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Afrotopiques // le podcast de Génération Afrotopia qui s'approprie les grandes questions contemporaines, pour les penser depuis les Suds en général, et les mondes africains en particulier.

Cultures, écologie, épistémologie, philosophie, économie, politique, technologies...
Un moment d'oralité pour poser notre attention sur les enjeux civilisationnels de notre époque, explorer les voies - et entendre les voix - en dissonance avec le discours dominant.

Afrotopiques prend la forme d'une série d'entretiens avec des intellectuels, chercheurs, militants, artistes, entrepreneurs citoyens, paysans... qui partagent leurs idées ou initiatives, transforment nos imaginaires, et participent à la fabrication d'un monde habitable et désirable pour tous.

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AFROTOPIQUES Génération Afrotopia

    • Society & Culture
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    BOUBACAR DOUMBIA // Le Ndomo, atelier de fabrication d'un projet de société

    BOUBACAR DOUMBIA // Le Ndomo, atelier de fabrication d'un projet de société

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    Dans cet épisode, nous sommes très honorés de rencontrer Boubacar Doumbia, vieux maître du Bogolan, à Ségou au Mali, dans les murs en argile du Ndomo l’école-entreprise qu’il a fondé dans les années 1990.

    Tout y est impressionnant : la majestueuse architecture de terre, le recueillement présent dans les gestes du travail artisanal, le modèle écologique, économique, social et culturel du Ndomo…

    Le Ndomo, c’est une sorte d’entreprise moderne qui fonctionne sur la base des principes qui structurent l’organisation du travail agricole et artisanal dans la société traditionnelle mandingue, et celà, à l’intérieur même du cadre de la conception de la vie bonne dans la culture Mandingue.

    On y distingue 3 types de travail : le travail collectif de la grande famille, le travail individuel, et le travail de soutien.

    De cela découle une conception du travail, une répartition de son temps et de ce qu’il rapporte, selon son type, en fonction les étapes de la vie, et en conformité avec les valeur sociétales. Le Ndomo a établit son propre système de gestion et de planification comptable, à partir des réalités sociales et culturelles de la société malienne contemporaines.

    Le Ndomo, manifeste une voie de l’émancipation qui passe par une connaissance profonde des institutions culturelles du lien, de la solidarité, du faire société qui sont un héritage actif dans sociétés africaines contemporaines et diasporiques.
    En tant que modèle, le Ndomo nous invite à procéder à une reformulation, une remodélisation des institutions immatérielles par l’invention de formes hybrides, comme celles qui sont à l’oeuvre dans l’économie populaire africaine contemporaine.

    Cet épisode a été enregistré à Ségou en Décembre 2019.

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    • 1 hr 11 min
    PIERRE RABHI // Marronner la condition moderne

    PIERRE RABHI // Marronner la condition moderne

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    Dans cet épisode, on rencontre Pierre Rabhi, grande figure de l’écologie en France, pionnier de l’agriculture écologique, fondateur de nombreux lieux, structures, mouvements comme celui des Colibris, et auteur de nombreux livres dans lesquels il partage sa vision du monde, et nous invite à le suivre dans la voie de ce qu’il nomme la sobriété heureuse.

    Dans cet entretien on a surtout essayé de resituer les choses, et de repolitiser la figure de Pierre Rabhi, en mettant l’accent sur des aspects souvent occultés de son parcours.

    On rappelle que Pierre Rabhi, c’est un enfant de la terre d’Algérie, que c’est avant tout une figure qui incarne le refus de la condition ouvrière moderne, le refus du pacte de la consommation proposé aux milieux populaires auquel lui et son épouse se trouvaient assignés à 20 ans. Que c’est quelqu’un, non seulement qui s’est levé, et qui s’est cassé, il y a déjà 60 ans, mais qui a surtout énormément oeuvré, construit et semé, en France et au-delà.

    On découvre à quel point la trajectoire de Pierre Rabhi est liée de l’entreprise destructrice et prédatrice de la Modernité occidentale. Et comment son parcours de vie est un bel exemple d’émancipation.

    Né dans les années 30, dans une Algérie qui était alors une colonie française de peuplement, c’est l’exploitation de mines de charbon pour le compte de l’industrie française, qui a détruit son village, transformé les paysans en ouvriers mineurs, et condamné à l’exode urbain ou métropolitain toute une génération, en modifiant durablement l’organisation de la vie humaine sur ce territoire.

    Il nous raconte son parcours, du déracinement au réenracinement, sa quête philosophique et spirituelle, son retour à la terre à contre-courant, Il nous parle de sacré, de droit à l’expérimentation, de convivialisme, et de la nécessité brulante de vivre autrement.

    Il nous raconte aussi comment c’était de travailler en agro-écologie sous Thomas Sankara, au début des années 80’ avec des paysans du Burkina Faso.


    C’est un épisode que l’on a enregistré en Aout 2019, il y a presque 1 an, et on ne peut s’empêcher de noter l’usage prémonitoire du mot « confiné » pour décrire les populations urbaines, et la pertinence de son analyse sur la fragilité du modèle des villes hors-sol et consuméristes, à laquelle la séquence COVID-19 a très largement donné raison.

    Voilà, pour nous Pierre Rabhi c’est, avant quoi que ce soit d’autre chose, quelqu’un qui a tracé une voie, et dont l’histoire personnelle illustre à la fois la fracture coloniale et environnementale de la Modernité, ainsi qu’une belle manière de la dépasser.

    Donc, à tous ceux qui voudraient opposer écologie et les classes populaires, on rappelle que l’une des grandes figures de la contestation du modèle productiviste et consumériste, est incarnée en France par un ouvrier d’origine algérienne qui a fait sécession, et proposé une alternative radicale.

    Et à toute la jeunesse des quartiers, on a envie de dire qu’on a des figures inspirantes pour penser et construire le retournement du présent.

    Pour prolonger la réflexion, on vous invite à écouter notre épisode avec Malcom Ferdinand sur l’écologie décoloniale, et à découvrir IMAGO TV, la plateforme de ressources audio et vidéo pour la transition écologique, sociale et politique.

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    • 1 hr 8 min
    SENAME KOFFI // Cosmo-éthiques africaines et nouvelles technologies pour Habiter la Terre en commun

    SENAME KOFFI // Cosmo-éthiques africaines et nouvelles technologies pour Habiter la Terre en commun

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    Dans cet épisode, on est très heureux de rencontrer Senamé Koffi Agbodjinou : architecte, anthropologue, penseur, designer, serial fondateur, notamment de "L’Africaine d’Architecture" qui abrite de nombreux projets dont le Woelab - un immense espace d’expérimentation technologique basé à Lomé, au Togo - dans lequel les nouvelles technologies sont mises au service de principes ancrés dans des traditions éthiques africaines. Ils se caractérisent par la prise en charge, dans un même geste, du souci d’habiter la terre, et de faire humanité en commun. C’est ce qu’il nomme la « cosmo-éthique des sociétés traditionnelles », qu’il décrypte dans les architectures vernaculaires.

    Senamé Koffi ouvre les horizons de nos imaginaires du futurs, ceux d’une modernité africaine radicalement ancrée dans ses valeurs profondes, encodées dans ses architectures traditionnelles, engrammées dans les gestes du quotidien de l’économie de la vie en commun… A travers la question de la ville et du bâtiment, il nous invite à penser non pas la dystopie du devenir-nègre du monde, mais l’utopie réaliste de la civilisation du monde contemporain par son africanisation, sa sortie de la marchandisation, son ubuntuisation.

    Senamé Koffi nous partage ses intuitions et sa vision de ce que peut être la ville africaine, et le monde de demain. Après une critique en règle du projet libéral techno-scientifique de la smartcité, il nous permet de comprendre le potentiel qu’offrent les technologies actuelles pour renforcer les échanges et interactions hors-marché, comment on pourrait métropoliser cette forme d’économie, au lieu de la renforcer, en imposant le paradigme de la valeur tel que le conçoivent les sociétés traditionnelles : qui la placent dans l’échange, le lien, la relation et non pas dans ce qui est échangé, ni dans le témoin de la valeur.
    On entrevoit ainsi une des manières dont on pourrait changer d’époque, et bâtir une civilisation basée sur les principes cosmoéthiques que le présent appelle urgemment : habiter la terre et faire monde en commun.

    Ecoutons le témoignage de la sagesse des anciens qui ont su, on le répète parce que c’est un mantra « prendre en charge dans un même geste, le souci d’habiter la terre et de faire humanité en commun ».


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    • 1 hr 9 min
    JACQUES BERTHELOT // De quoi les APE sont-ils le nom ? Afrique-UE et sécurité alimentaire

    JACQUES BERTHELOT // De quoi les APE sont-ils le nom ? Afrique-UE et sécurité alimentaire

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    Episode enregistré à Dakar en Février 2020.

    Dans cet épisode, on rencontre Jacques Berthelot, enseignant-chercheur à la retraite, spécialiste des politiques agricoles, défenseur de la souveraineté alimentaire et observateur attentif des politiques d’échanges mises en oeuvre aujourd’hui entre l’Union Européenne et l’Afrique.

    Il nous explique ce qu’il faut comprendre des Accords de Partenariat Economique (APE), leur genèse, leurs conséquences à court, moyen et long terme.
    On comprend ainsi qu’il ne s’agit pas simplement d’accords « préférentiels », de « suppression de tarifs douaniers » au nom de la « libre circulation de marchandises »… Mais que ce qui est réellement en jeu, c’est la souveraineté, et plus encore, la sécurité alimentaire de centaines de millions de personnes aujourd’hui et demain.

    Les APE ont pour principal effet de détruire les filières agricoles locales sur lesquelles la souveraineté et la sécurité alimentaire se construisent… Il favorisent essentiellement un flux d’importation de céréales subventionnés par l’UE à destination de l’Afrique…Et fabriquent au passage les conditions de l’exode rural dans le meilleur des cas, quand ils n’alimentent pas directement les routes de l’exil à l’extérieur des frontières nationales.

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    • 1 hr 9 min
    LA MAISON DE L'ARTEMISIA avec Lucile Cornet-Vernet // Une tisane pour éradiquer le paludisme

    LA MAISON DE L'ARTEMISIA avec Lucile Cornet-Vernet // Une tisane pour éradiquer le paludisme

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    Episode enregistré en Juin 2019

    Dans cet épisode, on rencontre Lucile Cornet-Vernet, de la Maison de l’Artémisia, un réseau d’associations et d’entreprises sociales qui diffusent la culture de l’artémisia, une petite plante qui a le pourvoir de guérir et d’éradiquer le paludisme.

    C’est l’occasion de nous rappeler que le paludisme est la première pandémie mondiale, un parasite qui se transmet à l’homme par l’intermédiaire d’un moustique qui vit dans les zones tropicales, c’est à dire, en contact avec la moitié de la population mondiale.
    Chaque année, environ 250 millions de personnes sont infectées par le paludisme, et les 500.000 décès recensés concernent très majoritairement des enfants en Afrique subsaharienne.
    En remettant à la porté de tous le remède le plus simple, le plus efficace, sous sa forme la plus accessible, la Maison de l’Artémisia démontre que la santé n’a pas vocation à être un marché, et que l’on peut retrouver l’autonomie et les connaissances qui nous ont permis de vivre, de nous nourrir, de nous soigner et de nous habiller pendant des millénaires… Avant que des industries ne se mettent en place pour nous vendre ce que nous savions faire pour nous-mêmes.

    Lucile Cornet-Vernet nous explique ce qu’est le paludisme, les vertus de la tisane d’artémisia qui ne se contente pas de guérir les crises de palu, mais qui éradique le parasite dans le sang, là où le traitement ACT commercialisé par l’industrie pharmaceutique se contente de stopper les crises, mais ne détruit pas le parasite, qui continue à se transmettre de piqure de moustique en piqure de moustique.

    On comprend qu’il est urgent de renouer avec une vision de la santé comme « bien commun » et de favoriser les solutions simples et efficaces qui nous permettent de sortir de la logique de marché.
    Le financement de la R&D en santé publique, réalisé des consortium type « OMS/fonds Mondial/laboratoires pharmaceutiques » conduit à la situation dans laquelle nous sommes : la recherche de solutions captives et onéreuses type vaccins à renouveler tous les 2 ans, ou comprimés qui soignent mais pas trop… qui ont surtout pour effet d’alimenter une rente colossale de plusieurs milliards de dollars qui profite surtout à ceux qui s'enrichissent grâce la maladie.

    La santé, aussi, est politique.

    Alors que 70% des médicaments industriels sont fabriqués à partir de molécules de plantes, la maison de l’artémisia sème une belle graine dans le jardin médicinal de la santé comme bien commun, et ouvre de nouvelles voies pour construire l’émancipation au XXIe siècle.

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    • 58 min
    Y EN A MARRE avec Fadel Barro // Le mouvement citoyen de transformation sociale au Sénégal

    Y EN A MARRE avec Fadel Barro // Le mouvement citoyen de transformation sociale au Sénégal

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    Dans cet épisode on rencontre Fadel Barro, co-fondateur et ex-coordinateur du mouvement Y EN A MARRE au Sénégal, qui a semé les graines de l’insurrection citoyenne en 2011.

    On revient sur la genèse du mouvement, le contexte de la mobilisation et les stratégies qui ont été mises en oeuvre pour donner forme à une puissante contestation populaire constructive.

    On découvre comment la jeunesse africaine conscientisée a refondé l’espace du politique, la créativité dont elle a fait preuve pour inventer de nouveaux outils d’éducation populaire adaptés au contexte ; c’est à dire ancrés dans la culture locale, en langue locale, enracinés dans des situations de vie réelle et concrète, et diffusés à travers une culture véritablement partagée.

    Y EN A MARRE est parvenu à politiser le social, à l’arracher au fatalisme religieux, et le réveil populaire qui s’en est suivi n’a pas dit son dernier mot : le processus de réappropriation du politique initié par le mouvement, est en cours de mutation.

    Fadel Barro nous raconte le pourquoi, le comment, et aussi ce qu’il reste à faire. La stratégie et la créativité yenamarriste a porté de beaux fruits - car Abdoulaye Wade a été contraint de quitter le pouvoir par la voie des urnes - mais le plus important est peut-être l’espace qui a été ouvert. Celui des possibles, en montrant que l’engagement politique peut passer par des voies alternatives aux partis.

    Y EN A MARRE s’est rapidement doté d’une philosophie d’action citoyenne au service de la transformation de la société : le Nouveau Type de Sénégalais (NTS) comme pratique de la recherche de solution aux problèmes identifiés…incarnation du changement que l’on souhaite voir advenir.

    C’est passionnant et vivant. L’aventure Y EN A MARRE n’est pas terminée, elle se transforme et la dynamique accompagne aujourd’hui d’autres initiatives comme l’Université Populaire des Mouvements Citoyens.

    On attend donc, selon le proverbe wolof, « le deuxième saut », celui qu’il reste à faire, ou encore peut-être la nouvelle manière de sauter qui est à inventer.

    La clé du nouveau saut est peut-être à chercher dans le « Qui? » saute, et on a hâte de voir ce qui se passe quand les intellectuels réarticulent et actualisent le discours émancipateur panafricain pour l’adapter aux besoins de ce que l’Afrique est devenue aujourd’hui.

    Bonne écoute //

    • 52 min

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Fary Ndao ,

Un podcast riche et hétérodoxe

Bravo à Marie-Yemta pour ce beau parterre de penseurs qui nous font entre autre chose que la pensée dominante de l’époque.

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