L’esprit critique

Cinéma, littérature, spectacles, expos : chaque semaine, L’esprit critique, c’est le nouveau podcast proposé par Mediapart pour inciser l’actualité culturelle, renouveler les voix qui débattent des œuvres et rendre compte des débats esthétiques et politiques qui traversent ce qu’on nous donne à lire ou à voir. Hébergé par Audiomeans. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. −3 d

    PARTIE 1 -EP 179, autour de la rétrospective Hilma af-Klint au Grand Palais

    Hilma af-Klint. Les peintures du Temple (1906-1915) Et si l’abstraction en peinture n’avait pas commencé, comme on le dit souvent, en 1911, à Munich, lorsque Kandinsky trace au dos de son « Tableau avec cercle » cette phrase « le premier tableau abstrait », mais quelques années avant, à Stockholm ? La redécouverte de l’œuvre d’Hilma af Klint, née en 1862 et morte en 1944 perturbe la chronologie de l’art moderne avec une force décuplée par le fait que l’artiste avait choisi de garder ses œuvres abstraites cachées, en les faisant sceller pendant vingt ans après sa mort. Il a donc fallu attendre 1986, et l’exposition The Spiritual in Art à Los Angeles, pour que son œuvre soit enfin révélée au grand public. Son travail singulier est pour la première fois visible en majesté en France, au Grand Palais, qui expose son grand œuvre : le cycle des Peintures du Temple (1906‑1915), dont la série monumentale intitulée Dix Plus Grands. Formée à l’Académie royale des Beaux-Arts de Stockholm, Hilma af Klint a mené une double vie artistique : une pratique figurative conforme aux attentes de son époque et, dans le secret, une production avant-gardiste, nourrie par la théosophie et le spiritisme, explorant harmonie cosmique et forces invisibles qui s’exprime à travers des grandes compositions mêlant couleurs vives, motifs organiques, formes géométriques et symboles ésotériques. Le commissaire de la rétrospective Hilma af Klint, coproduite par le Centre Pompidou et le Grand Palais, qui a ouvert le 6 mai dernier et demeure visible jusqu’à la toute fin du mois d’août, est signé Pascal Rousseau, professeur à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    16 min
  2. −3 d

    PARTIE 2 -EP179, autour de l'exposition "Cartes Imaginaires" à la BnF

    « Cartes imaginaires. Inventer des mondes » est le titre de l’exposition qui a ouvert à la Bibliothèque Nationale de France en mars dernier et demeure visible jusqu’à la fin du mois de juillet. Elle invite visiteurs et visiteuses à un voyage à la découverte des liens entre cartographie et imaginaire en s’intéressant aux cartes qui ne tracent pas les contours de terres connues mais donnent forme à des territoires imaginaires, que ceux-ci prolongent, détournent ou s’émancipent du monde réel. Le parcours se fait en quatre étapes. La première nous entraîne dans la cartographie des mondes inexplorés établie au Moyen Âge et à la Renaissance, dans un moment où connaissances et croyances s’entrecroisent et intègrent, aux frontières des mondes connus, des créatures chimériques et des terres incertaines, « là où sont les dragons », avec une volonté de combler les vides du réel. La seconde nous emmène dans les mondes légendaires qui situent sur le globe des lieux mythiques que l’on trouve dans des récits antiques et médiévaux issus de récits de voyage ou de textes religieux : Atlantide, Eldorado ou royaume du prêtre Jean. La troisième est consacrée aux mondes forgés par la littérature, où la fiction s’appuie sur des cartes imaginaires qui confèrent une consistance aux univers narratifs, de L’Île au trésor à Game of Thrones en passant par le monde de Narnia ou l’Utopie de Thomas More. La dernière, intitulée « Les mondes de la carte » fait dialoguer œuvres anciennes et œuvres d’artistes contemporains qui s’inspirent de la cartographie pour déconstruire le dispositif de représentation spatiale lui-même et mettre à jour tout ce qu’on peut y projeter. Le commissariat de cette exposition est signé Julie Garel-Grislin et Cristina Ion, conservatrices au département des Cartes et plans de la BnF. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    15 min
  3. −3 d

    PARTIE 3 -EP179, autour de la rétrospective Brion Gysin, au Musée d'Art Moderne de Paris

    Le Musée d’Art Moderne de Paris présente la première rétrospective de l’œuvre de Brion Gysin dans un musée parisien et l’intitule « Le dernier musée », titre donné par l’artiste à une série d’œuvres réalisée à la fin de sa vie dans laquelle il représente graphiquement et photographiquement le Centre Pompidou qui est alors en train de surgir de terre sous ses fenêtres. Né en Grande-Bretagne en 1916, Brion Gysin fut à la fois peintre, poète, performeur, écrivain, photographe ; et les 140 œuvres réunies ici permettent d’aborder la dimension protéiforme de son travail. Associé à la Beat Generation, il est considéré comme l’inventeur de la technique du Cut-up – et un de ses cutters est même ici exposé comme un bijou - mais aussi de la Dreamachine considérée comme un geste pionnier de l’art optique. On passe ainsi de ce cylindre éclairé de l’intérieur qu’il faut regarder les yeux fermés pour élargir ses perceptions mentales à une calligraphie monumentale, intitulée Calligraffiti of Fire, un polyptique composé de dix tableaux et de plus de 16 mètres de long dont Gysin considérait qu’elle était « LA peinture de sa vie » L’exposition retrace ainsi le parcours éclaté tant artistiquement que géographiquement de Brion Gysin, marqué notamment par ses années passées au Maroc et à Paris, et le met en regard d’œuvres d’artistes dont il fut proche : William Burroughs, John Giorno, Keith Haring, Patti Smith ou Ramuntcho Matta... Le commissariat général de cette exposition qui a ouvert en avril et se termine en juillet est signé par le directeur du Musée d’Art Moderne de Paris, Fabrice Hergott, accompagné d’Olivier Weil, Juliette Theureau et Hélène Leroy. Brion Gysin. Le dernier musée, c’est visible au Musée d’Art Moderne de Paris jusqu’au milieu du mois de juillet prochain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    14 min
  4. 21 juni

    PARTIE 1 -EP178, autour de "Penthésilée" mis en scène par Michael Thalheimer à la Comédie française

    Sur une scène en pente, avec en fond comme une stèle de béton géante, une femme, buste droit, seins nus et bouche hébétée, tient dans ses bras un homme nu et ensanglanté dont le cadavre viendra bientôt rouler presque jusque sous les yeux des spectateurs et spectatrices assis·es au premier rang. Au Vieux-Colombier, salle de la Comédie-Française dont le site Richelieu est fermé pour travaux, la pièce Penthésilée, dans une version proposée par le metteur en scène allemand Michael Thalheimer, débute par son image finale. Affirmant ainsi immédiatement sa dimension tragique et l’issue inéluctable du combat qui oppose les deux amants et adversaires que sont Penthésilée, reine des Amazones, et Achille, le héros grec fils de Pélée. Dans la version classique du mythe antique, Penthésilée, lors de la guerre de Troie, accourt à l’aide du roi de la ville, Priam, combat Achille mais finit transpercée par son épée, au moment même où leurs regards se croisent et où Achille tombe amoureux d’elle. Dans la pièce du poète et dramaturge allemand Heinrich von Kleist, écrite en 1808, et ici proposée dans une traduction de Julien Gracq, Éros et Thanatos ont toujours partie liée, mais la situation est inversée puisque c’est Penthésilée qui finit par tuer Achille. Elle obéit ainsi à la loi de son peuple, qui lui interdit de tomber amoureuse et de se reproduire autrement qu’avec des guerriers vaincus, capturés et soumis auxquels les Amazones s’unissent lors de la fête des Roses, sans avoir le droit ni de les choisir ni de les aimer. Michael Thalheimer réduit la distribution de la pièce à trois personnages, Achille et Penthésilée et une femme qui incarne une sorte de chœur individuel synthétisant différents personnages de la pièce. Penthésilée, de Michael Thalheimer, avec Suliane Brahim, Sébastien Pouderoux et Clotilde de Bayser, est visible jusqu’au 10 juillet. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    14 min
  5. 14 juni

    INTEGRALE -EP177, autour de "La Légende" de Boualem Sansal ; "Works" de Vitaliano Trevisan et "La bagarre" de Lauren Groff

    « L’esprit critique » discute de l’ouvrage qui a fait imploser l’édition française et une maison plus que centenaire ; d’un roman monstre sur le monde du travail dans la Vénétie industrieuse de la dernière partie du XXe siècle et d’un recueil de nouvelles américaines qui saisissent leurs personnages – le plus souvent des femmes – à un instant décisif de leurs trajectoires. On évoque en effet successivement La Légende, le livre écrit en quarante jours par Boualem Sansal après sa détention en Algérie et dont il n’aura échappé à personne qu’il est publié chez Grasset ; de Works signé Vitaliano Trevisan traduit en français par les éditions Verdier dix ans après sa parution initiale en Italie, et enfin de La bagarre, recueil de nouvelles de Lauren Groff qui est sorti aux éditions de l’Olivier. Avec : • Blandine Rinkel, écrivaine, musicienne et critique • Lise Wajeman, professeure de littérature comparée qui chronique l’actualité littéraire pour Mediapart. • Youness Bousenna, qui chronique l’actualité littéraire pour Télérama Cet « esprit critique » a été enregistré en public depuis Le Point Fort d’Aubervilliers, à l’occasion du festival de Mediapart. « L’esprit critique » est un podcast enregistré et réalisé aujourd’hui par Étienne Bottini et les équipes de Gong. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    42 min

Om

Cinéma, littérature, spectacles, expos : chaque semaine, L’esprit critique, c’est le nouveau podcast proposé par Mediapart pour inciser l’actualité culturelle, renouveler les voix qui débattent des œuvres et rendre compte des débats esthétiques et politiques qui traversent ce qu’on nous donne à lire ou à voir. Hébergé par Audiomeans. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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