Les polyphonies d'Orland

Monsieur_Orland

Monsieur Orland explique la musique classique en français.

  1. 6 days ago

    L’opéra baroque français : la Tragédie lyrique

    L’opéra baroque français : la Tragédie lyrique Lorsqu’on s’intéresse à l’opéra, on retient assez facilement l’opéra baroque italien. On retient moins facilement le fait qu’il a existé un art opératique spécifiquement français. La Tragédie lyrique est le genre d’opéra le plus important en France pendant une grande partie de l’époque baroque. Dans une volonté de se démarquer de l’opéra italien, alors en vogue dans toute l’Europe, Jean-Baptiste Lully et Philippe Quinault inventent le genre ; genre qui sera magnifié par Jean-Philippe Rameau. Œuvres musicales citées par ordre d’apparition : Jean-Baptiste Lully, « Le Ciel qui m’a fait vitre Roi », Roland Jean-Baptiste Lully, « Dans ce palais, Bravez l’Envie », Phaëton Jean-Philippe Rameau, « Trio des Parques », Hippolyte et Aricie Jean-Philippe Rameau, « Rentrez, rentrez dans l’esclavage », Castor et Pollux Giovanni Battista Pergolesi, « Sempre in contrasti con te si sta », La serva Padrona Jean-Jacques Rousseau, « Ouverture », Le devin du village Ouvrages consultés : Jean-Michel Bardez, « Les débats sur la musique au siècle des Lumières », Jean-Jacques Nattiez (dir.), Musiques. Une encyclopédie pour le XXIe siècle. 4. Histoire des musiques européennes, Paris, Actes sud/Cité de la musique, 2006, p. 873-891. Michael Fend, « An instinct for parody and a spirit for revolution: Parisian opera, 1752-1800 », Simon Keefe (ed.), The Cambridge history of Eigtheenth-Century music, Cambridge, Cambridge university Press, 2009, p. 295-330. Raphaëlle Legrand, « La musique du roi et des philosophes de Lully à Rameau », Jean-Jacques Nattiez (dir.), Musiques. Une encyclopédie pour le XXIe siècle. 4. Histoire des musiques européennes, Paris, Actes sud/Cité de la musique, 2006, p. 823-842. Lois Sorow, « Opera in Paris form Campra to Rameau », Simon Keefe (ed.), The Cambridge history of Eigtheenth-Century music, Cambridge, Cambridge university Press, 2009, p. 272-294.

  2. 20 Jun

    L’Orientalisme (Partie 2)

    L’orientalisme (Partie 2) Cette deuxième partie est consacrée à l’imagerie « moderne » de l’Orient. Le Désert de Félicien David, souvent considéré comme la première œuvre reconnue comme « authentiquement » orientalisante, est un tournant dans l’histoire de l’orientalisme musical européen. Cette deuxième partie est consacrée à l’évolution de ce concept tout au long du XIXe siècle en présentant quelques figures clés jusqu’à Claude Debussy. Œuvres musicales citées par ordre d’apparition : Félicien David, « L’appel du Muezzin », Ode Symphonie Le Désert Ernest Reyer, « V. La Dhossa. La Marche des Pèlerins », Le Sélam, Symphonie orientale avec chœur, solistes et orchestre Camille Saint-Saëns, Une nuit à Lisbonne Claude Debussy, « Pagodes », Estampes Ouvrages consultés : Jean Pierre Bartoli, « L’orientalisme dans la musique française du XIXe siècle : la ponctuation, la seconde augmentée et l’apparition de la modalité dans les procédures exotiques », Revue belge de Musicologie/Belgisch Tijdscrift voir Muziekwetenschap, 51 (1997), p. 137-170. Yves Defrance, « Exotisme et esthétique musicale en France : approche socio-historique », Cahiers de musiques traditionnelles, 7 (1994), p. 191-210. Myriam Ladjili, « La musique arabe chez les compositeurs français du XIXe siècle saisis d’exotisme (1844-1914) », International Review of the Aesthetics and Sociology of Music, 26/1 (1995), p. 3-33. Ralph Locke, « Cutthroats and Casbah Dancers. Muezzins and Timeless Sands: Musical Images of the Middle East », 19th-Century Music, 22/1 (1998), p. 20-53. Susanna Pasticci, « L’influence des musiques non européennes sur la musique occidentale du XXe siècle », Jean-Jacques Nattiez (dir.), Musiques. Une encyclopédie pour le XXIe siècle. 5. L’unité de la musique, Paris, Actes Sud/Cité de la musique, 2007, p. 182-203.

  3. 6 Jun

    L’Orientalisme (Partie 1)

    L’orientalisme (Partie 1) L’orientalisme est une quête de l’ailleurs. Il s’agit d’évoquer « l’Autre » afin de provoquer un dépaysement face à une civilisation ou société étrangère. Cette évocation, pouvant aller de l’emprunt réaliste à une construction fantasmée, est un réservoir d’images et d’idées dans lequel bon nombre d’artistes vont y puiser leur inspiration. L’Orient est un ensemble vaste dans lequel peuvent cohabiter une grande diversité d’émotions et de représentations. Je vous propose donc de revenir dans cette première partie sur ce concept et d’en présenter quelques éléments clés d’avant le XIXe siècle. Œuvres musicales citées par ordre d’apparition : Karl Dieters von Dittersdorf, Symphonie en la majeur (Sinfonia Nazionale Nel Gusto Di 5 Nazioni) Giulio Cesare Barbetta, Moresca quarta detta la Bergamasca Johann Joseph Fux, « I. Turcaria », Partita ex C K 331 Franz Schubert, Mélodie hongroise en si mineur D 817 Ouvrages consultés : Jean-Pierre Bartoli, « Orientalisme et exotisme de la Renaissance à Debussy », Jean-Jacques Nattiez (dir.), Musiques. Une encyclopédie pour le XXIe siècle. 5. L’unité de la musique, Paris, Actes Sud/Cité de la musique, 2007, p. 155-181. Philippe Bohlman, « The European Discovery of Music in the Islamic World and the “Non-Western” in the 19th-Century Music History », The Journal of Musicology, 5/2 (1987), p. 147-163. Stefano Leoni, « Western Middle-East Music Imagery in the face of Napoleon’s Entreprise in Egypt: From Mere Eurocentric Exoticism, to very Organized Orientalistic Ears », International Review of the Aesthetics and Sociology of Music, 38/2 (2007), p. 171-196. Eve Meyer, « Turquerie and Eighteenth-Century Music », Eighteenth-Century Studies, 7/4 (1974), p. 474-488. Derek Scott, « Orientalism and Musical Style » The Musical Quarterly, 82/2 (1998), p. 309-335.

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