Amplitudes

Un jeudi sur deux, de 22h00 à minuit. Quinzième saison, rien que ça ! On poursuit notre exploration de la non-actualité des musiques plus forcément électroniques, mais malgré tout souvent expérimentales. À travers des transmissions chaotiques et toujours thématiques, suivez-nous pendant deux heures sur des sujets aussi vastes que l'electronica, l'ambient, la techno, la Pologne, ou le drone-noise à base de cithares des années 60. Parfois, si on est motivés, on fera peut-être des émissions spéciales avec des invités en interview (wow), qui proposent leur sélection et répondent à nos questions mûrement réfléchies. Et puis on poussera éventuellement le délit et la supercherie jusqu'à préparer une ou deux expéditions hors les murs, mais ça, ça dépendra de si on trouve des concerts sympas à capter. En attendant, venez écouter nos avis tranchés et dédaigneux d'élitistes paribobosiens sur nos... P.O.D.C.A.S.T.S. Bisous

  1. 26 MAR

    Amplitudes : Cuivres²

    Comme on avait plus important comme rendez-vous ce jeudi 26 mars 2026, Thomas et moi avons décidé de partir sur un thème qui méritait un match retour depuis longtemps : les cuivres. Qu’ils soient utilisés de manière plus frontale et incisive, ou bien que les artistes partent dans des strates plus élevées et dilatées, ces instruments font toujours preuve de dynamiques, de timbres et d’amplitudes qu’ils sont les seuls à pouvoir proposer. Et donc, du festif à l’atmosphérique, du big band hip-hopesque au drone cavernicole, on se refait plaisir avec les reflets du laiton en place du soleil levant à l’horizon. Bonne écoute. Tracklist : Brian McBride - Girl Nap (The Effective Disconnect, 2010) Caterina Barbieri & Bendik Giske - Alignment, Orbits (At Source, 2026) Stuart Dempster - Morning Light (Underground Overlays From the Cistern Chapel, 1995) Hypnotic Brass Ensemble - Navigator (Fly: The Customs Prelude, 2013) Sam Gendel - Amime (網目, Fishing Nets) (Blueblue, 2022) Pjusk - Glød (Solstøv, 2014) Arve Henriksen + Eivind Aarset, Jan Bang & Jez Riley French - Reeds and Roots (The Height of the Reeds, 2018) Bohren & Der Club of Gore - Maximum Black (Black Earth, 2002) Tim Hecker feat. Colin Stetson - Monotony (No Highs, 2023) Mark Isham - Part IV (Tibet, 1989) øjeRum & Peter Knight - Now We Are Branches and Leaves (Now We Are Branches and Leaves, 2025) Photo : Colin Stetson with Ex Eye @ Strange Matter, Craig Zirpolo(2017)

  2. Amplitudes : Les travers du cerveau

    12 MAR

    Amplitudes : Les travers du cerveau

    Au départ, on partait sur le thème de la « folie » dans le domaine de la musique, mais on s’est très rapidement rendu compte que ce substantif voulait un peu tout dire, mais surtout rien dire du tout. Il faut se rappeler que ce qui est décrit comme « folie » n’est qu’un terme excessivement générique et mal adapté depuis longtemps à des pathologies presque aussi variées qu’il y a de personnes atteintes. En réalité, les troubles liés au cerveau peuvent autant provenir de maladies psychologiques ou psychiatriques que d’atteintes organiques ou de neurodivergences, les uns n’étant en plus pas exclusifs à d’autres. Bref, un sacré sac de nœuds qui nous permet de faire un thème de derrière les fagots, avec un peu de médecine de comptoir au milieu d’une tracklist fort inspirée. Bonne écoute. NDR : Le mangaka qui a créé BLAME! est Tsutomu Nihei. Le manga est vraiment très bien, lisez-le. Tracklist : King Crimson - 21st Century Schizoid Man (In the Court of the Crimson King (An Observation by King Crimson), 1969) Valerio Tricoli - La Distanza (Miseri Lares, 2014) Severed Heads - Epilepsy ‘82 (Since the Accident, 1983) Deathpile - Kenworth (G.R., 2003) Melt-Banana - Chipped Zoo on the Wall, Wastes in the Sky................ (Charlie, 1998) Uboa - The Origin of My Depression (The Origin of My Depression, 2019) Grendel - Pax Psychosis (Prescription : Medicide, 2004) Final - ENATKWBY 6 (Expect Nothing and the Kingdom Will Be Yours, 2022) Agnosia - Failures Made Me Disappear (The Curse of Oblivion, 2016) Norman Westberg - Lost Mine (MRI, 2016) The Caretaker - Post Awareness Confusions (Everywhere at the End of Time - Stage 4, 2018) Photo : Self Portrait 18th May 1991, Bryan Charnley(1991)

  3. 26 FEB

    Amplitudes : La Grèce

    Après la belle quenelle de Mappemonde pour le dernier Amplimondes sur le Canada, où l’équipe opposée nous a fait miroiter jusqu’à l’enregistrement que l’émission durerait trois heures (comme d’habitude), alors que « ouin ouin on est fatigués parce qu’on a fait la fête hier », et du coup, on a dû terminer à deux pendant une heure, ben on a décidé que quitte à ne faire que deux heures sur un pays ou un biome, autant que ça soit sous nos propres conditions. Voici donc 120 minutes (et plus) sur la Grèce, pays émérite de scientifiques, de philosophes, de stratèges martiaux et surtout de Rastapopoulos, mais visiblement aussi d’artistes en tous genres qui offrent de belles bastosses musicales depuis pas mal d’années. On explore donc ce vivier finalement assez confidentiel pour vous donner la même envie que nous d’explorer ce terrain fertile en musiques tangentes. Bonne écoute. Tracklist : Miktek - False Dawn (Elsewhere, 2013) Mobthrow - The City My Church (Unfolded, 2014) Dousk - Chrysalis (D.I.Y., 2005) Mohammad - Liberig Min (Som Sakrifis, 2013) Ειρήνη Παπά / Βαγγέλης Παπαθανασίου - Νεραντζούλα (Ωδές, 1979) Iannis Xenakis - Mycenae Alpha (1978) (Hibiki Hana-Ma / Mycenae Alpha / Polytope de Cluny, 1978/2022) Arthuros - My Journey to the Light Realm (Ithildin, 2019) Poordream feat. Zinovia - Open Probability (Ninetynine, 2014) Vangelis - Movement V (El Greco, 1998) Novi_sad - Oceania (ΚΕΡΑΥΝΟΣ, 2021) Fluxion - Bipolar Defect (Bipolar Defect, 2000) Subheim - Red Ridge (Foray, 2015) Spectral Lore - Cosmic Significance (III, 2014) Photo : Acropoclipse, Elias Politis(2011)

  4. 12 FEB

    Amplitudes : Artistes chauves

    Après pas mal d’émissions construites sur des étiquettes diverses et variées depuis septembre, un peu d’abstraction ne peut pas faire de mal ; Amplitudes a donc décidé qu’il était temps de dire stop à la stigmatisation. Trop de personnes souffrent quotidiennement de la calvitie, envieuses de la capillarité soyeuse et flamboyante de leurs pairs plus chanceux. Malgré un profil aérodynamique idéal, les gerçures du cuir chevelu l’hiver et les coups de soleil l’été amplifient ce mal moderne qui peut diminuer la confiance en soi et empêcher le retour de l’être aimé. Du coup, que l’alopécie soit volontaire ou non, on s’érige momentanément en défenseurs de ces artistes qui ont probablement perdu leurs cheveux car leur créativité a fait surchauffer leurs neurones. Et c’est l’occasion d’enregistrer une tranche libre de toute contrainte stylistique ou temporelle. Bon, on dit ça, mais Thomas et moi-même ne sommes pas concernés hein. Bonne écoute. Tracklist : Kangding Ray - Athem (Or, 2011) Massive Attack feat. Sinéad O'Connor - A Prayer for England (100th Window, 2003) Matter - Grain (Biorhexistasy, 2013) Vitalic feat. Mark Kerr - Use It or Lose It (Voyager, 2017) Taylor Deupree - Skimming (January, 2004) Vince Clarke - The Lamentations of Jeremiah (Songs of Silence, 2023) Chris Watson - Veracruz (El Tren Fantasma, 2011) AES Dana - Otherness (Inks, 2019) Wax Tailor - The Tune (Hope & Sorrow, 2007) Krister Linder - Gone (Across the Never, 2019) Moby - I'm Not Worried at All (18, 2002) Brian Eno - Here He Comes (Before and After Science, 1977) Pinkcourtesyphone - Alternatory (Shouting at Nuance, 2022) Photo : The Man With the Gilded Dome, génération d’image via perchance.org avec un prompt politiquement incorrect(2026)

  5. Amplitudes : Breakcore

    15 JAN

    Amplitudes : Breakcore

    Si l’on devait choisir un genre musical pour définir le mot « bordel », nous vous répondrions « breakcore ». Enfant de la techno hardcore et de la jungle des années 90, ce rejeton malformé s’épanouit en échantillonnant les rythmes à leur paroxysme, le tout en dépassant régulièrement les 180 bpm. Malgré le fait que ça breake dans tous les sens de manière hallucinatoire, le manque de sérieux en surface cache à peine la réalité d’une production de lapidaire par ces artistes un peu fous. S’ensuit une expérience d’écoute évidemment exutoire et maximaliste, mais aussi une plongée dans des territoires bien plus riches et complexes qu’une première écoute pourrait, à juste titre, le laisser penser. Accompagnez-nous dans ce voyage au bout de pas mal de superlatifs, durant lequel Thomas et moi-même avons été surpris de toute la diversité du breakcore. Bonne écoute. Tracklist : Alec Empire - We All Die! (The Destroyer, 1996) Venetian Snares - Gentleman (Detrimentalist, 2008) Igorrr - Moldy Eye (Nostril, 2010) Frog Pocket - Windy Goule (Come on Primates Show Your Teeth!, 2007) Steinvord - Ontrackv2 (Steinvord, 2012) Goreshit - One Way to Hannover (Semantics: The Benzo Chronicles, 2015) Monolog - Curfew (Incoherent Phylogeny 2, 2018) End - Fit to Die (The Sounds of Disaster, 2004) Bong-Ra feat. Lolita Storm - SickSickSick MPH [G*Mart Mix] (Bikini Bandits, Kill! Kill! Kill!, 2003) I Broke My Robot - I’ll Be Alone (Tomorrow Does Not Exist, 2007) Gareth Clarke - Imago (Factory Brew, 2012) Ruby My Dear - Embruns (Form, 2013) Photo : Igorrr at Roadburn Festival 2018, Grywnn (2018)

  6. Amplitudes : Quiet Details

    1 JAN

    Amplitudes : Quiet Details

    En tout juste trois ans d’existence, Quiet Details a su calmement se positionner comme un label incontournable de la musique ambient. Partant du postulat très simple qui consiste à demander à chaque artiste de l’écurie l’interprétation musicale de son nom, il y a à ce jour plus de 40 albums avec autant de façons différentes de décrire les « détails silencieux/calmes/doux/discrets » (à vous de choisir votre traduction préférée), avec une unité autour de la photographie, du mastering fait maison et, bien sûr, de l’ambient délicat et poussiéreux qui évoquera parfois Home Normal ou 12k (mais pas que). Comme souvent dans les musiques que l’on explore chez Amplitudes, très peu d’autopromotion de la part du label ou des artistes associés, et juste une confiance dans son public pour continuer à soutenir ce genre de projet et lui permettre de grandir sous l’horizon. On a donc forcément envie de donner un coup de pouce, aussi insignifiant soit-il, pour prêcher la bonne parole. Bonne écoute. Tracklist : øjeRum - Hundrede År Fra Nu (En Sten for Solen, 2024) Ian Hawgood - And You Were Gone (Well, Here We Are, 2025) bvdub - Days on Heaven and Earth (Days of Gold, 2023) Brendon Moeller - Sundown (Mirage, 2024) Raica - The Tripvoice (The Absence of Being, 2025) Polypores - Impressions From the Noosphere (I Wish There Was a Place Like That, 2025) Jolanda Moletta & Karen Vogt - Body in Shadows, Face in the Light (Sea-swallowed Wands, 2025) ’t Geruis - Rester (Terre, Poussière, 2023) Scanner - Grain Stress (Forces, Reactions, Deflections, 2025) ASC - Realisations (Tales of Introspection, 2025) Aiko Takahashi - Foam, Glue and Pencil on Paper (Monologue, 2025) Seabuckthorn - The Lights All Out (This Warm, This Late, 2025) Fields We Found - Chroma (Chroma, 2022)

  7. 18/12/2025

    Amplitudes : Field recording

    Qu’est-ce qui fait qu’une succession de sons soit définie comme de la musique ? Ou plus simplement : qu’est-ce que la musique ? Voilà des questions intéressantes dont les réponses sont loin d’être évidentes, et le genre de l’enregistrement de terrain nous les mettent en plein milieu de la figure. Décrit sur plusieurs sites historiques comme de la « non-musique », on choisira la posture inconfortable (pour changer) que le field recording a toute sa place dans un terme où généralement, mélodies, timbres, tonalités et rythmes règnent en reines et rois. Et comme ça fait longtemps que l’opposé de ces substantifs baigne déjà nos pavillons, on va tenter de défendre cette frange de la composition qui frisera volontiers une forme de documentaire acoustique pour les oreilles non-averties. Car la réalité est que l’enregistrement, le traitement et la restitution de ces fresques sonores dépasse la simple captation, comme nous allons vous le démontrer. Bonne écoute. Tracklist : Philip Samartzis + Eugene Ughetti - Radome (Array, 2021) Izabela Dłużyk - Dawn With the White Storks (Soundscapes of Summer, 2016) Orphx - Accelerator (The Living Tissue, 2001) Eric Holm - Åse (Andøya, 2014) Alan Lamb - Night Passage (Original Masters - Night Passage, 1998) Ernst Karel - Oberterzen-Unterterzen (Swiss Mountain Transport Systems, 2011) Chris Watson & BJ Nilsen - SIGWX (Storm, 2006) Jacob Kirkegaard - Gaea (Eldfjall, 2005) Roger S. Payne - Three Whale Trip (Songs of the Humpback Whale, 1970) Jana Winderen - Aquaculture (Energy Field, 2010) Photo : Chris Watson, Mhairi Law (2020)

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Un jeudi sur deux, de 22h00 à minuit. Quinzième saison, rien que ça ! On poursuit notre exploration de la non-actualité des musiques plus forcément électroniques, mais malgré tout souvent expérimentales. À travers des transmissions chaotiques et toujours thématiques, suivez-nous pendant deux heures sur des sujets aussi vastes que l'electronica, l'ambient, la techno, la Pologne, ou le drone-noise à base de cithares des années 60. Parfois, si on est motivés, on fera peut-être des émissions spéciales avec des invités en interview (wow), qui proposent leur sélection et répondent à nos questions mûrement réfléchies. Et puis on poussera éventuellement le délit et la supercherie jusqu'à préparer une ou deux expéditions hors les murs, mais ça, ça dépendra de si on trouve des concerts sympas à capter. En attendant, venez écouter nos avis tranchés et dédaigneux d'élitistes paribobosiens sur nos... P.O.D.C.A.S.T.S. Bisous

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