Asili

Béatrice Diot

Asili, mot swahili qui signifie nature, origine, essence. Chaque semaine, un épisode pour explorer le vivant : la biologie, l'écologie, les mécanismes extraordinaires qui font que la vie existe, résiste et s'adapte. Une conversation curieuse et enthousiaste avec quelqu'un qui aime profondément ce dont elle parle ; avec de la rigueur scientifique, mais surtout avec émerveillement et curiosité. Parce qu'on ne protège que ce qu'on aime. Et on n'aime que ce qu'on a pris le temps de regarder.

Episodes

  1. 11 Aug

    Les mangroves

    Une forêt qui pousse dans l'eau salée, entre la terre et la mer. Qui abrite des espèces qu'on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre. Et qui séquestre dix fois plus de carbone par hectare que la forêt amazonienne. Dans cet épisode d'Asili, on explore l'un des écosystèmes les plus extraordinaires et les plus menacés de notre planète. Pour en ressortir émerveillés et un peu plus conscients. Publications scientifiques : Donato, D.C., Kauffman, J.B., Murdiyarso, D. et al. (2011). Mangroves among the most carbon-rich forests in the tropics. Nature Geoscience, 4, 293–297. DOI : 10.1038/ngeo1123Alongi, D.M. (2014). Carbon cycling and storage in mangrove forests. Annual Review of Marine Science, 6, 195–219. DOI : 10.1146/annurev-marine-010213-135020Kauffman, J.B. et al. (2020). The jumbo carbon footprint of a shrimp: carbon losses from mangrove deforestation. Frontiers in Ecology and the Environment, 15(4), 183–188. DOI : 10.1002/fee.1482Hamilton, S.E. & Friess, D.A. (2018). Global carbon stocks and potential emissions due to mangrove deforestation from 2000 to 2012. Nature Climate Change, 8, 240–244. DOI : 10.1038/s41558-018-0090-4Luther, D.A. & Greenberg, R. (2009). Mangroves: A Global Perspective on the Evolution and Conservation of Their Terrestrial Vertebrates. BioScience, 59(7), 602–612. DOI : 10.1525/bio.2009.59.7.11Lovelock, C.E. et al. (2024). Mangrove ecology guiding the use of mangroves as nature-based solutions. Journal of Ecology, 112(9), 1-15. DOI : 10.1111/1365-2745.14383Kumara, M.P. et al. (2023). Recovery of Mangrove Ecosystem Carbon Stocks Through Reforestation at Abandoned Shrimp Pond in Southeast Thailand. Ecosystem Health and Sustainability. DOI : 10.34133/ehs.0018

    Les mangroves
  2. 4 Aug

    Les loutres de mer et les forêts de kelp

    Sans elle, des forêts sous-marines entières disparaissent. Avec elle, elles prospèrent abritant des milliers d'espèces et séquestrant des millions de tonnes de carbone. Elle pèse 40 kilos et casse des oursins avec une pierre. Dans cet épisode d'Asili, on plonge dans les eaux froides du Pacifique Nord pour comprendre comment une loutre de mer peut faire la différence entre une forêt et un désert. Pour en ressortir émerveillés. Publications scientifiques : Estes, J.A. & Palmisano, J.F. (1974). Sea otters: their role in structuring nearshore communities. Science, 185(4156), 1058–1060. DOI : 10.1126/science.185.4156.1058Wilmers, C.C., Estes, J.A., Edwards, M., Laidre, K., Konar, B. (2012). Do trophic cascades affect the storage and flux of atmospheric carbon? An analysis of sea otters and kelp forests. Frontiers in Ecology and the Environment, 10(8), 409–415. DOI : 10.1890/110176Estes, J.A., Terborgh, J., Brashares, J.S. et al. (2011). Trophic downgrading of planet Earth. Science, 333(6040), 301–306. DOI : 10.1126/science.1205106Estes, J.A., Burdin, A., Doak, D.F. (2015). Sea otters, kelp forests, and the extinction of Steller's sea cow. PNAS, 113(4), 880–885. DOI : 10.1073/pnas.1502552112Estes, J.A., Tinker, M.T., Williams, T.M., Doak, D.F. (1998). Killer whale predation on sea otters linking oceanic and nearshore ecosystems. Science, 282(5388), 473–476. DOI : 10.1126/science.282.5388.473Hughes, B.B. et al. (2013). Recovery of a top predator mediates negative eutrophic effects on seagrass. PNAS, 110(38), 15313–15318. DOI : 10.1073/pnas.1302805110

    Les loutres de mer et les forêts de kelp
  3. 28 Jul

    Les baleines - Régulatrices du climat

    Une baleine plonge, se nourrit en profondeur, remonte en surface et défèque. Ce moment banal est peut-être l'un des actes les plus importants pour l'équilibre climatique de notre planète. Dans cet épisode d'Asili, on découvre pourquoi les plus grands animaux que la Terre ait jamais portés sont aussi parmi ses gardiens les plus silencieux. Pour en ressortir émerveillés. Publications scientifiques : Roman, J. & McCarthy, J.J. (2010). The Whale Pump: Marine Mammals Enhance Primary Productivity in a Coastal Basin. PLOS ONE, 5(10), e13255. DOI : 10.1371/journal.pone.0013255Roman, J. & Palumbi, S.R. (2003). Whales Before Whaling in the North Atlantic. Science, 301(5632), 508–510. DOI : 10.1126/science.1084524Roman, J. et al. (2014). Whales as Marine Ecosystem Engineers. Frontiers in Ecology and the Environment, 12(7), 377–385. DOI : 10.1890/130220Pershing, A.J. et al. (2010). The Impact of Whaling on the Ocean Carbon Cycle: Why Bigger Was Better. PLOS ONE, 5(8), e12444. DOI : 10.1371/journal.pone.0012444Choy, C.A. et al. (2021). The collapse and recovery potential of carbon sequestration by baleen whales in the Southern Ocean. DOI : 10.1101/2020.11.30.404863Savoca, M.S. et al. (2021). Baleen whale prey consumption based on high-resolution foraging measurements. Nature, 599, 85–90. DOI : 10.1038/s41586-021-03991-5Cavan, E.L. et al. (2023). Do whales really increase the oceanic removal of atmospheric carbon? Frontiers in Marine Science. DOI : 10.3389/fmars.2023.1117409Smith, C.R. et al. (2015). Whale-Fall Ecosystems: Recent Insights into Ecology, Paleoecology, and Evolution. Annual Review of Marine Science, 7, 571–596. DOI : 10.1146/annurev-marine-010213-135144

    Les baleines - Régulatrices du climat
  4. 21 Jul

    Le retour du Loup - Yellowstone et les cascades trophiques

    14 loups réintroduits dans un parc de 9 000 kilomètres carrés. Et un effet domino qui a transformé la végétation, déplacé les rivières, fait revenir les castors, jusqu'à modifier la fertilité des wapitis eux-mêmes. Dans cet épisode d'Asili, on raconte l'une des cascades trophiques les plus spectaculaires et les mieux documentées de l'histoire de l'écologie. Pour comprendre comment un seul acteur peut tout changer. Publications scientifiques : Ripple, W.J. & Beschta, R.L. (2004). Wolves and the ecology of fear: Can predation risk structure ecosystems? BioScience, 54(8), 755–766. DOI : 10.1641/0006-3568(2004)054[0755:WATEOF]2.0.CO;2Ripple, W.J. & Beschta, R.L. (2012). Trophic cascades in Yellowstone: The first 15 years after wolf reintroduction. Biological Conservation, 145(1), 205–213. DOI : 10.1016/j.biocon.2011.11.005Beschta, R.L. & Ripple, W.J. (2016). Riparian vegetation recovery in Yellowstone: The first two decades after wolf reintroduction. Biological Conservation, 198, 93–103. DOI : 10.1016/j.biocon.2016.03.031Dobson, A.P. (2014). Yellowstone Wolves and the Forces That Structure Natural Systems. PLOS Biology, 12(12). DOI : 10.1371/journal.pbio.1002025Fortin, D. et al. (2005). Wolves influence elk movements: behavior shapes a trophic cascade in Yellowstone National Park. Ecology, 86(5), 1320–1330. DOI : 10.1890/04-0953Creel, S., Winnie, J.A., Christianson, D. (2009). Glucocorticoid stress hormones and the effect of predation risk on elk reproduction. PNAS, 106(30), 12388–12393. DOI : 10.1073/pnas.0902235106Creel, S., Christianson, D., Liley, S., Winnie, J.A. (2007). Predation risk affects reproductive physiology and demography of elk. Science, 315(5814), 960. DOI : 10.1126/science.1135918Winnie, J.A. (2025). The strength of the Yellowstone trophic cascade after wolf reintroduction. Biological Conservation. DOI : 10.1016/j.biocon.2025.110972

    Le retour du Loup - Yellowstone et les cascades trophiques
  5. 30 Jun

    Les réseaux secrets des arbres

    Sous chaque forêt, à quelques centimètres sous la surface, il y a un réseau invisible de fils microscopiques qui relie les arbres entre eux depuis 450 millions d'années. On l'appelle le Wood Wide Web. Et ce qu'on y a découvert est à la fois fascinant et plus nuancé qu'on ne le dit souvent. Dans cet épisode d'Asili, on plonge sous la forêt. Pour en ressortir émerveillés, et un peu plus lucides. Publications scientifiques : Simard, S.W., Perry, D.A., Jones, M.D. et al. (1997). Net transfer of carbon between ectomycorrhizal tree species in the field. Nature, 388, 579–582. DOI : 10.1038/41557Karst, J., Jones, M.D., Hoeksema, J.D. (2023). Positive citation bias and overinterpreted results lead to misinformation on common mycorrhizal networks in forests. Nature Ecology and Evolution. DOI : 10.1038/s41559-022-01833-9Henriksson, N. et al. (2023). Re-examining the evidence for the mother tree hypothesis. New Phytologist. DOI : 10.1111/nph.18935Song, Y.Y., Simard, S.W., Carroll, A. et al. (2015). Defoliation of interior Douglas-fir elicits carbon transfer and defense signalling to ponderosa pine neighbors through ectomycorrhizal networks. Scientific Reports, 5, 8495. DOI : 10.1038/srep08495Beiler, K.J., Durall, D.M., Simard, S.W. et al. (2010). Mapping the wood-wide web: mycorrhizal networks link multiple Douglas-fir cohorts. New Phytologist, 185, 543–553. DOI : 10.1111/j.1469-8137.2009.03069.xSimard, S.W., Ryan, T., Perry, D.A. (2025). Opinion: Response to questions about common mycorrhizal networks. Frontiers in Forests and Global Change. DOI : 10.3389/ffgc.2024.1512518Franklin, O. et al. (2023). Mycorrhizal networks are essential for forest stability but rarely through sharing and caring. IIASA study.Selosse, M.-A., Dearnaley, J.W.D., Martos, F. (2013). Orchid mycorrhizas: molecular ecology, physiology, evolution and conservation aspects. In Fungal Associations, Springer. DOI : 10.1007/978-3-642-30826-0_8Teste, F.P., Simard, S.W., Durall, D.M., Guy, R.D., Jones, M.D., Schoonmaker, A.L. (2009). Access to mycorrhizal networks and tree roots: importance for seedling survival and resource transfer. Ecology, 90, 2808–2822. DOI : 10.1890/08-1884.1

    Les réseaux secrets des arbres

About

Asili, mot swahili qui signifie nature, origine, essence. Chaque semaine, un épisode pour explorer le vivant : la biologie, l'écologie, les mécanismes extraordinaires qui font que la vie existe, résiste et s'adapte. Une conversation curieuse et enthousiaste avec quelqu'un qui aime profondément ce dont elle parle ; avec de la rigueur scientifique, mais surtout avec émerveillement et curiosité. Parce qu'on ne protège que ce qu'on aime. Et on n'aime que ce qu'on a pris le temps de regarder.