La dame du CDI

Nathanael

Le gamberge pro max arrive enfin avec un podcast ! Le scroll ne suffisait plus. Ici, on décortique les sujets queer, psycho et socio avec nuance et intensité. Pensées longues, émotions vraies, et questions qui dérangent. Overthinkers et débats bienvenus.

  1. 5 days ago

    EP20 : je ne veux plus être gay

    Je ne veux plus être gay. C’est le titre un peu choquant de cet épisode. Et pourtant, ce n’est pas ce que je pense. Je suis gay Et j’en suis fier. Je crois même que mon homosexualité a façonné une immense partie de ce que je suis aujourd’hui : ma sensibilité, ma manière d’aimer, ma manière d’écrire, ma manière de regarder le monde. Alors pourquoi ressentir le besoin de dire une phrase aussi absurde ? Parce que parfois, j’ai l’impression de me cacher derrière une identité. D’avoir construit tellement de choses autour du mot « gay » que je ne sais plus toujours où finit l’identité et où commence le personnage. Parce qu’avant même de comprendre ce qu’était le désir, on m’avait déjà expliqué qui j’étais censé être. Et je me demande parfois ce que ça fait de vivre en dehors des étiquettes. Même de celles qui nous ont sauvés. Dans cet épisode, on parle de l’identité comme refuge. Mais aussi de l’identité comme prison. On parle de la manière dont les catégories peuvent nous libérer, puis parfois nous enfermer. On parle du regard des autres, de la performance sociale, de la fierté, de la honte, de la communauté, et de cette étrange sensation d’être réduit à un seul mot. À travers la philosophie, la littérature queer et mon propre parcours, on va essayer de comprendre : Pourquoi certaines identités deviennent essentielles à notre survie Pourquoi nous avons parfois besoin de nous définir pour exister Pourquoi il peut devenir difficile de distinguer qui nous sommes de l’histoire que nous racontons sur nous-mêmes Et pourquoi grandir consiste peut-être à devenir plus vaste que les catégories qui nous ont construits Parce qu’au fond, la vraie question n’est peut-être pas : « Est-ce que je veux encore être gay ? » Mais plutôt : « Qui suis-je lorsque je cesse de me résumer à une seule identité ? » Dans cet épisode, je parle : • De l’identité gay comme construction personnelle et sociale • Du sentiment d’avoir été nommé avant même de comprendre son propre désir • De la manière dont les étiquettes peuvent à la fois libérer et enfermer • De la performativité et des travaux de Judith Butler • De Michel Foucault et de l’invention moderne des identités sexuelles • Du regard social et de la fabrication des personnages que nous devenons • De la difficulté à exister en dehors des catégories • De la fierté homosexuelle et de ce qu’elle m’a apporté • De littérature et de lettres d’amour queer • De la possibilité d’être plus qu’une identité Des références culturelles qui traversent cet épisode : • Giovanni’s Room de James Baldwin • De Profundis d’Oscar Wilde • Les lettres entre Virginia Woolf et Vita Sackville-West • Histoire de la sexualité de Michel Foucault • Trouble dans le genre de Judith Butler • Les œuvres de Jean Genet • Les réflexions de James Baldwin sur l’identité et la liberté • La littérature queer comme espace de résistance et de beauté Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Foucault, M. — Histoire de la sexualité, tome I : La Volonté de savoir • Butler, J. — Trouble dans le genre • Baldwin, J. — Giovanni’s Room • Baldwin, J. — The Fire Next Time • Wilde, O. — De Profundis • Woolf, V. & Sackville-West, V. — Correspondance • Genet, J. — Journal du voleur et Notre-Dame-des-Fleurs • Eribon, D. — Réflexions sur la question gay • Sedgwick, E. K. — Epistemology of the Closet ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @Nathanael_rousseau

    26 min
  2. 15 Jun

    EP19 : soirées gay / queer

    Les soirées gay. Les clubs queer. Les bars LGBTQ+. Pourquoi ces lieux occupent-ils une place aussi importante dans l’imaginaire queer ? Pourquoi certaines personnes les décrivent comme des espaces de liberté absolue… et d’autres comme des lieux de solitude, de violence ou de superficialité ? Aujourd’hui, les soirées queer sont pleines de contradictions. On y cherche parfois l’amour. Parfois du désir. Parfois juste un endroit où respirer sans avoir à se surveiller. Mais ces espaces sont aussi traversés par énormément de tensions : le culte du corps, les logiques héritées des applications comme Grindr, les discriminations, la solitude, les agressions, et cette sensation étrange d’être constamment évalué. Alors cet épisode essaie d’aborder le sujet avec nuance : sans idéaliser les soirées gay, mais sans les réduire non plus à des lieux toxiques ou superficiels. Parce qu’au fond, ces espaces racontent quelque chose de beaucoup plus profond sur la manière dont les personnes queer cherchent à appartenir, à être vues, et à survivre ensemble. À travers la sociologie, la psychologie, l’histoire queer et la culture populaire, on va essayer de comprendre : pourquoi les lieux queer ont historiquement été essentiels, ce que les applications ont changé dans nos relations, pourquoi les soirées peuvent être à la fois libératrices et violentes, et pourquoi leur disparition progressive inquiète autant. Parce qu’au fond, la vraie question n’est peut-être pas : “Les soirées gay sont-elles toxiques ?” Mais plutôt : que reste-t-il à une communauté quand elle perd les lieux où elle pouvait exister ensemble ? Dans cet épisode, je parle : • De l’histoire des bars et clubs queer comme espaces de survie communautaire • De la fermeture progressive des lieux LGBTQ+ dans les grandes villes • De l’impact de Grindr et des applications sur les relations gays contemporaines • Du culte du corps et des normes de désir dans les espaces queer • Du concept de “minority stress” en psychologie • Des discriminations dans les milieux gays : racisme, grossophobie, masculinité toxique • Des violences et agressions dans les espaces festifs queer • Du rôle des soirées comme espaces de liberté, de communauté et de famille choisie • De la solitude moderne dans les cultures queer numériques • De la manière dont les communautés queer recréent des espaces d’appartenance Des références culturelles qui traversent cet épisode : • It’s a Sin — fête, sida et famille queer • Paris Is Burning — ballroom culture et survie communautaire • Pose — marginalisation, maisons queer et solidarité • Weekend — intimité, désir et solitude gay • Queer as Folk — sexualité, clubbing et culture gay • The Great Believers — mémoire queer et communauté pendant la crise du sida • Drag Fever de Nicolas Bazin — histoire sociale et politique de la fête queer • Les reportages YouTube de Max Laulom sur les cultures queer, la fête et les communautés LGBTQ+ ⸻ Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Bazin, N. — Drag Fever • Illouz, E. — Pourquoi l’amour fait mal • Foucault, M. — Histoire de la sexualité • Makkai, R. — The Great Believers • Lestrade, D. — travaux et prises de parole sur les cultures gays et festives • Études publiées dans Body Image sur la dysmorphie corporelle chez les hommes gays • Meyer, I. H. — travaux sur le minority stress chez les minorités sexuelles • Études en psychologie LGBTQ+ sur l’anxiété sociale, les troubles alimentaires et la comparaison corporelle • Recherches sociologiques sur la fermeture des bars LGBTQ+ et la gentrification des quartiers queer • Archives et analyses culturelles autour de la ballroom scene new-yorkaise • Reportages de Max Laulom sur YouTube ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @Nathanael_rousseau

    42 min
  3. 11 Jun

    EP18 : le couple libre

    Le couple libre. Le couple ouvert. La non-monogamie. Pourquoi ce sujet provoque-t-il autant de réactions ? Pourquoi certaines personnes y voient une révolution émotionnelle… et d’autres une menace pour l’amour lui-même ? Dans la dernière saison de Heartbreak High, les personnages essaient d’inventer d’autres façons d’aimer. Plus libres. Plus honnêtes. Plus fluides. Mais très vite, quelque chose résiste : la jalousie, la peur d’être remplacé, le besoin d’être choisi. Parce qu’ouvrir un couple ne supprime pas les émotions. Parfois, ça les rend simplement impossibles à ignorer. Cet épisode essaie donc d’aborder le sujet avec nuance : sans idéaliser la non-monogamie, mais sans la réduire non plus à une absence d’engagement ou à une catastrophe affective. À travers la sociologie, la psychologie, l’histoire et les perspectives queer, on va essayer de comprendre : d’où vient réellement la monogamie, pourquoi le couple libre dérange autant, et ce que ces relations révèlent de notre rapport contemporain au désir, à la fidélité et à l’amour. Parce qu’au fond, la vraie question n’est peut-être pas : “Le couple libre fonctionne-t-il ?” Mais plutôt : pourquoi considère-t-on encore qu’il n’existe qu’une seule manière légitime d’aimer ? Dans cet épisode, je parle : • De l’histoire culturelle et religieuse de la monogamie • Du rôle du christianisme dans la construction du couple occidental • De la non-monogamie consensuelle en psychologie et en sociologie • Des recherches sur la satisfaction relationnelle dans les couples ouverts • Des dynamiques de jalousie, de désir et de communication • De la manière dont les relations non-monogames sont stigmatisées socialement • De pourquoi ce sujet est profondément lié aux perspectives queer • De la façon dont les communautés LGBTQ+ ont parfois réinventé d’autres modèles relationnels • De la représentation du couple libre dans la pop culture contemporaine Des références culturelles qui traversent cet épisode : • Heartbreak High — liberté émotionnelle, désir et vulnérabilité • Sense8 — intimité, fluidité relationnelle et amour collectif • Sex Education — nouvelles normes affectives et sexualité • You Me Her — couple ouvert, polyamour et négociation émotionnelle • The History of Sexuality — sexualité, pouvoir et normes sociales ⸻ Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Foucault, M. (1976). Histoire de la sexualité, tome 1 : La volonté de savoir • Coontz, S. (2005). Marriage, a History: How Love Conquered Marriage • Ryan, C., & Jethá, C. (2010). Sex at Dawn: The Prehistoric Origins of Modern Sexuality • Klesse, C. (2017). Theorizing Multi-Partner Relationships and Sexualities • Gusmano, B. (2019). The Kintsugi Art of Care • Moors, A. C., & Conley, T. D. (2021). Differences in Motivations for Engaging in Consensual Non-Monogamy • Mogilski, J. K. — recherches sur la stigmatisation des relations non-monogames • Vrangalova, Z. — travaux sur la sexualité et les normes relationnelles • Études récentes publiées dans Archives of Sexual Behavior sur la satisfaction relationnelle dans les couples non-monogames ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : ​⁠

    46 min
  4. 13 May

    EP17 : les écarts d’âge

    Être attiré par quelqu’un de plus âgé. Ou beaucoup plus jeune. Pourquoi ce sujet provoque-t-il autant de malaise — surtout lorsqu’il s’agit de couples gays ? Les écarts d’âge dans les relations homosexuelles masculines sont plus fréquents que dans les couples hétérosexuels. Pourtant, ils restent entourés de fantasmes, de jugements moraux, et parfois d’une vraie inquiétude autour des rapports de pouvoir. Mais est-ce que la différence d’âge suffit à rendre une relation malsaine ? Ou est-ce qu’on projette aussi sur ces couples nos peurs du désir, de la domination, du vieillissement… et de l’homosexualité elle-même ? Entre sociologie des relations, psychologie sociale et représentations culturelles, cet épisode essaie d’aborder le sujet avec nuance : sans idéaliser les dynamiques de pouvoir, mais sans réduire automatiquement ces relations à de la manipulation. Parce qu’au fond, toutes les relations contiennent des asymétries. Et que la vraie question est peut-être moins celle de l’âge… que celle de l’équilibre, du consentement, et de la manière dont le pouvoir circule dans un couple. Dans cet épisode, je parle : • Des écarts d’âge dans les couples gays et de leur fréquence sociologique • Du rôle de l’histoire queer et des socialisations différées • Des dynamiques de pouvoir dans les relations affectives • De la manière dont la société perçoit les couples avec grande différence d’âge • De la frontière floue entre protection, admiration, dépendance et contrôle • Des représentations culturelles du désir intergénérationnel • De pourquoi ce sujet dérange autant lorsqu’il concerne des hommes gays Des références culturelles qui traversent cet épisode : • Call Me by Your Name — désir, éveil émotionnel et ambiguïté morale • Gods and Monsters — solitude, vieillissement et désir homosexuel • Death in Venice — fascination, beauté et obsession • Queer as Folk — sexualité, générations et transmission queer ⸻ Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Silva, T., & Percheski, C. (2022). Age-Heterogamous Partnerships: Prevalence and Partner Differences in Same-Sex and Different-Sex Relationships • Lehmiller, J. J., & Agnew, C. R. (2011). Perceived Mating Strategies and Relationship Quality in Age-Gap Relationships • Alterovitz, S. S. R., & Mendelsohn, G. A. (2009). Partner Preferences Across the Life Span • Conroy-Beam, D., & Buss, D. M. (2019). Why Is Age So Important in Human Mating? • Articles et analyses culturelles autour de Call Me by Your Name et des représentations du désir intergénérationnel dans le cinéma queer ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @natha_nael_r

    32 min
  5. 4 May

    EP16 : gay en campagne

    Être gay, ce n’est jamais seulement une question d’identité. C’est aussi une question de lieu. Grandir dans un village, dans une petite ville, dans un espace où tout le monde se connaît… ce n’est pas la même chose que grandir dans l’anonymat d’une grande métropole. Pourquoi tant de personnes LGBTQ+ quittent-elles la campagne ? Pourquoi l’exode rural queer est-il si fréquent, presque attendu ? Et qu’est-ce que cela dit de nos sociétés, de nos normes… et de nos possibilités d’exister ? Entre la notion d’hétéronormativité développée par Michael Warner, la théorie du minority stress de Ilan H. Meyer, les travaux de Ray Pahl sur la surveillance sociale dans les communautés locales, ou encore les réflexions de Judith Butler sur la construction des identités, on comprend que grandir gay en campagne n’est pas simplement une expérience intime. C’est une expérience sociale, structurée par le regard des autres, par l’absence de modèles, et par la difficulté d’expérimenter librement qui l’on est. Ajoute à cela le poids du self-concealment — le fait de cacher durablement une partie de soi — étudié en psychologie, ainsi que les dynamiques de migration queer analysées par Kath Browne, et la campagne apparaît non pas comme un simple décor… mais comme un cadre qui façonne profondément les trajectoires de vie. Dans cet épisode, je partage mon rapport personnel à la campagne : le silence, l’isolement, les stratégies pour se fondre dans la norme, mais aussi le moment du départ… et la question du retour. On parlera de : • L’hétéronormativité et les normes sociales (Michael Warner) • Le minority stress et ses effets psychologiques (Ilan H. Meyer) • La surveillance sociale en milieu rural (Ray Pahl) • Le self-concealment et l’identité cachée • La construction sociale du genre et de l’identité (Judith Butler) • L’exode rural queer et la migration vers les villes (Kath Browne) • L’absence de modèles et de langage queer • Rester, partir… ou revenir Des références culturelles qui racontent cette réalité : • Pédale rurale — humour, violence sociale et invisibilité queer • En finir avec Eddy Bellegueule — enfance, classe sociale et masculinité imposée • L’Inconnu du lac — désir rural, clandestinité et danger • Les Roseaux sauvages — adolescence, identité et territoire ⸻ Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Warner, M. (1991). Fear of a Queer Planet • Meyer, I. H. (2003). Prejudice, Social Stress, and Mental Health in Lesbian, Gay, and Bisexual Populations • Pahl, R. (1984). Divisions of Labour • Butler, J. (1990). Gender Trouble • Browne, K. (2006). Challenging Queer Geographies • Larson, D. B., & Pargament, K. I. (1990). The Significance of Self-Concealment ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @natha_nael_r

    42 min
  6. 22 Apr

    EP15 : l’amitié

    Et si l’amitié n’était pas simplement une relation secondaire dans nos vies… mais l’un des liens les plus puissants, les plus structurants et parfois les plus douloureux ? On nous apprend à reconnaître l’amour romantique : à le désirer, à le vivre, à survivre à ses ruptures. Mais l’amitié, elle, reste dans l’angle mort. Moins définie, moins valorisée… et pourtant essentielle. Pourquoi certaines amitiés marquent-elles autant, voire plus, que des histoires d’amour ? Pourquoi certaines ruptures amicales sont-elles si difficiles à comprendre et à surmonter ? Et pourquoi, surtout dans les parcours queer, l’amitié semble-t-elle devenir une question de survie ? Entre les réflexions de Hannah Arendt sur l’amitié comme espace de construction du monde, la théorie de l’attachement de John Bowlby, les analyses sociologiques de Georg Simmel et Mark Granovetter sur les liens sociaux, et les travaux de Kath Weston sur les familles choisies, on comprend que l’amitié est loin d’être un simple “bonus” dans nos vies. Ajoute à cela les dynamiques d’intensité émotionnelle, de dépendance, de projection, mais aussi de rupture souvent silencieuse et sans cadre et l’amitié apparaît comme une relation à la fois libre… et profondément fragile. 🧠 Dans cet épisode, je partage mon rapport personnel à l’amitié : les liens qui construisent, ceux qui étouffent, les relations ambiguës, et surtout les ruptures amicales, ces pertes dont on ne parle presque jamais. 💬 On parlera de : • L’amitié comme relation fondatrice (Hannah Arendt, Georg Simmel) • Le rôle des liens dans nos trajectoires de vie (Mark Granovetter) • L’attachement émotionnel en amitié (John Bowlby) • L’amitié queer comme famille choisie (Kath Weston) • Intensité, dépendance et confusion des sentiments • Les amitiés toxiques et les dynamiques de pouvoir • La rupture amicale : perte, silence et incompréhension • L’évolution des relations dans le temps 🎬 Des références culturelles qui racontent cette réalité : • Frances Ha — l’amitié comme histoire d’amour • Euphoria — dépendance émotionnelle et instabilité • Pose — familles choisies et survie queer • Heartstopper — amitiés réparatrices • The Banshees of Inisherin — la rupture amicale brute et incompréhensible • Friends — le mythe de l’amitié parfaite ⸻ 📚 Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Arendt, H. (1958). La Condition de l’homme moderne • Simmel, G. (1908). Sociologie • Granovetter, M. (1973). The Strength of Weak Ties • Bowlby, J. (1969). Attachment and Loss • Weston, K. (1991). Families We Choose • Lagasnerie, G. de (2017). Une aspiration au dehors ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @natha_nael_r ⸻ #Amitié #RuptureAmicale #Relations #Queer #SantéMentale #Psychologie #Sociologie #Attachement #Solitude #Podcast #LaDameDuCDI

    44 min
  7. 13 Apr

    EP14 : gay dans la grande ville

    Et si vivre son homosexualité dans une grande ville n’était pas seulement une question de liberté… mais aussi une expérience profondément ambivalente, entre euphorie, solitude et contradictions ? On fantasme souvent la grande ville comme un refuge : un espace où l’on peut enfin être soi-même, aimer librement, rencontrer, expérimenter. Pour beaucoup d’hommes gays, c’est une renaissance. Mais derrière cette promesse, il existe aussi une réalité plus complexe : solitude malgré les foules, hypersexualisation, pression des corps, et parfois une forme de vide difficile à nommer. Pourquoi est-il parfois plus facile de coucher que d’aimer ? Pourquoi se sent-on seul dans des espaces pourtant remplis de gens qui nous ressemblent ? Entre la théorie du minority stress de Ilan H. Meyer, les travaux sur la solitude de John T. Cacioppo, et les analyses de Alan Downs dans The Velvet Rage, on comprend que l’expérience gay urbaine est traversée par des dynamiques psychologiques et sociales puissantes : recherche de validation, gestion du rejet, construction de soi dans un regard constant. Ajoute à cela les logiques de désir amplifiées par des applications comme Grindr, les hiérarchies internes analysées à travers les concepts de Pierre Bourdieu, et le paradoxe du choix développé par Barry Schwartz, et la grande ville devient un espace où tout est possible… mais où rien n’est simple. 🧠 Dans cet épisode, je partage mon expérience personnelle d’homme gay en grande ville : la découverte, les rencontres, le sentiment de puissance du réseau… mais aussi les moments de solitude, les doutes, et cette sensation étrange d’être entouré sans toujours être connecté. 💬 On parlera de : • La ville comme refuge et espace de liberté (Louis Wirth, INED) • La solitude invisible et le minority stress (Ilan H. Meyer, John T. Cacioppo) • Hypersexualisation, désir et validation (Alan Downs, Michael Pollak) • Drogues, échappatoires et quête de connexion (David Stuart) • Les dynamiques de pouvoir et de capital dans la communauté (Pierre Bourdieu) • Le paradoxe de l’amour dans un monde d’options (Barry Schwartz) • Des références culturelles qui racontent cette réalité (S’aimer dans la grande ville, Giovanni’s Room, Paris Is Burning) ⸻ 📚 Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Meyer, I. H. (2003). Minority Stress and Mental Health in Gay Men • Cacioppo, J. T. (2008). Loneliness: Human Nature and the Need for Social Connection • Downs, A. (2005). The Velvet Rage • Schwartz, B. (2004). The Paradox of Choice • Wirth, L. (1938). Urbanism as a Way of Life • Bourdieu, P. (1979). La Distinction • Stuart, D. (2010s). Travaux sur le chemsex • Pollak, M. (années 1980). Sociologie des sexualités • INED. Études sur les trajectoires LGBT et la migration vers les villes • Œuvres : S’aimer dans la grande ville (Sang Young Park), Giovanni’s Room (James Baldwin), Paris Is Burning (1990) ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @natha_nael_r ⸻ #Gay #GrandeVille #Solitude #Queer #CommunautéGay #Grindr #Amour #Sexualité #Chemsex #SantéMentale #MinorityStress #Sociologie #Psychologie #ParisIsBurning #GiovannisRoom #PodcastQueer #Identité #Relations #LaDameDuCDI

    36 min
  8. 16 Feb

    EP13 : Une histoire de déception(s) - chapitre 1 Paul

    Dans cet épisode, je parle de Une histoire de déception(s), le roman feuilleton que je suis en train d’écrire et de publier chapitre après chapitre. Un récit queer, cru et volontairement cynique, né d’une rencontre qui m’a profondément marqué, une histoire de désir, de projections, de malentendus et de silences. C’est un texte frontal sur l’homosexualité, le dating, l’obsession, l’évitement émotionnel et les jeux d’attirance. Une plongée dans les contradictions du lien : vouloir très fort, puis fuir tout aussi fort. Chercher l’intensité, mais redouter l’attachement. Avec, par moments, une dimension charnelle assumée. Je raconte aussi pourquoi j’ai choisi le format feuilleton, ce que ça change dans mon écriture, dans mon rapport à la sincérité, et pourquoi c’est, jusqu’ici, l’œuvre dont je suis le plus fier. 📖 Un nouveau chapitre sort tous les jours ou tous les deux jours pour suivre en direct la montée du trouble, du désir et de la désillusion. https://www.wattpad.com/1604621244?utm_source=ios&utm_medium=link&utm_content=share_reading&wp_page=reading&wp_uname=Nahta_Nael444 💬 Si tu aimes les histoires queer intimes, lucides et sans vernis romantique où l’attirance n’est pas toujours synonyme de salut, cet épisode est pour toi. ⸻ 📲 Insta / TikTok : @natha_nael_r ⸻ #RomanQueer #Feuilleton #Écriture #PodcastLittéraire #Dating #Désir #RelationsModernes #Queer #Smut #ÉcritureIntime #BookTokFR #LittératureQueer #LaDameDuCDI #RomanContemporain

    12 min

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