qu’une haftara ? 12. Pourquoi un texte tiré des Prophètes a-t-il été associé systématiquement au texte de la la Torah ? 13. Que sont la Torah, le Avoda et les Néviim ? 14. Dans quel texte trouve-t-on ces trois notions associées ? 15. Entre les Prophètes, les Ecrits et l’Enseignement, lequel de ces texte a été canonisé en premier ? 16. Comment donne-t-on de l’autorité à un nouveau canon ? 17. Quel est le rôle de la personne qu’on nomme « maftir » ou « maftira »? 18. Quel texte sépare la lecture officielle de la Torah de la lecture de la torah appelée « maftir » ? 19. Pourquoi y a-t-il deux haftarot associées à la fête de Roch hachana ? 20. Quels sont les deux prophètes mentionnés dans les haftarot de Roch hachana ? 21. En quoi le maftir de Roch hachana est-il différent du maftir du chabat ? 22. De quoi parle le maftir de Roch hachana ? 23. En quoi lire les commandements liés aux sacrifices est-il important à notre époque alors que le Temple de Jérusalem n’a pas été reconstruit ? 24. Comment peut-on associer créativité et continuité ? 25. Quelles sont les trois obligations liées à Roch hachana mentionnées dans le maftir ? 26. A quoi les offrandes de Roch hachana s’ajoutent-elles ? 27. De quel livre est tiré le maftir de roch hachana ? 28. Comment dit-on un verset en hébreu ? 29. De quel livre sont tirées les parachiot de Roch hachana ? 30. En combien de portions la paracha est-elle découpée à Chabat ? 31. En combien de portions la paracha est-elle découpée pour les fêtes ? 32. Combien de personnes montent à la Torah lorsque Roch hachana tombe un chabat ? 33. Quel problème Sarah et Abraham ont rencontré ? 34. Qui est Hagar ? 35. Qui est Ismael ? 36. Comment s’appelle l’enfant de Sarah et Abraham ? 37. Quelle est la relation de Hagar et Sarah ? De Isaac et Ismaël ? 38. Pourquoi Sarah demande-t-elle à Abraham d’écarter Hagar et Ismaël ? 39. Comment Ismael est-il considéré ? 40. Comment se passe le voyage de Hagar ? 41. Qui interpelle Hagar ? 42. En quoi l’histoire d’Hagar et Ismaël ressemble-t-elle à celle d’Abraham et Isaac ? 43. Pourquoi est-il utile d’avoir plusieurs rouleaux de la torah ? 44. Qu’est-ce que la Puissance divine aurait demandé à Abraham? 45. En quoi l’histoire de la Akedat ItsHak est-elle problématique ? 46. En quoi l’histoire de la Akedat ItsHak est-elle nécessaire ? 47. Avraham compte-t-il sacrifier son fils ? Quels éléments en donnent des indices ? 48. Comment Isaac réagit-il dans le voyage avec son père ? 49. Qui interpelle Abraham pour sauver Isaac ? 50. Comment sortir de l’impasse entre « faire des sacrifices humains comme tout le monde » et « passer pour une personne moins engagée que les autres car on refuse de faire des sacrifices humains » ? 51. Qu’est-ce que le « kidouch hachem » ? 52. Faut-il mourir pour dieu ? 53. Abraham fait-il quand même un sacrifice ? 54. Quel est le rapport entre l’histoire de la Akédat ItsHak et le chofar ? 55. Quels sont les 3 textes de la Torah qui sont lus à Roch hachana ? Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode du podcast judaïsme sur un pied qui a pour but de vous faciliter l'accès aux sources juives dans leur complexité parce qu'en 3000 ans il s'est passé beaucoup de choses et beaucoup de remaniements assez incroyables qui nous donnent des leçons de résilience, d'évolution dans le symbolique, de retomber toujours sur ses pieds. Et même si on retombe sur un seul pied, c'est déjà pas mal, c'est notre session judaïsme sur un pied. Aujourd'hui, on parle de Rosh Hashanah, une fête qui illustre parfaitement la pulsation du judaïsme d'année en année, de siècle en siècle, puisqu'on peut le dire, disons-le, de millénaire en millénaire puisque le judaïsme se base sur des histoires qui ont pu être compilées, là je parle de la Torah écrite, qui ont pu être compilées au moins 7e, 6e, 5e siècle, donc on a le droit de parler en termes de millénaire et que cette compilation, bien sûr, implique d'autres textes qui étaient transmis eux-mêmes de façon orale bien avant, donc avant 1000, peut-être moins 1200, peut-être moins 1500, il y a des discussions historiques, bref. Mon but ici est de partager avec vous les textes qui sont lus à la synagogue et que vous pouvez raconter chez vous et qui sont issus du Tanakh, de la Bible hébraïque, donc certains textes de la Torah, d'autres des prophètes et d'autres, c'est pas le cas pour Rosh Hashanah, pas de façon directe complète, mais potentiellement aussi, pour d'autres fêtes, des écrits, des hagiographes. Pour ce qui est du nom de la fête et de tout ce que ça implique en termes de son développement historique, je vous remploie au premier épisode du podcast « Judaïsme sur un pied » qui concerne Rosh Hashanah et puis pour la question des pratiques à la maison, du céder, qu'est-ce qu'on mange, pourquoi, d'où ça vient, le chauffard, où on le souffle, comment, je vous renvoie au deuxième épisode. Nous sommes dans le troisième épisode, nous explorons cette fête passionnante de Rosh Hashanah, la plus importante des fêtes juives, mais je vous préviens tout de suite que je dirai ça à absolument toutes les fêtes juives parce qu'elles sont toutes incroyables à leur façon. Je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de vingt ans, à la fois une rabbin qui explore l'Histoire et le sens de l'Histoire et la sociologie et ce qui se passe dans les groupes humains et dans la psychologie individuelle aussi des gens, et bien sûr le judaïsme aussi. Ce sont les outils que j'explore, ce sont les outils que j'utilise, auxquels je réfléchis, les recherches que je fais et que je partage. Formellement, ça se traduit par mon doctorat en sociologie du droit et par différentes études dans différentes méthodes de thérapie et d'action non violente. Si vous avez des questions là-dessus, je suis toujours ravie d'y répondre parce que je trouve que ces outils sont non seulement merveilleux et font du bien à nous, mais aussi potentiellement au monde. Donc j'ai un petit intérêt à ce que ça se passe le mieux possible dans le monde, donc n'hésitez pas à me contacter. Et puis d'un autre côté, je suis aussi une rabbin pratique, ça fait plus de vingt ans que je suis. En réalité, je pourrais compter aussi les années où j'étais bénévole dans des synagogues, en particulier à Dad Shalom, les années où j'étais animatrice et formatrice aux Éclaireurs et Éclaireuses Israélites de France ou prof de Talmud Thora. Donc je pratique, je transmets le judaïsme, je pourrais dire, depuis 26 ans. Donc c'est là-dessus que je m'appuie pour partager tout ce que je vous transmets. Et plus d'infos, vous les trouverez sur rabbinchanski.fr, yetzira.org, cocreer.net et devenirjuive, devenirjuif, vous les mettez en tant qu'URL et vous trouverez également le site. On a besoin de tout le monde pour faire vivre toute la richesse de ce judaïsme qui est souvent enfermé dans des considérations qui n'ont rien à voir et qui nuisent à tout le monde. Donc merci d'être là et d'explorer avec moi les textes de Rosh Hashanah, ceux qu'on trouve dans la Torah, ceux qu'on trouve dans les prophètes, qu'on lit à la synagogue et que vous pouvez bien sûr aussi raconter chez vous, raconter, discuter, étudier, approfondir. Et c'est parti ! On l'a vu dans le 8e chapitre du livre de Nehemi, qui fait partie de la 3e partie du Tanakh, Torah, Nevi'im, Ketuvim, l'enseignement, les prophètes, les écrits ou hagiographes. C'est comme ça qu'on appelle la Bible hébraïque. Dans le livre de Nehemi, Nehemi dit au peuple que c'est la fête et on parle ici de la fête qui se déroule le 7e mois, le premier jour du 7e mois. Donc on parle de cette date de Rosh Hashanah et de ce qui s'y passe au moment du retour à Sion, au moment où les exilés de Babylone, Babel a détruit le premier temple, les élites et les personnalités importantes socialement du judaïsme ont été déportées à Babylone pour détruire la culture locale. Au moment de la destruction de l'Empire babylonien et de la prise de pouvoir de l'Empire perse, ils reviennent et ils reconstruisent le judaïsme, autrement parce que le temple n'est pas encore là, n'est pas encore reconstruit et qu'il s'est quand même passé 70 ans d'exil où toute la structure basique a été détruite. Quand dans la Torah on lit ce qui se passe autour des sacrifices au temple, c'est ça qu'on fait, on recrée le lien avec le judaïsme d'avant la destruction du premier temple. Donc quand on lit la description des sacrifices, ça peut sembler un petit peu pas intéressant, pourquoi est-ce qu'on fait ça ? Et en réalité c'est ça qui fait qu'on est dans une continuité avec avant le 6e siècle. Par ailleurs, ce qu'on peut dire aussi c'est que ces pratiques qui avaient du sens pour...

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Bienvenue dans le podcast « Judaïsme sur un pied », le rendez-vous des amoureux et amoureuses de culture, d'humanité, qui veulent comprendre réellement le judaïsme. Ce podcast vous est ouvert, que vous soignez juifs ou non, pour découvrir ici un univers insoupçonné qui vous sortira du présent pour vous inscrire dans l'histoire longue, dans les aspirations humaines, à travers une tradition spirituelle et culturelle qui plonge ses racines dans l'âge de fer. Je suis Floriane Chinsky et j'étudie le judaïsme de l'intérieur en tant que rabbin depuis plus de 20 ans et de l'extérieur d'un point de vue historique, sociologique et psychologique. Je me fonde sur mes études rabbiniques et historico-critiques à Jérusalem, sur mon doctorat en droit et en sociologie, et sur tout ce que j'ai étudié depuis. Je mets ces outils au service de ma compréhension du judaïsme, des organisations humaines en général dans leur aspect organisationnel et spirituel, et au service de celles et ceux qui veulent étudier, avancer, progresser dans leur vie en participant à des groupes ou à titre de suivi individuel. Mon rôle ici est de vous ouvrir les portes du judaïsme et de ce qu'il peut nous apporter, que vous fassiez ou non partie de cette culture. Ce podcast sort tous les dimanches matin, vous le trouverez sur toutes les plateformes de la planète, y compris Deezer, Spotify, Apple Podcasts, etc. Pour vous abonner, rendez-vous sur judaïsmesurunpied.captivate.fm Rappelez-vous, notre humanité nous lie et chaque culture nous enseigne qui nous sommes et qui nous pouvons être.

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