XY Magazine

Régis BAUDOUIN

Le podcast de la génération X et Y. On traite de sujets touchant à la tech, innovation, cyber, souveraineté, sobriété, enjeux sociétaux

  1. 2 天前 · 影片

    L’EUDI Wallet, Portefeuille d’identité numérique européen

    L’EUDI Wallet, Portefeuille d’identité numérique européen Nous vivons de plus en plus dans un système qui nécessite de prouver son identité. Récemment de nouvelles lois prévoient de justifier son age pour les réseaux sociaux. Pour cela une identité numérique s’impose. A chaque contrôle on donne plus de données que nécessaire en réalité. Faut-il sacrifier son intimité pour une simple transaction. Aujourd’hui, prouver sa majorité pour accéder à un service ou ouvrir un compte bancaire exige de scanner l’intégralité d’un titre d’identité. C’est un paradoxe flagrant : pour une simple vérification d’âge, un tiers accède à votre adresse, votre lieu de naissance et votre nom complet. Ce partage excessif facilité l’usurpation d’identité et le traçage publicitaire systémique. L’EUDI Wallet (European Digital Identity Wallet) promet de briser ce cycle. Plus qu’une application, c’est le pivot d’un changement de paradigme où l’utilisateur ne subit plus la collecte de données, mais orchestre sa propre « économie de la preuve ». Quelques précisions sur le EUDI Wallet Le Portefeuille Européen d’Identité Numérique (EUDI Wallet) est un système sécurisé de gestion de l’identité instauré pour permettre aux citoyens, résidents et entreprises de l’Union européenne de s’identifier et de s’authentifier en ligne et hors ligne. Ce dispositif s’appuie sur un cadre réglementaire et technique précis pour transformer les interactions numériques au sein du marché unique. Le Cadre Juridique : eIDAS 2.0 La mise en place du EUDI Wallet repose sur le règlement eIDAS 2.0, adopté en avril 2024. Ce texte fait évoluer le cadre de 2014 pour imposer de nouvelles obligations : D’ici fin 2026 : Chaque État membre doit fournir au moins un portefeuille numérique à ses citoyens. C’est cette année que vous allez découvrir votre identité numérique généralisée. D’ici fin 2027 : Les entreprises soumises à la réglementation de lutte contre le blanchiment (AML), les grandes plateformes numériques et certains services publics devront obligatoirement accepter le portefeuille comme moyen d’identification. Objectif 2030 : L’Union européenne ambitionne que 80 % des citoyens utilisent cette solution d’ici 2030. Fonctionnement et Technologies Clés Le portefeuille fonctionne comme une application mobile sécurisée stockant des identifiants numériques vérifiés (permis de conduire, diplômes, certificats de santé). L’Architecture Reference Framework (ARF) : C’est le cadre technique qui définit les normes, protocoles et spécifications pour garantir l’interopérabilité entre les différents pays. Zéro Knowledge Proof (ZKP) : Pour protéger la vie privée, le portefeuille utilise des preuves à divulgation nulle de connaissance. Cela permet, par exemple, de prouver que l’on est majeur sans révéler sa date de naissance exacte. SD-JWT (Selective Disclosure JSON Web Tokens) : Cette technologie permet de ne dévoiler que les champs strictement nécessaires d’un document numérique. Usages et Avantages pour les Utilisateurs Le EUDI Wallet simplifie de nombreuses démarches quotidiennes : Services Financiers : Ouverture de comptes bancaires ou demandes de prêts facilitées par la transmission instantanée de documents certifiés (KYC en temps réel). Signatures Électroniques : Le portefeuille permettra de réaliser gratuitement des signatures électroniques qualifiées (QES), ayant la même valeur juridique qu’une signature manuscrite. Services Publics et Vie Quotidienne : Demande de passeport, déclaration fiscale, accès à la sécurité sociale, ou encore enregistrement d’une carte SIM. Mise en œuvre en France : France Identité La France est particulièrement avancée grâce à l’application France Identité, qui sert de socle à cette transition. Elle permet déjà d’accéder à des titres d’identité (CNI, permis de conduire numérique, carte grise) sur smartphone. L’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) coordonne le consortium POTENTIAL, un projet pilote européen majeur impliquant 19 États membres pour tester les usages du portefeuille. Pour les entreprises françaises, l’enjeu est immédiat. Grâce à l’avance prise par l’ANTS avec France Identité et le pilotage du consortium européen POTENTIAL, on dispose d’une longueur d’avance. Ce socle technique national permet d’anticiper le “go-to-regulatory” (conformité) sans sacrifier le “go-to-market” (expérience client). Autant faut-il accepter pour chaque citoyen de disposer des identités compatibles, permis de conduire et carte d’identité. Exemple pour un prêt bancaire. Procédure actuelle Prêt bancaire Procédure numérique Prêt bancaire Enjeux et Risques Identifiés Malgré les avantages en termes de lutte contre la fraude et de fluidité, plusieurs points de vigilance sont soulevés : Risque de traçage : Certains craignent que l’utilisation du portefeuille ne laisse des traces permettant à l’État ou aux émetteurs de suivre les connexions des citoyens. Actuellement en France on a le droit de vivre sans permis ni carte d’identité. Avec ses systèmes vous devez vous enregistrer sur un de ces documents. Cybersécurité (Article 45) : Le règlement oblige les navigateurs à accepter certains certificats de sécurité étatiques (QWAC), ce qui inquiète les experts quant à de possibles interceptions de trafic chiffré. Penser aussi aux textes de loi sur les back door gouvernementales pour contourner les cryptages. Dépendance matérielle : Le portefeuille repose sur les composants de sécurité des smartphones contrôlés par des firmes américaines (Apple et Google) et chinoises, posant un défi de souveraineté technologique. Pour les entreprises, l’intégration peut se faire soit en direct (gestion interne de la complexité technique et réglementaire), soit via des intermédiaires (plateformes comme Hopae ou Docusign) qui facilitent la connexion aux différents registres de confiance européens. ThématiquePromesse (Vision UE)Risque (Critique des Opposants)Vie PrivéeZéro Knowledge Proof : Vous prouvez votre âge sans donner votre date de naissance.Traçage d’usage : L’État ou le fournisseur du Wallet sait où et quand vous l’utilisez.SécuritéCoffre-fort numérique : Fin des mots de passe volés et de l’usurpation d’identité.Point de défaillance unique : Si votre smartphone est compromis ou le système piraté, toute votre vie est exposée.SouverainetéIndépendance : Une solution européenne pour ne plus dépendre de Facebook/Google Connect.Infrastructure US : Le Wallet repose sur les puces (Secure Enclave) d’Apple et Google.Liberté d’accèsVolontariat : Le citoyen reste libre d’utiliser le format papier ou plastique.Obligation déguisée : Si les banques et services publics l’imposent pour “aller plus vite”, le refus devient impossible.Web de confianceAuthentification forte : Moins de bots, de deepfakes et d’arnaques en ligne.Fin de l’anonymat : Risque de voir disparaître la possibilité de naviguer sous pseudonyme sur le Web. Transformer la contrainte en opportunité L’identité numérique n’est pas qu’une affaire de juristes ; c’est un levier de performance. La lourdeur des vérifications KYC (Know Your Customer) est le premier frein à la croissance. L’EUDI Wallet transforme ce parcours : De 7 étapes à une validation instantanée : Fini le scan de documents et la saisie manuelle. L’accès aux « credentials vérifiables » (diplômes, IBAN, attestations de fonds) fluidifie l’entrée en relation. Synergie avec l’Open Banking : Dans la lignée de la DSP3, le Wallet devient l’infrastructure de confiance permettant de sécuriser les consentements et les interactions financières en temps réel. Réduction drastique de la fraude : L’utilisation d’identités régaliennes de niveau d’assurance “élevé” élimine la fraude documentaire à la source. Souveraineté et points de friction Malgré l’optimisme technologique, des zones d’ombre persistent. Le débat s’est cristallisé autour de l’Article 45 du règlement. Les experts s’inquiètent de l’obligation faite aux navigateurs d’accepter des certificats de sécurité (QWAC) émis par les États. Le risque ? Des attaques de type Man-in-the-Middle, où un État pourrait théoriquement intercepter le trafic chiffré de ses citoyens. Plus piquant encore est le paradoxe matériel : le Wallet repose sur des “enclaves sécurisées” (puces NFC et biométrie) intégrées aux smartphones. Ces technologies NFC sont américaines sur des smartphone chinois, coréen ou américains. « L’Europe construit son identité ‘souveraine’ sur une infrastructure matérielle qu’elle ne maîtrise pas. » L’identité régalienne de demain dépendra donc, en dernier ressort, de la bonne volonté d’Apple et Google à ouvrir leurs composants sécurisés. Enfin, subsiste le risque d’un traçage par l’émetteur (l’État) qui, bien que ne voyant pas le contenu des données via ZKP, pourrait enregistrer la fréquence et le lieu des authentifications, dessinant ainsi une “ombre numérique” persistante. Conclusion : Vers une “économie de la preuve” L’EUDI Wallet marque l’avènement d’une société où la preuve certifiée — qu’il s’agisse d’un diplôme, d’une attestation électronique d’attributs ou d’un statut professionnel — devient un actif fluide et portable. Pour les entreprises, c’est l’opportunité de passer d’un web de documents statiques à un web de confiance dynamique. Cependant, le défi reste humain. Saurons-nous transformer cet outil en levier de so

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  2. 2月14日 · 影片

    Sold Out : Malo Bernard veut devenir le « Too Good To Go » du sport français

    Sold Out le pitch Dans le monde du sport, rien n’est plus triste que le silence visuel des sièges vides au milieu d’un kop vibrant. Pour Malo Bernard, jeune entrepreneur de 21 ans, le contraste brutal entre la magie d’un stade comble et « l’effet négatif » d’une enceinte à moitié vide. C’est par une analogie entre des applications anti gaspi et sa passion pour le sport que germe une idée ambitieuse : transformer les invendus de places en une nouvelle économie de la passion. Avec sa startup « Sold Out », il se donne pour mission de réinjecter de la vie dans les tribunes en appliquant au sport les codes de la consommation. L’économie circulaire au service du sport Sold Out ne se contente pas de vendre des billets ; la plateforme transpose le modèle de l’anti-gaspillage alimentaire au secteur de l’événementiel sportif. En s’inspirant de la réussite de Too Good To Go pour le commerce de proximité ou de Ticket Nunc pour la culture, Malo Bernard veut briser la barrière de l’accès au direct. L’objectif est simple : permettre aux clubs de remettre sur le marché leurs invendus de dernière minute à prix réduit. Le service s’articule autour d’un écosystème mobile binaire : Pour l’utilisateur : Une interface intuitive permettant de géolocaliser les opportunités, de recevoir des alertes en temps réel et d’acheter son billet instantanément pour une réception par mail. Pour le club partenaire : Un outil de gestion conçu pour une totale autonomie de gestion des places disponibles et de leur prix de vente. « La mission de Sold Out, c’est de remplir toutes les tribunes parce que je suis persuadé qu’un match ça se vit dans des tribunes pleines à craquer. » Malo BERNARD Démocratiser la tarification dynamique Pourquoi les clubs ne maximisent-ils pas déjà leur remplissage ? Le diagnostic de Malo Bernard est sans appel : les équipes administratives sont souvent en sous-effectif durant la saison. Le manque de temps et d’outils empêche la mise en œuvre de stratégies de yield management sophistiquées. Si des structures comme le Brest Handball ont déjà prouvé l’efficacité de la tarification dynamique, elles restent des exceptions. Sold Out arrive comme un complément agile aux billetteries traditionnelles, offrant une solution clé en main pour adresser spécifiquement la niche du « last-minute » sans alourdir la charge de travail des clubs. L’héritage des JO : Vers une synergie communautaire L’inspiration de Sold Out puise également dans la ferveur des Jeux Olympiques de Paris. Malo y a observé un phénomène de transfert : une fois la barrière du prix et de l’accès levée, le public s’est rué sur des disciplines dites « mineures », créant une ambiance électrique sur tous les terrains. L’ambition est ici de créer une synergie communautaire. En abaissant le seuil financier, Sold Out permet à un fan de football de s’essayer au handball, au basket ou au rugby. Cette transversalité transforme l’application en un puissant levier de recrutement : elle attire de nouveaux profils qui, après une première expérience réussie, ont vocation à devenir des supporters réguliers via les canaux classiques des clubs. Un modèle « Gagnant-Gagnant » La force de frappe commerciale de Sold Out réside dans son absence totale de risque financier pour les organisations sportives. Le modèle repose exclusivement sur une commission prélevée sur les ventes effectives. La startup mise sur un respect scrupuleux de l’identité de marque des clubs : Autonomie totale : Le club reste le seul maître à bord pour définir le volume de places et, surtout, le prix de vente. Zéro risque : Aucun engagement financier initial. Si aucune place n’est vendue, le club ne doit rien. Cette approche lève les freins psychologiques des directeurs de billetterie, souvent frileux à l’idée de perdre le contrôle sur leur politique tarifaire. Sold’out L’audace à 21 ans Le parcours de Malo Bernard incarne cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui préfèrent l’action à la théorie. Après avoir interrompu ses études en licence, il s’est immergé dans l’écosystème entrepreneurial, soutenu par le réseau Pépite puis par la Technopole d’Angers. Malo documente les coulisses et les revers de son aventure sur LinkedIn, fédérant déjà une communauté avant même le lancement technique. Il vous fait vivre son aventure sur linkedin et les réseaux sociaux. Côté capital, la startup a démarré avec des ressources maîtrisées : un apport familial de complété par une aide régionale à l’innovation. Ce capital d’un peu moins de 20K€ a permis de financer le développement technique confié à l’agence angevine CodeKraft. Cap sur septembre 2026 Le déploiement de l’application Sold Out suit une trajectoire structurée de Proof of concept (POC) avant de passer à un plus large commercialisation. Février 2026 marque l’étape cruciale où deux clubs pilotes testeront le modèle en conditions réelles. Ce test grandeur nature servira de socle pour convaincre les clubs de Ligue 1 et Ligue 2 avec lesquels des discussions sont déjà engagées. L’objectif final est fixé à septembre 2026 pour un déploiement national massif, avec une ambition claire : atteindre un réseau de 20 clubs partenaires pour stabiliser la rentabilité. Alors que les modes de vie privilégient désormais l’instantanéité et la flexibilité, une question s’impose : le modèle de la « dernière minute » va-t-il transformer notre façon de consommer le sport et devenir une solution pour remplir les stades à chaque évènements ? Pour suivre Malo : Son linkedin : https://www.linkedin.com/in/malo-bernard-profil/ Son Instagram : https://www.instagram.com/soldout_sport/ Par régis BAUDOUIN Suivez aussi l’aventure de BPM The post Sold Out : Malo Bernard veut devenir le « Too Good To Go » du sport français first appeared on XY Magazine.

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  3. 2月7日 · 影片

    Matter 2.0 et l'offensive IKEA : La domotique devient abordable pour tous

    Matter 2.0 et l’offensive IKEA On a déjà parlé de domotique sur XY Magazine mais il faut bien avouer que c’était un sujet de niche réservé à des bidouilleurs passionnés. Matter 2.0 et l’offensive IKEA c’est clairement l’entrée sur ce marché d’un géant de la distribution avec des prix très attractifs. Ce temps-là est officiellement révolu. En ce début d’année 2026, la maison connectée vit son “moment Windows 95” : une simplification radicale portée par la maturité du protocole Matter 2.0 et l’arrivé sur la marché mass market de géants comme IKEA. Si la technologie devient invisible et bon marché, elle change de statut. D’un hobby pour technophiles, elle glisse vers un équipement de base de l’habitat, presque au même titre que l’électricité ou l’eau courante. Mais cette “standardisation pour tous” est-elle un gage de liberté ou une nouvelle forme de dépendance ? Entre promesse d’interopérabilité totale et enjeux de souveraineté des données domestiques, XY Magazine décrypte la nouvelle infrastructure MATTER 2.0. Quand le le distributeur suédois démocratise le protocole MATTER 2.0 Le “Langage Universel” : Matter et Thread expliqués simplement Pour comprendre pourquoi cette transition est capitale, il faut distinguer deux technologies complémentaires qui travaillent en coulisses. Leur standardisation permet de produire des composants moins couteux et de les diffuser à grande échelle en s’appuyant sur les service Amazon, Apple et Google. • Matter : C’est le langage commun. C’est un standard universel qui permet à une ampoule connectée de “parler” nativement à un HomePod d’Apple, une enceinte Echo d’Amazon ou un Google Nest. Il garantit que tous vos appareils sont compatibles entre eux. • Thread : C’est le réseau de transport. Contrairement au Wi-Fi, qui sature vite, Thread est un réseau maillé (“mesh”) local. Chaque appareil branché renforce le réseau pour les autres. L’un de ses grands atouts est sa capacité “auto-réparatrice” : si un routeur (comme une prise connectée) est débranché, le réseau redirige automatiquement les données par un autre chemin pour maintenir la connexion. • Le Border Router : C’est le pont entre votre réseau internet et vos objets Thread. De nombreux appareils ,HomePod Mini, Apple TV 4K, Google Nest WiFi Pro, remplissent ce rôle. Matter 2.0, c’est la version boostée : plus puissante, plus rapide et surtout, plus sécurisée grâce à une cryptographie digne d’un film d’espionnage. Elle élargit son champ d’action à la gestion d’énergie et à la gestion de l’eau. La maison devient intelligente et éco-responsable. La domotique comme “Commodity” La fin de la barrière du prix : De la technologie de pointe à moins de 10 € IKEA s’est donné pour mission de démocratiser des technologies autrefois réservées aux technophiles avertis. L’annonce la plus marquante concerne le prix : la gamme débute aux alentours de 10 €, avec des produits phares comme un capteur de mouvement proposé à seulement 7,99 €. Pour ceux qui ne connaissent pas les prix, habituellement on est plutôt sur plus de 50€ pièce. Jusqu’à présent, la technologie de la maison connectée n’était pas facile à utiliser pour la plupart des gens, ni assez abordable pour que beaucoup l’envisagent. En intégrant Matter à ses produits, IKEA fait un grand pas dans la bonne direction. L’objectif du distributeur est de rendre la maison intelligente facile à utiliser, facile à comprendre et accessible au plus grand nombre. La gamme annoncée en janvier 2026 dépasse largement l’éclairage classique, même si l’on note une légère baisse de la qualité perçue des plastiques et du “clic” des boutons par rapport à l’ancienne génération. Il faut faire des compromis pour avoir des prix aussi agressifs. Avec des détecteurs et des capteurs, cette gamme devient complète pour un projet de domotique simple et peu couteux. Alpstuga : Ce contrôleur de qualité d’air surveille la température, l’humidité, les PM 2.5 et le CO2. Avec son look de radio-réveil, il affiche l’heure, mais attention : l’écran ne peut pas être éteint, ce qui peut gêner dans une chambre. Il nécessite une alimentation USB-C. Usage concret : Une LED orange s’allume lorsque le CO2 dépasse les seuils recommandés, signalant qu’il faut aérer. On a déjà traité de ce sujet, la qualité de l’air dans les logements est trop négligée Alpstuga Timer Flot : Un capteur de température et d’humidité discret. Son écran est éteint par défaut et s’active d’une pression. Il est ultra-réactif avec une mise à jour des données toutes les 5 minutes. Clipbook : Evolution du capteur Badring, ce détecteur de fuite d’eau possède deux broches sous l’appareil. Dès qu’elles touchent de l’eau, il fait retentir une alarme sonore puissante. Le petit plus : Il fonctionne de manière autonome. Même sans hub domotique, il sonnera pour vous prévenir d’un dégât des eaux. Prendre le contrôles de ses données Comme toujours avec l’informatique, on peut s’en remettre aux GAFAM ou prendre en main son système. Comme évoqué plus avant le protocole MATTER 2.0 est livré avec les services des principaux GAFAM. Mais vous pouvez aussi le gérer vous même en local. C’est tout de suite un peu plus complexe car il faut construire une infrastructure. Si vous avez NAS qui tourne en permanence, lancez vous avec home assistant. Home assistant est un OS et service indépendant qui vous permet de prendre en charge le protocole MATTER. Home assistant prend en charge tous les protocoles connus avec la possibilité d’être hébergé sur le serveur de votre choix. Vous gardez le contrôle de vos données. home assistant L’intégration avec Home Assistant est facilitée par l’émergence du standard Matter, qui permet d’unifier la communication entre les appareils de différents fabricants. Home Assistant peut être utilisé comme la plateforme centrale pour permettre à des objets utilisant différents protocoles, comme le Zigbee, d’interagir avec le reste de la maison. Pour les utilisateurs de cette solution, l’intégration des nouveaux produits Matter via Thread (comme la nouvelle gamme IKEA) est possible à condition de posséder un coordinateur réseau compatible, tel que le modèle MR1-U de chez SMLite. L’un des grands avantages de Matter est sa fonction « multi-admin », qui permet d’utiliser simultanément vos équipements sur plusieurs plateformes, incluant Home Assistant, Alexa ou Apple Home. Voici les points clés concernant l’usage de Home Assistant avec les nouveaux standards : Le cerveau du système : Il est possible de commencer avec un écosystème grand public simple (comme Apple Home) et d’ajouter Home Assistant plus tard pour gérer des automatisations plus complexes sans avoir à tout reconstruire. Visibilité des capteurs : Une fois connectés, les appareils remontent diverses informations précises sous forme d’entités. Par exemple, pour un capteur de mouvement, Home Assistant affichera la détection de mouvement, l’intensité lumineuse en lux et le niveau de batterie. Simplicité d’installation : Grâce au protocole Matter, l’ajout d’un produit se résume souvent à scanner un QR code pour qu’il soit reconnu par l’interface. Compatibilité étendue : Les capteurs de température, d’humidité, de fuite d’eau ou de qualité de l’air (PM 2.5 et CO2) sont pleinement compatibles et permettent de créer des scénarios basés sur les variations de ces données. Enfin, l’utilisation de Matter via Thread avec Home Assistant favorise un fonctionnement 100 % local, ce qui réduit les latences et évite la dépendance aux serveurs cloud des fabricants. La simplicité et la baisse des prix ne doit pas se payer par une perte de contrôle. Le CES 2026 a montré la voie suivi par les possibilité du protocole MATTER : serrures à reconnaissance faciale chez SwitchBot, thermostats muraux Thread chez Eve Systems, et éclairages immersifs chez Govee. IKEA continue d’innover avec des intégrations dans ses meubles qui sera plus poussée. Attention cependant, tout objet connecter communique avec son serveur. Si celui-ci est à l’étranger, vous ne maitrisez plus l’usage de vos données captées (présence, absence, températures, usages). Il faut garder en tête que ces données sont exploitées et revendues. C’est pour cela que je vous encourage à être hébergeur de vos données autant que possible pour en garder le contrôle. 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  4. 1月31日 · 影片

    Openclaw votre futur meilleur ami

    Pourquoi openclaw votre futur meilleur ami est aussi votre double numérique Openclaw va au-delà du simple chatbot Face à l’avalanche de promesses non tenues dans le domaine de l’intelligence artificielle, on peut rester sur sa faim concernant les applications concrète. Openclaw surgit comme une rupture brutale. Crée par Peter Steinberger en open source. Ce créateur est très prolifique sur github et là il a trouvé la killer app pour l’intelligence artificielle. Nous assistons peut-être à la mort du chatbot passif au profit de l’agent autonome, un outil doté de “mains” pour agir et d’une mémoire pour apprendre. En seulement 19 jours, ce projet open source a accumulé plus de 94 600 étoiles sur GitHub, une explosion qui témoigne du succès rencontré. Pour faire simple vous pouvez donner à Openclaw le contrôle total de votre vie vie votre PC et vos comptes. Openclaw En résumé avec Openclaw vous donnez les clé du camion à un robot intelligent qui va assumer vos taches à votre place. A peine sorti, déjà un procès pour Openclaw En une semaine le service a changé deux fois de nom. Au départ le nom était Clowdbot. Mais Claude IA a trouvé que c’était trop proche de son nom et a engagé un procès. Le service a changé pour Moltbot cette semaine, et au moment ou cet article est rédigé le nom vient de changer pour Openbot. L’autonomie réelle : Quand l’IA arrête de suggérer pour commencer à agir La véritable force de Openclaw réside dans sa boucle agentique, un concept qui lui permet d’improviser des plans complexes pour atteindre un objectif précis. Pour lui donner les consignes vous passez par une messagerie type telegam ou whatsapp. Ensuite, en utilisant seul les ressources du PC, il va réaliser la tache. Si il a besoin d’un mot de passe vous lui donnez ou il va le chercher dans votre coffre fort de mot de passe. Imaginez les possibilités. Contrairement aux assistants classiques, il peut créer de lui-même un tableau Excel ou prendre l’initiative de contacter un restaurant par téléphone via une synthèse vocale, ou télécharger des documents pour vous. Si une interface numérique lui résiste, l’agent explore des voies alternatives, comme l’utilisation de logiciels pour accéder au résultat. Cette capacité à naviguer entre les outils pour résoudre un problème imprévu marque une étape majeure vers une IA qui n’est plus un outil, mais un partenaire. “Il ne s’agit pas de routines préprogrammées. Ce sont des comportements dynamiques nés d’une boucle agentique qui prend un objectif et improvise un plan, saisissant tous les outils nécessaires à son exécution.” — Jason Meller, 1Password. A chaque tache réussie, il apprend pour toujours comment la réaliser et sera plus efficace la fois suivante. Pour fonctionner pas besoin d’un centre de data entier, un mini PC suffit ou un Raspberry pi. vous pouvez l’installer vous même. Vous le connectez sur une IA comme Antropic ou Chat GPT, et c’est parti. Le “Personal OS” : Reprendre le contrôle face aux géants du SaaS Openclaw incarne une vision où l’utilisateur redevient le maître de son infrastructure en transformant un simple mini PC en un système d’exploitation personnel dopé à l’IA. Cette approche “local-first” permet en partie de s’affranchir des grandes entreprises technologiques tout en garantissant un contrôle total sur les flux de données. En hébergeant l’agent sur sa propre machine, l’utilisateur dispose d’une puissance de calcul et d’une confidentialité que les solutions SaaS centralisées ne peuvent égaler. Attention tout de même. accédant ensuite aux outils GAFAM et devant utiliser les service d’une IA du marché, au final Openclaw vous met bien en contact avec eux. Cette transition vers une autonomie locale est perçue par la communauté comme une libération philosophique et technique majeure. Pour beaucoup de pionniers, faire tourner cet agent sur son propre matériel procure une sensation oubliée de maîtrise totale sur la “pile” technologique. C’est le passage symbolique de Windows à Linux d’il y a vingt ans, où l’utilisateur reprend enfin la souveraineté de son espace numérique personnel. Cela explique un partie du succès fulgurant du service. Le pacte faustien : La puissance brute au prix d’une sécurité fragile L’efficacité redoutable de Openclaw repose sur une architecture qui ignore délibérément certaines barrières de sécurité conventionnelles pour favoriser une action sans entrave. Les clés API et les journaux de session sont stockés en texte clair. Cette vulnérabilité n’est pas théorique : plus de 1 600 instances ont déjà été détectées sur Shodan via le port 18789, exposées sans défense sur le web. Beaucoup d’utilisateurs ont installé Openclaw sur leur propre PC sans le sécuriser d’avantage. Un attaquant ne se contente pas de voler des clés techniques ; il s’empare de la matière première nécessaire pour usurper totalement votre identité numérique. Grâce à la mémoire à long terme de Openclaw, un intrus peut analyser vos relations, vos projets en cours et votre style rédactionnel unique. Pour mitiger ces risques , le projet propose désormais un cloisonnement via Docker Sandboxing afin d’isoler l’exécution des commandes. Il est conseillé de l’installer sur un serveur dédié et sécuriser, voire chez un cloud provider. “Il n’existe pas de configuration ‘parfaitement sécurisée’.” — Peter Steinberger, créateur de Openclaw. L’identité de l’agent : Recruter une IA comme un nouvel employé Pour sécuriser le service, il devient crucial de traiter l’agent IA comme une entité propre plutôt que comme une simple application installée. Au lieu de lui accorder des accès globaux permanents, la stratégie consiste à lui donner une identité distincte, avec son propre compte email et ses propres accès réservés. Cette approche permet de médiatiser l’accès en temps réel, garantissant que chaque action de l’IA est validée dynamiquement en fonction du contexte immédiat. Surtout vous ne créez pas votre double numérique et ses failles de sécurité. Il a ses comptes vous avez les vôtres et vous pouvez lui octroyer des droits utilisateur mais pas administrateur. L’intégration de fonctionnalités comme Voice Wake et le Talk Mode, propulsées par ElevenLabs, rend cette métaphore de l’employé singulièrement tangible. L’IA n’est plus un texte froid sur un écran, mais une présence vocale capable d’interagir par la parole avec son environnement. Cette incarnation renforce la nécessité d’une identité propre pour l’agent, lui permettant de gérer ses outils quotidiens comme une recrue humaine au sein d’une équipe.Car vous lui parlez mais il vous répond en permanence. Applications concrètes de Openclaw Openclaw est capable d’automatiser une vaste gamme de tâches en prenant le contrôle d’un ordinateur et en interagissant avec divers services via un cycle agentique. Par exemple, il peut gérer votre vie quotidienne en nettoyant votre boîte de réception, en envoyant des e-mails, en organisant votre calendrier ou en effectuant votre enregistrement pour un vol via des applications de messagerie comme WhatsApp ou Telegram. Dites juste “aujourd’hui réponds à tous mes mails et télécharge toutes les pièces jointes” Il est également en mesure de gérer des démarches administratives complexes, telles que la soumission de demandes de remboursements de soins de santé ou la recherche de rendez-vous chez le médecin. pour cela il faudra lui donner votre compte et mot de passe Doctolib. Il va se faire passer pour vous. Dans un contexte professionnel, Openclaw peut se connecter de manière autonome à un outil de gestion pour télécharger une facture, puis naviguer vers une plateforme comptable pour y déposer le document. Pour les développeurs, il peut réaliser des tâches techniques avancées comme la création d’un tableau kanban fonctionnel en une heure ou la surveillance d’erreurs logicielles via des webhooks Sentry afin de résoudre des bugs et d’ouvrir des Pull Requests sur GitHub. Certains utilisateurs l’utilisent même pour créer des flux de travail réutilisables en analysant des vidéos YouTube pour en extraire des compétences spécifiques. C’est incroyable. Enfin, Openclaw peut interagir directement avec votre matériel informatique en éteignant votre PC à distance ou en pilotant des objets connectés. Il peut même improviser des solutions surprenantes, comme appeler directement un restaurant avec une voix synthétique pour obtenir une réservation lorsque les systèmes en ligne sont indisponibles. Conclusion : Vers une collaboration inévitable ou une obsolescence programmée ? Openclaw n’est pas seulement un utilitaire technique, c’est le portail vers un futur où la frontière entre le logiciel et votre personnalité devient étroite. Si ses capacités de mémorisation infinie et de correction autonome impressionnent, elles nous placent devant un dilemme éthique et sécuritaire fondamental. L’adoption de tels agents semble inévitable pour rester compétitif dans un monde numérique dont la cadence s’accélère. Reste à savoir si vous êtes réellement prêt à confier les clés de votre vie numérique à un assistant autonome, sachant qu’il peut aussi bien vous libérer que vous exposer. Par régis BAUDOUIN The post Openclaw votre futur meilleur ami first appeared on XY Magazine.

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  5. 1月24日 · 影片

    Plus de bonheur et moins de swipes avec BPM

    Plus de bonheur et moins de swipes avec BPM sports. BPM sports est une application de dating par le sport pour les sportifs. J’ai pu rencontrer le créateur de BPM sports, Gabriel ZEITOUN pour une interview sur la nouvelle application BPM sports qui combine, sport, dating et rencontre. Nous avons discuté de son applications mais aussi de son business modèle et de ses ambitions. Voici les 4 leçons contre-intuitives du fondateur de l’application de rencontre BPM sports Illustration BPM Briser la glace (et la routine) des premiers rendez-vous Ce premier café aux allures d’entretien d’embauche, ces silences que l’on meuble en fixant sa tasse… Le premier rendez-vous est souvent une épreuve plus qu’une promesse. Il y a un an et demi, Gabriel était célibataire, passionné de sport, et frustré par les applications de rencontre classiques. Sur Hinge, il peinait à trouver des profils partageant son style de vie actif. En parallèle, il observait un phénomène : les run clubs devenaient les nouveaux lieux de rencontre, au point que certains ne participaient que pour espérer une rencontre. Un date en trois étapes De ce double constat est née BPM sports, son application de rencontre pour sportifs. Le nom, « Battements Par Minute », évoque l’effort cardiaque et le rythme du cœur qui s’emballe. Son pari : si le sport peut rapprocher les gens dans la vie réelle, pourquoi pas sur une app ? Le parcours de Gabriel, qui avoue avec humour qu’il n’est «plus célibataire aujourd’hui », révèle des leçons surprenantes sur l’entrepreneuriat, le marketing et la nature des relations humaines à l’ère du digital. La meilleure rencontre commence par une session de sport, pas par un verre Le principe fondamental de BPM sports est simple mais radical : remplacer le traditionnel rendez-vous au bar par un jogging, une partie de tennis ou une randonnée. L’approche est plus naturelle, moins formelle, et crée un lien instantané autour d’une passion commune. Plutôt que de se jauger autour d’une table, les utilisateurs partagent une expérience active qui en dit long sur leur personnalité. Les profils Mais une idée de génie ne suffit pas à construire une entreprise. Gabriel l’a appris à ses dépens en affrontant le premier obstacle de tout entrepreneur : l’humain. Le plus grand défi n’est pas l’idée, mais de trouver le bon associé On imagine que le plus dur est le code ou le financement. Pour Gabriel, l’épreuve la plus complexe fut de trouver le bon cofondateur. Il souligne, a juste titre, qu’un nombre incalculable de startups échouent à cause de conflits entre associés, une expérience qu’il a lui-même vécue avant de s’allier avec son partenaire technique actuel. Cette leçon rappelle que même dans la tech, le succès repose d’abord sur des relations humaines solides et une vision partagée. La partie humainement la plus compliquée. Quand on lance une boîte, c’est vraiment l’association. Une fois l’équipe soudée, un autre défi, tout aussi humain, se présente : attirer la foule. Faire venir des utilisateurs pour démontrer le concept et ajuster le modèle. Pour une nouvelle application, le marketing est plus important que le produit Voici une vérité qui bouscule le mantra du « produit avant tout ». Gabriel est catégorique : pour une application grand public, le marketing et la distribution sont la clé absolue. La logique est implacable : une application de rencontre est inutile sans une masse critique d’utilisateurs. Son objectif est d’atteindre 10 000 utilisateurs en France pour garantir une bonne expérience partout. Le défi principal n’est donc pas de peaufiner le code, mais de convaincre les gens de télécharger l’application. Pour déclencher la viralité autour de l’application, Gabriel compte principalement sur les réseaux sociaux en référencement gratuit et payant. Ses buyer personae (cibles) sont sur tic tok, instagram et il faut aller les chercher sur ces réseaux. J’ai envie de dire même tout le reste passe au second plan Ce qui compte vraiment c’est de faire en sorte que les gens téléchargent ton application. Atteindre au plus vite une masse critique de 10 000 users et ensuite revenir sur le produit pour proposer une modèle économique, des fonctionnalités et chercher des investisseurs. Le paradoxe ultime : le succès, c’est quand vos clients vous quittent Toutes les applications de rencontre sont construites sur un paradoxe, et BPM sports ne fait pas exception. Si l’application remplit sa mission et qu’un utilisateur trouve l’amour, il la supprime. Chaque succès représente donc une perte de revenu potentiel, que l’utilisateur ait payé un abonnement ou non. Loin de fuir cette réalité, Gabriel l’assume pleinement. Le but final est que les utilisateurs partent parce qu’ils ont trouvé quelqu’un. Le véritable succès ne se mesure pas en rétention d’utilisateurs, mais en couples formés. Plus qu’une application, une nouvelle philosophie de la rencontre L’aventure de BPM sports montre que créer une application va bien au-delà des lignes de code. C’est une plongée dans la psychologie humaine, les dures réalités du business et le parcours d’un entrepreneur qui navigue entre relations humaines, stratégies marketing et les paradoxes de son propre modèle économique. Au fond, l’idée de se rencontrer autour d’une passion commune nous rappelle une vérité simple : les meilleures connexions se font quand on est soi-même, en faisant ce que l’on aime. Lien vers l’application BPM sports Par Régis BAUDOUIN The post Plus de bonheur et moins de swipes avec BPM sports first appeared on XY Magazine.

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  6. 1月17日 · 影片

    L'intelligence artificielle pour faire baisser le chômage

    L’intelligence artificielle pour faire baisser le chômage, cette affirmation peut vous faire bondir. On va étudier comment France travail est plus efficient en multipliant les usages concrets. L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) par France Travail s’inscrit dans une volonté de transformation profonde de l’opérateur, avec des objectifs structurés autour de l’amélioration du service et de l’optimisation des ressources internes. Le projet est plus fait pour améliorer leur indicateurs que pour aider les chômeurs à connaitre leurs droits. Principaux objectifs stratégiques L’amélioration du service rendu aux usagers : L’objectif constant est de renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi et des entreprises. Cela inclut une personnalisation accrue des services et une meilleure efficacité de l’appariement entre l’offre et la demande d’emploi. Avec le programme Data IA lancé en 2024, l’opérateur ambitionne d’utiliser l’IA générative pour « bousculer » les méthodes de travail quotidiennes des conseillers. L’IA est vue comme un levier pour revisiter les actes métiers et soutenir la transformation globale de l’organisme. En automatisant les tâches à faible valeur ajoutée, l’IA doit permettre aux conseillers de se recentrer sur des activités plus qualitatives et sur le contact humain. L’un des indicateurs d’impact est d’augmenter de 20 % le soutien aux usagers qui en ont le plus besoin. L’IA doit aider France Travail à absorber les charges supplémentaires liées à la loi pour le plein emploi de 2023, notamment l’inscription généralisée de tous les chercheurs d’emploi et la création de services communs pour le « Réseau pour l’emploi ». Gains d’efficience attendus France travail a décidé de recourir massivement à l’intelligence artificielle, se traduisant par des économies financières et des gains de temps de travail : L’intelligence artificielle vise à supprimer les tâches fastidieuses comme la saisie manuelle de données (grâce à l’analyse automatique de CV) ou le tri de documents. Par exemple, l’outil ChatFT est estimé réduire de 30 % le temps passé sur la production écrite (courriels, synthèses). #image_title Économies financières : Entre 2017 et 2025, les économies induites par l’IA sont estimées à environ 120 millions d’euros, dépassant légèrement le budget de 108 millions d’euros consacré au développement de ces outils sur la même période. L’intelligence artificielle transforme (déjà) votre recherche d’emploi Le changement de nom de Pôle emploi à France Travail en janvier 2024 n’a pas été qu’un simple changement d’enseigne. C’est aussi l’aboutissement d’une mue technologique amorcée dès 2015. Derrière les conseillers, l’algorithme a pris ses quartiers. Aujourd’hui, en ce début d’année 2026, l’intelligence artificielle n’est plus une promesse de science-fiction, mais le moteur discret du service public de l’emploi français Pourtant, une question fondamentale subsiste : dans cette course à l’efficience, l’algorithme est-il en train de supplanter l’humain ou de l’augmenter ? ChatFT, véritable majordome numérique des conseillers redéfinit les règles du jeu pour des millions de Français. L’IA est déjà partout : 27 outils à grande échelle Contrairement aux idées reçues, l’IA chez France Travail ne se résume pas à un simple chatbot de bienvenue. En avril 2025, l’opérateur comptait déjà 27 cas d’usage déployés et exploités à grande échelle. Cette infrastructure agit comme un filtre invisible, essentiel à la fluidité d’un marché du travail saturé. L’analyse automatisée des CV : Un gain de temps spectaculaire. Là où un usager passait 45 minutes à remplir son profil de compétences, l’IA extrait désormais l’essentiel en seulement 15 minutes. La traque de l’illégalité via “Lego” : Contrairement aux outils d’analyse de CV, l’outil “Lego” est spécifiquement dédié à l’identification des offres d’emploi illégales ou frauduleuses avant leur publication. Un rempart crucial pour la sécurité des demandeurs d’emploi. L’orientation prédictive : Des solutions comme “La bonne boîte” utilisent le machine learning pour débusquer le “marché caché”, identifiant les entreprises à fort potentiel d’embauche avant même qu’elles n’émettent une offre. #image_title L’opérateur France Travail recourt à l’intelligence artificielle (IA) depuis 2015 pour améliorer le service rendu aux usagers et renforcer son efficience en permettant aux conseillers de se consacrer à des tâches plus qualitatives. #image_title Le paradoxe du bénéficiaire : Les agents d’abord, les usagers ensuite Le chiffre est frappant : 80,5 % des cas d’usage de l’IA sont destinés aux conseillers, et non directement aux demandeurs d’emploi. Ce choix stratégique répond à une réalité opérationnelle brutale : la saturation numérique. Entre 2017 et 2024, alors que les visites physiques en agence chutaient de 42 %, le volume de courriels a bondi de 72 %, passant de 19,5 à 34,3 millions mail par an.. Pour ne pas sombrer sous cette marée de mails, France Travail a fait de l’IA le “majordome” de ses agents. ChatFT, l’agent conversationnel interne, est aujourd’hui utilisé par 56 % des agents, traitant notamment la rédaction de 51 % des brouillons de courriels. Les gains d’efficience projetés à l’horizon 2027 sont massifs et précis : 226 ETP (Équivalents Temps Plein) économisés grâce à l’aide rédactionnelle via ChatFT. 241 ETP libérés par l’outil NEO (préparation des entretiens). 157 ETP générés par la composante IA de Panoptes (reconnaissance automatique de documents), auxquels s’ajoutent 143 ETP pour son volet Data. Un investissement rentable, mais un apprentissage par l’échec L’IA représente un levier financier majeur. Entre 2017 et 2024, France Travail a investi 93 millions d’euros dans ces technologies, avec un budget complémentaire de 15 millions d’euros pour 2025. Le retour sur investissement semble au rendez-vous, avec 120 millions d’euros d’économies induites. Cependant, l’analyse d’expert révèle une réalité moins linéaire que les communiqués officiels. Le déploiement de l’IA est aussi une histoire d’essais et d’erreurs : 17 cas d’usage ont été purement et simplement abandonnés (comme l’outil de prédiction de pourvoi d’offre à 30 jours, jugé peu utile). Par ailleurs, ces économies ne riment pas avec suppressions de postes, mais avec des « redéploiements intra-postes » : le temps libéré est théoriquement réalloué à l’accompagnement des publics les plus fragiles. Zones d’ombre : Un retard critique sur la protection des données C’est ici que le bât blesse. Il est impératif de souligner un échec légal et éthique majeur : une « quasi-absence » d’analyses d’impact relative à la protection des données. Alors que France Travail traite des données massives et parfois sensibles, le retard dans la sécurisation juridique est préoccupant. L’opérateur n’apparaît pas non plus prêt pour le Règlement Européen sur l’IA (RIA). Comment garantir l’absence de biais algorithmiques ou de discriminations dans un service public si les outils de contrôle de conformité ne sont pas activés dès la conception ? La confiance des usagers repose sur cette transparence, encore trop lacunaire aujourd’hui. L’intelligence artificielle émotionnelle : La frontière franchie en PACA ? Une expérience controversée est menée en région PACA : l’utilisation d’outils de « reconnaissance des émotions ». Ces technologies visent à déduire l’état émotionnel d’une personne via des données vocales ou biométriques. Il est crucial de rappeler que le nouveau Règlement Européen sur l’IA (RIA/AI Act) interdit formellement ces pratiques sur le lieu de travail et dans le cadre du recrutement. Cette dérive marque la frontière poreuse entre l’assistance numérique et la surveillance algorithmique. Pour un service public, franchir ce pas risque de rompre définitivement le contrat de confiance avec les citoyens. Clairement cette expérience va trop loin. Les principaux cas d’usage de l’intelligence artificielle déployés En avril 2025, 27 de ces cas sont déployés à grande échelle, tandis que 16 sont en test et 17 ont été abandonnés. Services destinés aux agents et conseillers (80,5 % des cas) L’IA est prioritairement utilisée pour libérer du temps aux conseillers en automatisant les tâches répétitives. ChatFT et ses variantes (« FT’s ») : Basé sur l’IA générative, cet agent conversationnel sécurisé aide les agents dans la rédaction de courriels, la synthèse de documents et la recherche d’idées. Des variantes comme Chatdoc (traitement de documents) ou Néo (recherche d’informations dans le dossier du demandeur d’emploi) y sont adossées. LEGO : Cet outil de détection automatique identifie les offres d’emploi illégales (critères discriminatoires sur l’âge, la santé, etc.) avant leur publication. CVM (Contact via Mail) : Il facilite le traitement des flux massifs de courriels en identifiant automatiquement l’émetteur et en catégorisant les demandes par thématique pour les orienter vers le bon conseiller. MatchFT : Actuellement en cours de déploiement, il utilise l’IA générative pour préqualifier des candidats par SMS (vérification de la disponibilité, mobilité, intérêt) avant une mise en relation par le conseiller. Services destinés aux demandeurs d’emploi L’objectif est d’améliorer l’autonomie et l

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  7. 1月10日 · 影片

    Y-a-t-il un pilote qui contrôle le budget de l'Etat

    Y-a-t-il un pilote qui contrôle le budget de l’Etat; c’est la question que l’on peut se poser quand on voit la situation des finances. On exprime souvent les dépenses en pourcentage du PIB, mais jamais en rapport avec les recettes. C’est pourtant le ratio le plus simple. Les chiffres du budget sont ceux du ministère du budget. En 2025 montant des recettes de l’Etat : 370 577 000 000 € soit 370 milliard. En 2025 montant des dépenses de l’Etat : 817 356 000 000€ soit 817 milliard. Pour faire simple quand l’Etat reçoit 1 € il dépense 2.2 €. Quand on dépense plus de deux fois les revenus on est pas du tout bien géré. Y-a-t-il un pilote qui contrôle le budget de l’Etat Chaque citoyen attend, à juste titre, que l’État gère l’argent public avec la même rigueur qu’une entreprise performante. Pour répondre à cette exigence, un concept a été importé du secteur privé au début des années 2000 : le “contrôle de gestion”. L’objectif était de transplanter dans l’administration une culture du résultat pour enfin passer d’une “logique de moyens” à une “logique de performance”. Mais, comme pour une greffe d’organe, l’opération n’a de sens que si le corps receveur ne la rejette pas. Un rapport récent de la Cour des comptes dresse le tableau d’une “ambition perdue de vue”, révélant que le problème n’est pas technique, mais bien culturel et politique. Nous allons voir en quatre chapitres comment une idée juste s’est heurtée à la culture administrative, la transformant en un exercice de style déconnecté de sa finalité. Un “contrôle de gestion” qui oublie de contrôler les coûts Dans le secteur privé, la définition du contrôle de gestion est simple : c’est un outil essentiel pour maîtriser les coûts et optimiser la performance financière. Or, le constat de la Cour des comptes sur son application dans les services de l’État est sans appel : sa mise en œuvre est apparue “très largement déconnectée de la recherche d’économies budgétaires”. Ce paradoxe est au cœur de l’échec. L’outil même qui devait rationaliser la dépense a été déployé en oubliant sa fonction première. Le rapport ne se contente pas de ce constat, il en livre la cause culturelle : “une forme de désintérêt pour les questions budgétaires perçues, à tort, comme des questions d’intendance”. Autrement dit, l’outil s’est heurté à une culture administrative qui sépare le “noble” travail de conception des politiques publiques de la gestion “subalterne” des finances. En somme, l’État s’est doté d’un compteur de vitesse sans jamais regarder le niveau de carburant, alors même que, comme le rappelle la Cour, “la situation générale des finances publiques fait peser une exigence renouvelée sur la maîtrise de la dépense”. La superposition de systèmes de performance concurrents Plutôt que de clarifier le pilotage, l’État a réussi à créer deux systèmes de mesure de la performance qui se superposent et servent des maîtres différents. Le premier, issu de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) de 2001, s’incarne dans les projets annuels de performances (Pap) et les rapports annuels de performances (Rap). Pensé comme un outil de redevabilité envers le Parlement, son bilan est jugé “globalement décevant” après vingt ans d’existence. Pour y remédier, un second dispositif a été lancé en 2022 : les “Politiques Prioritaires du Gouvernement” (PPG). Mais au lieu de remplacer l’ancien système, le rapport souligne que ce nouveau dispositif “s’y est plutôt superposé”, créant “une forme de confusion” et existant “sans synergies évidentes”. Le conflit est fonctionnel : les Pap/Rap sont un appareil de reddition des comptes parlementaire, tandis que les PPG sont un outil de pilotage pour l’exécutif, axé sur la “satisfaction des besoins concrets des usagers” et l’alignement territorial via les primes des préfets. Servants deux maîtres aux objectifs distincts, ces deux systèmes coexistent sans s’articuler, illustrant une tendance lourde à empiler les dispositifs plutôt qu’à réformer en profondeur. Quand la gestion sert surtout à sauver les apparences Le rapport va plus loin qu’une critique technique en soulignant que cette appropriation des outils de gestion modernes pourrait n’être qu’une façade. Cette “appropriation symbolique” s’expliquerait par les “différences fondamentales entre secteur public et secteur marchand” : fragmentation des responsabilités, absence de conséquences financières directes pour les décideurs. Dans ce contexte, adopter le langage du management devient une fin en soi. La métaphore est puissante : l’État construirait une belle façade de management (objectifs, indicateurs, rapports) pour rassurer le citoyen, mais derrière laquelle les vieilles habitudes bureaucratiques perdurent. En somme, la gestion devient un exercice de communication destiné à prouver la rationalité de l’État, plutôt qu’un véritable levier de transformation. Pourquoi le Ministère de la défense et la DGFIP ont un vrai contrôle de gestion Au milieu de ce tableau sombre, la Cour des comptes identifie une exception notable : le Ministère des Armées (MINARM). Contrairement aux autres administrations, il a réussi à mettre en place un contrôle de gestion efficace. Les Armées utilisent une “comptabilité analytique précise” pour connaître réellement le coût de leurs activités. Le rapport précise que le ministère dispose de treize modèles de comptabilité analytique pour calculer les coûts de maintenance du matériel ou le prix des prestations. Ce chiffre illustre le sérieux de la démarche. Cela veut dire que l’on peut connaitre le cout d’une heure de vol d’un Rafale, le cout de la formation d’un officiers autant de vrai indicateurs pour piloter, améliorer. La raison de ce succès est simple : la nécessité. Le rapport établit un lien causal direct : “C’est parce que le ministère des armées (MINARM) gère des projets complexes en partenariat avec des industriels, qu’il a éprouvé le besoin” d’un tel outil. Quand on pilote des programmes d’armement à plusieurs milliards d’euros avec des partenaires privés exigeants, la maîtrise des coûts n’est pas une option bureaucratique, c’est une condition de survie opérationnelle. Cet exemple prouve que le problème n’est ni l’outil, ni la nature publique de l’organisation, mais bien la volonté et, surtout, le besoin de s’en servir. La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) a déployé plusieurs outils et dispositifs pour assurer son pilotage et son contrôle de gestion, le principal étant son infocentre dédié. L’infocentre « Opera » de la DGFIP Le pilotage du réseau de la DGFiP s’appuie majoritairement sur un infocentre dédié appelé « Opera ». Il rassemble l’ensemble des résultats de la performance et les charges associées sur une seule base de données. Il permet un suivi des dépenses aux niveaux national, interrégional, directionnel, départemental et même infra-départemental. Il propose des tableaux de bord types ou adaptés aux besoins des responsables. La directrice générale ainsi que les directeurs locaux disposent de tableaux de bord visuels (incluant des cartes et des graphiques) pour mesurer l’évolution de la performance et comparer les structures entre elles. Un module de datavisualisation permet de présenter les données de manière graphique pour faciliter l’analyse par les cadres et les contrôleurs de gestion. Suivi des délais de paiement Au-delà de l’outil technique, la DGFiP a déployé un système de mesure reposant sur des principes de bonne gestion. Un dialogue de performance annuel : Ce processus s’appuie sur un très grand nombre d’indicateurs couvrant des domaines variés comme le contrôle fiscal, le recouvrement, l’immobilier ou encore l’environnement. Des Contrats d’Objectifs et de Moyens (COM) : Les outils de pilotage servent à vérifier le respect des engagements fixés dans ce contrat (actuellement pour la période 2023-2027). La DGFiP réalise chaque année une enquête pour répartir les effectifs par mission et par type d’impôt, permettant de déterminer précisément les coûts de gestion et les gains de productivité. On peut dire qu’Opera fonctionne comme le tableau de bord d’un avion de ligne, permettant au pilote (la direction) de surveiller chaque paramètre de vol sur l’ensemble du territoire et d’ajuster la trajectoire en temps réel pour atteindre sa destination. La performance, une question de volonté plus que d’outils Le bilan dressé par la Cour des comptes est sévère. L’idée d’importer le contrôle de gestion du privé était juste, mais l’administration l’a vidée de sa substance, la transformant en un exercice de style déconnecté de sa finalité première : la maîtrise des coûts. C’est l’histoire d’une greffe rejetée non par incompatibilité technique, mais par refus culturel. L’exemple du Ministère de la défense est la clé de lecture de cet échec. Il prouve que la distinction pertinente n’est pas “public contre privé”, mais “nécessité contre conformité”. Lorsque le contrôle des coûts est un impératif opérationnel non négociable, les outils fonctionnent. Lorsqu’il s’agit d’une simple obligation de reporting pour alimenter des rapports les chiffres n’ont pas de sens. Les outils existent et peuvent être efficaces. La vraie question n’est donc plus de savoir “comment” mieux gérer, mais dans quelles conditions l’État se sentira-t-il vraiment contraint de le faire ?

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  8. 1月3日 · 影片

    Stratégie sécuritaire des USA sous l'administration TRUMP

    Stratégie sécuritaire des USA sous l’administration TRUMP, Les USA ont publié une synthèse de leur stratégie mondiale en matière de sécurité. La publication d’un nouveau document de Stratégie de Sécurité Nationale (NSS) est généralement un événement attendu dans les cercles de politique étrangère, mais rarement une source de bouleversements majeurs. La plupart du temps, il s’agit d’ajustements, de réorientations subtiles. Mais le document de 2025, qui vient d’être dévoilé par l’administration Trump, est d’une tout autre nature. Ce n’est pas une mise à jour ; c’est une démolition en règle de décennies de consensus américain en matière de politique étrangère, une répudiation directe du consensus mondialiste de l’après-guerre froide adopté par les élites républicaines comme démocrates. C’est pourquoi je vous fait une synthèse dans cet article. La lecture de ce document permet de comprendre pourquoi l’administration TRUMP est cohérente avec elle-même et non au regard des actions du passé. Oubliez les platitudes sur le leadership mondial et l’ordre international libéral. Cette nouvelle doctrine “America First” est un manifeste pragmatique, qui redéfinit les intérêts, les priorités et les alliances des États-Unis. Le retour musclé de la doctrine Monroe : Le “Trump Corollary” La première révélation est une réaffirmation spectaculaire de la prééminence américaine dans son propre voisinage. Le document ne se contente pas de dépoussiérer la doctrine Monroe, un principe de la politique étrangère américaine datant du 19ème siècle mais tombé en relative désuétude ; il lui ajoute ce qu’il nomme le “Trump Corollary“. Il ne s’agit pas d’un simple “corollaire” au sens d’une conséquence logique, mais d’une extension délibérée et assertive de la doctrine, affirmant sans équivoque que l’hémisphère occidental est, et restera, la sphère d’influence exclusive des États-Unis. Les objectifs sont clairs : Restaurer la prééminence américaine dans la région après des années de ce qui est décrit comme une “négligence”. C’est bien illustré par les prises de position du Président TRUMP sur les politiques européenne en matières de réglementation, d’immigration. Protéger la patrie contre les menaces transfrontalières comme le trafic de drogue et la migration de masse. C’est déjà bien mis ne oeuvre avec les arrestations de masse faits par L’ICE Refuser aux concurrents non-hémisphériques la capacité de positionner des forces militaires, de contrôler des infrastructures critiques ou de posséder des actifs stratégiques. On parle ici de ce qui se passe pour le Panama ou le Venezuela pour illustrer avec les sujets les plus abordés. Pour y parvenir, la stratégie annonce des moyens concrets et musclés : un redéploiement de la présence militaire mondiale vers les Amériques, l’autorisation de l’usage de la force létale contre les cartels de la drogue, et une politique agressive pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement critiques dans la région, au profit des entreprises américaines. Fin du “free-riding” : La révolution des alliances Si vous pensiez que le débat sur le partage du fardeau au sein de l’OTAN était vif, préparez-vous à une véritable révolution. Le document déclare que les États-Unis ne peuvent plus et ne veulent plus supporter le fardeau de la défense mondiale. L’ère du “free-riding” (le fait de profiter de la sécurité offerte par les États-Unis sans en payer le juste prix) est terminée. Pour matérialiser ce changement, la stratégie introduit deux concepts clés : Le “Hague Commitment“ : Il s’agit d’une nouvelle norme radicale exigeant que les pays de l’OTAN consacrent non pas 2 % de leur PIB à la défense – un objectif de longue date qui était déjà source de vives tensions et rarement atteint – mais 5 %. Ceci pour les USA baissent leur propre contribution. La réalité c’est que cela devait être le cas depuis longtemps. Surtout l’Europe va prendre en main sa sécurité, ce qui est à terme un bien et une chance de retrouver sa souveraineté. Le “Partage et transfert du fardeau” (Burden-Sharing and Burden-Shifting) : Le principe est simple. Les alliés doivent désormais assumer la responsabilité principale de la sécurité dans leurs propres régions. L’Amérique se positionne comme un “organisateur et supporter” plutôt que comme le premier répondant systématique. Avec la Guerre en Ukraine on voit bien le changement. L’Europe doit acheter les matériels aux USA pour les livrer à l’Ukraine. Ce ne sont plus des dons des USA. Ce changement de paradigme est résumé de manière percutante dans le document : “The days of the United States propping up the entire world order like Atlas are over.” Europe face à “l’effacement civilisationnel” : Un diagnostic inattendu La section sur l’Europe est peut-être la plus surprenante du document. La préoccupation principale de Washington n’est plus la stagnation économique du continent ou ses faibles dépenses militaires. Le diagnostic est bien plus profond et, pour tout dire, existentiel. La stratégie identifie une crise qu’elle nomme “l’effacement civilisationnel”. Le fait même d’utiliser un tel langage dans un document d’État officiel marque une rupture profonde ; les stratégies américaines se concentrent généralement sur des menaces militaires, économiques et politiques concrètes, rendant ce pivot vers des préoccupations idéologiques et démographiques tout à fait sans précédent. Selon le texte, les véritables menaces qui pèsent sur l’Europe sont internes : Des politiques migratoires jugées transformatrices et sources de conflits principalement du fait religieux entre des pays laïques et une immigration musulmane qui pratique un islam politique. L’effondrement des taux de natalité qui pourrait rendre minoritaires les populations autochtones La perte des identités nationales et de la confiance en soi collective. Une société WOKE selon la vision américaine qui accepté de se dissoudre dans le consensus. L’objectif américain n’est donc pas seulement d’encourager l’Europe à se réarmer, mais de l’aider à “retrouver sa confiance civilisationnelle” et à rester “européenne”. C’est une intervention idéologique et culturelle d’une franchise inédite dans un document officiel de ce niveau. La fin de la migration de masse comme priorité absolue de la sécurité nationale Rompant radicalement avec les administrations précédentes qui traitaient l’immigration comme une question de gestion ou un enjeu humanitaire, ce document l’élève au rang de menace existentielle. La fin de la migration de masse n’est plus une question de politique intérieure, mais un impératif stratégique pour la survie de la république, la priorité absolue de la sécurité nationale. Le raisonnement est martelé avec force : la migration de masse met à rude épreuve les ressources nationales, affaiblit la cohésion sociale, déforme les marchés du travail et sape la sécurité nationale en créant des vulnérabilités. La souveraineté, selon cette doctrine, se définit avant tout par une chose : le contrôle total et absolu de ses frontières et le droit de décider qui peut, ou ne peut pas, faire partie de l’avenir de la nation. Le “Président de la Paix” : La diplomatie du deal comme arme stratégique Malgré un ton globalement musclé et nationaliste, le document révèle une priorité contre-intuitive : la recherche active de la paix par la négociation d’accords. La stratégie présente Donald Trump comme “Le Président de la Paix”, non pas par idéalisme, mais par pur calcul stratégique. L’administration TRUMP se targue d’une liste impressionnante d’accords de paix récemment conclus, dont certains semblaient impossibles il y a peu : un accord entre Israël et l’Iran, un autre entre le Pakistan et l’Inde, ou encore la fin de la guerre à Gaza avec le retour des otages. La logique derrière cette “diplomatie du deal” est explicitée : négocier la paix, même dans des régions considérées comme périphériques aux intérêts vitaux américains, est un moyen extraordinairement rentable (en termes de temps et d’attention présidentielle) pour accroître l’influence américaine, réaligner des régions entières sur les intérêts de Washington et stabiliser le monde à moindre coût. Focus sur la position et stratégie sécuritaire vis à vis de l’Europe La position des États-Unis à l’égard de l’Europe, telle que détaillée dans la stratégie, est centrée sur le soutien à ses alliés tout en insistant sur la nécessité pour le continent de retrouver sa confiance en soi civilisationnelle et d’assumer une plus grande responsabilité pour sa propre défense,,. La stratégie identifie plusieurs problèmes fondamentaux et établit des priorités claires pour y remédier : Les États-Unis estiment que les problèmes de l’Europe sont profonds et vont au-delà du manque de dépenses militaires et de la stagnation économique. L’Europe continentale a vu sa part du PIB mondial chuter (de 25 % en 1990 à 14 % aujourd’hui), en partie à cause de réglementations nationales et transnationales qui minent la créativité et l’industrie. Au passage cette règlementation gène les USA dans leurs exportations vers l’Europe. Concernant les règlementations numériques que je connais bien, le président TRUMP attaque la règlementation RGPD et IA act. Ce déclin économique est éclipsé par la perspective d’une “éradication civilisationnelle“. Les États-Unis craignent

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Le podcast de la génération X et Y. On traite de sujets touchant à la tech, innovation, cyber, souveraineté, sobriété, enjeux sociétaux