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Visionary Marketing

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  1. 2h ago

    AI Overviews en France : état des lieux

    Trois mois après l’arrivée de Google AI Overviews en France, Converteo et Qwairy ont analysé les sources des résumés IA. Les sites commerciaux fournissent 57,2 % des citations contre 9,9 % pour les médias. 90% des réponses changent à chaque session et les sites à forte autorité sont cités 2,7 fois plus que les autres. Nous assistons à la fin du clic exploratoire, certes. Mais les recommandations des auteurs sont à prendre avec prudence, et la vraie réponse consiste à se rapprocher de ses clients. Google AI Overviews en France : état des lieux L’écran de Google AI Overviews tel qu’il apparaît en France. Demandez à Google, et il vous répondra peut-être… L’étude en bref L’étude est signée Converteo, avec Qwairy, plateforme spécialisée dans le GEO (Generative Engine Optimization). Ses auteurs sont Emmanuel Chomier (Partner Performance Marketing), Laurent Rabin (Consultant Senior Media & Search), Florent Thuilliez (Senior Manager Acquisition & Search) et Maxime Vivos (Manager Media & Search). Elle repose sur 735 prompts par pays, répartis sur sept secteurs et joués chaque jour du 13 au 23 août 2026, soit trois semaines après le lancement des AI Overviews en France, le 22 juillet. La fin du clic exploratoire Ce n’est pas nouveau. Nous évoquions déjà sur Visionary Marketing la fin des moteurs de recherche et l’avènement des moteurs de réponse en 2021. Mais avec les AI Overviews, on atteint le paroxysme. Selon Ahrefs, la présence d’un résumé généré par l’IA réduit de 58 % le taux de clic vers le premier résultat (décembre 2025, première position, sur ordinateur). L’étude montre aussi que l’IA s’intercale surtout au moment de comparer, puisque 55,4 % des requêtes relèvent de la comparaison, jusqu’à 68,4 % dans les services et 67,8 % dans les télécoms, la banque et l’assurance. C’est un comble, car jamais les outils d’IA n’ont permis des recherches aussi approfondies. Nous sommes bien mieux armés pour chercher et faire de la veille. Pourtant, beaucoup d’internautes ne semblent pas en profiter. Les professionnels qui sauront exploiter ces fonctions seront gagnants. Ce sont eux qui utiliseront l’outil, et non l’outil qui les utilisera. Source : livre blanc Converteo x Qwairy, pages 4 et 5. Le « clic parfait » : une promesse à vérifier Il est généralement entendu que les utilisateurs cliquent beaucoup moins, mais que ceux qui cliquent sont ultra qualifiés, avec 11,8 minutes passées sur le site contre 5,6, et 12 pages consultées contre 6,5. Je n’ai pas de moyen de le vérifier à ce stade. Ces chiffres viennent d’une étude Similarweb, sur un panel que Converteo décrit comme américain, et portent sur les recommandations de ChatGPT, pas sur celles de Google ni sur le marché français. Ce que je pressens, en revanche, c’est une publicité plus chère, au motif que le rare internaute qui clique est plus enclin à acheter. Le modèle est d’ailleurs en train de se tirer une balle dans le pied. Le 29 octobre, au lendemain de ses résultats trimestriels, Alphabet a perdu jusqu’à 12 % en Bourse, soit environ 480 milliards de dollars de capitalisation selon Forbes, la deuxième plus forte chute quotidienne de l’histoire. AI Overviews en France, un sursis, pas une solution Le livre blanc rappelle que la France a connu plus de deux ans de décalage avec les États-Unis (mai 2024 contre juillet 2026), à cause du bras de fer sur les droits voisins. Pour Converteo, c’est plutôt une bonne nouvelle, car nous avons pu observer les erreurs des autres. C’est un argument recevable. Mais cela ne change pas grand-chose au système, qui reste très opaque, puisque pour un même prompt, au moins une source citée ou leur ordre change dans 92,7 % des cas en France (96,7 % aux États-Unis). Difficile de voir où tout cela va mener, et où les producteurs de contenu se retrouveront. Source : livre blanc Converteo x Qwairy, page 60. Les médias, eux, semblent déjà passer au second plan. Ils ne représentent que 9,9 % des citations en France (12,6 % aux États-Unis). Ce sera encore plus difficile pour les commerçants. Si l’on ne clique plus, comment récupérer des clients ? Les sites commerciaux captent certes 57,2 % des citations (49,7 % aux États-Unis), mais ce chiffre est à relativiser, car 37,5 % des prompts de l’étude mentionnent une marque, ce qui favorise mécaniquement leurs sites. Source : livre blanc Converteo x Qwairy, page 54. Top 10 des domaines les plus cités en France : RangDomainePart des citations1YouTube3,56 %2Facebook2,27 %3Reddit1,36 %4Instagram1,00 %5Que Choisir0,89 %6Meilleurtaux0,75 %7LesFurets0,72 %8Selectra0,60 %9Ouest-France0,54 %10LeLynx0,50 %Reproduction d’un tableau de chiffre sur les domaines cités par Google AI Overviews en France dans le livre blanc de Converteo. Les quatre recommandations de Converteo pour Google AI Overviews en France Réallouer le budget de contenu vers des fiches techniques et des tableaux comparatifs. À l’étape de comparaison, ce sont en effet les blogs (68 % de leurs citations) et les forums (54 %) qui dominent. Cela confirme ce que j’expliquais déjà. On va écrire des sites web pour les IA plus que pour les humains, pour nourrir les tableaux comparatifs que produiront des IA, ou des sites comparateurs qui nourriront eux-mêmes les IA. Cela servira moins aux humains qu’aux machines. Déployer un « bouclier SEA » sur son nom de marque. Le nom de marque revient une fois de plus au centre des recommandations. Ce sera surtout utile aux marques déjà notoires. Pour les petits acteurs, il sera très difficile d’être cités, car aucun domaine ne dépasse 3,56 % des citations (YouTube). Les sites dont le Domain Rating atteint 70 sont d’ailleurs cités 2,7 fois plus que les autres. L’autorité profite aux grands. Et même cités, sans clic, cela leur fera une belle jambe. Tout le monde se souviendra de Nike sans avoir cliqué, mais de Tartempion Sarl, on ne se souviendra pas. Auditer l’infrastructure technique et abandonner le JavaScript complexe. C’était déjà nécessaire pour bien se faire référencer sur Google, car un site rapide suppose d’enlever toutes les scories. Briser les silos avec une task force réunissant technique, contenu, relations presse et médias. C’est un paradoxe. On répète à l’envi que la presse et les médias sont importants. Pourtant, le seul média du top 10 est Ouest-France, à 0,54 % des citations. Être cité dans la presse n’aidera pas tellement si cela ne ressort pas dans les IA. Et une task force transversale représente un investissement humain et financier important. Bonne idée sans doute, mais on ne brise quasiment jamais les silos. Nous l’avons déjà expliqué ici, et si cela coûte cher pour un résultat mince, on se demande où cela mène. Ma conclusion : retrouver ses clients Avec 92,7 % de réponses instables, mesurer sa position sur quelques mots-clés n’a plus beaucoup de sens. Il faut renouer la discussion avec ses clients et s’en rapprocher. En B2B, où l’IA intervient plus tôt dans le parcours (34 % de requêtes de découverte dans l’industrie, contre 27 % en moyenne), cela passera par l’account-based marketing. Peu importe de recruter des gens en masse, ce n’est pas le sujet. Il s’agit de tisser des liens à l’intérieur des entreprises et d’inverser la logique de la vente, comme nous l’avons expliqué dans notre cours avec Yves Blandiaux. En B2C, où l’IA s’invite dès la découverte (36,6 % des requêtes dans le luxe et la beauté, 33 % dans le retail), il faudra bien fidéliser ses clients, recruter des fans de la marque et les travailler sur les médias sociaux, encore mieux qu’avant. Il restera la bonne vieille newsletter, les contenus et les listes de diffusion en propre. C’est cela qu’il faudra travailler en priorité. C’est peut-être, dans un sens, une bonne nouvelle pour la relation client. Le vrai risque : un web qui se referme Au-delà du bénéfice pour les acteurs du GEO, l’issue me paraît encore floue. Et je vois un risque à moyen et long terme. Si créer du contenu devient très difficile pour tout le monde et ne rapporte plus rien, le contenu aura tendance à se mettre derrière des paywalls. Au lieu d’un contenu disponible pour tous, qui était la promesse d’Internet, nous reviendrons à du contenu privé et cher, distribué uniquement à des clients précieux qui ont payé. Quelques réserves de lecture Quelques précautions de lecture s’imposent. Converteo et Qwairy évoluent eux-mêmes dans le conseil et le GEO. Il est naturel que leurs conclusions, comme l’instabilité de 92,7 %, appellent un suivi dans la durée, ce qu’ils proposent. L’étude offre par ailleurs une photographie de 11 jours. Elle décrit le « mur de l’autorité » comme une corrélation, tout en employant un vocabulaire causal. Cela ne prouve pas à lui seul que l’autorité du domaine soit la cause des citations. Télécharger l’étude complète Converteo x Qwairy Sources Converteo x Qwairy, Étude AI Overviews & AI Mode en France (livre blanc, octobre 2026). Forbes Perú, Alphabet pierde cerca de US$500 000 millones de valor bursátil. The post AI Overviews en France : état des lieux appeared first on Marketing and Innovation.

  2. Oct 29

    SEO et GEO : rupture ou continuité ?

    .vm-pullquote{border-left:6px solid #2E75B6;margin:2em 0;padding:.4em 0 .4em 1.2em;background:transparent} .vm-pullquote p{font-size:1.35em;font-style:italic;line-height:1.45;color:#1F3864;margin:0 0 .4em} .vm-pullquote cite{display:block;font-size:.85em;font-style:normal;color:#595959} .vm-note{font-size:.92em;color:#404040;margin-left:1em} Le bilan du SEO et GEO Summit avec Elliott Bobiet Le sujet du GEO a occupé le SEO et GEO Summit des 15 et 16 octobre à Disneyland Paris, qui a réuni 793 participants pour sa huitième édition. J’ai prolongé la discussion avec son cofondateur, Elliott Bobiet (SEO.fr), expert du référencement depuis près de dix-sept ans. Entre le référencement classique et les moteurs de réponse, les entreprises veulent savoir ce qui change et ce qui reste valable. Elliott a une position nette. En résumé, les méthodes restent, mais la manière dont un prospect trouve une marque a basculé. Ce qui fait dire à Elliott que nous sommes quand même en train de vivre une révolution du référencement. SEO et GEO, ce que le Summit 2026 révèle de la visibilité dans les IA Le SEO et GEO Summit 2026 a attiré 973 participants. Ici Elliott Bobiet (à gauche) accompagné de l’un d’entre eux. Un virage multicanal pour le SEO et GEO Elliott, quel bilan tires-tu de cette édition à Disneyland Paris ? Nous avons accueilli 793 participants, venus pour le GEO, le SEO, l’AIEO, l’AIO, quel que soit le nom qu’on lui donne. Les termes ne manquent pas, mais tous désignent le référencement dans les IA. C’est un record pour nous, puisque nous frôlons les 800. Au Parc des Princes, nous avions approché les 650. Nous franchissons donc un nouveau palier. La communauté compte beaucoup de directeurs marketing, de CMO et de responsables communication. Ils ne viennent pas du SEO pur, mais ils comprennent que, pour faire de la communication et être référencé sur le web, le GEO revient à être référencé sur le web. Le lieu à Disneyland Paris est magnifique, et la salle comme le format nous ont plu. Les participants étaient aimables et désireux d’échanger. Nous validons aussi l’ouverture aux différents canaux d’acquisition. Le SEO est un canal d’acquisition, le GEO est le regroupement, pour dévoiler un peu la suite, de tous les canaux d’acquisition. « Le SEO est un canal d’acquisition, le GEO est le regroupement de tous les canaux d’acquisition ». Elliott Bobiet, cofondateur du SEO & GEO Summit Le SEO et GEO Summit 2026 a attiré 973 participants, tous très enthousiastes. Ici, la conférence d’Olivier Duffez le 15 octobre au matin. Le SEA, les social ads, le CRM et le marketing automation au programme, est-ce un aveu que le SEO seul ne suffit plus ? Complètement. Nous parlions déjà du GEO en avril 2025, voire un peu avant. En octobre 2025, lors de l’édition au Parc des Princes, un basculement s’est produit. Les gens se sont mis à s’interroger sur ce référencement dans les IA et sur la nécessité de s’y intéresser. Nous avions alors fait venir des copywriters et des intervenants sur le local et les fiches Google My Business. Nous avons renforcé ce virage en mars 2026, toujours au Parc, puis nous l’avons assumé à Disneyland Paris en octobre 2026. Le programme a compté du SEA, du Facebook Ads, du LinkedIn Ads, de l’organique sur LinkedIn et sur les réseaux sociaux, de l’emailing. Tous les canaux d’acquisition étaient représentés, car pour être présent dans les IA, le principe est assez simple. Ces modèles sont probabilistes et non déterministes. Les vertus de la répétition Il faut répéter ses contenus. Plus tu communiques sur les différents canaux, plus tes contenus ressortent dans les IA. Il faut aussi accepter qu’en posant dix fois la même question, tu n’obtiendras pas dix fois la même réponse. On ne raisonne plus en « je suis premier, je suis deuxième, je suis troisième sur Google ». On observe une tendance à être le plus cité. « Plus tu communiques sur les différents canaux, plus tes contenus ressortent dans les IA ». Elliott Bobiet, cofondateur du SEO & GEO Summit Prenons les études marketing qui comparent deux sodas. Tout le monde ne répond pas Coca ou Pepsi. Il existe une tendance pour l’un, une tendance pour l’autre, qui varie selon les états ou les villes. Aucun canal d’acquisition ne peut donc plus se travailler seul, et l’entreprise doit décloisonner ses services. Aujourd’hui, le service influenceurs travaille avec ses influenceurs, le service RP fait ses relations presse, la communication produit ses flyers et ses affiches en 4 par 3, et le digital mène ses campagnes organiques et son SEO. La bonne approche consiste à partir du message que l’on veut faire passer, du canal où se trouve l’audience, et de la façon de décliner ce message dans des index et dans des formats. Il devient un communiqué de presse, un podcast, des formats courts, des articles de blog, des carrousels, des articles LinkedIn. Ce mode de fonctionnement change vraiment les habitudes. Il va se mettre en place tranquillement. GEO : révolution ou continuité pour le SEO ? L’IA est-elle une révolution, ou la énième après le mobile, la voix et les featured snippets ? Je dis quand même révolution. Avant, tu avais des liens bleus. Google te proposait des résultats, tu lisais ces contenus et tu faisais toi-même ton benchmark et ta décision. Une IA, c’est complètement différent. Elle adopte un ton directif et te donne la réponse. La manière dont elle est présentée donne envie de la croire. Quand une IA t’annonce que la meilleure tondeuse pour ton terrain boueux et en pente, dans le Vercors par exemple, est tel modèle, tu as tendance à la suivre. Avant, on restait responsable de ses choix. Maintenant, on se dit que c’est l’IA qui l’a dit. Le prospect qui t’a trouvé via les moteurs génératifs, ChatGPT ou AI Overview, est donc encore plus qualifié. Tu remarqueras qu’on ne parle même plus de Perplexity. Il y a quelques mois, je citais encore le trio infernal. Aujourd’hui, c’est un duo. Le prospect écoute la réponse, et la situation est encore plus scabreuse pour les marques, car il n’y a presque plus qu’une seule d’entre elles qui est citée. Plus exactement, quelques-unes seulement le sont. Tu demandes une recommandation, l’IA en propose deux ou trois, pas dix ou quinze comme avant. Et en prime, les internautes ne cliquent plus sur les liens. C’est effectivement très différent. Un moteur génératif n’est pas là pour t’envoyer du trafic. Le trafic reste à surveiller, mais il ne suffit plus à dire si tu réussis ou si tu pars dans la mauvaise direction. Je dis donc révolution pour cette raison. Sur un autre point, je rejoins l’ensemble des experts SEO. Les méthodes que nous utilisons pour être présent et cité dans les IA ne sont pas révolutionnaires. Ce sont un peu les mêmes méthodes que nous avons depuis les années 80. Cette observation rejoint l’étude du Pew Research Center, publiée en juillet 2025. Elle mesure un clic sur un lien classique dans 8 % des visites quand un résumé IA de Google s’affiche, contre 15 % sans résumé. « Les méthodes que nous utilisons pour être présent et cité dans les IA ne sont pas révolutionnaires ». Elliott Bobiet, cofondateur du SEO & GEO Summit Explique-nous simplement comment les modèles de langage sélectionnent, exploitent et citent les contenus. Le modèle ne choisit pas de sources, il reformule tout ce qu’il a lu sur le web. La répétition joue donc un rôle central. Quand tu poses une question à ChatGPT, il la décompose en sous-questions. Si tu demandes la meilleure tondeuse, il cherche « meilleure tondeuse 2026 » et « comparatif tondeuse 2026 », puis teste des termes comme « terrain boueux » ou « terrain en pente ». Il va récolter l’information sur le web. Pour cela, il passe par Google. ChatGPT n’a pas d’index aujourd’hui, il doit donc scraper Google. Il ne récupère que le top 10, parce que Google a bien compris la valeur de sa donnée et ne veut pas se faire scraper. Les tensions entre ChatGPT et Google sont nombreuses. C’est pourquoi ChatGPT utilise aussi Brave, un moteur qui propose une API et facilite beaucoup la récupération d’information. Il rassemble ces éléments, il fait sa tambouille et il redonne la réponse. Le mécanisme réel est beaucoup plus complexe que ce que je décris, mais en gros, un élément répétitif ressort. Si ta marque apparaît tout le temps dans le top 10 de « meilleure tondeuse 2026 », elle a de fortes chances d’être recitée. Pas forcément en première position, mais tu ressors parce que tu étais présent partout. OK, c’est bon pour les tondeuses. Mais si je vends des engrais au phosphate, en B2B très pointu, le GEO est-il pour moi ? Tout est fait pour le B2B comme pour le B2C, pour la vente complexe comme pour la vente simple. Les acheteurs en B2B sont des acheteurs en B2C. En sortant du travail, tu achètes ta brique de lait ou tes tomates chez Leclerc, comme tout le monde. Nous avons déjà connu cela à l’arrivée du web. On disait que les acheteurs B2B n’utilisaient pas Google et qu’ils avaient leurs listings de décideurs et d’entreprises. Les sociétés qui vendaient ces listings n’ont pas coulé, elles se sont digitalisées. Le principe est le même. Cela concerne tous les secteurs, car plus de 90 % des Français utilisent une IA dans leur processus de décision. Cette étude a été commandée par SEO.fr et réalisée par OpinionWay. Elle n’exclut pas le B2B. Il y a un côté exceptionnel à dire « je vais demander à ChatGPT, il va faire mon travail pour moi ou il va me sortir quelque chose d’incroyable

  3. Oct 28

    Dernière ligne droite pour Numerikissimo 2026

    Rendez-vous pour la soirée de lancement le 26 novembre 2026 à Paris et sur Numerikissimo.fr Numerikissimo 2026 sera officiellement disponible le 26 novembre prochain. Pour l’occasion, une soirée de présentation et de réseautage réunira les acteurs du numérique français à Paris 15, sur le campus de l’ECE. Au programme, une table ronde sur l’IA agentique et les perspectives du numérique en 2027. Numérikissimo 2026, dernière ligne droite C’est la dernière ligne droite pour rejoindre l’annuaire des top acteurs du numérique Numerikisimo 2026 L’annuaire passe à l’échelle avec plus de 200 top acteurs du numérique français. CEO de licornes ou de start-up, DSI, patrons de think tanks, enseignants-chercheurs, auteurs, journalistes ou blogueurs de la tech… tout le monde peut candidater gratuitement. Chaque fiche est ensuite validée par un jury. Il reste jusqu’au 19 novembre 2026 inclus pour s’inscrire. Un site numerikissimo.fr tout nouveau Le nouveau site gagne des fonctions sociales. Les fiches se mettent à jour en temps réel et les membres peuvent s’écrire entre eux. Chaque profil du Numerikissimo 2026 dispose d’une URL unique, une sorte de CV 2.0 tenant sur une page. Une base de données permet aussi de chercher par zone géographique ou par secteur d’activité. Chaque membre de Numerikissimo 2026 dispose de sa fiche CV accessible directement en ligne. Celle-ci est référencée sur les moteurs de recherche et les LLMs. Voici la mienne :numerikissimo.fr/member-view/yann-gourvennec. Au passage, saluon notre sponsor le CRIP. Numerikissimo 2026, c’est pour qui ? Différents profils ont intéret à rejoindre Numerikissimo 2026. Les figures connues du numérique contribuent, au travers de l’annuaire, à mieux faire connaître le numérique aux décideurs publics. Les figures connues du numérique contribuent, au travers de l’annuaire, à mieux faire connaître le numérique aux décideurs publics.  Les experts pointus (GEO, cybersécurité…) prouvent leur autorité. Ils se font contacter pour des missions, sans se noyer dans LinkedIn ou Google. Les experts pointus (GEO, cybersécurité…) prouvent leur autorité et se font contacter pour des missions, sans se noyer dans LinkedIn ou Google. Les jeunes start-ups gagnent en notoriété, soignent leur SEO et se rendent visibles des fonds de capital-risque et des business angels. Les DSI, CDO et CTO valorisent leurs stratégies et leur attractivité auprès des employeurs et des chasseurs de têtes. Les chercheurs et professeurs trouvent des partenaires industriels et sont plus facilement sollicités pour des interventions, voire des auditions parlementaires. Ce qui change en 2026 pour Numerikissimo Chaque membre partage sa vision du numérique et de l’IA, un conseil ou une anecdote, trois start-up et trois personnalités inspirantes, ainsi qu’une citation. L’effet boule de neige joue comme les liens hypertextes du Web. On peut même voir qui a recommandé qui, ce qui donne à l’outil un côté ludique. La nationalité française reste un critère d’admission, où que l’on vive, car l’écosystème a besoin de relais à la Silicon Valley, à New York ou à Londres. Les annexes proposeront une cartographie des solutions souveraines, pour passer plus facilement d’une offre américaine ou chinoise à une proposition tricolore. Un livre numérique et papier sera aussi personnalisable, avec un Top 50 sur mesure pour les entreprises et les associations. Alors, ne regardez plus le train du numérique passer. Avec le tsunami de l’IA, montez à bord et écrivez la trajectoire de demain. Découvrir Numérikissimo et candidater Cette brève s’appuie sur le billet de David Fayon, Dernière ligne droite, rejoignez l’annuaire d’excellence Numérikissimo 2026 et ses 200+ top acteurs, publié le 27 octobre 2026. The post Dernière ligne droite pour Numerikissimo 2026 appeared first on Marketing and Innovation.

  4. Oct 21

    Désinformation IA et l’affaire de l’aquaponey

    La désinformation par l’IA vient de trouver son « cas-nular » d’école, un faux sport olympique que Google, ChatGPT et Perplexity ont fini par valider. Hier, au SEO & GEO Summit, Alan CladX est arrivé sur un poney gonflable. Aujourd’hui, son coauteur Sylvain Montmory était l’invité de mon webinaire « Le numérique sans b******t » pour raconter comment les algorithmes se laissent berner. Voici l’essentiel de notre échange, remis en forme. Désinformation IA, la preuve par l’aquaponey Désinformation IA : le canular de l’aquaponey avait valeur de preuve TL;DR Sylvain Montmory et Alan CladX ont fait croire aux IA qu’un faux sport olympique existait, et les machines ont tout validé parce que le signal se répétait. Google Discover, les faux avis, les pods LinkedIn et le tri de CV par IA suivent la même mécanique. Les plateformes gagnent trop d’argent pour faire le ménage. La régulation arrive tard et édulcorée. Sylvain Montmory conseille aux marketeurs de faire leur travail sérieusement plutôt que de produire du contenu en masse. Cette désinformation IA qui nous « bouffe le cerveau » Le livre se lit en deux temps. Le premier raconte le canular de l’aquaponey, le second décrit les dérives du numérique. Sylvain situe l’origine du sous-titre un midi, à la maison, avec sa fille. Une chanson passait en fond sonore, et la formule s’est imposée au moment où il hésitait à écrire ce deuxième livre. Ce qui l’a ensuite décidé, c’est la nécessité de faire savoir à chacun ce qui se passe sur nos écrans, et surtout sur ceux de nos enfants. Le pharmakon IA, poison et remède à la fois Ma question reprenait le pharmakon de Bernard Stiegler, ce qui est à la fois poison et remède. Médias et grand public préfèrent agiter la peur d’IA qui nous anéantiraient, nous dépasseraient ou nous prendraient nos emplois. Sylvain préfère regarder ce qui se passe déjà sous nos yeux. Le livre choisit donc d’injecter le poison, qui est selon lui « le dernier remède ». Les auteurs ont manipulé eux-mêmes les algorithmes pour provoquer un électrochoc, et ils expliquent comment, sans inciter personne à les imiter. Alan CladX, coauteur du livre avec Sylvain, n’a pas hésité à faire le show au SEO/GEO Summit 2026 Comment l’aquaponey a-t-il piégé les IA ? L’idée vient d’Alan CladX, qui voulait retester sur les IA génératives ses vieilles techniques de 2010. Il pensait son sport olympique imaginaire, présenté comme discipline des Jeux de Paris 2024, trop énorme pour passer. Les machines ont tout avalé, pendant six mois. Il a créé une fédération internationale et une représentante française fictive, Faustine Verneuil. Des influenceurs ont décliné le canular en vidéos, et des journalistes, peut-être des juniors trop confiants envers l’IA, l’ont relayé. Ouest-France l’a repris puis corrigé, et l’information est même apparue sur le site des JO et sur BFM. Alan a fini par révéler la supercherie en conférence, ce qui a éduqué les IA dans l’autre sens. Sylvain note une différence nette entra IA et moteur Google traditionnel. Le texte blanc sur fond blanc est aujourd’hui sanctionné par le moteur, alors qu’auprès des IA génératives c’est « un vrai boulevard ». Les techniques qu’on nous vend fonctionnent-elles ? À Disneyland, Alan a montré que les recettes présentées comme infaillibles, comme les fichiers llms.txt ou l’invasion de Reddit, ne donnaient rien. Les vieilles ficelles, elles, marchent encore. Sylvain tempère, car cela dépend des modèles et de la période, et Alan teste en permanence. Après un drame aux États-Unis impliquant un adolescent et ChatGPT, les éditeurs ont ajouté des filtres en sortie. Ce sont des pansements, et le modèle n’est pas corrigé à la source. Les souris (SEO) disposent aujourd’hui des mêmes outils d’IA que les chats (Moteurs de recherche traditionnels et IA), et les agents accélèrent le mouvement à l’extrême. Sylvain Montmory, alias Romane Maltnoy (à condition de mélanger son nom à celui d’Alan CladX) présentant son nouveau livre sur la désinformation par l’IA dans les locaux de Visionary Marketing Comment fonctionne le piratage de Google Discover ? Discover est le fil d’actualité que l’on fait défiler sur son téléphone. Un article sur cinq y vient de faux sites d’information, et le média Next en a identifié plus de 15 000 en France. Ils publient de 100 à 1 000 articles par jour, signés de journalistes fictifs. Un hacker a confié à Sylvain qu’un article à 100 000 impressions rapporte de 1 000 à 1 500 euros, dont Google prélève 30 %. Les titres racoleurs dépassent facilement le million d’impressions, quand un contenu sérieux en génère peu. Les marques en font les frais. Decathlon a dû démentir la fermeture de magasins en France, et Intermarché la présence de farine animale dans ses pâtes. Ce même hacker a un jour publié pendant une semaine des articles dont titre, image et texte ne correspondaient pas, sans que Discover réagisse. Désinformation par l’IA : faux avis et pods Sylvain a testé Podawaa (lien volontairement absent ici), un outil de pods LinkedIn. Il a programmé un message annonçant le test, assorti de commentaires absurdes, et tout était publié une heure plus tard. Les faux avis positifs passent comme une lettre à la poste, même pour un restaurant inventé par des journalistes d’UFC-Que Choisir. En outre, les faux avis négatifs, accompagnés de chantage, arrivent désormais aux États-Unis. Les IA leur accordent un poids considérable. Une pizzeria qui s’ouvrirait à Nantes sans aucun avis n’aurait presque aucune chance d’apparaître dans ChatGPT, et son dirigeant se demanderait forcément s’il peut s’abstenir de manipuler les IA sans se faire pénaliser. Ce billet est un résumé de notre webinaire sur la désinformation par l’IA visible en replay ci-dessous. Le recrutement est-il touché ? Sylvain a testé son propre CV face à une annonce de directeur marketing. Le CV graphique, réalisé sous PowerPoint, obtenait environ 15 sur 20. Reformulé par ChatGPT à partir de l’annonce, puis recopié dans un document Word sans mise en page, il passait à 17. Sylvain a ensuite remplacé son nom par celui de Romane Maltnoy, et la note a atteint 18,5. Il suggère qu’il y a un bonus pour le genre associé à la candidature. Mais il avait aussi glissé en texte blanc l’expérience fintech que l’annonce réclamait, avec quelques métadonnées, et il attribue le gain à ces ajouts cachés, sans savoir lesquels ont joué. Il y voit une discrimination algorithmique entre ceux qui savent plaire à la machine et les autres. Il s’étonne aussi qu’un leader du recrutement vante des entretiens menés par un agent IA. Un candidat peut certes refuser de jouer ce jeu-là, mais peu de chômeurs s’y risqueront. Que doit faire un directeur marketing dès lundi ? Sylvain en tire quatre réflexes. Se renseigner. Il ne faut pas être « bisounours ». Sylvain traite désormais tout ce qu’il voit sur Internet comme possiblement faux, puis il recoupe. Il reconnaît par contre qu’on ne peut pas douter de tout en permanence. Regarder ses métriques de près. Des agents simulent parfaitement le trafic humain. Certains prestataires annoncent 60 % de visites en plus pendant que les ventes restent stables. Résister à la production de masse. Face à la baisse de trafic, le premier réflexe des marques que Sylvain rencontre est de produire plus. Or, selon une étude de septembre qu’il cite, les AI Overviews font chuter le trafic de certains médias jusqu’à 45 % en un an. Il voit dans le rachat de publicité le réflexe suivant, ce qui profiterait encore à Google, une interprétation sans données à l’appui, précise-t-il. J’ai entendu la veille au Summit que la production massive par IA donne un pic puis une pénalisation rapide, et Sylvain la déconseille. Une marque se construit dans la durée, et générer du contenu de basse qualité en masse n’est pas du bon marketing. Il invite à revoir son mix et à revenir à des leviers éprouvés, hors du numérique. Préparer sa réponse au bad buzz. Il faut savoir comment agir le jour où les faux avis négatifs arriveront. Sylvain rappelle ainsi la métaphore d’Alan : « entourer l’aiguille d’une botte de foin », c’est-à-dire publier d’autres informations sur les mêmes mots clefs pour qu’elles prennent le dessus. Existe-t-il un marketing qui échappe à tout cela ? Sylvain cite Legami, petite marque italienne qui a lancé en 2018 des stylos effaçables à 1,95 euro, toujours au même prix. Il y voit des fondamentaux, avec un produit pensé, une niche, des collections limitées et une communication sobre. Il défie quiconque de lui montrer un agent IA capable de produire un tel modèle économique, et promet de reconnaître son erreur si on y parvient. Les paris sont ouverts, je ne serais pas pour ma part aussi péremptoire. La réussite provient sans doute moins de l’idée que de la capacité à la mettre en œuvre. C’est là que les marketeurs ont un rôle à jouer. Plaise à Mercure que ce soit pour longtemps. Les stylos effaçables Legami : les marketeurs doivent faire leur travail sérieusement nous dit Sylvain. Peut-on arrêter le massacre de la désinformation IA ? Sylvain nous donne trois pistes dans ce webinaire. Faire son travail de marketeur. C’est la piste de Legami, et pour ma part la seule qui ne dépende de personne d’autre. Compter sur la régulation. Pour Sylvain, l’AI Act a été édulcoré par le lobbying. Côté transparence, il suffit qu’un humain se porte garant du contenu, ou qu’un stagiaire le sign

  5. Oct 19

    SaaSpocalypse, que vaut encore le SaaS ?

    Mike Hadjadj vient de publier la V1 d’un livre évolutif sur le sujet de la SaaSpocalypse. Il accompagne chaque année deux à trois cents start-ups, comme mentor, advisor et investisseur, surtout dans l’univers du retail. Selon ses propres mots, il ne prédit pas la fin des éditeurs de logiciels, mais il constate que leur valeur est impactée sérieusement par les changements induits par l’intelligence artificielle. Je l’ai interrogé devant la caméra afin de comprendre ce que la nouvelle donne change pour les éditeurs, leurs clients et pour l’ensemble de l’écosystème du SaaS. SaaSpocalypse, que vaut encore le SaaS ? Mike Hadjadj présentant son livre SaaSpocalypse dans les locaux de Visionary Marketing en octobre 2026 TL;DR Avec SaaSpocalypse, Mike Hadjadj ne prédit pas la fin des éditeurs de logiciels, il constate que le prix du logiciel est devenu négociable. La Redoute a refait en 48 heures un outil à 360 000 euros par an avec l’IA. Trois critères protègent un éditeur, l’urgence, la valeur et l’irremplaçabilité. Les grands éditeurs sont touchés aussi, puisque des enseignes ont divisé leur budget Salesforce par deux ou par trois. Gartner regarde dans le rétroviseur, et Mike surveille plutôt les renouvellements de contrats de 2027. Son conseil aux éditeurs, aller voir leurs clients tout de suite et leur demander pourquoi ils les paient. SaaSpocalype : développer un SaaS sans coder M.H. Le déclencheur du livre SaaSpocalypse, c’est une discussion chez mon kiné. J’avais eu un accident et j’avais besoin de rééducation. Il est un peu geek et il m’explique qu’il lance une nouvelle activité sans acheter d’outils ni payer de SaaS. Avec Base44, un outil qui appartient à Wix, il a refait lui-même un petit CRM, une activité de formation et un petit logiciel de comptabilité et de facturation. Cela m’a intrigué. J’anime La Retail Tech, une communauté qui existe depuis quatre ans et demi, avec beaucoup de contenu et environ 3 000 personnes connectées. L’éditeur de notre plateforme a été vendu. Pour ceux qui l’ont racheté, ce n’est pas une priorité. La plateforme n’évolue plus et chaque petit besoin reste trois semaines dans un ticket. Nous en rêvions, l’IA l’a fait Comme je dors peu, j’ai essayé. J’ai passé quelques heures à parler à l’outil, en lui demandant de reprendre telle partie du site et de la moderniser. J’ai obtenu un front, sans le back-office, que j’ai montré à mon équipe après le week-end. Elle y a reconnu le site dont elle rêvait. Nous avions failli lancer un appel d’offres, avec un cahier des charges et des contraintes techniques. Cela revient à négocier des compromis avec soi-même, parce que tout n’est pas possible. Là, tout l’est. Je parle, et ça s’exécute. SaaSpocalyspe : Mike Hadadj lors d’une démonstration réalisée dans le cadre de sa communauté La Retail Tech. Image par Optimalways Depuis la sortie du livre, j’ai continué. Le front est fait et je m’attaque au back-office. J’avais du mal à me faire comprendre de l’agent, alors j’ai trouvé un agent d’agent, avec lequel je parle par WhatsApp. Il connaît tout l’environnement que j’ai connecté, il fait les tests et il écrit des prompts très fins que je n’ai plus qu’à copier-coller. Je ne sais pas coder, et mon kiné non plus. La question n’est donc pas de savoir si l’on en est capable. Elle est de savoir qui paiera encore, pour quoi, et où se trouve la valeur. C’est l’une des thèses du livre. La Redoute a refait en 48 heures un outil à 360 000 euros par an M.H. L’autre déclencheur, c’est une rencontre avec La Redoute lors d’un événement. Elle utilisait un outil de product discovery visuel, créé par une start-up israélienne puis rachetée par des Américains, qui ont ensuite levé le pied. Cet outil en SaaS fonctionnait très bien. D’autres enseignes l’utilisaient aussi, comme Monoprix et Castorama, mais on le sentait en fin de vie. Les autres enseignes cherchaient un remplaçant et me demandaient si j’en connaissais un, avant de lancer un appel d’offres. La Redoute a mis deux personnes au travail pendant 48 heures, avec de l’IA. Elles ont regardé comment l’outil tournait, ont refait le même, l’ont testé et l’ont mis en production. Les résultats sont meilleurs, parce qu’elles ont pu l’affiner pour leur environnement, ce qu’un éditeur permet rarement. La Redoute dépensait 360 000 euros par an sur cet outil. Son but n’était pas là, il était de remplacer un outil qui allait s’arrêter. Elle y a gagné malgré tout. Des entreprises de toutes tailles inspirées par la SaaSpocalypse En creusant, j’ai vu que des entreprises de toutes tailles, y compris de grandes qui ont des compétences, s’attaquent déjà à des outils banalisés, peu structurants. Si l’outil tombe, ce n’est pas grave. Les économies sont énormes. Si je parle de destruction de valeur, c’est que cela n’a pas coûté ce prix. Deux jours, deux personnes, un peu de maintenance, d’évolution, de tests et de tokens. Les échelles ne sont pas les mêmes. Une petite partie de la valeur se reporte sur des compétences internes, et certaines s’achètent à l’extérieur, à un tout autre prix. Le gros de la valeur est détruit. Autour du montant du SaaS, il y a aussi toute une industrie. Des agences, des cabinets de conseil, des intégrateurs, et surtout des start-up, donc des fonds et des levées de fonds. Si le gâteau se réduit, tout cela souffrira. Qu’est-ce qui protège vraiment un éditeur, entre urgence, valeur et irremplaçabilité ? M.H. J’accompagne des start-up depuis très longtemps, en mentoring, comme advisor, en incubateur et en accélérateur, et aussi comme investisseur. Jusqu’ici, j’avais des critères non dits pour décider si j’y croyais, si je voulais les accompagner, voire investir. Le caractère innovant, la qualité de l’équipe. Cela a changé, et j’ai défini un nouveau triptyque. Le premier critère est l’urgence. Il faut un besoin urgent, créé par exemple par la réglementation ou par la concurrence. Le deuxième est la valeur, qui doit être évidente, immédiate et mesurable. Le troisième est nouveau pour moi, c’est l’irremplaçabilité. Qu’est-ce qui empêche le client final ou un concurrent de copier le produit en quelques minutes ? SaaSpocalypse, un innovateur « disrupté » par ses clients Dans le livre, je cite Smartway, pionnière de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Son offre dressait l’état des dates de consommation des produits périssables en magasin, pour décider quand retirer un produit du rayon et quelle remise appliquer pour être sûr de le vendre. Une salade ou un yaourt peut partir à moins 22 % un jour et à moins 40 % un autre. Elle l’a d’abord bien vendue aux supermarchés et hypermarchés indépendants, dont les patrons gèrent leur propre argent. Les centrales ont ensuite vu l’intérêt. Les divisions IT des grands distributeurs, comme Leclerc, Intermarché ou Carrefour, ont développé à peu près la même chose, qui tournait moins bien mais se vendait beaucoup moins cher. Cela leur a pris deux à trois ans. SaaSpocalypse dans sa V1 : « à lire vite, ce livre risque de mal vieillir » nous avertit l’auteur. Plus un produit est bon, plus il risque de se faire copier La différence, c’est qu’aujourd’hui plus votre produit est bon et installé chez un retailer, plus il est facile à copier. Le gros du travail n’est plus le code. C’est de modéliser ce que l’on peut faire gagner, les process, les interfaces. Smartway a été intelligente, car elle a développé d’autres gammes, comme les produits frais et les commandes, avec davantage de barrières à l’entrée. Les entreprises du SaaS banalisé, elles, sont finies. Plus elles sont bonnes, plus elles se font copier, et vite. Une jeune société sans irremplaçabilité signe des pilotes, et le client se dit que c’est génial et qu’il va le refaire. On ne peut pas lui en vouloir. « Plus votre produit est bon et installé chez un retailer, plus il est facile à copier » Mike Hadjadj Save Your Wardrobe, que je cite aussi, a cette irremplaçabilité. Sa plateforme gère la réparation pour de grandes maisons de maroquinerie et de vêtements, un domaine encore archaïque. Digitaliser la prise de rendez-vous, tout le monde peut le faire. Sa force, c’est d’avoir constitué et animé en parallèle un réseau de réparateurs agréés. Ils ne l’ont pas fait pour cela au départ, mais c’est une barrière à l’entrée importante. D’autres protections existent, comme les normes et certifications, notamment dans le paiement, le matériel, ou les données externes dont le client ne peut pas se passer. Chaque éditeur doit se demander pourquoi son client n’aurait pas intérêt à le recopier. Les gros éditeurs sont-ils aussi vulnérables que les micro-éditeurs ? M.H. J’ai sorti ce livre il y a quelques semaines, et j’ai été invité à en parler lors d’une soirée d’un éditeur avec ses partenaires, à la veille d’un salon. J’ai dit que tout le monde ne serait pas touché de la même façon. Les petits éditeurs de SaaS seraient touchés tout de suite, les grands comme Salesforce, sur des sujets structurants, plus tard. Le lendemain matin, au salon, une amie m’apprend qu’une grande marque vient de diviser son budget Salesforce par trois. L’après-midi, le patron d’une autre enseigne me dit avoir renégocié le sien et l’avoir divisé par deux. Ces modules obligatoires dont vous n’aviez pas besoin Leur raisonnement est simple. Ils achetaient des modules obligatoires dont ils n’avaient jamais eu besoin. D’autres leur servaient, ma

  6. Oct 16

    SEO & GEO Summit 2026 — le GEO un jeu à somme nulle ?

    Le SEO & GEO Summit 2026, organisé à Disneyland Paris les 15-16 octobre, était consacré au GEO, c’est-à-dire au référencement dans les intelligences artificielles et les LLM. On nous annonce, à juste titre, que plus rien n’est comme avant. Pourtant, ce monde nouveau me paraît étrangement semblable à l’ancien, même si je vois mal comment tout pourrait continuer ainsi. Heureusement, Sylvain Montmory et Alan CladX en ont fait, avec beaucoup de fantaisie et d’humour, une démonstration par l’absurde. Ils invitent les marketeurs, comme la société tout entière, à ne pas se laisser « bouffer le cerveau ». Voici mon compte-rendu de cette matinée riche en informations et en réflexions. Que retenir du SEO & GEO Summit 2026 ? Participants au SEO & GEO Summit 2026 explorant des innovations en matière de SEO… et surtout de GEO (optimiser la présence de sa marque dans l’IA explique le panneau). Sylvain Deauré, ou Google qui joue à découvert Sylvain Deauré, créateur de Cocon.se et de 1492.vision, un outil d’analyse de Google Discover, a ouvert le bal avec la partie de go d’AlphaGo à Séoul, en mars 2016. Au 37e coup, la machine pose une pierre que les commentateurs prennent pour un bug, et c’est elle qui décide de la partie. Les SEO ont vécu la même scène avec les AI Overviews, quand Google préparait ce virage depuis des années. Sylvain Deauré et sa carte mentale lors du SEO & GEO Summit 2026 Son architecture à « deux tours » l’expliquait. La première modélise les contenus, la seconde les utilisateurs. Pendant dix ans, les SEO ont joué avec la première, en répétant des mots-clés puis en bâtissant des cocons sémantiques. Google apprenait pendant ce temps à prédire ce que veut chaque lecteur, comme l’annonçait Eric Schmidt dès 2010. Mais ce qui change la donne, c’est que le contenu, et le sacro-saint « ranking », le classement d’une page Web dans la page de recherche de Google (alias SERP), n’a plus autant d’importance à l’ère de l’IA. Posée vingt fois à Gemini, une même question ne produit que 1 % de sous-recherches identiques. Pour Sylvain, un rang dans l’IA n’existe pas. Il a pris un exemple fictif des « pantoufles de running » pour le démontrer. Une page de résultats classique hésite entre pantoufles et chaussures, tandis que le mode IA tranche et cite des marques de claquettes de récupération. L’IA, estime-t-il, cherche davantage à plaire qu’à avoir raison. Il a enfin signalé que Google teste la rémunération des sites qui contribuent à ses réponses, ce qui promet selon lui des publicités bien plus chères. Il pense également qu’il reste une place pour les petites entreprises, dont la voix plus humaine peut toucher une cible précise. Je ne suis pas sûr que cela s’applique à la majorité, cependant, et la voie de la pub semble toute tracée.  Olivier Duffez et l’enquête chez les cuisinistes Olivier Duffez sur scène pendant le SEO & GEO Summit 2026 Olivier Duffez, fondateur de WebRankInfo et cofondateur de My Ranking Metrics, a enchaîné avec une méthode appliquée aux cuisinistes. Au lieu d’interroger une IA une seule fois, il lui pose cent questions, puis recommence régulièrement pour dégager des tendances. L’enseigne Ixina apparaît dans 66 % des réponses, contre 19 % pour Aviva. Pourquoi un tel écart ? Il a collecté plus de 3 000 requêtes « fan-out », ces recherches que l’IA lance de son propre chef, sans que l’utilisateur le sache, avant de répondre. Elles révèlent ses priorités. Dans 41 % des cas, elle cherche à comparer. Viennent ensuite les avis et les données techniques. Certains sujets se traitent sur le site, comme le financement. D’autres, comme les délais de livraison, se jouent forcément ailleurs. Même couverture, résultats opposés Sur les 48 sujets attendus par les IA, les deux marques sont à peu près à égalité. La différence tient à la qualité des pages et aux sources externes. Ixina figure dans 73 % des comparateurs analysés, Aviva dans 35 %. Le comparateur le plus cité, 151 fois sur 800 réponses, ne mentionne même pas Aviva. D’où la formule d’Olivier. En SEO, pas de crawl, pas de chocolat. En GEO, pas de sources, pas de chocolat. Il recommande la fraîcheur, la « citabilité » (des phrases très carrées, que l’IA extrait sans hésiter) et l’exhaustivité de la couverture du sujet. Un de ses clients a optimisé 38 pages, en a créé 14 et obtenu 11 mentions depuis juillet. Sa visibilité, partie d’environ 31 %, décolle. Les intervenants du SEO & GEO Summit 2026 Sylvain Deauré, CEO de 1492.vision, une plateforme de suivi et d’analyse de Google Discover. Au long parcours dans le SEO et le développement, il a créé Cocon.se en 2014 et l’outil xSpin.it. Sa conférence s’intitulait « Les 2 Tours : Google joue à découvert depuis dix ans ». Son profil LinkedIn. Olivier Duffez, fondateur de WebRankInfo et cofondateur de My Ranking Metrics. Il se présente comme l’un des pionniers du SEO en France, actif depuis 2002. Sa conférence s’intitulait « Pourquoi l’IA recommande vos concurrents et pas vous : enquête sur un cas réel ». Son profil LinkedIn. Alan CladX, qui se présente comme expert SEO et spécialiste de la visibilité dans les IA, et assume son passé de black hat. Son nom, comme son prénom, est un pseudonyme. Sa conférence, donnée avec Sylvain Montmory, s’intitulait « Vous faites confiance à l’IA ? Merci pour la faille ». Son site et son profil LinkedIn. Sylvain Montmory, consultant et formateur en marketing et IA, ancien directeur marketing B2C selon Dunod. Il est coauteur, avec Alan CladX et Romane Maltnoy, de L’étrange histoire de l’aquaponey et sera l’invité de Visionary Marketing lors d’un webinaire Webikeo le 16 octobre. Son site et son profil LinkedIn. Ce que cela m’inspire Ce que cela m’inspire, c’est qu’on ne fera plus de sites Web pour des humains mais pour des IA, que des humains (ou des agents) consultent. Et le clic n’est plus la bonne mesure, on s’intéresse aux conversions, nous dit Olivier. Ce monde sans clic sera plus difficile. Il y a de fortes chances que tout cela finisse par de la pub. Pour gagner des mentions, Olivier suggère d’ailleurs d’en acheter dans les comparateurs. CQFD. Moteurs de réponse donc, mais pas neutres pour autant. Je me pose aussi une question que la conférence n’a pas abordée. Son outil analyse la perception d’une marque par les IA, notamment à partir des avis. Combien de temps avant que les internautes cessent d’en publier, noyés sous ceux que produisent les IA, comme l’a montré Sylvain Montmory en fin de matinée ? Alan CladX et Sylvain Montmory, le jeu poussé jusqu’à l’absurde Le dernier duo du matin m’a bien inspiré, car il a donné un aperçu très concret de ce vers quoi nous allons. Alan CladX, dont le nom comme le prénom sont des pseudonymes, a osé arriver sur un poney gonflable, ce qui donnait le ton. Il a osé ! Alan CladX sur son poney gonflable nous a partagé ses astuces et réalisé aussi une démonstration par l’absurde qui était très pertinente et percutante. Il était secondé par son coauteur Sylvain Montmory que nous accueillons le 16/10/26 sur Webikeo pour un webinaire Ce référenceur black hat assumé a déroulé ses expériences. Un fichier llms.txt posé sur plus de 100 000 sites ? En six mois, aucune IA ne l’a consulté. Près de deux millions de clics fabriqués sur un domaine n’ont rien changé, aucune IA ne le connaît. En revanche, le cloaking, sanctionné par Google, fonctionne auprès des IA. Il observe aussi que Common Crawl, dont les archives nourrissent les modèles, serait financé par ceux qui les entraînent, dont Google, OpenAI, Anthropic et Nvidia. La fondation affiche d’ailleurs Nvidia parmi ses collaborateurs. Son cas d’école reste l’aquaponey, un sport imaginaire inspiré d’une publicité Toyota de 2013 (voir ci-dessus). Le canular a été monté sous le nom d’une fausse hackeuse, Romane Maltnoy, personnage inventé dont le nom mélange ceux d’Alan et de Sylvain. Elle figurait même au programme du summit, et signe le livre aux côtés d’Alan et de Sylvain. Google, ChatGPT et Perplexity l’ont relayé comme un fait établi. Alan en a raconté les coulisses. Il l’a noyé sous des contenus en anglais, puis l’a attribué à de vrais SEO internationaux, dont certains ont plutôt bien pris la plaisanterie. Des sites d’information, nourris eux-mêmes par l’IA, ont fini par le confirmer à leur tour. Sylvain Montmory, Jean Valjean moderne des égouts du Web Sylvain Montmory, que je reçois en webinaire le 16 octobre, est descendu dans ce qu’il appelle les égouts du web. Il a testé Podawaa, un outil qui fabrique des likes, et ils sont arrivés en une heure. Et la liste des manipulations est éloquente. Selon l’enquête UFC-Que Choisir qu’il a citée, 73 % des personnes interrogées reconnaissent que les avis clients influencent leur décision, tandis que les faux avis se vendent de moins en moins cher. Le média Next a recensé quant à lui près de 15 000 sites d’infos générés par IA en juin, plus de 18 000 en septembre. Ce n’est pas tout. Sylvain explique que 100 000 vues sur Google Discover rapportent 1 000 à 1 500 euros de publicité, dont Google prélève 30 %. Quant aux garde-fous des IA, un poème sur une mère disparue suffit, explique Alan, à obtenir une recette de cocktail Molotov. Tout cela nourrit leur livre, L’étrange histoire de l’aquaponey ou comment les algorithmes nous bouffent le cerveau, paru chez Dunod en octobre. Sylvain en défend la méthode, des preuves, des études et des expériences plutôt que des opini

  7. Oct 1

    Supprimer son site web B2B, vraie-fausse bonne idée ?

    Faut-il supprimer son site web B2B alors que le trafic organique s’effondre, que les AI Overviews de Google répondent à la place des sites et que les moteurs d’IA promettent des réponses sans le moindre clic ? La question, volontairement provocatrice, était au cœur du deuxième webinaire de la série « Le numérique sans b******t », diffusé sur Webikeo le 30 septembre 2026 avec Frédéric Canevet, fondateur de Conseilsmarketing.com. Notre échange ne tranche pas par un oui ou par un non. Il sépare ce qui est en train de mourir, ce qui résiste et ce qu’il reste à faire pour les entreprises qui n’ont ni équipe data ni budget de grand groupe. Supprimer son site web B2B, une fausse bonne idée à l’heure du zéro clic ? Faut-il supprimer son site Web à l’heure des AI overviews ? La réponse, sans b******t, à la question avec Frédéric Canevet 80% de baisse de trafic ! Frédéric Canevet parle en praticien. Il a créé Conseilsmarketing.com en 2006, il cumule plus de vingt ans d’expérience comme growth hacker et product manager B2B, il est co-auteur du « Growth Hacking » et il publie en octobre 2026 « Business Express », deux ouvrages parus chez Dunod. Ce qu’il raconte de son propre site est sans détour. À la grande époque, son blog attirait environ 10 000 visiteurs par jour et lui apportait plus de 110 nouveaux abonnés à sa newsletter chaque jour. Il évalue aujourd’hui sa perte de trafic à 80 %, et il résume l’érosion de ses contacts en une phrase, « en cinq ans, je suis passé de 100 prospects par jour à moins de 10 ». Les étapes successives qui nous ont amené là Selon lui, cette chute ne date pas de l’arrivée de ChatGPT. Elle procède de plusieurs étapes. Tant que la connaissance était réservée à des experts et qu’écrire demandait de l’effort, Google distinguait assez bien un bon article d’un texte produit à bas coût. Puis Google a fait évoluer ses algorithmes au détriment des blogs historiques, ceux qui vivaient de contenus de fond mis à jour d’année en année. Enfin l’IA générative a rendu la production de contenu quasi gratuite, et les internautes ont pris l’habitude de poser leur question directement à un moteur de réponses. Le résultat est une banalisation brutale des contenus pédagogiques. Frédéric l’exprime ainsi. « Comment écrire un communiqué de presse ou comment choisir un logo, tout cela est devenu une commodité. Cette connaissance est valable partout, elle est dans l’index de Google et elle ne change plus guère ». Pour ma part, j’ai toujours refusé de m’engager dans cette voie pour Visionary Marketing, quitte à faire moins de visites, parce que je préfère les angles journalistiques, les sujets B2B de fond et les opinions d’experts. Des statistiques qui nous alertent… mais à prendre avec des pincettes Pendant le webinaire, j’ai cité une statistique publiée le 24 septembre par The Next Web à partir de données de BrightEdge. En août 2026, ChatGPT représentait 95,1 % du trafic de référence issu des chatbots d’IA vers les sites web, contre 2,4 % pour Gemini, 1,1 % pour Perplexity et 0,8 % pour Claude. Ses renvois ont progressé de 101 % entre janvier et août, selon le communiqué de BrightEdge. J’ai toutefois fait remarquer en direct que ces 95 % s’appliquaient à un volume très modeste. Supprimer son site Web ? Ce que disent les chiffres Cette statistique appelle d’ailleurs plusieurs réserves. Elle mesure les visites envoyées vers les sites sans en donner le volume absolu, et BrightEdge commercialise lui-même des outils de suivi de la visibilité dans les moteurs d’IA, ce qui n’est pas tout à fait neutre. Une autre mesure, celle de Similarweb rapportée par The Decoder, porte sur la fréquentation des sites des chatbots eux-mêmes. ChatGPT y pèse 55,5 % et Gemini 25,6 %, hors applications mobiles. Ces pourcentages ne nous cependant rien du trafic, en nombre, que ces outils apportent à vos propres pages. Le second chiffre que j’ai cité concerne le B2B tech. Selon des données de BrightEdge rapportées par PingPrime, environ 82 % des requêtes de ce secteur déclencheraient un AI Overview, avec des baisses de trafic de 40 à 60 % sur certaines requêtes informationnelles, contre seulement 5 % pour la finance. Je n’ai pas retrouvé la publication d’origine de BrightEdge, et je recommande donc de prendre ce chiffre avec recul. Le Temps n’a pas décidé de supprimer son site Web Le cas du quotidien suisse Le Temps, détaillé par le Blog du Modérateur, confirme la tendance sans la dramatiser. Sur les requêtes de type evergreen qui affichent un AI Overview, le taux de clic est passé de 6,8 % à 3,3 %. À l’inverse, seules 13,5 % des requêtes d’actualité déclenchent un AI Overview, et 97,3 % des requêtes de marque n’en affichent aucun. L’actualité fraîche et la marque résistent donc mieux que le contenu de fond. Reste à savoir si une baisse de trafic se traduit par une baisse de valeur. Selon la synthèse de PingPrime, la baisse moyenne du trafic organique attribuable à l’IA se situerait entre 15 et 25 % d’après Bain & Company, et Gartner anticipait dès février 2024 un recul de 25 % du volume de recherche traditionnelle d’ici fin 2026. Le trafic issu de l’IA représente encore moins de 2 % du total selon Previsible, mais il convertirait nettement mieux. Les visiteurs venus de ChatGPT atteindraient un taux de conversion de 15,9 % contre 1,76 % pour Google en organique d’après Search Engine Land, et Adobe évoque pour les visiteurs issus de l’IA une conversion supérieure de 31 %. Frédéric, qui travaille sur des cycles de vente longs, juge ces effets difficiles à mesurer. Il voit arriver quelques demandes issues des IA, mais très peu, et le trafic qui lui parvient reste pour l’essentiel organique. Ce qui résiste, entre actualité, expertise pointue et marque C’est ce que Frédéric observe sur son propre site. Il a modifié sa stratégie il y a trois à six mois, en interviewant les auteurs de tous les livres marketing récemment parus et en traitant des sujets brûlants, comme l’usage de Claude, l’adaptation d’un site au GEO ou l’apport de l’IA à l’expérience client. Ces contenus n’attirent pas les foules, mais son audience est remontée à plus de 2 000 visites par jour, bien loin tout de même des 10 000 d’avant l’IA. « Le contenu générique est mort », tranche-t-il. Seuls tirent leur épingle du jeu les contenus précis, documentés et illustrés d’exemples. Le contenu générique est mort Frédéric Canevet Côté Eloquant, où il travaille, Frédéric constate depuis août une hausse des demandes de démonstration. Le trafic est à peu près identique, mais mieux ciblé, et il passe largement par des requêtes sur la marque. Il l’attribue à un travail de fond mené sur deux fronts, d’une part des contenus d’expertise comme les avis clients, les webinaires et les résumés précis, d’autre part la notoriété de la marque sur tous les canaux, entre salons, YouTube et LinkedIn. L’objectif est d’être dans le « top of mind », de sorte que, lorsqu’un acheteur demande à une IA quels sont les leaders des solutions de centre de contact en France, le nom d’Eloquant s’impose naturellement. Un site générique est un boulet La logique des stars Frédéric assume la comparaison avec le monde de la musique. Selon lui, les cinq à dix premiers vendeurs d’une catégorie réalisent 80 à 90 % du chiffre d’affaires, les autres se partageant les miettes. Je lui ai objecté que tout le monde ne peut pas devenir une star, et que tout le monde n’en a pas envie. Il répond que l’on peut aussi régner sur une niche, à la manière de ces artistes qui ne passent pas à la télévision mais remplissent un stade parce qu’ils s’adressent à une cible précise dont ils sont la référence. Cette course à la visibilité a un coût, car les audiences se tassent sur tous les canaux. Sur LinkedIn, la portée a été divisée par cinq à dix en un an selon lui, et les podcasts, saturés à leur tour, suivent la même pente. Le site web, une maison plutôt qu’un canal À partir de quel moment un site devient-il un boulet plutôt qu’un atout ? Frédéric répond par une distinction. « Il faut séparer le site qui sert à rassurer et à convaincre de celui qui sert à attirer du trafic », explique-t-il. Le blog a longtemps joué ce second rôle en produisant du contenu frais, visible de Google comme des IA, mais ce rôle s’affaiblit. Le premier subsiste, car le site demeure la carte de visite que consultent les prospects, les partenaires et les IA. « Le site internet est ta maison sur le web, et les autres canaux sont des faire-valoir qui te donnent un minimum de visibilité ». Il recommande donc de choisir ses combats. Longtemps, le blog a été sa priorité numéro un, puis LinkedIn a pris le relais il y a trois ans, et d’autres entreprises privilégient le podcast. Peu importe le canal, pourvu qu’il ramène les gens vers le site, où ils pourront être convertis. Frédéric cite des consultants indépendants de son entourage qui se contentent d’un site minimal et d’un profil LinkedIn actif. Cela suffit à quelqu’un qui décide seul, mais pas à rassurer une entreprise cliente. Pour ma part, ces exemples m’ont laissé sur ma faim, car ils concernent des indépendants déjà très à l’aise avec le numérique, et non une PME ou une ETI ralentie par ses circuits de validation. Frédéric en convient. Quand chaque article doit être relu et validé, on en publie un toutes les trois semaines au lieu d’un tous les trois ou quatre jours. J’ai moi-même réalisé des missions où trois articles ont été vali

  8. Sep 26

    Tendances Communication 2026, rendez-vous annuel des pros de la communication

    La conférence Tendances Communication 2026 de Comundi pose une question simple et redoutable à la fois. Comment communiquer dans un monde sous tension ? Le 24 novembre prochain, la 22e édition de cette conférence réunira à Paris les professionnels de la communication autour des ruptures qui redessinent leur métier. Visionary Marketing a le plaisir d’en être une nouvelle fois partenaire. Tendances Communication 2026, du recul pour prendre de la hauteur Tendances Communication 2026 : les nombreux défis de nos métiers Intelligence artificielle, défiance envers les institutions et les marques, fragmentation des audiences, transformation des moteurs de recherche en moteurs de réponse, accélération de la désinformation, pressions économiques… Les directions de la communication doivent composer avec un nombre de ruptures simultanées inédit. Dans ce contexte, produire des messages ne suffit plus. Il faut arbitrer, cibler avec précision, anticiper des écosystèmes mouvants et comprendre des audiences de plus en plus fragmentées. Depuis plus de vingt ans, Tendances Communication réunit celles et ceux qui veulent garder une longueur d’avance. Pour cette 22e édition, Comundi a sélectionné les sujets qui structureront les stratégies de communication en 2027, réuni des experts du secteur et sollicité des dirigeants déjà confrontés à ces transformations. Cette journée permettra aux participants de confronter leurs intuitions, de détecter des signaux faibles avant qu’ils ne s’imposent, et de repartir avec des idées activables sans attendre. Une conférence au cœur du Groupe M6 La conférence se tiendra le mardi 24 novembre 2026, en présentiel dans les locaux du Groupe M6, au 89 avenue Charles de Gaulle à Neuilly-sur-Seine, à proximité de la station de métro Les Sablons ; une option à distance est également proposée. Les participants pourront découvrir les coulisses de l’antenne, au cœur de la chaîne. Tendances Communication 2026 s’inscrit dans la Semaine de la Communication Cette année, l’événement rejoint la Semaine de la Communication, organisée par la Filière Communication du 23 au 27 novembre 2026. Ce temps fort s’adresse à l’ensemble de l’écosystème du secteur, agences, médias, annonceurs, institutionnels et étudiants, et propose d’autres rendez-vous tout au long de la semaine. Les inscriptions à Tendances Communication 2026 sont ouvertes sur le site de Comundi. The post Tendances Communication 2026, rendez-vous annuel des pros de la communication appeared first on Marketing and Innovation.

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