Dessine-moi un corps

Maurine Roy

Dans ce podcast, il est question de représentation du corps et de sexualité en histoire de l'art toutes périodes confondues. Toutes les œuvres d'art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et sur instagram @dessinemoipodcast. Ce podcast a été écrit et réalisé par Maurine Roy, l'illustration logo réalisée par Lucie C. Toutes les musiques sont libres de droit. Tous droits réservés.

  1. 09/12/2025

    Episode hors série : Clément Courgeon

    Avez-vous entendu parler de Clément Courgeon ? Il y a quelques semaines, je ne connaissais pas son nom ni n’en avait même jamais entendu parler. C’est un vrai drame car en me penchant davantage sur son travail, j’ai découvert qu’il travaillait sur ce qui me passionne à savoir les domaines de la performance et du corps. C’est parti pour une plongée dans l’univers de Clément, je vous assure que vous me remercierez.  Reprenons depuis le début début. Clément est diplômé des Beaux-Arts de Paris, avec les félicitations du jury s’il vous plaît. Il vit et travaille à Pantin. Je vous la fais courte mais il a un sacré parcours :  En 2022, il expose à l’occasion de la 72e édition de Jeune Création et remporte les prix de la Cabane Georgina, de la Villa Noailles et celui d’art-exprim. Il remportera également la même année le Prix Multimédia de la Fondation de France. En 2021, les Beaux-Arts de Nantes accueillait son exposition personnelle ba c’çasbot du goliard. Clément Courgeon a également effectué une résidence en 2022 à l’Institut Français de Vilnius en Lituanie et a performé pour de nombreux artistes tel que Felix Gonzalez-Torres, à la Bourse du Commerce en 2022 également. Clément Courgeon a présenté son travail lors de nombreuses expositions collectives au CNEAI, à POUSH, à la Siegfried Contemporary de Londres, à la Villa Belleville ou encore notamment à La Galerie, Centre d’art contemporain de Noisy-Le-Sec. Bref c’est pas n’importe qui Clément Courgeon. Et son travail dans tout ça ?  Ça parle de quoi ?Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.

    7 min
  2. 07/11/2025

    Anatomie & Co

    Comment comprendre qu’une appréciation esthétique soit possible dans une collection anatomique ? Comment au milieu des tumeurs en bocal, des os, des moulages de cires anatomiques ou des naturalisations peut-on trouver un réel intérêt pour ces objets à tel point même que certains artistes s’en inspirent et que l’art se mêle petit à petit à la médecine ? On ne peut nier la tradition artistique de représentation des blessures et des maladies à commencer par le nombre colossal d’oeuvres d’art chrétiennes et les reliques qui sont conservées encore aujourd’hui. On ne part pas de rien et les premières collections médicales partent de ce postulat.  Qualifiés de musées des horreurs, nombreux sont les musées de collections anatomiques en Europe et en France. On pense notamment à la collection Dupuytren fermée depuis 2016, véritable musée des maladies située dans le quartier latin à Paris renfermant des merveilles pour tout scientifique ou médecin en quête de pathologies les plus uniques.  La pulsion scopique morbide continue notamment au musée d’anatomie de Montpellier extrêmement connu pour ses quelques 5600 pièces composées de squelettes, momies et moulages de cire, véritable joyau médical fait pour faire avancer la science.  Le lieu qui m’intéresse le plus et c’est celui sur lequel je vais sans doute plus développer dans cet épisode est le musée Fragonard situé au cœur de l’École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort, en banlieue parisienne, l’un des plus anciens musées de France. Ce dernier présente notamment une collection d’écorchés, sortes de momies humaines et animales étonnantes sur laquelle bon nombre d’histoires circulent.  J’avais déjà réalisé un épisode sorti en juin 2022 baptisé Cadavre pas si exquis ! J’évoquais le rapport à la mort, l’esthétique de la mort et de la maladie en histoire de l’art mais ici c’est véritablement l’aspect anatomique qu’il me plaît davantage de décortiquer. Ce qui se passe VRAIMENT à l’intérieur et comment les artistes l’ont perçu depuis la Renaissance et se le sont appropriés jusqu’à l’ère contemporaine. C’est parti pour un nouvel épisode qui sera je l’espère anatomiquement agréable ! Bonne écoute.Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.

    11 min
  3. 15/10/2025

    Episode Rencontres Arles 2025

    Coucou les ami.es, je suis de retour. Ça faisait longtemps quand même. J’espère que vous ne m’avez pas oublié. Depuis mon aventure Fridesque, la motivation, le travail qui s’accumule, la pause estivale aussi et juste… la vie m’ont complètement happée. En cette rentrée, je me suis dis qu’il était de bon ton de mettre à plat toutes mes idées car elles sont revenues à balle et de recommencer. Et on va parler photo ! Photo arlésiennes s’il vous plaît. Les Rencontres haut lieu de la photographie chaque été à Arles ont célébré cette année la diversité des cultures, des genres et des origines autour du sacre de l’année francobrésilienne 2025. La dynamique des liens familiaux et amicaux est également explorée sous le prisme culturel, politique et social.La thématique des pères absents avec les expositions de Diana Markosian et Camille Lévêque sont les deux expositions qui m’ont le plus marqué et dont j’ai décidé de vous parler aujourd’hui à travers un épisode un peu décousu mais un peu coup de coeur aussi : à savoir la quête d’un père absent, et la façon de s’en acquitter par le biais de l’image photographique. C’est la première fois que j’arrive à assister aux rencontres et encore je n’ai malheureusement pas eu le temps de tout faire faute de temps sur place.. Autant vous dire que j’étais ravie car ce sont des thématiques qui me parlent beaucoup. Présentée aux Rencontres de la photographie à Arles (espace Monoprix), l’exposition, délicate et habitée, de Diana Markosian, Father, se distingue ( à mon sens) dans la pluralité des propositions artistiques estivales, en suggérant combien la photographie documente l’absence des corps, le vide de ces corps et le silence laissé par ces corps. Je parlerais un peu plus tard dans cet épisode de Nan Goldin ma chouchoute ou encore  Letuzua Bataglia qui m’ont aussi marqué à leur façon.  Allez c’est parti, je vous laisse avec cet épisode un peu fouillis mais sincère, bonne écoute !  Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/ Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.

    7 min
  4. 08/05/2025

    Episode hors série : Frida Kahlo

    Il faut que je vous parle je crois. Il y a quelques mois a commencé une drôle d’aventure, le genre d’aventure qui t’empêche de dormir tellement c’est excitant, qui te fait également douter de ta légitimité et qui te fait passer des heures et des heures en bibliothèque face à ton ordinateur et ton cahier.  J’ai écrit un livre. Un petit de 44 pages. C’est très bizarre quand je le dis oralement mais c’est pourtant vrai. Un petit livre sur Frida, vous savez la grande Kahlo. Celle qui pourtant brisée, était aussi heureuse de vivre tant qu’elle pouvait peindre. C’est la maison d’édition Gallimard qui m’a contacté pour ce formidable projet. Nous sommes quatre dans cette nouvelle collection Pop art sortie début avril consacrée à l’oeuvre d’un ou une grand.e artiste. Hokusai par Aurélie Samuel, Van Gogh par Stéphane Lambert, Edouard Manet par Stéphane Guégan et… Frida Kahlo par moi. Au-delà du format plutôt inhabituel, les pages du livre se replient formant l’oeuvre en 3d. J’ai alors réalisé à travers cette expérience incroyable que si pendant ces 44 pages, j’ai traité l’oeuvre de Frida sous l’angle de son rapport au corps, je n’en avais décidément pas parlé dans ce podcast. C’est quand même un comble. J’ai donc décidé d’y remédier.  La vision du corps chez Kahlo, c’est parti, en route pour un nouvel épisode !  Pour info, tous les livres de la collection sont disponibles en librairie quasiment partout, n’hésitez pas à vous le procurer si le coeur vous en dit, je vous laisse avec ce nouvel épisode ! Très bonne écoute.Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1Musique interludes : Spanish Guitar Song ( Latin Mexican Background Music Intro Theme), libre de droit (Pixabay)Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.

    15 min
  5. 13/03/2025

    Episode hors série : Huguette Caland

    Figure exubérante qui avait su s’affranchir des conventions que la vie lui réservait, Huguette Caland avait fait le choix de la liberté si l’on considère l’éducation stricte qu’elle a reçue et les décisions qui ont été les siennes malgré tout pour devenir l’artiste plasticienne incroyable qu’elle a été. En 1943, lorsque Huguette a 12 ans, son père devient le premier président du Liban après l’indépendance du pays. Parce qu’elle est sa fille unique, on attend d’elle qu’elle devienne l’épouse dévouée d’un Libanais. Patriarcat en veux-tu en voilà. Pourtant, elle s’obstine contre ces attentes. Non seulement elle épouse un Français, Paul Caland, neveu de l’un des rivaux de son père, dont elle portera les enfants, mais elle prend également des amants. Terrible vous m’en direz tant. À 30 ans passés, H. Caland commence à suivre des cours d’art à l’Université américaine de Beyrouth et fait un temps partie d’un milieu artistique que fréquente aussi son amie Helen Khal (1923-2009), qui fonde la galerie One à Beyrouth et expose ses œuvres, mais aussi celles d’Etel Adnan (1925-2021), de Simone Fattal (née en 1942), de Shafic Abboud (1926-2004) et de bien d’autres artistes qui deviendront les figures de proue du modernisme libanais bien connu aujourd’hui. Or, pour une quelconque raison, les toiles aux contours minutieusement cernés de noir d’Huguette ne trouvent pas leur place au Liban. Celle-ci décide alors de quitter mari, enfants et amants (prise de décision courageuse pour l’époque) afin de s’installer dans le Paris des années 70. Elle y découvre un tout autre milieu et entame sa fameuse série des Bribes de corps, qu’elle enrichira tout au long des années 1970. Ces œuvres, en quelque sorte des autoportraits, sont constituées de formes évocatrices et d’abstractions en perpétuel mouvement qui suggèrent le corps sans jamais le révéler. C’est parti pour une incursion dans l’univers voluptueux et coloré d’Huguette Caland… Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.

    6 min
  6. 20/01/2025

    Sentez-moi cette odeur que je ne saurais voir !

    Qui dit nouvelle année dit également nouveau format ? Je sais pas trop mais disons un format plus libre. C’est aussi parce que le sujet s’y prêtait. En effet, qui a -t-il de plus libre que les odeurs ? J’ai eu une discussion assez passionnante je dois dire avec Mathilde Castel sur ce sujet. Plein de sujets en fait. 1000 digressions. 36 000 anecdotes. Et des fous rires. Si vous n’avez aucune idée de ce qu’est la muséologie olfactive ? Comment se positionner face à une oeuvre qui se veut olfactive ? Comment le corps et nos sens réagissent-ils ou si vous tenez absolument à savoir quelle est l’odeur chouchou de Mathilde et bien je vous invite à découvrir cet épisode assez inhabituel sur le rapport au corps dans un environnement muséal et tant d’autres choses bien sûr. Très bonne écoute et j’en profite pour vous souhaiter une douce année 2025 (olfactive bien entendu !) Allez c’est parti ! Mémo : Les 4 sens supplémentaires à la vue ouïe, gout, toucher, odorat sont : nociception (perception de la douleur proprioception (perception du corps dans l'espace/ oreille interne) -  thermoception (perception du chaud et froid) -  interoception (perception du corps de l'intérieur Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.

    49 min
  7. 25/11/2024

    Episode hors-série : L'intime de la chambre aux réseaux sociaux au MAD

    Du 15 octobre 2024 au 30 mars 2025, le musée des Arts décoratifs propose une fois de plus un voyage fascinant au cœur de nos jardins secrets à travers une histoire de l’intime du xviiie siècle à nos jours. 470 œuvres, peintures et photographies, mais aussi objets d’art décoratifs, du quotidien et de design, révèlent comment l’intime a évolué depuis des siècles. De la chambre vue par Henri Cartier‐Bresson ou Nan Goldin, des lits en fer forgé du xixe siècle au lit‐clos des Frères Bouroullec, de la chaise percée à l’urinoir pour femmes, des objets de la toilette sèche à la salle de bain, de la beauté aristocratique à la consommation de masse, des livres licencieux aux sex‐toys, du walkman aux réseaux sociaux et à l’influence en passant par les outils de surveillance et de protection, l’exposition montre comment l’intime s’est imposé puis s’est profondément modifié petit à petit au cours des siècles et des pratiques. Vous n’êtes pas sans avoir si vous suivez ce podcast depuis ses débuts que j’ai consacré deux ans de mes études supérieures à rédiger un mémoire sur le voyeurisme au XVIIIe siècle. Alors ce thème de l’intime ne pouvait que me plaire et j’ai donc décidé d’y aller franco et de franchir cette frontière entre privé et publique devenue plus encore floue et poreuse aujourd’hui.  C’est parti pour un nouvel épisode, je précise qu’il n’est pas en collaboration avec le musée des arts décoratifs, ce n’est que mon bon plaisir. Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.

    7 min

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