À MAIN LEVÉE

Jennifer Labédie

À main levée est un podcast sur ce qui fait que l’on continue à créer. Dessiner, peindre, être face au réel — même quand on doute, même quand on ne sait plus. Ici, on ne suit pas de méthode toute faite. On avance avec exigence. Dans le geste, dans le regard, dans la présence. Une manière de se tenir face au monde, plus qu’un résultat à produire. Je suis Jennifer Labédie, artiste peintre, et je vous parle de ce qui reste quand on enlève tout le reste. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Episodes

  1. Épisode 12 — Y a-t-il encore du sacré dans l'art ?

    2D AGO

    Épisode 12 — Y a-t-il encore du sacré dans l'art ?

    En entendant à la radio quelques mots sur le sacré chez Mozart, une question m’est venue : quelle place pour le sacré dans l’art d’aujourd’hui ? Pas l’art religieux. Le sacré — cette tentative de donner une forme visible à quelque chose qui nous dépasse. Dans cet épisode, je remonte le fil. De l’art chrétien médiéval aux icônes byzantines, en passant par les arabesques islamiques — le sacré a toujours cherché une forme, même quand la représentation était interdite. Je parle aussi de la Bretagne, de son catholicisme singulier mêlé de croyances celtiques, des ex-voto marins, de l’Ankou. De ce paysage qui teinte le regard même sans qu’on le cherche. Et puis du sentiment océanique — cette expression de Romain Rolland qui décrit si précisément ce moment où la frontière entre soi et le monde devient moins nette. Face à la mer. Dans certaines musiques. Devant certaines œuvres. Je parle de Rothko et de Beuys — deux artistes dont l’œuvre touche quelque chose qu’on n’arrive pas toujours à expliquer. Et enfin, du plein air. De ce qui se passe parfois quand on peint dehors, face à la mer, quand le geste devient évident et qu’on est simplement là. Peut-être que le sacré est encore partout autour de nous. Simplement… nous avons cessé de le nommer. Retrouvez mon travail et mes carnets de croquis: https://www.jenniferlabedie.com/ Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    21 min
  2. Épisode 10 — L’atelier produit une peinture

    MAY 7

    Épisode 10 — L’atelier produit une peinture

    Épisode 10 — L’atelier produit une peinture Il y a quelques semaines, je suis allée voir une exposition qui se terminait — les peintres de la marine, à Versailles. J’avais candidaté pour en faire partie. Je n’ai pas été prise. Pas du tout. Malgré une pointe de vexation — je ne leur en veux pas, je les adore depuis tellement longtemps — j’ai admiré leur travail. Et quelque chose m’est revenu en mémoire, quelque chose qui ne m’était pas revenu assez tôt dans l’année : dans mon atelier parisien, je n’avais pas le recul pour voir ce que je peignais. Physiquement. La pièce était trop petite pour ce que je voulais raconter sur ces grands formats. L’atelier produit une peinture. Ce n’est pas un caprice — c’est une vérité technique. Dans cet épisode, je fais le lien avec l’épisode 2 — ce que l’espace dit de nous — et je prolonge cette idée de l’espace comme outil au même titre que le pinceau et la lumière. Je parle aussi des clés du nouvel atelier à Saint-Malo, reçues il y a quelques semaines. De ce vide étrange. De mon corps qui prend place petit à petit pour habiter cet espace. Et de cette certitude tranquille — enfin — d’un espace aligné avec ce que je veux peindre. (Le nouvel atelier est visible sur Instagram @jenlabedie) Et vous — est-ce que votre espace de création vous autorise à aller là où vous voulez aller ? L’avez-vous déjà senti, ce décalage entre ce que vous vouliez faire et ce que votre espace vous permettait de faire ? Je serais curieuse de lire vos réponses en commentaire. Retrouvez mon travail et mes carnets de croquis: https://www.jenniferlabedie.com/ Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    25 min
  3. Épisode 8 — La constance ne vient pas de la répétition

    APR 9

    Épisode 8 — La constance ne vient pas de la répétition

    Dans cet épisode, je parle d’un moment que l’on traverse tous. Celui où tout devient plus lent, plus flou, plus incertain. Celui où les choses avancent… mais sans encore se concrétiser. En ce moment, je suis en plein changement d’atelier. Six mois de démarches, de délais, d’allers-retours, et une sensation très claire : celle d’être dans une phase de contraction avant une expansion. Et dans ces moments-là, les questions reviennent très vite. Est-ce que je fais bien ? Est-ce que je dois continuer ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Alors à quoi se raccrocher quand tout semble instable ? Pendant longtemps, j’ai cru que la constance, c’était répéter. Travailler plus, insister, continuer coûte que coûte. Mais en réalité, ce n’est pas la répétition qui transforme. C’est l’intention. Dans cet épisode, je parle de cette bascule. De ce moment où l’on choisit de revenir — non pas au résultat, mais à ce qui nous met en mouvement. À travers mon travail, un croquis dans le jardin, une feuille d’acanthe et ces instants où l’on pourrait abandonner… ou décider de comprendre. Parce que la répétition améliore. Mais l’intention transforme. ⸻ 🎧 À écouter si vous êtes dans une période de doute, de transition, ou simplement face à un dessin qui ne fonctionne plus. Retrouvez mon travail et mes carnets de croquis: https://www.jenniferlabedie.com/ Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    14 min
  4. Épisode 7 — La fidélité au geste: ce que personne ne vous dit

    MAR 26

    Épisode 7 — La fidélité au geste: ce que personne ne vous dit

    On ne peut pas exprimer ce que l'on ne comprend pas Si vous avez écouté l’épisode précédent, je vous ai parlé de la gratitude. De ce besoin d’ancrage. Et du chemin qui m’a menée à créer le Gratitude Sketchbook. Cet épisode est la suite. Je reviens à un moment précis. Un atelier. Une rencontre. Un enseignement qui a profondément transformé ma manière de voir… et de dessiner. Je parle ici de ce que j’ai reçu à 20 ans, sans en mesurer l’ampleur sur le moment. D’une transmission issue de l’enseignement de Louis Anquetin, transmise par Camille Versini et arrivée jusqu’à moi à travers mon mentor. Au cœur de cet épisode, une idée simple : On ne peut pas exprimer ce que l’on ne comprend pas. Comprendre la forme. Apprendre à regarder. Sortir du dessin “symbolique” pour entrer dans une véritable lecture du réel. Je parle de cette bascule : le moment où l’on cesse de copier… pour commencer à comprendre. Et de ce que cela change profondément dans le geste. Parce que le geste n’est pas quelque chose de spontané au sens naïf. Le geste se construit. C’est une fidélité : à ce que l’on voit, à ce que l’on comprend, à une manière de regarder. Et cette fidélité… s’apprend. Dans un monde saturé d’images, où l’on voit sans vraiment regarder, cet épisode est une invitation à retrouver une justesse du regard — précise et sensible. Et à laisser le geste apparaître. ⸻ Découvrir le Gratitude Sketchbook Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    23 min

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À main levée est un podcast sur ce qui fait que l’on continue à créer. Dessiner, peindre, être face au réel — même quand on doute, même quand on ne sait plus. Ici, on ne suit pas de méthode toute faite. On avance avec exigence. Dans le geste, dans le regard, dans la présence. Une manière de se tenir face au monde, plus qu’un résultat à produire. Je suis Jennifer Labédie, artiste peintre, et je vous parle de ce qui reste quand on enlève tout le reste. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.