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IA et cloud: course aux data centers - La ruée vers l’infrastructure IA s’accélère: capex massif des hyperscalers, accords cloud géants, deals GPU-contre-actions et tensions sur l’électricité, la construction et l’environnement. Iran: frappes, drones et AIEA - Les États-Unis auraient utilisé pour la première fois des drones kamikazes « one-way » contre l’Iran; en parallèle, l’AIEA dit manquer d’accès pour vérifier stocks d’uranium et activités d’enrichissement après des bombardements. Maladie du sommeil: pilule unique - Les régulateurs européens appuient l’acoziborole, traitement en dose unique (trois comprimés) contre la maladie du sommeil; objectif OMS 2030, suppression des ponctions lombaires et don de Sanofi via l’OMS. Tarifs américains: Cour suprême et marchés - La Cour suprême américaine invalide des tarifs larges de Trump via l’IEEPA, mais Washington relance une surtaxe temporaire jusqu’à 15%; volatilité du dollar, envolée de l’or et incertitudes sur les chaînes d’approvisionnement. Transcription de l'Episode Neurones humains jouent à Doom On commence avec cette démonstration qui ressemble à de la science-fiction, mais qui se passe bien dans un laboratoire. Une entreprise australienne, Cortical Labs, a montré des neurones humains vivants, cultivés sur une puce, capables d’apprendre à interagir avec le jeu Doom — le grand classique du tir à la première personne. Le point marquant, ce n’est pas que ces neurones soient devenus des champions: leurs performances restent modestes, nettement en dessous d’un joueur humain expérimenté. Mais l’apprentissage a été rapide, et surtout l’outil est devenu plus accessible. En 2021, la même équipe avait déjà fait jouer un système neuronal à Pong, mais il avait fallu des années de travail et un nombre très élevé de cellules. Là, ils utilisent environ quatre fois moins de neurones, et une nouvelle interface — programmable en Python — qui permet à des développeurs, même peu familiers de la biologie, de concevoir des expériences et d’entraîner le système en quelques jours. Des chercheurs saluent un vrai bond en complexité: Doom demande de gérer de l’incertitude, du temps réel, des décisions successives. Reste une grande question scientifique: comment ces neurones « comprennent » la tâche, autrement dit comment ils “reçoivent” l’équivalent de la scène à l’écran sans yeux ni perception au sens classique. Et si tout cela est encore loin d’un ordinateur grand public, certains y voient des pistes à terme pour des systèmes hybrides, par exemple pour contrôler des prothèses ou des bras robotisés. OpenAI lève 110 milliards Transition vers l’IA “silicium”, où l’actualité se joue à coups de dizaines de milliards. Sam Altman affirme qu’OpenAI a sécurisé 110 milliards de dollars de nouveaux financements, avec une valorisation pré-money annoncée à 730 milliards. Amazon mènerait l’opération avec 50 milliards — dont 15 milliards d’entrée, puis 35 milliards conditionnés à des jalons — et Nvidia comme SoftBank mettraient chacun 30 milliards. D’autres investisseurs pourraient rejoindre la levée au fil des semaines. Altman insiste sur l’idée que l’IA dite « de frontière » bascule d’une phase de recherche vers un usage quotidien, à l’échelle planétaire. Et il met en avant deux chiffres impressionnants: plus de 900 millions d’utilisateurs actifs par semaine sur ChatGPT, et plus de 50 millions d’abonnés grand public. Dans le même mouvement, OpenAI renforce son partenariat avec Amazon: AWS deviendrait le distributeur cloud tiers exclusif pour “OpenAI Frontier”, avec une orientation entreprise très claire. Et l’accord cloud existant — déjà colossal — serait étendu de 100 milliards supplémentaires sur huit ans, notamment pour des modèles adaptés aux développeurs Amazon et des applications en production. OpenAI dit aussi élargir son partenariat avec Nvidia, tout en martelant que sa relation avec Microsoft ne change pas et reste, je cite, « forte et centrale ». Autrement dit: tout le monde veut une place à la table, mais la table, c’est l’infrastructure. IA et cloud: course aux data centers Justement, derrière les modèles et les chatbots, il y a la bataille silencieuse — et très concrète — des centres de données, des GPU, et… des kilowatts. Selon des analyses sectorielles, on parle de milliers de milliards de dollars d’ici la fin de la décennie pour l’infrastructure IA. Les géants du cloud multiplient les paris: dépenses d’investissement record, contrats de calcul gigantesques, et parfois des montages surprenants où des GPU servent presque de “monnaie” contre des parts au capital. Un point ressort: la rareté du matériel et la vitesse d’exécution deviennent des armes stratégiques. On voit aussi apparaître des questions de durabilité: pression sur les réseaux électriques, sur les chantiers, et controverses locales liées à la pollution, lorsque des projets s’appuient sur des centrales ou des solutions hybrides. Le risque, pour les investisseurs comme pour les États, est simple à formuler: ces infrastructures coûteuses doivent se transformer en produits réellement utilisés, et en revenus récurrents. Sinon, la “course au béton et aux puces” pourrait se heurter à un mur financier et politique. Iran: frappes, drones et AIEA On passe maintenant à la géopolitique, avec un dossier extrêmement tendu: l’Iran. D’abord sur le terrain militaire. L’armée américaine aurait utilisé, pour la première fois en combat, des drones kamikazes — des drones d’attaque à usage unique — lors de frappes sur l’Iran, dans le cadre d’une opération annoncée par le commandement américain au Moyen-Orient. Le message est double: adopter une catégorie d’armes que l’Iran a contribué à populariser, et signaler à la fois aux alliés et aux adversaires que les États-Unis peuvent produire, à bas coût, des systèmes comparables. Ensuite, sur le terrain diplomatique et du contrôle nucléaire. Un rapport confidentiel de l’AIEA explique que l’agence n’a pas obtenu l’accès à des installations iraniennes bombardées par Israël et les États-Unis lors d’un conflit de 12 jours en juin. Résultat: l’AIEA dit ne pas pouvoir vérifier si l’Iran a suspendu certaines activités liées à l’enrichissement, ni confirmer la taille et la localisation des stocks d’uranium concernés. L’agence évoque une « perte de continuité de connaissance » et rappelle qu’elle estime à environ 440,9 kilos la quantité d’uranium enrichi jusqu’à 60% — un niveau proche de l’armement, même si ce n’est pas une preuve de fabrication d’une arme. Sans inspections sur place, l’AIEA se tourne vers des images satellites et observe des mouvements de véhicules, notamment à Ispahan, Natanz et Fordow, sans pouvoir en confirmer la nature. Et sur le plan politique, le Canada s’est exprimé: le Premier ministre Mark Carney dit soutenir l’objectif américain de détruire le programme nucléaire iranien, tout en soulignant que le Canada ne participe pas militairement. Sur la scène intérieure canadienne, les positions divergent: certains appuient la ligne dure, d’autres dénoncent une escalade et demandent de privilégier le droit international et la diplomatie. Maladie du sommeil: pilule unique Retour à la technologie, mais cette fois au cœur de l’État américain. Selon des informations rapportées par la presse, Sam Altman aurait indiqué en interne qu’un accord se dessinait avec le département américain de la Défense, avant d’annoncer publiquement qu’un accord était conclu. Le point saillant, si ces éléments se confirment dans les contrats: OpenAI dit conserver la main sur ses garde-fous — sa “pile de sécurité” — et obtenir l’inscription de “lignes rouges”, notamment l’interdiction d’usages liés à des armes autonomes, à la surveillance de masse domestique, ou à des décisions critiques entièrement déléguées. Autre détail important: la limitation du déploiement à des environnements cloud, plutôt qu’à des systèmes embarqués “en bordure” comme des aéronefs ou des drones. En parallèle, l’épisode s’inscrit dans un climat de rivalité entre fournisseurs d’IA, et dans un débat très sensible: jusqu’où un gouvernement peut exiger l’assouplissement des barrières de sécurité au nom de “toute finalité légale” ? Tarifs américains: Cour suprême et marchés On parle santé, avec une bonne nouvelle pour une maladie souvent oubliée parce qu’elle touche surtout des populations rurales d’Afrique subsaharienne. Les régulateurs européens ont soutenu un nouveau traitement simplifié de la maladie du sommeil: l’acoziborole, un médicament de Sanofi. Le principe est particulièrement pratique: une dose unique, trois comprimés p