2 Branques sinon rien

Nostalgeek et LeCorbooo

Ici, les 2 branques historiques (Nostalgeek et Lecorbooo) parlent de ciné tout les dimanches soirs. Pas forcément d'actu, ni de ligne directrice, juste 2 branques qui parlent de ce qu'ils ont vu.

  1. 8 hr ago

    episode 43: Superhéros sans limites

    Pour cette dernière émission de la saison, nous avons décidé de sortir de notre confort habituel. Pas de montage sophistiqué, pas de filet de sécurité : Lecorbooo et moi enregistrons dans les conditions du direct pour une émission placée sous le signe de la spontanéité, des échanges à chaud et des découvertes parfois improbables. Au programme, quatre films qui n'ont absolument rien à voir les uns avec les autres, mais qui ont tous réussi à provoquer des réactions passionnées autour de la table. Nous ouvrons cette ultime séance avec Incassable (M. Night Shyamalan, 2000), œuvre fondatrice du cinéma de super-héros moderne bien avant que les univers partagés ne deviennent la norme. Porté par Bruce Willis et Samuel L. Jackson, le film développe une approche intimiste, mélancolique et profondément humaine du mythe du super-héros. Plus de vingt ans après sa sortie, nous revenons sur ce qui fait encore sa force, sa mise en scène élégante et sa manière unique d'aborder l'extraordinaire à travers le quotidien. Sur ce point, nous sommes totalement d'accord : Incassable reste un immense film. Je poursuis ensuite avec The Guyver (Screaming Mad George et Steve Wang, 1991), adaptation du célèbre manga qui mélange science-fiction, action, monstres en latex et énergie typique du cinéma de série B des années 1990. Le film met notamment en scène Mark Hamill dans un rôle particulièrement surprenant. J'y ai trouvé un charme fou, une créativité débordante et un véritable plaisir de cinéma populaire. Lecorbooo, lui, se montre beaucoup plus réservé et pointe plusieurs défauts qui l'empêchent d'adhérer totalement à l'expérience. Direction ensuite le cinéma français avec Yoroï (David Tomaszewski, 2025), porté notamment par Orelsan. Pour moi, c'est une véritable claque. Ambitieux visuellement, audacieux dans ses intentions et porté par une envie rare de proposer autre chose, le film témoigne d'une nouvelle génération de créateurs qui ose regarder au-delà des frontières traditionnelles du cinéma français. Nous revenons sur ses qualités, ses influences et sur ce qu'il pourrait annoncer pour l'avenir de la production hexagonale. Enfin, nous terminons cette saison avec le totalement improbable HK: Hentai Kamen (Yûichi Fukuda, 2013). Derrière son concept de super-héros pervers absolument absurde se cache une comédie japonaise déjantée qui n'a laissé personne indifférent. Lecorbooo est tombé sous le charme de cette folie assumée et nous explique pourquoi cette œuvre aussi ridicule qu'attachante mérite peut-être davantage d'attention qu'on ne pourrait le croire. Une dernière émission pleine de passion, de désaccords amicaux, de découvertes et de bonne humeur pour conclure cette saison de Ciné Dimanche. Merci de nous avoir accompagnés, et rendez-vous la saison prochaine pour de nouvelles aventures cinématographiques !

    1hr 6min
  2. 6 days ago

    episode 42: De Zorro à Cena

    Pour ce dernier Ciné Dimanche avant la pause estivale, Lecorbooo et Nostalgeek se retrouvent une dernière fois derrière les micros pour partager leurs découvertes cinématographiques du moment. Au programme de cette émission de fin de saison, quatre films très différents qui vont nous faire voyager entre science-fiction, aventure, thriller et comédie d'action. Lecorbooo ouvre le bal avec Silent Running (1972), œuvre de science-fiction devenue culte avec les années. Une expérience de visionnage qui l'a marqué, mais pas forcément de la manière dont il l'espérait. Derrière son esthétique singulière et ses thématiques écologiques, le film lui a surtout laissé un sentiment de mélancolie et de tristesse dont il viendra nous parler. Changement total d'ambiance avec Le Masque de Zorro (1998), l'un des grands films d'aventure populaires de la fin des années 90. Entre duels à l'épée, héros masqué, romance et panache, Lecorbooo revient sur ce classique porté par Antonio Banderas et Anthony Hopkins, qu'il a pris beaucoup de plaisir à redécouvrir. Il poursuit ensuite avec The Invitation (2015), thriller psychologique à l'atmosphère particulièrement tendue. Un film qui joue habilement avec le malaise, les non-dits et les interrogations du spectateur. Une proposition bien différente des précédentes, mais qui a également su le séduire. Pendant ce temps, Nostalgeek s'intéresse à Heads of State (2025), une comédie d'action musclée portée par John Cena, Idris Elba et Priyanka Chopra Jonas. Après plusieurs déceptions du côté des productions de plateforme, la surprise est plutôt bonne avec ce divertissement qui assume pleinement son côté spectaculaire et décomplexé. L'occasion de parler de buddy movie, d'action explosive, de présidents improbables et même d'une certaine capacité à prévoir les twists avant qu'ils n'arrivent. Comme toujours, les chroniques sont aussi l'occasion de quelques piques amicales, de désaccords, de moqueries plus ou moins gratuites et de nombreuses digressions dont seuls les deux animateurs ont véritablement le secret. Et si la pause estivale approche à grands pas, la saison n'est pas encore tout à fait terminée ! Retrouvez-nous la semaine prochaine pour un dernier rendez-vous exceptionnel enregistré dans les conditions du direct. À cette occasion, nous nous attaquerons à un sujet aussi vaste qu'improbable : les super-héros improbables du cinéma. Une ultime émission placée sous le signe de la bonne humeur avant de refermer cette nouvelle saison de Ciné Dimanche. Bonne écoute !

    14 min
  3. 14 Jun

    episode 41: Catastrophe en série

    Cette semaine dans Ciné Dimanche, on embarque pour un voyage qui passe par les étoiles, les catastrophes planétaires, les cambrioleurs chanteurs et les xénomorphes les plus célèbres du cinéma. Comme souvent, les goûts s'affrontent, les avis divergent et les discussions partent dans toutes les directions… pour notre plus grand plaisir. Lecorbooo ouvre le bal avec Aliens : Le Retour (James Cameron, 1986), suite devenue légendaire du classique de Ridley Scott. Entre action militaire, horreur viscérale et montée en puissance de Ripley, le film continue de fasciner près de quarante ans après sa sortie. Pourquoi cette suite est-elle encore considérée comme l'un des modèles du genre ? Qu'apporte-t-elle de différent à l'univers d'Alien ? Et surtout, résiste-t-elle toujours aussi bien au temps ? Sans grande surprise, Lecorbooo est totalement conquis. De mon côté, je vous emmène dans les rues d'une aventure complètement folle avec Hudson Hawk (Michael Lehmann, 1991). Souvent moqué, parfois incompris, ce long-métrage porté par Bruce Willis occupe pourtant une place toute particulière dans mon cœur. Entre comédie absurde, film de casse, références à Léonard de Vinci et numéros musicaux improbables, Hudson Hawk est un objet cinématographique unique dont le charme fonctionne encore parfaitement sur certains spectateurs. Est-ce un chef-d'œuvre mal aimé ou un gigantesque accident industriel devenu culte ? La réponse risque bien de diviser. Lecorbooo reprend ensuite les commandes avec Greenland : Migration (Ric Roman Waugh, 2025), suite du film catastrophe Greenland. Après une première aventure qui avait surpris par son approche plus humaine du genre, ce nouvel épisode tente d'élargir son univers et de poursuivre le destin de ses survivants. Mais cette nouvelle odyssée post-apocalyptique parvient-elle à retrouver la tension et l'efficacité du premier opus ? La réponse est nettement moins enthousiaste. Enfin, nous terminons avec Meteor (Ronald Neame, 1979), film catastrophe porté notamment par Sean Connery. Astéroïde menaçant la Terre, coopération internationale, course contre la montre : tous les ingrédients semblent réunis pour offrir un grand spectacle. Pourtant, malgré son casting prestigieux et ses ambitions évidentes, le résultat n'a pas vraiment convaincu Lecorbooo, qui revient sur les nombreuses limites de cette production typique de la fin des années 1970. Quatre films, quatre époques, quatre visions du cinéma populaire, et autant d'occasions de débattre, de défendre nos coups de cœur ou de régler quelques comptes avec des œuvres qui nous ont laissés de marbre. Installez-vous confortablement, c'est l'heure de Ciné Dimanche !

    14 min
  4. 7 Jun

    episode 40: ça sent les vacances

    Cette semaine dans Ciné Dimanche, on va surveiller des voisins, filer des suspects, traverser des galaxies lointaines, distribuer quelques baffes italiennes et, pour finir, se faire poursuivre par une orque visiblement très remontée contre l'humanité. Autant dire que le programme est chargé. Lecorbooo ouvre le bal avec Étroite Surveillance (Stakeout, 1987, réalisé par John Badham). Un film qui rappelle cette époque bénie où Hollywood savait mélanger polar, comédie et charme sans avoir besoin de faire exploser trois immeubles toutes les dix minutes. Deux policiers en planque, une surveillance qui devient de plus en plus compliquée, des personnages attachants et un vrai sens du rythme : Lecorbooo a passé un excellent moment et viendra nous expliquer pourquoi ce film mérite largement qu'on le sorte de son relatif oubli. Et comme une planque n'arrive jamais seule, il enchaîne avec Indiscrétion assurée (Another Stakeout, 1993, réalisé par John Badham). Une suite qui reprend les ingrédients du premier en essayant de voir si la recette fonctionne encore quelques années plus tard. Plus de surveillance, plus de situations absurdes, plus de personnages qui compliquent les choses alors qu'ils devraient les simplifier. Bref, tout ce qu'on attend d'une bonne suite quand elle n'oublie pas ce qui faisait le charme de l'original. De mon côté, je partirai beaucoup plus loin avec The Super Mario Galaxy Movie (2026, produit par Illumination et Nintendo), la nouvelle aventure cinématographique du plombier moustachu. Cette fois, les champignons et les tuyaux ne suffisent plus : direction les étoiles, les planètes improbables et les paysages cosmiques inspirés de l'un des jeux les plus appréciés de la série. Le film est sorti au printemps 2026 et poursuit la collaboration entre Nintendo et Illumination autour de l'univers de Mario. Je reviendrai sur ce voyage spatial, sur ce qu'il réussit, sur ce qu'il apporte à l'univers Mario, et sur la manière dont il tente de retrouver la magie du jeu dont il s'inspire. Je resterai ensuite dans une ambiance beaucoup plus terrestre avec Pairs et Impairs (Pari e Dispari, 1978, réalisé par Sergio Corbucci). Bud Spencer et Terence Hill sont de retour pour distribuer des coups, des blagues et des paris absurdes à un rythme soutenu. J'ai globalement passé un bon moment devant ce grand classique de la comédie populaire italienne, même si tout n'est pas parfait. Certains passages accusent un peu leur âge, mais le capital sympathie du duo reste redoutablement efficace. Enfin, Lecorbooo terminera l'émission avec Killer Whale (2026, réalisé par Jo-Anne Brechin). Sur le papier, l'idée semblait pourtant simple : deux amies coincées dans une lagune isolée avec une orque devenue leur pire cauchemar. Le film est un thriller de survie récent qui mise tout sur cette confrontation aquatique. Malheureusement, cette rencontre avec le prédateur marin s'est révélée être un sérieux naufrage pour Lecorbooo, qui n'a absolument pas adhéré à l'expérience et viendra détailler les nombreuses raisons de sa déception. Des policiers en planque, Mario dans les étoiles, Bud Spencer qui distribue des mandales et une orque qui cherche des ennuis : une fois encore, Ciné Dimanche prouve qu'il n'existe absolument aucun fil conducteur dans nos choix de films. Et c'est probablement pour ça qu'on aime autant faire cette émission.

    11 min
  5. 31 May

    Episode 39: Le Luxe et les Torgnoles

    Dans ce nouvel épisode des 2 Branques (ou Ciné Dimanche, selon l'humeur du moment), nous poursuivons notre exploration du cinéma avec quatre films aux ambitions, aux époques et aux résultats très différents. Lecorbooo ouvre le bal avec Le Diable s'habille en Prada, un film qu'il a globalement apprécié mais qui soulève chez lui une question de fond : est-il vraiment aussi inspirant que sa réputation le laisse entendre ? Derrière ses répliques cultes, son casting impeccable et son univers fascinant, le film véhicule-t-il une vision du travail et de la réussite qui mérite d'être interrogée ? Une discussion qui nous amène à revenir sur la manière dont certaines œuvres vieillissent et sur les valeurs qu'elles transmettent, parfois malgré elles. Il enchaîne ensuite avec Mike & Nick & Nick & Alice, une curiosité cinématographique qui nourrit à son tour la conversation. Entre intentions, exécution et réception, nous tentons de comprendre ce que le film cherche à raconter et ce qu'il laisse réellement au spectateur une fois le générique terminé. De mon côté, je replonge dans les années 80 avec Deux Super-flics à Miami. Amateur de longue date du duo Bud Spencer et Terence Hill, j'abordais ce visionnage avec une certaine impatience. Malheureusement, la magie n'opère pas totalement cette fois-ci. Si l'on retrouve les ingrédients habituels du tandem, le résultat peine parfois à retrouver l'énergie et l'efficacité de leurs meilleures aventures. Une petite déception donc, mais qui permet aussi de discuter de ce qui faisait justement la force de leurs plus grands succès. Enfin, nous terminons avec Attention les dégâts !, autre film porté par le duo italien. L'occasion de comparer ces deux œuvres sorties à quelques années d'intervalle et de voir laquelle parvient le mieux à exploiter le potentiel comique et l'alchimie de ses deux vedettes. Comme toujours, la discussion part dans plusieurs directions, entre analyses plus ou moins sérieuses, souvenirs de spectateurs, débats improvisés et mauvaise foi assumée. Un épisode où l'on parle autant des films eux-mêmes que de notre rapport au cinéma, de nos attentes et de ces moments où une œuvre nous surprend... ou nous laisse un peu sur notre faim. Alors installez-vous confortablement et rejoignez-nous pour une nouvelle séance en compagnie de la mode impitoyable, d'amitiés compliquées, de baffes légendaires et de policiers pas toujours très efficaces.

    15 min
  6. 24 May

    Episode 38: Mariage en Croco

    Cette semaine dans Ciné Dimanche, préparez-vous à un programme qui prouve une fois de plus que le cinéma est capable de réunir les concepts les plus improbables. D’un côté, un aventurier australien qui considère qu’un couteau de survie est un accessoire du quotidien. De l’autre, une jeune mariée découvrant que sa belle-famille pratique des traditions légèrement plus inquiétantes qu’un simple lancer de bouquet. Tout va parfaitement bien. LeCorbooo ouvre le bal avec Wedding Nightmare et Wedding Nightmare 2, deux films qui rappellent une règle essentielle : avant de dire « oui », il est parfois judicieux de se renseigner un peu sur sa future belle-famille. Les repas de famille compliqués, les beaux-parents envahissants et les discussions gênantes à table prennent ici une dimension particulièrement… sportive. Entre humour noir, suspense et situations délicieusement absurdes, ces deux films proposent un mélange étonnamment efficace qui a su nous séduire. Comme quoi, survivre à un mariage peut parfois être plus difficile que survivre à une invasion extraterrestre. Pendant ce temps, Nostal ressort le chapeau en cuir, les chemises à carreaux et l’accent australien approximatif pour partir à la rencontre de Crocodile Dundee et Crocodile Dundee 2. Véritables monuments du cinéma populaire des années 80, ces films nous présentent Mick Dundee, aventurier charismatique capable de traverser le bush australien, d’impressionner les habitants de New York et de résoudre la plupart de ses problèmes avec un sourire désarmant. Enfin, parfois aussi avec un très gros couteau, mais toujours dans la bonne humeur. Revoir ces deux classiques aujourd’hui, c’est retrouver une époque où les héros pouvaient être à la fois décontractés, drôles et profondément attachants. Le charme fonctionne encore, l’humour reste communicatif et l’alchimie entre les personnages continue de porter l’ensemble avec une efficacité redoutable. Oui, certaines choses ont un peu vieilli. Oui, certaines situations sentent bon les années 80. Mais c’est aussi ce qui participe à leur identité et à leur charme. Au fil de l’émission, nous revenons sur ce qui fait la réussite de ces quatre films, sur leurs qualités respectives, leurs personnages marquants et les raisons pour lesquelles nous avons passé un excellent moment devant chacun d’eux. Pas de règlement de comptes cette semaine, pas de massacre critique à l’horizon : simplement le plaisir de parler de films que nous avons sincèrement appréciés. Alors que vous soyez plutôt mariage infernal ou aventure australienne, amateur de suspense mordant ou de crocodiles potentiellement plus sympathiques que certains humains, cette nouvelle édition de Ciné Dimanche a tout ce qu’il faut pour accompagner votre fin de week-end. Installez-vous confortablement, lancez l’épisode et venez partager avec nous cette double dose de cinéma, entre traditions familiales inquiétantes et grands espaces australiens. Une chose est sûre : après cette émission, vous réfléchirez peut-être différemment avant d’accepter une invitation à un mariage… ou avant de sous-estimer la taille d’un couteau.

    10 min
  7. 17 May

    Episode 37: Malédiction !

    Petit message avant le lancement de l’épisode. Nostal ne sera pas présent aujourd’hui. Suite à sa chronique consacrée à Robert la semaine dernière — la poupée prétendument maudite dont certains assurent qu’elle possède encore son propre musée — plusieurs événements étranges se seraient produits. Nous ne disposons pas de tous les détails pour le moment, mais après quelques jours compliqués, il a été décidé qu’il valait mieux lui laisser du repos. Enfin… “repos” est peut-être un grand mot. C’est donc Sixtiz qui assure exceptionnellement la présentation de ce Ciné-Dimanche un peu particulier. Et le programme commence plutôt bien, avec The Box. Une boîte. Un bouton. Une décision. Et surtout cette sensation désagréable que quelque chose cloche profondément. Le film transforme une idée simple en cauchemar moral diffus, entre science-fiction étrange, paranoïa et malaise constant. Un choix parfait pour une émission déjà placée sous de mauvais signes. La soirée continue avec The Menu, satire grinçante où le luxe, la gastronomie et le mépris social mijotent lentement jusqu’à l’explosion. Derrière l’humour noir et les assiettes impeccables se cache un film aussi cruel que jubilatoire, qui donne parfois l’impression que tout le monde autour de la table sait quelque chose que nous ignorons encore. Puis LeCorboo rejoint l’émission pour parler de Crime 101, thriller tendu et méthodique, avant d’enchaîner avec Chien 51, plongée dystopique française où technologie, violence et contrôle social semblent avancer main dans la main. Bref, un programme étonnamment cohérent pour une émission qui devait être “normale”. À l’heure où ce texte est publié, nous sommes toujours sans nouvelles précises de Nostal. Sixtiz affirme qu’il va “mieux”, même si elle évite soigneusement de répondre lorsqu’on lui demande pourquoi toutes les poupées de l’appartement ont été retournées face au mur. Dans le doute, évitez de contrarier Robert.

    9 min
  8. 10 May

    episode 36: Films de année 80, viril jusqu'au bout des poing

    Dans ce nouvel épisode du CinéDimanche, on replonge une nouvelle fois dans les eaux parfois troubles, parfois magnifiques, du cinéma d’action et du bis des années 80/90… avec quelques sacrées sorties de route au passage. Au programme :Crocodile Dundee, proposé par Lecorbooo, et contre toute attente… une vraie bonne surprise. Un film d’aventure et de comédie qui sent la poussière australienne, le charme d’une autre époque et ce moment étrange où un personnage simple peut encore porter un film entier sans cynisme ni explosions numériques toutes les trente secondes. Puis changement brutal d’ambiance avec Eraser avec Arnold Schwarzenegger. Et là… grosse douche tiède. Entre scénario prévisible, action sans saveur et impression persistante de regarder un produit calibré à la chaîne, le film nous laisse surtout avec une question : comment un concept pareil peut devenir aussi vite oubliable ? Schwarzy fait du Schwarzy, certes, mais même lui semble parfois regarder le vide en attendant que le générique arrive. Heureusement, la séance remonte un peu avec Joshua Tree, aussi connu chez nous sous le titre Au-dessus de la loi, avec Dolph Lundgren. Un petit actioner sec, honnête, nerveux, qui transpire la VHS de vidéoclub et le cinéma d’exploitation assumé. Pas un chef-d’œuvre, loin de là, mais un film qui sait exactement ce qu’il est et qui évite au moins de prendre le spectateur pour un meuble IKEA doté de conscience. Et enfin… le morceau de bravoure.Ou plutôt le crash industriel. Parce qu’il fallait bien parler de Robert the Doll. À la demande de Roland, l’objectif était simple : tenter de défendre le film et répondre à Gagago. Mission noble. Presque héroïque. Sauf que non. Impossible de sauver ce naufrage opportuniste, fauché et incroyablement mou. Jeu d’acteurs aux fraises, scénario écrit avec le fiak, réalisation de camping pluvieux dans le Jura et poupée démoniaque qui ressemble à un vieux mannequin oublié dans une brocante sinistrée… Robert the Doll s’impose finalement comme le Sharknado des films de poupées tueuses. Mais sans l’autodérision. Un épisode entre plaisir coupable, action musclée, cinéma VHS et règlements de comptes cinéphiles. Bref : le CinéDimanche dans toute sa splendeur.

    10 min

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Ici, les 2 branques historiques (Nostalgeek et Lecorbooo) parlent de ciné tout les dimanches soirs. Pas forcément d'actu, ni de ligne directrice, juste 2 branques qui parlent de ce qu'ils ont vu.