Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 1 day ago

    Mort de Jeffrey Epstein : "La thèse du suicide est la plus plausible"

    À la Une de la presse ce mercredi 17 juin : la décision des pays du G7 d'intensifier la pression sur la Russie, perçue comme une victoire pour le président Macron, alors que les forces ukrainiennes reprennent la main sur le terrain ; l'assassinat d'un artiste et opposant à Vladimir Poutine en Pologne ; une enquête minutieuse sur les circonstances de la mort du pédocriminel Jeffrey Epstein ; l'entrée réussie des Bleus dans le Mondial de football ; et des candidats au bac sous bonne escorte. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la décision des pays du G7 d'intensifier la pression sur la Russie, via des sanctions pour arrêter la guerre en Ukraine. "Mission accomplie pour Macron" : le journal belge Le Soir rappelle le soutien indéfectible du président français à l'Ukraine, qui sera d'ailleurs à l'honneur du prochain défilé du 14 juillet, et son double objectif, à la fois de préserver ce soutien et de convaincre les États-Unis de ne pas se "désengager davantage". Voilà pour la diplomatie. Sur le terrain, l'armée ukrainienne "reprend la main" "grâce à une stratégie d'attrition pensée pour épuiser l'armée russe", d'après La Croix, qui évoque l'impact des "frappes en profondeur" contre la Russie, du sabotage logistique et des drones "made in Ukraine". Le journal revient sur le rôle central de Robert Brovdi dit "Madyar", un homme d'affaires devenu "l'homme-orchestre" des drones ukrainiens à longue portée, "ce qui lui vaut d'être très populaire en Ukraine et très recherché par Moscou". Moins connue, Iryna Terekh, une ancienne architecte de 34 ans, est la patronne de Fire Point, présentée par Le Figaro comme "l'une des start-ups emblématiques de l'industrie de guerre ukrainienne" – une entreprise dont "le développement rapide" "a suscité des interrogations", d'après le journal, qui précise qu'elle produit des drones mais aussi un engin entre le drone et le missile de croisière, le Flamingo, devenu un symbole du défi ukrainien à la puissance russe. Cependant, la Russie contrôle toujours 20 % du territoire ukrainien. Mediapart rapporte que Moscou "renforce son emprise" sur ces territoires occupés, où les collaborateurs ukrainiens ont été progressivement remplacés par des cadres venus de Moscou dans un système décrit par des chercheurs comme "similaire à celui utilisé par les occupants nazis pendant la Seconde Guerre mondiale". Mais tout cela, évidemment, a un coût qui fragilise chaque jour un peu plus l'économie russe. The Wall Street Journal parle d'"une crise profonde" qui pourrait s'aggraver "si Washington parvient à maintenir et à intensifier la pression économique", obligeant Vladimir Poutine à choisir "entre l'effondrement économique et une paix négociée". D'après La Repubblica, le Kremlin devrait accueillir "prochainement" les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff, pour leur première rencontre, depuis janvier, avec Vladimir Poutine. Celui-ci a signé hier un décret fixant au 20 septembre la date des législatives, les premières depuis le début de la guerre en Ukraine, et qui auront valeur de test pour le parti présidentiel Russie Unie. La Russie, qui est accusée d'être derrière l'assassinat, lundi, en Pologne, d'un artiste russe opposé à Vladimir Poutine. Le site d'opposition russe Meduza indique que le dessinateur et performeur Semyon Skrepetsky a été assassiné "à quelques dizaines de kilomètres de la frontière biélorusse", que deux citoyens biélorusses ont été interpellés mais que le responsable direct n'a pas encore été identifié. "Quiconque se souvient du sort de Sergueï Skripal, du destin d'Alexandre Litvinenko, ou encore de l'incendie du centre commercial Marywilska devrait savoir que la Russie, notre ennemie, est déjà parmi nous" : Rczeczpospolita, dénonce des "actions hybrides" constituant, selon lui, "un outil à la limite du sabotage et de la guerre". Même si l'on ignore encore si le Kremlin est derrière l'assassinat de Semyon Skrepetsky, le journal polonais presse ses compatriotes de ne pas "se rassurer en pensant que la Russie, n'ayant pas réussi à briser l'Ukraine, peut être ignorée", car "une Russie humiliée pourrait se révéler encore plus dangereuse et encore moins rationnelle". À plus de 7 500 kilomètres de la Russie, aux États-Unis, l'enquête du New York Times sur la mort de Jeffrey Epstein. S'il ne répondra sans doute pas définitivement aux interrogations de celles et ceux qui s'interrogent toujours sur les circonstances exactes du décès du pédocriminel, le travail minutieux du quotidien new-yorkais est le plus complet réalisé à ce jour. Une enquête où il apparaît notamment que Jeffrey Epstein avait bien fait état, à plusieurs reprises, de ses intentions suicidaires et que son suicide constitue de loin le scénario le plus plausible, celui d'un supposé assassinat requérant "une chorégraphie" extrêmement complexe, résumée par un ancien directeur du Bureau fédéral des prisons : "Pour qu'on puisse le tuer, il aurait fallu un complot d'une ampleur telle que je ne peux imaginer que personne ne l'ait découvert à ce stade". "Trop de gens auraient été impliqués". On reste aux États-Unis pour finir cette revue de presse, avec la victoire des Bleus, hier, face au Sénégal, 3 buts à 1. Forcément, Le Soleil sénégalais brille moins qu'hier, lorsqu'il envisageait que les Coqs soient au menu des Lions de la Teranga. Le journal reconnaît sportivement que les Sénégalais ont été obligés s'incliner face à la "puissance offensive" des Bleus en seconde période. Entrée réussie, donc, des Français dans le Mondial et coup de chapeau de L'Equipe au cap'tain Kylian Mbappé, auteur de deux buts qui le propulsent meilleur buteur de l'histoire des Bleus. Les Bleus ont réussi leur examen d'entrée, d'autres, sont en train de passer celui de fin de terminale, le sacro-saint baccalauréat. Le Figaro raconte la drôle d'aventure des candidats au bac d'Évian-les-Bains, obligés, pour cause de G7, d'aller passer les épreuves dans la ville voisine de Thonon-les-Bains. Les futurs bacheliers ont bénéficié d'un bus spécial et d'une escorte de la police nationale pour aborder l'examen le plus sereinement possible. Si avec tout ça, ils loupent leur examen… Bonne chance à eux et à tous les candidats. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  2. 3 days ago

    Accord entre les Etats-Unis et l'Iran : "Trump nous a trahis"

    A la Une de la presse, ce mardi 16 juin, la suite des réactions, aux Etats-Unis, à l’accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre en Iran. Un accord accueilli avec inquiétude au Liban et en Iran. Le combat d’une Franco-vietnamienne contre les multinationales responsables de l’épandage d’agent orange pendant la guerre du Vietnam. Le bel exploit du Cap-Vert face à l’Espagne au Mondial. Et la mobilisation en faveur de Christophe Gleizes. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la suite des réactions, aux Etats-Unis, à l’accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre en Iran. Une question taraude la presse américaine : quid du nucléaire iranien ? Pour The Washington Post, "Trump revendique une victoire, mais l’accord qu’il a conclu ne dit rien" sur les "ambitions nucléaires" de l'Iran, "reportées à des négociations ultérieures". "Trump a promis que l’Iran n’aura pas l’arme nucléaire: son accord risque de ne jamais tenir cette promesse", redoute aussi Politico. Un sentiment partagé par le directeur de la CIA, selon Axios, qui affirme que ses doutes  sont partagés notamment par le secrétaire d’Etat J.D. Vance et le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth. Le site américain évoque un "deal" selon un modèle de "rémunération au résultat", d’après lequel l'Administration Trump "serait prête à autoriser la création d'un fonds d'investissement de 300 milliards de dollars pour l'Iran si Téhéran accepte un règlement final mettant fin à la guerre, incluant un accord nucléaire". Des informations démenties par Donald Trump cette nuit. Le  Liban "pris en étau" Cet accord provoque des doutes aux Etats-Unis et des inquiétudes au Liban. D’après L’Orient Le Jour, les États-Unis "reconnaissent implicitement l’Iran comme une puissance régionale", ce qui pourrait se traduire à la fois par une plus grande "intransigeance israélienne" et un renforcement du Hezbollah - une situation où le Liban se retrouverait "pris en étau". "Beaucoup de choses ont pris fin, sauf notre douleur, notre souffrance et nos blessures. Les rêves et les espoirs ont brûlé et ne reviendront plus" : dans Le Figaro, des internautes iraniens, contactés à travers un internet encore capricieux, expriment eux aussi leur angoisse face à un accord qui les laisse livrés à eux-mêmes. Des Iraniens plus seuls que jamais, mais qui continuent à protester contre le régime, malgré la répression. Le site d’opposition Iranwire fait état de manifestations dans plusieurs villes du pays, dimanche, de retraités exigeant la libération des militants emprisonnés et une action urgente pour régler leurs problèmes de subsistance. Une femme de 84 ans contre le géant Bayer-Monsanto Dans la presse, également, le combat judiciaire d’une Franco-vietnamienne contre les multinationales qui ont fabriqué l’agent orange et empoisonné, avec elle, des millions de personnes pendant la guerre du Vietnam. Reporterre, le magazine de l’écologie, revient sur la bataille menée depuis plus d’une décennie par Tran To Nga, dont la Cour de cassation examine aujourd’hui le recours contre Bayer-Monsanto, Dow Chemical et douze autres multinationales, qui ont fourni à l’armée américaine ce défoliant ultratoxique dans les années 60. Agée de 84 ans, cette femme tenace, dont le combat est également relayé par L’Humanité, se bat contre l’argument selon lequel ces entreprises n’auraient fait que répondre aux appels d’offre des États-Unis. D’après L’Huma, son recours est aussi suivi de près par d’autres victimes, du chlordécone aux Antilles et des agriculteurs empoisonnés aux pesticides, car une décision favorable établirait que la justice française peut tenir tête aux multinationales. Si son pourvoi en cassation échoue, Tran to Nga a déjà fait savoir qu’elle saisira la Cour européenne des droits de l’Homme. L'exploit du Cap-Vert Un mot, aussi, de la première grosse sensation du Mondial : le match nul historique, hier, 0 à 0, entre le Cap-Vert et l’Espagne. Pour le tout premier Mondial de leur histoire, les Requins bleus ont fait fort, très fort, en particulier leur gardien, Josimar Dias, dit Vozinha, élu homme du match, et dont l’émotion fait la Une ce matin du Guardian. Une émotion liée aussi au fait que la mère de Vozinha n'a pas pu assister à son exploit, faute de moyens. D’après le quotidien britannique, elle n'avait pas les 15 000 dollars de caution exigés pour décrocher le visa américain destiné aux résidents capverdiens... Josimar Vozinha devient l’espace d’un match la sensation de la presse internationale. The Washington Post raconte la belle histoire de ce joueur de 40 ans, qui a tenu la puissante Espagne en échec à deux semaines de l'expiration de son contrat avec un club portugais de deuxième division. A Naçao, le journal du Cap-Vert, le présente comme un "héros national" qui "restera certainement dans les mémoires pour sa performance et ses sept arrêts incroyables". Le coq au menu des Lions de la Teranga ? On espère qu’elle réalisera elle aussi une "performance incroyable" : la France a rendez-vous ce soir avec le Sénégal. Est-ce une référence à l’immense Patricia Kaas ? Pour l’occasion, L’Equipe invite les Bleus à "entrer dans la lumière", en rappelant le souvenir fâcheux de leur défaite en ouverture du Mondial 2002 face à des Sénégalais gonflés à bloc. Le "Coq" sera-t-il de nouveau au menu des Lions de la Teranga ? Le journal sénégalais Le Soleil y croit, l’espère. Que le meilleur gagne, évidemment. En attendant, je rejoins nos confrères qui ont brandi hier une écharpe "Free Gleizes" avant la conférence de presse de l’équipe de France, pour rappeler le sort réservé à Christophe Gleizes. Ce journaliste sportif français, détenu en Algérie depuis mai 2024, a été condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme", alors qu’il enquêtait sur un club de foot local. A lire dans Le Monde. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  3. 4 days ago

    Accord entre les États-Unis et l'Iran : "Le lion rugissant s'est avéré une souris gémissante"

    À la Une de la presse ce lundi 15 juin : les premières réactions à l'annonce d'un "accord de paix" entre les États-Unis et l'Iran, qui survient au moment où débute le sommet du G7 à Evian (en France) ; les réactions non loin de là, en Suisse, au "non" au référendum d'hier proposant de plafonner la population à 10 millions d’habitants ; le trophée de l'équipe la plus chic du Mondial de football ; et la nouvelle sobriété capillaire des joueurs. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les premières réactions à l'annonce d'un "accord de paix" entre les États-Unis et l'Iran. Un "accord de paix" ou plutôt "un accord pour prolonger le cessez-le-feu de 60 jours et rouvrir le détroit d'Ormuz", d'après Dawn. Le quotidien pakistanais cite le Premier ministre Shehbaz Sharif sur une "signature officielle" pour ce vendredi 19 juin. À lire aussiEn direct : l'armée libanaise demande aux habitants des villages frontaliers d'Israël d'attendre avant de revenir Le site américain Axios précise que les négociations sur le nucléaire iranien devraient suivre dans un second temps et prévient d'emblée que "le déminage, la réparation des infrastructures et la nécessité de garantir la sécurité" dans le détroit "pourraient prendre du temps". The Financial Times parle d'une "trêve de circonstance avec l'Iran", très loin de la promesse de Donald Trump de "capitulation sans condition" de la République islamique, qui a finalement "survécu et vu son influence renforcée" par cette guerre. Du côté de la presse iranienne, la question d'un éventuel accord de paix n'est même pas évoquée à la Une du Tehran Times, qui dénonce les bombardements israéliens d'hier sur Beyrouth, "avec le feu vert américain". Le journal officiel soutient que l'Iran "fait (désormais) partie des nouveaux architectes de la région" et ironise sur le soi-disant "lion rugissant" américain, du nom de l'opération israélo-américaine lancée en février, qui s'est avéré "une souris gémissante". L'heure est toujours à la prudence, donc. Les obstacles à un réel "accord de paix" restent nombreux. The Wall Street Journal, qui évoque "une avancée potentiellement majeure", énumère trois points "à surveiller de près dans les prochains jours" : la réouverture effective du détroit d'Ormuz par l'Iran après vendredi, la levée du blocus américain et l'arrêt des bombardements israéliens contre le Liban. Ce dernier point est sans doute le plus incertain. Le journal libanais L'Orient-Le Jour voit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "prêt à tout pour torpiller l'accord irano-américain". Le quotidien israélien Haaretz juge également "peu probable" que "les termes d'un accord soient compatibles avec les promesses extravagantes de Netanyahu d'anéantir les ayatollahs", d'autant que le Premier ministre israélien, "face à la pression électorale croissante", "semble déterminé à déverser son désespoir sur Trump, Téhéran et tout le Moyen-Orient". Les jusqu'aux-boutistes l'emporteront-ils ? La question se pose aussi côté iranien : The Guardian fait état de la "colère" des partisans de la ligne dure à Téhéran, qui opposent "une résistance farouche à un accord avec les États-Unis" perçu comme une "capitulation". L'accord conclu entre les États-Unis et l'Iran a été salué notamment, par le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie. Le Figaro, qui considère le "mémorandum" annoncé comme une "défaite" pour Donald Trump, indique que le Moyen-Orient "devrait dominer l'agenda" du G7 qui débute aujourd'hui, avec la nécessité, pour Donald Trump de "s'assurer du soutien international à ce cessez-le-feu et de convaincre ses partenaires de participer, notamment, à des opérations de déminage". Le journal italien La Repubblica annonce un G7 "sous l'égide de la diplomatie-spectacle d'Emmanuel Macron", qui l'aurait conçu comme "une double scène" : d'un côté, l'Hôtel Royal, le grand complexe hôtelier d'Evian, où les dirigeants mondiaux se réunissent sous la protection de seize mille policiers et de l'autre, le château de Versailles, choisi pour offrir au président américain un dîner sous forme de "conclusion sur mesure dans une tentative de sceller un rapprochement transatlantique". Le projet est toutefois accueilli avec scepticisme par la presse américaine. "Les réunions du G7 incarnaient autrefois les efforts déployés pour préserver l'ordre diplomatique mondial. Celle de cette année, en proie au chaos et divisée par Trump, symbolise sa fragmentation", selon The New York Times. Sur l'autre rive du lac Léman, en Suisse, beaucoup de réactions au "non" au référendum d'hier proposant de plafonner la population à 10 millions d'habitants. L'initiative de l'extrême droite pour limiter davantage la population et l'immigration a été refusée par près de 55 % des électeurs, au grand soulagement du Temps, satisfait que la Suisse ne se soit pas "laissé prendre par la xénophobie (et) le repli". Satisfaction aussi de Blick, qui évoque un "sursis" mais précise que "ce 'non' n'est pas un 'oui' au statu quo", que "tous, en Suisse, de la droite à la gauche, reconnaissent la nécessité d'agir sur l'immigration". Pour La Tribune de Genève, les résultats d'hier constituent même "un avertissement très clair aux autorités pour dire qu'on ne peut pas continuer comme cela", qu'"il va falloir trouver le moyen de faire baisser la grogne d'une grosse minorité" qui estime que "la population croît beaucoup trop vite, quitte à faire sauter la libre-circulation des personnes" avec l'Union européenne. Un mot, pour terminer, du Mondial de football côté coulisses ou plutôt côté mode. Impossible de rivaliser avec les formidables chroniqueurs sportifs de France 24 qui vous font vivre cette Coupe du monde, aussi nous vous proposons d'explorer la compétition à travers un autre domaine : le Mondial version mode et chiffons, avec Le Figaro Madame qui décerne le trophée de l'équipe la plus chic aux Léopards de RD Congo. Les Léopards en léopard, c'est logique. Leur tenue a été imaginée par le créateur franco-congolais Alvin Junior Mak dont vous pouvez retrouver l'entretien sur le site de France 24. Beaucoup de fantaisie vestimentaire mais PAS capillaire. Si vous ne vous souvenez pas de la dernière fois où vous avez regardé un match et avez été impressionné ou stupéfait par la coupe de cheveux d'un joueur, c'est normal : l'heure est à la sobriété d'après L'Equipe. L'audace capillaire d'un Paul Pogba en 2018 nous rendrait presque nostalgiques. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  4. 6 days ago

    Coupe du Monde : Raúl Jiménez, le revenant

    A la une de la presse ce vendredi : un arbitre qui voit rouge, des émeutes et une disparition. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… "On est parti sur les chapeaux de roues!" Voilà l'analyse du Daily Telegraph après la victoire 2 à 0 du Mexique lors du match d'ouverture de la Coupe du Monde. Victoire qui emballe le Mexico News Daily pour qui y voit un message fort envoyé par la sélection. Pourtant, sur le terrain le spectacle était-il vraiment au rendez vous, se demande The Athletic ? Car cette rencontre a été marquée par la distribution de trois cartons rouges. C’est inédit. La BBC  se demande si les arbitres n’ont pas reçu des consignes de fermeté pour ce Mondial... Ce match, poursuit The Athletic, c'est une renaissance pour Raul Jimenez. L'attaquant mexicain est passé tout prêt de la mort en 2020, lors d’un match de championnat entre son équipe de Wolverhampton et Arsenal. Il subit alors une grave fracture du crâne. Après des mois de convalescence, il retrouve enfin son niveau au meilleur moment. Des attaques minutieusement préparées The Belfast Telegraph revient sur les émeutes à caractère raciste ayant touchées la ville nord-irlandaise après l’agression au couteau d’un homme par un réfugié soudanais. Des attaques notamment contres des habitations de personnes étrangères minutieusement préparées, nous dit The Guardian. Des collectifs anti-racistes avaient en effet alerté la police sur la volonté de groupes d’extrême droite de cibler des personnes étrangères.  Comment le gouvernement britannique va-t-il réagir ?... S’il le peut. C’est toute la question. Car les démissions s’accumulent dans l’équipe de Keir Starmer. Après le ministre de la Santé, c’est le ministre de Défense qui a claqué la porte. Un Premier ministre travailliste plus affaiblit que jamais, un Royaume-Uni sans ministre de la Défense. De quoi faire dire au Daily Mail : "Dieu, vient nous en aide!". Un marin emporté Enfin, L'Equipe plonge ce matin dans un océan de larmes. C’est celle du Skipper Charlie Dallin à l’âge de 42 ans. Vainqueur du dernier Vendée Globe, le Breton a succombé à un cancer gastro-intestinal. Un homme taiseux, cartésien et surtout d’une dignité et d’un courage exemplaire dans son combat contre la maladie. L’Equipe nous raconte sa lutte contre ce "pamplemousse" de 15cm niché dans son ventre. Dallin était malade lors de sa victoire sur la course autour du monde. Cette dernière lui a accordé un bref répit le temps de remporter cette course majeure. Mais elle revient et Dalin se décourage nous raconte le quotidien. "Je ne bois pas, je ne fume pas, je fais du sport, comment j’ai pu chopper ça ?" Dalin a lutté jusqu’au bout, restant impliqué dans le monde de la voile de haut niveau et de la course au large avec l’espoir de reprendre un jour la mer. " Ma vie a changé, mais pas vraiment comme je l’espérais", avait-t-il lâché, fataliste, début janvier. Un marin finalement emporté par un vent mauvais, conclu le quotidien. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  5. 11 Jun

    Mondial-2026 : "Ramener la Coupe à la raison"

    À la une de la presse ce jeudi 11 juin, le coup d'envoi de la Coupe du Monde de football, vue par la presse française, derrière les Bleus, et par la presse américaine, peu habituée à se soucier de ballon rond. Retour en Irlande du Nord après deux nuits d'émeutes anti immigrés, orchestrées par l'extrême droite, suite à une attaque au couteau attribuée à un réfugié soudanais. Et la découverte d'un cimetière de baleines dans l'Océan Indien.   Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… La Une de l’Equipe ferait presque penser à une affiche de cinéma : le trophée, énorme, est fixé par Lamine Yamal, Kylian Mbappé, et Lionel Messi. Les trois stars des équipes favorites : Espagne, France et Argentine. Le titre de cette Une, c'est "Sous les yeux du monde" car la compétition sera scrutée, et pas que pour le sport. Dans les pages du Quotidien, ce titre : "Ramener la Coupe à la raison". Et cette question : cette XXIIe Coupe du monde, empêtrée dans les scandales, peut-elle être sauvée par le jeu...? Le quotidien sportif nous rappelle  que la compétition : “a déjà su tisser sa légende en se trouvant au mauvais endroit, au mauvais moment"... Comme au Qatar il y a quatre ans. Libération consacre aussi sa Une aux espoirs d’un troisième sacre pour les Bleus, avec leur capitaine, sous pression. D’après le quotidien, Mbappé "tient les clés de la réussite, comme il sera comptable de son échec". 56 buts en sélection tricolore pour le numéro 10 des Bleus tout de même. "Il montre la voie" disent ses coéquipiers. Bémol tout de même en rappelant que les matchs de préparation de l'Équipe de France ont "soulevé quelques interrogations."  "Surveillés" Aux Etats-Unis, on parle de soccer, et pas de football. Le Beau Jeu n’est pas vraiment populaire outre-Atlantique, mais le Wall Street Journal affirme que : "Les Etats Unis sont devenus, en 75 ans, une nation de foot" : “kicking and screaming" précise-t-il, que l'on pourrait traduire par : "dans la douleur". Un article retour sur l’histoire du ballon rond américain. Le Wall Street Journal revient aussi sur la relation très privilégiée entre le président américain et le président de la FIFA. Gianni Infantino est présenté comme “l'orchestrateur de la plus grande Coupe du monde de l’histoire, pour un public d’une seule personne" et cette personne, c'est donc Donald Trump.  Côté spectateurs, le magazine Wired met en garde les fans : ils sont "surveillés". Une analyse qui détaille les technologies anti-drones, de reconnaissance faciale, bref de surveillance prévues pour encadrer les quelques 5 millions de fans attendus aux US, au Canada et au Mexique. Pour faire un contre-pied technologique, le New York Times consacre un reportage aux fans de cartes Panini en Argentine. Des enfants aux parents voire au grands parents, les fans ont délaissé leurs smartphones pour le bon vieux papier.  "Pogrom moderne" L'Irlande du Nord a connu une deuxième nuit de manifestations anti-immigrés, après une attaque au couteau imputée à un réfugié soudanais. D’après le Guardian, la radicalisation numérique menace la démocratie. Dans cet éditorial, le quotidien estime que les violences en Irlande du Nord sont "la traduction dans la vraie vie de mécanismes sinistres en ligne". L’article détaille le rôle d’Elon Musk, soutien de “l’agitateur" d’extrême droite Tommy Robinson - dont le vrai nom est Stephen Yaxley-Lennon. Il utilise un pseudonyme pour faire oublier ses nombreuses condamnations. Le Belfast Telegraph, quotidien nord irlandais, relaie les propos de la famille de la victime de l’attaque au couteau. Ses proches se disent “dégoûtés" par les violences, et appellent au calme. Enfin le Times donne le point de vue des victimes des violences. Le journal parle de “pogrom moderne". Des soignants africains, ukrainiens et une famille roumaine font partie de ceux qui ont dû fuir ces hommes masqués. “C’était terrifiant, je n’en croyais pas mes yeux" témoigne une victime. Pour finir, une bonne nouvelle dans le National Geographic, la découverte d’un cimetière de baleines dans l’Océan Indien… Ou plus précisément,  d'une nécropole de baleines. Ce n’est pas une marque de “civilisation" ou un choix des cétacés, mais plutôt une concentration inédite de fossiles, dont le plus vieux a 5 millions d’années, et des cadavres beaucoup plus récents, quelques dizaines d’années seulement. On doit cette découverte à une équipe chinoise dans une fracture océanique de 1000km de long, atteignant 7000 mètres de profondeur par endroits. Les scientifiques y ont déjà identifié une nouvelle espèce de baleine, et il devrait y en avoir beaucoup d’autres.  A propos d'Océans, Libération publie cet éditorial co-signé par James Cameron, intitulé “Le XXIe siècle sera océanique". Le réalisateur et une océanographe appellent les Etats à s’engager dans l’exploration des eaux profondes, pour comprendre et préserver le vivant. L’espèce humaine n’a observé que 0,001% de nos océans, tout reste à découvrir.

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  6. 10 Jun

    Fortune de Jared Kushner, gendre de Trump : "La corruption, on s'en fout"

    À la une de la presse, ce mercredi 10 juin, les affrontements de la nuit à Belfast, où des manifestations ont dégénéré après que des militants d'extrême droite ont appelé à manifester en réaction à une attaque au couteau, notamment sur X, le réseau social d’Elon Musk – qui s’apprête à devenir le premier billionnaire de l’histoire. La fortune, plus modeste, de Jared Kushner. Et la répression au Mozambique contre les opposants et les journalistes. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse britannique, les violents affrontements, cette nuit, à Belfast, en Irlande du Nord. L’image spectaculaire d’un bus incendié dans les rues de Belfast et le récit sobre du Guardian : "Des manifestations contre l'immigration ont dégénéré après que des militants d'extrême droite ont appelé à manifester en réaction à une attaque au couteau, dont les images choquantes ont été diffusées dans une vidéo", publiée sur les réseaux sociaux. Ces images, largement relayées sur les réseaux sociaux, sont également reprises, ce matin, par les tabloïds, dont The Sun, qui dit voir "le mal" dans les yeux de l’auteur de l’attaque – un réfugié soudanais arrivé en 2023 via Paris et Dublin, finalement désarmé par le "héros", Matt McKiernan. Face à ce déferlement de violence, The Independent reprend, lui, les appels au calme du chef de la police locale et de la Première ministre d’Irlande du Nord, Michelle O’Neill. "La violence n’est jamais la solution", plaide aussi le journal nord-irlandais The Irish News, tandis que Belfast Telegraph, autre quotidien d’Irlande du Nord, rapporte qu’Elon Musk, "l'homme le plus riche du monde, a profité de l'horreur de [cette] attaque pour promouvoir son programme anti-immigration", en diffusant largement, via son réseau social X, la vidéo de l’agression. Elon Musk, dont l’entrée en bourse de sa société Space X, prévue vendredi, pourrait faire le premier billionnaire de l’histoire. The Guardian s’inquiète de voir son influence politique décuplée : "Devenir le premier billionnaire au monde ne fera qu'amplifier [son] sentiment d'impunité et nous rapprochera encore un peu plus d’un système oligarchique complet", prévient le journal. Inquiétude aussi du New York Times, qui estime que le "futur statut de billionnaire" d’Elon Musk "montre en temps réel pourquoi la concentration des richesses a connu une telle accélération" ces dernières années. Le quotidien cite les chiffres vertigineux de l’économiste français Gabriel Zucman : 4 500 milliards de dollars étaient détenus par les milliardaires du monde entier il y a 15 ans, contre plus de 20 000 milliards aujourd’hui, soit cinq fois plus, et près d'un cinquième du PIB mondial. "Une augmentation étonnamment rapide", qui reflète, selon le journal, des tendances planétaires : "la domination croissante de quelques entreprises technologiques à la pointe du développement de l’intelligence artificielle, et la part de plus en plus réduite du gâteau économique revenant aux travailleurs". Sa fortune à lui est estimée à "seulement" un milliard de dollars et a connu une nette augmentation depuis que son beau-père est à la Maison-Blanche : il s’agit de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump. Pour fêter ses 50 ans, Mother Jones, le magazine de gauche américain, détourne la pochette du mythique album de Nirvana, "Nevermind" ("On s’en fout" en anglais), pour illustrer une enquête sur la façon dont le "fils à papa Jared Kushner [dont le père est l’actuel ambassadeur des États-Unis à Paris, NDLR], brade l’Amérique". Une plongée dans le drôle de "business" d’Affinity Partners, la société créée par Kushner fils en 2021, six mois après le départ de Trump de la Maison-Blanche, à grand renfort de milliards saoudiens, qataris et émiratis. Dans la presse également, l’enquête de Forbidden Stories sur l’état de la liberté de la presse au Mozambique, où les journalistes et les opposants sont réduits au silence. D’après les journalistes issus de dix médias internationaux, dont France 24 et RFI, qui ont collaboré à cette enquête, plus de 400 opposants ont été victimes de violences et 55 ont été tués depuis les élections générales d’octobre 2024, lorsque la fraude généralisée a provoqué un soulèvement populaire. La répression dans ce pays d’Afrique de l’Est, le cinquième pays le plus pauvre du monde malgré ses immenses richesses pétro-gazières, aux mains du Frelimo depuis 1975, prend aussi la forme d’un "black out" informationnel. Plusieurs journalistes ont payé leur engagement professionnel de leur vie. Joao Chamusse, réputé pour ses éditoriaux acerbes sur la corruption et la mauvaise gouvernance, a été abattu chez lui en décembre 2023. Albino Sibia est mort un an plus tard, à 30 ans, en décembre 2024, sous les balles de policiers, alors qu’il couvrait une manifestation. Ibraimo Mbaruco, un journaliste actif au Cabo Delgado, une région où sévit l’État islamique, avait envoyé un message en avril 2020 disant qu’il était "encerclé par des soldats". Son corps n’a jamais été retrouvé. Celui d’Arlindo Chissale non plus. Ce journaliste et activiste engagé en politique, a disparu lui aussi sans laisser de trace dans la région du Cabo Delgado, où il a été vu pour la dernière fois en janvier 2025, alors qu’il était extrait sans ménagement d’un minibus par cinq hommes armés dont deux en uniforme de police. Arlindo Chissale avait été l’un des contacts des Observateurs de France 24 au Mozambique. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  7. 9 Jun

    Kim Jong-un, "la transformation miraculeuse"

    A la Une de la presse, ce mardi 9 juin, la visite, en ce moment, de Xi Jinping en Corée du nord. La première du dirigeant chinois depuis 2019. Les efforts de Donald Trump pour en finir avec la guerre avec l’Iran, alors que les Etats-Unis s’apprêtent à accueillir le Mondial de foot. Et un triplé magnifique signé Michael Olise pour les Bleus, face à l'Irlande du Nord. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la visite, en ce moment, de Xi Jinping en Corée du nord. La première du dirigeant chinois depuis 2019. La chaleureuse poignée de mains avec le "Grand soleil du XXIème siècle", alias Kim Jong-un, fait évidemment la Une de la presse officielle chinoise, ce matin. Global Times cite la déclaration du président Xi Jinping sur le "nouveau départ historique", "la consolidation des fondations de la confiance mutuelle" et "le renforcement de la coopération pratique" entre Pékin et Pyongyang. Le président Xi appelle à "l’approfondissement des liens entre la Chine et la Corée du nord", résume China Daily, avec un aperçu du faste déployé pour sa visite. The South China Morning Post, le quotidien de Hong-Kong, rapporte que le président chinois séjourne, à cette occasion, dans la très luxueuse résidence de Kumsan, présentée comme "l’équivalent de la résidence des hôtes d’Etat de Diaoyutai de Pékin", non loin du somptueux mausolée du Soleil, où reposent feux Kim Il-sung et Kim Jong-il, les ancêtres et prédécesseurs de Kim Jong-un. Puissance nucléaire Voilà pour la vitrine officielle. Côté coulisses, l’agence de presse sud-coréenne Yonhap relève "l'absence notable" voire "frappante" "de toute mention des questions nucléaires ou de la situation dans la péninsule coréenne", alors que "Xi Jinping s’était engagé à œuvrer en faveur de dénucléarisation de la péninsule coréenne", lors de sa visite de 2019. Le Figaro évoque même un régime nord-coréen "déterminé" à "poser ses conditions nucléaires" au président chinois. Le journal cite la déclaration en sens, dimanche, de Kim Yojong, la sœur du dictateur sur le renforcement "irréversible" de l’arsenal nucléaire nord-coréen. Une séquence orchestrée, selon lui, pour "doucher d’entrée toute velléité du parrain chinois d’enrayer la fuite en avant atomique de Pyongyang". The New York Times attribue cette pudeur nouvelle du "parrain chinois" à la volonté de Pékin de "contenir le rapprochement de la Corée du nord avec la Russie", qui a signé, il y a deux ans un pacte de défense mutuelle avec le Cher Leader, auquel Xi Jinping n’a pas manqué de rappeler, subtilement bien sûr, que "la Chine est son principal bienfaiteur" et son principal "rempart contre les États-Unis". The New York Times, qui consacre un long papier à la "mue" de Kim Jong-un depuis la crise du Covid, durant laquelle il était apparu en larmes à la télé nationale, s’excusant de ne pas avoir su protéger suffisamment ses compatriotes d’une pandémie qui lui a permis, dans le même temps, de "renforcer son emprise" sur le pays au point d’être reconnu désormais comme " le dirigeant nord-coréen le plus puissant à ce jour" - "grâce à l'accession au statut de puissance nucléaire" mais aussi grâce au renforcement de ses liens avec la Russie, à laquelle il fournit des armes et des troupes, en échange d’un soutien technologique en matière d'armement, de livraisons alimentaires, de pétrole et même de touristes. Trump "spectateur" de la guerre... Kim Jong-un, dont les deux rencontres, en 2018 et 2019 avec Donald Trump ont débouché sur des échecs retentissants. De retour à la Maison Blanche, le président américain s’est lancé dans une guerre au Moyen-Orient qu’il tente à présent de terminer, "mais l'Iran, Israël et le Hezbollah ont d'autres projets", selon Foreign Policy, qui résume le point de vue de la presse américaine : "Trump a déclenché une guerre qu’il ne parvient pas à contrôler". Accusé par les uns d’être réduit au rôle de "spectateur" de cette guerre, Donald Trump se retrouve, dans le même temps, accusé par les autres, dont The Wall Street Journal, d’exiger "davantage de retenue de la part d'un allié, Israël, que de la part de l'Iran", sans parvenir pour autant à enrayer "l’affaiblissement" américain dans la région. Les Etats-Unis de Donald Trump, qui s’apprêtent à accueillent le Mondial 2026, avec le Canada et le Mexique. A quelques heures du coup d’envoi, jeudi, l’heure n’est pas à la fête – en tout cas pas pour Libération, dont le photomontage à la Une de Trump brandissant la coupe du monde comme un club de golf est assez peu flatteur. ...et businessman du Mondial Le journal accuse le président des Etats-Unis d’avoir "confisqué le Mondial comme il a confisqué son pays", exposant sa "conception très particulière de la liesse populaire": " En gros, s’il ne s’agit pas de le fêter lui, ça ne l’intéresse pas, ou alors il faut que ça rapporte". Libération résume la vision du Mondial selon Donald Trump "comme une grosse pompe à fric, une occasion de faire du business et non un moment de plaisir collectif". Ca promet. Heureusement, ça se présente plutôt bien pour les Bleus, qui ont remporté, hier, leur dernier match de préparation face à l’Irlande du nord, 3 buts à 1. Un triplé signé Michael Olise qui éblouit L’Equipe, "Osez comme Olise". Mais le jeu de mots du jour revient au Parisien: "une victoire et Olise", une victoire et au lit. Le quotidien s’émerveille de "l’impression de fluidité technique", de "l’aisance qui lui a permis de réaliser un coup du sombrero en première période, avant sa petite merveille pour son triplé". Il n’y a plus qu’à remettre ça au Mondial! Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  8. 8 Jun

    Lyhanna : "Combien de temps allons-nous mimer la stupeur devant des crimes aussi ordinaires ?"

    A la Une de la presse, ce lundi 8 juin, la profonde émotion, en France, après le meurtre de la petite Lyhanna et la polémique sur le traitement judiciaire des plaintes pour viols sur mineures visant l’auteur présumé. La poursuite des manifestations en Albanie contre les projets immobiliers de la famille Trump. Les prisons secrètes du Burkina Faso. L’inauguration de la Sagrada Familia par le pape Léon. Et une église pour les candidats au bac. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la profonde émotion, en France, après le meurtre de la petite Lyhanna et la polémique sur le traitement judiciaire des plaintes pour viols sur mineures visant l’auteur présumé. La marche blanche organisée hier en mémoire de la petite fille de 11 ans fait la Une de nombreux quotidiens français, ce matin. "Un émouvant adieu", titre le journal local La Dépêche du Midi. "Pardon pour ce que tu as vécu" Le Parisien/Aujourd’hui en France cite un extrait de la lettre lue lors de ce rassemblement, les mots des parents éplorés de Lyhanna. Le chagrin et la colère : "Une marche blanche de plus. L’électrochoc aura-t-il lieu ?", s’interroge le journal, qui fait état de "plusieurs appels à manifester, aujourd’hui, devant le ministère de la justice et les tribunaux". Au-delà de l’émotion, ce meurtre déclenche une "attente de réponses politiques" et s’impose dans la campagne pour la présidentielle de l’an prochain. L’Opinion évoque des candidats se saisissant de ce drame "aussi rapidement que possible", avec à gauche, "l’accusation d’un manque de moyens de la justice" et à droite, la "course à la fermeté", au risque de "la surenchère". Le Figaro dénonce une "faillite du système judiciaire" et tombe à bras raccourcis sur les magistrats, accusés de n’avoir jamais à répondre des "conséquences mortelles de fautes professionnelles graves". Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin promet des sanctions et le passage en revue de 70 000 dossiers judiciaires concernant des mineurs d’ici le 14 juillet, mais ses déclarations ne convainquent pas Libération, qui estime que le gouvernement "se défausse sur la justice", dont les moyens ont certes augmenté depuis 2017 mais dont les effectifs restent "notoirement inférieurs à la plupart des pays européens". "L’exécutif accable une institution judiciaire qu’il a étranglée, asphyxiée par ses choix d’austérité", cingle L’Humanité. Pour Mediapart, "les violences faites aux enfants" sont en réalité "une priorité en trompe-l’œil" de Gérald Darmanin, qui "refuse d’examiner sa propre responsabilité politique" en multipliant des circulaires qui établissent à chaque fois de nouvelles "priorités" - d’où le commentaire du secrétaire général de la Ciivise, la Commission indépendante sur les violences sexuelles faites aux enfants : "Trop de priorités tue les priorités". Dans une tribune au Monde, Alice Gayraud, une des anciennes responsables de cette Commission, exprime sa colère de voir se répéter la même mécanique d’une société incapable de dépasser l’émotion… pour faire cesser réellement ces violences : "Combien de temps allons-nous mimer la stupeur devant des crimes aussi ordinaires ?". "Déconnectés de l’intérêt public" Vent de colère aussi en Albanie, où des milliers de personnes ont de nouveau manifesté, ce week-end, contre les projets touristiques de la famille Trump. Le journal albanais Panorama fait état de rassemblements jusque tard hier soir, pour le huitième jour consécutif dans la capitale, Tirana. Les protestataires exigent l’annulation des projets immobiliers de Jared Kushner et Ivanka Trump, le gendre et la fille de Donald Trump mais aussi, désormais, la démission du gouvernement d’Edi Rama, qui accuse de son côté des "forces étrangères" d'inciter à ces manifestations. Albanian Daily News raconte des manifestations déclenchées par deux projets immobiliers colossaux, notamment sur un site protégé abritant de nombreux oiseaux migrateurs, dont des flamants roses, devenus l’emblème de ce mouvement - des protestations qui ont abouti à un "défi plus large vis-à-vis de l’establishment albanais". Sur le fond, le journal évoque "un sentiment de dignité nationale" bafoué, qui a transformé "une préoccupation environnementale en soulèvement" face à des partis traditionnels perçus comme "déconnectés de l’intérêt public". Un mouvement "suivi de près" à Bruxelles, d’après Politico. La version européenne du site américain rapporte que la Commission européenne met en garde l’Albanie contre un projet qui pourrait la mettre en conflit avec les règles environnementales européennes et compromettre ses négociations d'adhésion à l’UE. Dans la presse, également, l’enquête de Libération sur la multiplication des lieux de détention et de torture au Burkina Faso. Le quotidien livre les témoignages de trois survivants qui racontent des mois de tortures, notamment dans une prison secrète de la junte dirigée par Ibrahim Traoré, dont Libération a pu identifier l’emplacement exact au sud de la capitale, Ouagadougou, non loin de l’aéroport international, d’un camp militaire dans l’enceinte de la prison de Karpala. Conçus pour accueillir les "ennemis de l’intérieur", "chaque jour plus nombreux et hétéroclites", selon Libé, ces lieux accueillent au moins 120 détenus, dont l’un dit y être resté plusieurs mois sans savoir ce qui lui était reproché, parmi d’autres prisonniers accusés d’avoir critiqué le régime, refusé de combattre en Ukraine, ou commis de simples infractions routières. Un miracle Un mot, pour terminer, de la visite du pape Léon en Espagne, où il inaugurera mercredi la tour principale de la Sagrada Familia. A cette occasion, Le Parisien/Aujourd’hui en France revient sur "l’incroyable histoire" de cette basilique jamais finie, qui sera inaugurée cent ans jour pour jour après la mort de son architecte, Antoni Gaudí. La Sagrada Familia, devenue aussi un symbole du surtourisme, avec ses 5 millions de visiteurs annuels. Loin des foules, Le Parisien/aujourd’hui en France, vous propose aussi de visiter une autre église, à la fréquentation nettement plus confidentielle, la petite église Joseph-Benoît Cottolengo, en Normandie, réputée pour répondre aux vœux des candidats au bac, au brevet des collèges, au permis de conduire ou encore aux entretiens d’embauche - une liste probablement non exhaustive. Pour déclencher une intervention divine, il suffirait d’allumer un simple cierge. Pour les retardataires des révisions, auxquels il ne reste plus qu’à espérer… un miracle. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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