« Splann ! » : quotidien d'enquête

Les journalistes de « Splann ! » passent régulièrement derrière le micro. Tantôt invité·es pour présenter leurs enquêtes, tantôt intervieweuses et intervieweurs d’expert·es lors de grands entretiens en studio. Notre équipe réalise aussi un récap’ mensuel de ses travaux sur Radio BOA. Fondé en 2020 et établi à Guingamp, dans les Côtes-d’Armor, « Splann ! » est le premier média dédié à l’enquête en Bretagne. Nous publions en français et en breton. Nos journalistes travaillent notamment sur les atteintes à l’environnement et à la santé, sur les conséquences du productivisme agricole, sur des faits de corruption et sur les atteintes aux libertés et aux droits fondamentaux. 📻 Abonnez-vous à nos autres podcasts : les lectures de « Splann ! », les docus de « Splann ! », Goliaths, que cachent les multinationales et enklaskoù « Splann ! » da selaou. 💸 « Splann ! » est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. ✒️ Des informations à nous transmettre sur un problème d’intérêt public qui touche la Bretagne ? Devenez une source de façon sécurisée. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

  1. Grand entretien #4 : Pesticides et écocide avec Philippe Grandcolas, écologue auteur de « Loi Duplomb, le débat confisqué »

    -4 h

    Grand entretien #4 : Pesticides et écocide avec Philippe Grandcolas, écologue auteur de « Loi Duplomb, le débat confisqué »

    Chercheur reconnu dans le domaine de la biodiversité, Philippe Grandcolas publie Loi Duplomb, le débat confisqué aux éditions du Faubourg. Nous l’avons rencontré dans son bureau du Muséum national d’Histoire naturelle, à Paris, au moment où sénateurs et députés s’apprêtent à permettre la remise sur le marché de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux insecticides nocifs pour les abeilles. Pour le directeur de recherche au CNRS, la proposition de loi Duplomb adoptée en juin 2025 a marqué un recul majeur des politiques environnementales. « Ce texte est abominable au plan scientifique parce qu’il nie finalement toutes les questions auxquelles les scientifiques ont essayé de répondre pendant des années », déclare Philippe Grandcolas. Le processus législatif pose lui-même question. Il a permis, selon lui, de contourner un véritable débat parlementaire : « C’est une manière de passer en force particulièrement choquante quand on parle d’une proposition de loi bâtie sur du déni de science. » Un an après la censure partielle du Conseil constitutionnel, le projet de loi d’urgence agricole porté par la ministre Annie Genevard a permis au sénateur (LR) Laurent Duplomb de faire adopter, en juin 2026, un amendement réautorisant, sous conditions, l’usage de deux substances actives : le flupyradifurone et l’acétamipride. Insecticide de la famille des néonicotinoïdes, l’acétamipride était surtout utilisé par les producteurs de betteraves sucrières jusqu’à son interdiction, en France, en 2018. Diverses études montrent que ce pesticide fragilise les colonies d’abeilles à cause des effets sublétaux qu’il provoque sur les pollinisateurs (désorientation, problème de mémoire ou de reproduction). Philippe Grandcolas reconnaît que cette molécule est moins toxique que d’autres produits de la même famille, mais juge cet argument insuffisant. « On ne devrait pas utiliser d’acétamipride même si c’est le moins toxique de tous les néonicotinoïdes. » Selon lui, l’idée selon laquelle l’enrobage des semences limiterait la dispersion du pesticide ne résiste pas aux observations scientifiques. « Toutes les analyses ont montré qu’on retrouve ces substances non seulement dans les parcelles de culture mais également autour de ces parcelles, puis dans le cycle de l’eau. » Le chercheur insiste aussi sur les nombreuses incertitudes qui demeurent concernant les effets sanitaires de cette molécule. Les premières alertes de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur un risque de neurotoxicité remontent à plus d’une décennie, mais les connaissances restent incomplètes faute d’études suffisantes. « Ce que l’on sait est inquiétant, mais pour le moment on n’a pas cherché suffisamment. » L’angle mort de l’effet cocktail Au-delà de l’acétamipride, Philippe Grandcolas estime que l’évaluation réglementaire des pesticides présente une limite majeure : elle considère les substances séparément, sans tenir compte des interactions entre molécules. Il cite les travaux montrant que certains fongicides peuvent multiplier par cent la toxicité de l’acétamipride pour les abeilles. Autre sujet de préoccupation : les attaques contre les agences sanitaires. Pour le scientifique, l’indépendance de l’Anses constitue une garantie indispensable. « L’Anses a besoin d’indépendance par rapport au pouvoir, exactement comme dans le cas de la justice. » Il souligne toutefois que les agences restent contraintes par des procédures qui ne permettent pas toujours d’intégrer l’ensemble des connaissances scientifiques disponibles. L’entretien aborde également le relèvement des seuils applicables aux élevages industriels de porcs ou de volailles. Philippe Grandcolas met en garde contre les conséquences environnementales des concentrations animales, mais aussi contre les risques sanitaires liés à la circulation accélérée des agents pathogènes. « Dès qu’un pathogène rentre dans ces environnements, il a une grande chance de se développer très rapidement », observe-t-il, évoquant notamment la grippe aviaire. Changer le système agricole Face à ces constats, le chercheur défend une transition vers l’agroécologie. Il estime que les solutions techniques existent déjà, à condition de repenser simultanément les pratiques agricoles, les circuits économiques et la rémunération des producteurs. « L’agroécologie ne suffit pas à elle-même. Il faut aussi revoir les circuits de distribution et aller vers des productions où il y a davantage de valeur ajoutée », déclare-t-il. Loin de mettre en cause les agriculteurs, Philippe Grandcolas considère qu’ils sont les premières victimes du modèle actuel, tant sur le plan économique que sanitaire. Les accompagner dans cette transition est, selon lui, une condition indispensable. « Il faut les aider à se transformer pour eux-mêmes, pour leur santé. Il doit y avoir des systèmes gagnant-gagnant. » Crédits 🎙️ Entretien mené par Sylvain Ernault Loi Duplomb, le débat confisqué, Alerte aux fausses informations sur la santé et l’environnement, Philippe Grandcolas, Editions du Faubourg, 168 p., avril 2023. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    1 h 7 min
  2. Révélation sur une nouvelle pollution minière en centre Bretagne | Notre récap' de juin 2026

    -1 dia

    Révélation sur une nouvelle pollution minière en centre Bretagne | Notre récap' de juin 2026

    👉 Inscrivez-vous à notre infolettre, c’est gratuit Le Récap’ de « Splann ! », c’est notre rendez-vous mensuel pour mieux comprendre ce qui se passe près de chez vous. L’émission est coproduite avec BOA, radio associative trilingue (français, breton, gallo) à vocation régionale, diffusée en DAB+. Chaque mois, notre journaliste Pierre-Yves Bulteau revient sur les révélations de notre rédaction et sélectionne des contenus qui éclairent les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques. Il répondait cette fois à Clément Samson. Focus Imerys Glomel : 15 millions de litres d’effluents miniers acides déversés dans un ruisseau en février ; Accident du travail dans un exploitation maraîchère à La Roche-Maurice : des peines de prison prononcées après la mort d’un ouvrier agricole ; Aide alimentaire et violence sociale : l’anthropologue sociale Bénédicte Bonzi soutient une « mise en sécurité sociale de l’alimentation ». Glané pour vous Traîné au tribunal par la CGT pour sa politique de contrôle des bénéficiaires du RSA, Maël de Calan affiche sa confiance à la barre ; Inspiré du Puy du Fou et de Luminiscence, un entrepreneur recourt au bénévolat pour le spectacle Dans le sillage des corsaires proposé cet été à Saint-Malo ; L’ex-candidate RN à Saint-Brieuc François Billaud intègre Linked.info, une cartographie interactive de l’extrême droite et de ses réseaux ; Découvrez aussi les projets agricoles, industriels et d’urbanisation qui surgissent en Bretagne sur notre site et participez aux enquêtes publiques pour faire entendre votre voix. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    9 min
  3. Les « tisseuses de rêves », une arnaque enrobée d'ésotérisme | Notre récap' de mai 2026

    13/06

    Les « tisseuses de rêves », une arnaque enrobée d'ésotérisme | Notre récap' de mai 2026

    👉 Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle gratuite Le Récap’ de « Splann ! », c’est notre rendez-vous mensuel pour mieux comprendre ce qui se passe en Bretagne. L’émission est coproduite avec BOA, radio associative trilingue (français, breton, gallo) à vocation régionale, diffusée en DAB+. Chaque mois, au micro de Nicolas Milice, Pierre-Yves Bulteau revient sur les révélations de notre rédaction et sélectionne des contenus qui éclairent les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques de notre temps. Focus Accident du travail mortel à La Roche-Maurice : deux ans avec sursis requis contre un maraîcher ; Du brassage de houblon au projet d’un média d’extrême droite breton : les ambitions sans frontières d’Erik Tegnér ; Dans le Trégor, plusieurs femmes arnaquées par les « tisseuses de rêves », des groupes faussement solidaires. Glané pour vous La start-up Ecotree a la rancœur tenace ; Le sénateur du Morbihan Yves Bleunven copie les attaques des Z’Homnivores contre L214 sans les vérifier ; Découvrez aussi les projets agricoles, industriels et d’urbanisation qui surgissent en Bretagne sur notre site et participez aux enquêtes publiques pour faire entendre votre voix. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    9 min
  4. « Les pêcheurs-artisans s’estiment lésés », Catherine Le Gall sur Prun'

    25/05

    « Les pêcheurs-artisans s’estiment lésés », Catherine Le Gall sur Prun'

    Invitée de la radio nantaise Prun’, Catherine Le Gall est revenue sur l’enquête menée avec Robin Bouctot sur la crise qui secoue aujourd’hui la pêche bretonne. Entre industrialisation, quotas contestés, précarisation des marins et tensions écologiques, le secteur apparaît plus fragile que jamais. Au cœur de l’enquête figure le gigantesque navire Annelies Ilena, qualifié par Catherine Le Gall de « bateau le plus décrié au monde ». Long de 145 mètres, capable de capturer jusqu’à 400 tonnes de poissons par jour grâce à un chalut de 600 mètres, le navire symbolise une pêche industrielle démesurée. « Il est tellement gros qu’il ne rentre même pas dans le port de Saint-Malo », souligne la journaliste. Ce navire-usine, propriété du groupe néerlandais Parlevliet & van der Plas, incarne un modèle économique « hors sol », déconnecté des territoires et des réalités de la pêche artisanale bretonne. Son jumeau, l’Annie Hillina vient d’être inauguré à Ijmuiden, près d’Amsterdam. La crise du maquereau fragilise les petits pêcheurs L’entretien revient sur la crise du maquereau, espèce touchée à la fois par la surpêche et par les effets du réchauffement climatique. La baisse des quotas met en difficulté les petits pêcheurs artisans, dont l’activité dépend souvent de cette ressource. Selon Catherine Le Gall, le système favorise structurellement les grands armements. Les quotas sont attribués selon les « antériorités » historiques : les plus gros navires disposent donc mécaniquement des parts les plus importantes. Une logique qui accentue les inégalités au sein de la profession. Contrairement aux grandes entreprises de pêche, les artisans ne peuvent pas facilement modifier leur activité, changer de matériel ou diversifier leurs captures. « Cela remet totalement en question leur viabilité économique », explique la journaliste. Une représentation jugée inégalitaire L’enquête met également en cause le fonctionnement des instances représentatives du secteur. Historiquement, les pêcheurs disposaient de relais locaux leur permettant de faire remonter leurs revendications. Mais avec la centralisation progressive des structures décisionnelles, les petits pêcheurs peinent aujourd’hui à se faire entendre. Occupés en mer et disposant de moyens financiers limités, les artisans sont moins présents dans les comités départementaux, nationaux ou européens. À l’inverse, les grands armateurs, parfois soutenus par des capitaux étrangers, disposent des ressources nécessaires pour défendre leurs intérêts auprès des ministères ou à Bruxelles. Pour Catherine Le Gall, cette fracture de représentation nourrit un profond sentiment d’injustice au sein de la profession. Autre volet sensible de l’enquête : le recours croissant à des travailleurs étrangers, notamment indonésiens, sur les bateaux bretons. Les journalistes décrivent un système qui rappelle celui du secteur agricole, où une main-d’œuvre étrangère moins coûteuse permet de maintenir économiquement des modèles fragilisés. Des dispositifs de recrutement sont désormais organisés pour anticiper les besoins des armateurs. Le recours au « naming » soulève des questions sur les conditions de travail et les droits sociaux de ces marins souvent précaires. Une profession sous tension Catherine Le Gall insiste sur la complexité du sujet et refuse toute opposition simpliste entre pêche industrielle et pêche artisanale. Elle décrit un secteur profondément divisé. « Les pêcheurs sont en friction les uns avec les autres », observe-t-elle, évoquant des tensions entre types d’engins, zones de pêche ou tailles de navires. À ses yeux, ces divisions traduisent surtout l’épuisement d’un modèle fragilisé par les crises économiques et environnementales. Si plusieurs pistes sont évoquées telles que le développement des « engins dormants », l’enquêtrice reconnaît qu’aucune solution structurelle ne semble encore émerger. Pour Catherine Le Gall, le principal défi sera désormais de construire un équilibre durable entre les différentes formes de pêche avant que la crise écologique et sociale ne devienne irréversible. 🎧 Animation : Jade, Thelma et Marianne ; réalisation : Joachim pour Prun’. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    13 min
  5. Le parc marin d'Iroise continue d'approuver des dérogations d'épandage | Notre récap' d'avril 2026

    17/05

    Le parc marin d'Iroise continue d'approuver des dérogations d'épandage | Notre récap' d'avril 2026

    [👉 Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle gratuite] Le Récap’ de « Splann ! », c’est notre rendez-vous mensuel pour mieux comprendre ce qui se passe en Bretagne. L’émission est coproduite avec BOA, radio associative trilingue (français, breton, gallo) à vocation régionale, diffusée en DAB+. Chaque mois, au micro de Nicolas Milice, Pierre-Yves Bulteau revient sur les révélations de notre rédaction et sélectionne des contenus qui éclairent les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques de notre temps. Focus Nicolas Legendre adapte son enquête sur l’agroindustrie pour le petit écran ; Au parc naturel marin d’Iroise : la démocratie environnementale est aussi fragile que la biodiversité ; Glané pour vous Après nos révélations sur Imerys Glomel, le parquet ouvre une enquête et les réactions pleuvent ; Projet de loi d’urgence agricole : la démocratie environnementale va trinquer ; Rapport Alloncle sur l’audiovisuel public : l’information scientifique sur le banc des accusés ; Près de Nantes, des concentrations suspectes de Chrome VI détectées dans l’air. Découvrez aussi les projets agricoles, industriels et d’urbanisation qui surgissent en Bretagne sur notre site et participez aux enquêtes publiques pour faire entendre votre voix. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    12 min
  6. Mettre les témoins au cœur de l'enquête, avec Samy Archimède et Isabelle Ellis à Brest

    7/05

    Mettre les témoins au cœur de l'enquête, avec Samy Archimède et Isabelle Ellis à Brest

    La parole des victimes, d’habitant·es, de militant·es est parfois peu valorisée ou alors utilisée pour illustrer la parole d’un·e expert·e. Pourtant, toutes ces personnes sont centrales et devraient pouvoir prendre toute leur place. Pas de témoin, pas de source, pas d’enquête. Pour aborder cette question, Longueur d’ondes, le festival brestois de la radio de l’écoute, a organisé une rencontre dans la Méridienne du Quartz, le 1er février 2025, intitulée « Mettre les témoins au cœur de l’investigation ». Élodie Nace, déléguée générale de la Maison des lanceurs d’alerte, a donné la parole à Isabelle Ellis, lanceuse d’alerte concernant les implants contraceptifs Essure, Samy Archimède, auteur de notre enquête sur la pollution industrielle à Saint-Nazaire, et Stéphanie Gallet, journaliste à RCF, autrrice du podcast Silence on crie. « Splann ! » a reçu le premier Prix L’Alerte à la une à la fin de cette table ronde. 🎧 Ce podcast a été réalisé par les membres d’Oufipo pour Longueur d’ondes. 📷 Les photos sont de Sébastien Durand. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    1 h 12 min
  7. Affaire Imerys Glomel : ce que révèle notre enquête, avec Celia Izoard sur la radio SUN

    7/04

    Affaire Imerys Glomel : ce que révèle notre enquête, avec Celia Izoard sur la radio SUN

    [👉 Consultez nos dernières révélations sur Imerys Glomel] C’est une vidéo choc tournée dans un lieu gardé à l’abri des regards. On y voit différents liquides s’écouler à même le sol dans un hangar sombre où serpentent de gros tuyaux. Tournée en 2021, elle a été transmise par un ancien ouvrier de la mine Imerys de Glomel, située dans le sud des Côtes-d’Armor. Celia Izoard connaît mieux que quiconque les dessous de cette industrie. Autrice de « La ruée minière au XXIe siècle »(Seuil, 2024), elle est revenue en Bretagne pour enquêter sur cette nouvelle affaire. Ce 31 mars 2026, c’est chez « Splann ! » que la journaliste et philosophe des sciences publie ses révélations sous le titre « Mine bretonne d’Imerys : plus de 3 000 litres de produits chimiques déversés en amont d’une réserve naturelle ». Il s’agit du sixième volet de notre dossier les conséquences environnementales, sanitaires et démocratiques de l’extractivisme dans notre région. En 2024 déjà, nous avions fait analyser des échantillons de sédiments du Kergroaz, un ruisseau qui coule non loin de la mine de Glomel. Les résultats traduisaient une contamination aux métaux lourds soixante fois supérieure à la valeur guide pour un bon état écologique en eau douce. Il y a-t-il un lien entre ceux deux affaires ? Celia Izoard a répondu aux questions de Julia Vastel, dans le RDV Médias de SUN, le 2 avril. 🎧 Présentation : Julia Vastel, SUN, Le Son unique à Nantes 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    11 min
  8. Pourquoi la loi littoral n'empêche pas l'artificalisation des sols, avec Jérémie Szpirglas sur Radio Balises

    7/04

    Pourquoi la loi littoral n'empêche pas l'artificalisation des sols, avec Jérémie Szpirglas sur Radio Balises

    Deux fois moins peuplée qu’au début du siècle dernier, mais chaque année davantage grignotée par les constructions : telle est la trajectoire de l’île de Groix. Jérémie Szpirglas, co-auteur de notre enquête intitulée « Littoral breton : la tentation du béton », était l’invité de Radio Balises, le 31 janvier 2026, pour discuter des limites de cette urbanisation. Longue de 8 km, de la pointe de Pen-Men à l’ouest jusqu’à celle des Chats à l’est, l’île de Groix (56) abrite un peu plus de 2 310 habitants, à seulement trois milles nautiques du continent. Une population multipliée par dix l’été, quand les résidences secondaires se remplissent. Plusieurs rangées de néo-bretonnes, ces maisons pavillonnaires construites à partir des années 1960, relient le bourg à Port Mélite. Au micro de Radio Balises, Jérémie Szpirglas rappelle que l’objectif principal de la loi littoral est de « préserver les paysages remarquables que sont les paysages littoraux ». Mais tout est une affaire de nuances et d’exceptions. Ainsi, même dans la bande des 100 m, il est possible de construire, à condition que la zone soit déjà urbanisée ou que des activités liées à la mer soient en lien direct avec celle-ci. « L’idée n’est pas d’interdire l’urbanisation, mais de limiter le mitage », souligne notre journaliste. Difficulté supplémentaire : le trait de côte recule. « Des terres qui ne sont pas dans la bande des 100 m peuvent y entrer assez rapidement. » « Le problème, c’est que la loi littoral ne définit pas suffisamment les termes. Et quand elle les définit, elle le fait trop précisément, ce qui laisse beaucoup de situations de côté », ajoute Jérémie Szpirglas. Ce sont donc les juges qui décident ce qui est un hameau ou un village. L’enquête publiée par « Splann ! » début 2025 bat en brèche une idée reçue : il n’y a pas de corrélation entre bétonisation et dynamisme local. Sur un peu plus de 300 communes littorales, de l’Ille-et-Vilaine à la Loire-Atlantique, une soixantaine a perdu des habitants, fermé des classes tout en construisant beaucoup. Pour autant, est-il possible ou souhaitable d’arrêter toute construction ? 🎧 Animation : Agathe, Jeanne, Claire ; technique : Véro, pour Radio Balises. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    47 min

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