AMAROK

SUN | Le Son Unique

Un programme pour les aficionados de rock progressif mettant en avant les ténors du genre nés dans les années 70 et leurs héritiers (notamment le néo-prog), mais faisant aussi la part belle à la nouvelle génération de talents hexagonaux et locaux pour ainsi dire jamais diffusés sur les radios commerciales. Bref, un mélange d'artistes renommés et en devenir ! Et comme les frontières du genre sont floues, il n'est pas rare d'entendre dans Amarok des musiques non connotées "rock prog" mais les sonorités, les compositions, se fondent dans la couleur de l'émission. Oui, Thierry Joigny aime faire valser les étiquettes ! Chaque jeudi, à 20h Suivez Amarok sur Facebook

  1. 1d ago

    AMAROK

    En 1971, alors qu'un certain David Bowie se demandait s'il y avait de la vie sur Mars. Le jeune pianiste virtuose de son "Life On Mars?" s'apprêtait quant à lui à rejoindre les rangs du groupe Yes et entrer ainsi dans la postérité des claviéristes légendaires du rock progressif. La planète rouge, décidément très inspirante, sera également l'objet de l'album de ce célèbre claviériste, RICK WAKEMAN (si vous ne l'aviez pas encore identifié ! ), avec "The Red Planet", excellent opus sorti en 2020. Six ans plus tard, Rickie et ses amis de The English Rock Ensemble sont revenus sur cet inspirant corps céleste avec sa suite "Return To Th Red Planet" qui vient donc tout juste d'être publiée. L'ex-claviériste de Yes y aurait-il trouvé la vie que recherchait Bowie ? C'est possible car si le 1er opus se voulait entièrement instrumental, ici une superbe voix y fait son apparition sur quelques titres, celle de Mollie Mariott (la fille du regretté Steve Mariott de Small Faces et Humble Pie). La présence de guitares confère aussi à ce 2ème épisode un son plus énergique et plus proche de Yes. Extrait ce soir avec un titre qui bouclera cette boucle : "Bowie's Vision". Régalez-vous ! Cela dit, pas besoin d'aller sur Mars pour y trouver du talent ! Même si à l'instar de la pochette de l'album de Wakeman, on est dépaysé par un lieu quelque part dans la cosmos, le groupe SHOEGUYZ est bien un groupe terrien et je dirai même plus : nantais  ! C'est un vrai plaisir de vous présenter leur tout  premier album, la naissance d'un astre est toujours émouvante et à l'instar de l'équipage du Capitaine Kirk à bord de l'Enterprise, leur voyage aura duré 5 ans pour aboutir à cet opus éponyme. En effet Alex (chant/guitares), Victor (Lead Guitar et synthés), Maxime (basse) et Antoine (batterie) ont formé le groupe en 2021. Après avoir cherché leur style, ils se sont laissés guider par leurs influences (allant de Slowdive à Genesis en passant par Devin Townsend ou Deftones notamment) pour aboutir à leur identité musicale. Entre énergie et moments planants, un vrai talent de composition et d'écriture qui ne va pas vous laisser indifférent, la preuve dans ce numéro avec un 1er extrait avant de les retrouver chez nous en chair, en os et en direct lors d'une session du Sun Music Addict le 20 novembre à 18H en direct des studios nantais de SUN, soyez au rendez-vous !! En attendant la sortie très imminente du prochain album des MOSTLY AUTUMN ("Life In The Mirror" prévue à la fin de ce mois d'octobre), j'avais envie de revenir sur l'excellentissime "Seawater" paru en 2025. J'avoue être (un peu) inquiet car ce dernier étant pour moi un petit chef d'œuvre, j'ose espérer que le futur album aura bénéficié d'autant d'inspiration malgré le court intervalle entre ces deux opus. Parce que là franchement, la barre était haute ! Il m'arrive encore très souvent de me repasser ne serait-ce que le long morceau final éponyme de l'album et croyez moi on ne s'en sort pas indemne après ces près de 20 minutes d'émotions ! Rassurez-vous, je vous ai sélectionné un titre au format plus raisonnable (cela dit ne l'étant pas moi-même je m'étais fait un plaisir de diffuser ce long extrait l'année dernière ! ). Un groupe très actif de la scène prog anglaise mais aux mouvements de personnel très changeants depuis les années 90 de sa création. Reste les membres fondateurs Iain Jennings (claviers - orgue) et le "patron" Bryan Josh (guitare - chant) qui a fini par épouser la dernière chanteuse de la formation (Olivia Sparnenn-Josh) laquelle a donné naissance à une fille qu'ils ont  forcément appelé … Autumn !  Mais cessons ces bavardages dignes de "Voici" ou "Gala" pour revenir à l'essentiel :  la musique. Mais pas seulement. Car PROJECTE ASTROLABI nous propose aussi une véritable expérience sensorielle. S'agissant de fusion jazz-rock psychédélique, j'imagine assez un show à la Pink Floyd de l' ère Barrett. Mais ce ne sont que suppositions car je n'ai pas encore eu la chance d'assister à un concert de ce collectif fondé en Catalogne par Guillem Plana en 2019. En revanche, ayant eu connaissance de ce collectif je me suis plongé dans leur discographie et ce fût une riche expérience sonore pleine d'originalité et, pour rejoindre le thème du début de l'émission, encore un prétexte pour s'envoyer dans l'espace (mais en prenant toutefois moins de risque que Sophie Adenot ! ) J'ai la chance d'avoir quelques auditeur-ices en Espagne. Je vous invite à consulter le site de Projecte Astrolabi, pour surveiller les prochains concerts, vous me raconterez ça ! Dans ce numéro, j'ai plaisir à vous proposer un extrait de leur tout nouvel album, toujours instrumental,  "L'Antiaga Energia".  Retour en Angleterre dans la famille des progueux des années 70 où je demande Roger Chapman ! Avec le 6ème album du groupe… FAMILY, "Bandstand", Roger et ses amis (dont le regretté John Wetton à la basse qui s'illustrera ensuite chez King Crimson, Uriah Heep, Asia, Roxy Music et autres bandits du prog) , nous propose ici un disque plus "structuré" type couplets-refrains s'éloignant peu à peu du psychédélisme des débuts, mais toujours portés par la voix quelque peu barrée de Roger, un régal ! Puisque je parle de voix,  je vous propose d'écouter celle de notre tôlier du prog national Christian Décamps sur l'album "Souffleurs de Vers" par ANGE en 2007. On le sait, pour des raisons de santé, Christian a pris une retraite bien méritée de la scène (mais reste un membre créatif du projet qu'il a fondé avec son frère Francis à la fin des 60's). Depuis c'est son fils Tristan qui en est de venu le "lead vocal" et c'est émouvant de les entendre parfois ensemble au gré de leur discographie, à l'instar du titre que je vous ai sélectionné dans ce numéro.     Outre Atlantique, il n'y a pas qu'un vilain canard orange mais aussi et surtout des musiciens talentueux, notamment du côté de Providence, en Rhode Island avec une formation, RESISTOR, qui vient de publier son 7ème album (si j'ai bien compté), intitulé "Beyond". Pur rock progressif garanti, jusqu'au format de cette nouvelle galette qui ne propose que trois titres dont le très court que je vous propose ici avec ses 7 minutes seulement !  Influencés par les Dieux du genre, aussi bien du continent américain (Rush , Kansas) qu'anglais (Genesis, Mike Oldfield). Le groupe s'est formé en 2007, je vous invite à vous plonger dans leur discographie !  Vous le savez, de temp en temps j'aime bien faire escale en Italie, où la musique "savante" a laissé des traces dans le rock progressif transalpin, ce qui lui apporte une belle singularité. Mais dans ce numéro ce sera "in english in the text" avec la compositrice d' Il Tempio Delle Clessidre, ELISA MONTALDO qui a publié son 4ème album solo l'année dernière et dont j'ai toujours plaisir à vous diffuser un extrait. Si vous passez à Vevey en Suisse, passez donc la voir car elle est en résidence permanente au Grand Hôtel Du Lac et dites lui tout le bien qu'on pense d'elle dans cette émission !   J'espère que vous n'êtes pas allergique au pollen ? Rassurez-vous, celui-là ne vous fera que du bien ! Il a traversé le temps et l'Atlantique pour traverser vos cages à miel. POLLEN groupe québécois contemporain de l'excellent Harmonium, n'aura laissé qu'une trace de son passage, un seul album éponyme en 1976 mais quel album ! Heureusement réédité dans les années 2000, j'ai plaisir à vous en proposer un extrait, un cocon de bon son typique des 70's et "en français dans le texte" s'il vous plait ! J'évoquais "le tôlier" du rock progressif français avec Christian Décamps et Ange mais s'il fallait absolument sous-catégoriser le genre, disons que Christian Vander avec MAGMA pourrait amicalement lui disputer le titre après également plus de 5 décennies de carrière, mais plutôt dans la branche "jazz fusion". Quoi qu'il en soit, encore un monstre sacré représentatif du talent hexagonal avec dans ce numéro un extrait de  l'album "Merci" sorti en 1984, sorti à l'époque où la basse  était alors tenue par Marc Eliard, originaire de Machecoul (donc un voisin de Sun ! ) également bassiste chez Indochine dont je ne remets pas en cause le succès et le talent incontestable mais qui a tellement éclipsé dans les médias les groupes de nos frères d'âmes les Christians … Sauf dans AMAROK !     Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi à 20h

    AMAROK
  2. Oct 15

    AMAROK

    Plein de galettes toutes fraîches dans ce numéro ! A commencer avec la sortie aujourd'hui même par le guitariste de Mystery, MICHEL ST PERE de son album solo "Like Father Like Son". Le titre n'est pas anodin car depuis 1/2 siècle Michel fait communion avec sa guitare, instrument qu'il a appris avec son (saint) père dès l'âgé de 9 ans. En marge de son travail au sein (!) de Mystery et de Huis, le petit Michel devenu un Grand, nous propose donc un échantillon de covers de musiques qui l'ont inspirées depuis toutes ces décennies. Un pur bonheur, parfois distillé sur sa chaine Youtube, mais aujourd'hui enfin sous forme d'un vrai album dont le titre d'ouverture est un thème qui ouvre chaque semaine cette émission : live long and proser !  Autre nouveauté, la publication la semaine dernière du nouvel album de la bande à Bruce Soord and Co : THE PINEAPPLE THIEF. Depuis 1999, TPH nous régale de productions inspirées et celle-ci "Far And Wide" n'est pas en reste, comme vous pouvez le constater avec ce premier extrait dans votre émission préférée ! A découvrir aussi sur scène pour trois dates françaises en mars 2027 (Paris, Toulouse, Lyon) dans le cadre de leur tournée internationale.  A l'autre bout du spectre temporel, GENESIS voyage dans le temps. En effet, la semaine dernière était republié "From Genesis To Revelation" sous forme de luxueux coffret 4CD + 1 Blu-ray. Je reste circonspect sur un tel objet onéreux (125 euros quand même) à partir d'un album qui doit sa notoriété surtout par le succès ultérieur du groupe qu'à ses qualité intrinsèques. Attention, je ne dénigre pas cette première mouture dont cette édition intéressera surtout les fans inconditionnels pour ses moultes prises alternatives et démos plus ou moins inédites (certaines étaient déjà sorties dans différentes éditions). En revanche, je vous conseille à minima la version CD (double tout de même) qui propose un remix de l'album salutaire. En effet, sorti en 1969, la version stéréo n'était pas des plus agréables au casque ou sur un système hifi avec des instruments / voix trop déséquilibrées. A l'instar de ce qui est pratiqué depuis quelques années pour les Beatles (le remix de "Rubber Soul" vient également de sortir), cette parution propose un son bien plus cohérent, gagnant aussi en clarté tout en bénéficiant par ailleurs d'une atténuation dans le mixage des arrangements orchestraux parfois jugée (à juste titre) un peu sirupeux par nos jeunes prodiges mais qui n'avaient pas encore leur droit au chapitre en terme de production à cette époque.  Restons en famille avec PETER GABREL qui (outre sa présence aux côtés de Tony Banks et Mike Rutheford dans un documentaire fourni dans le coffret "plein pot - poches vides" de "From Genesis To Revelation" susmentionné) s'apprête à sortir le 27 novembre prochain son nouvel album "O/I", publiant par avance un extrait à chaque nouvelle lune depuis le début de l'année à l'instar de la formule de "I/O" en 2023.  Un single de ce futur opus est donc à savourer, et on se rendre compte du beau parcours effectué depuis 1969. En 1996, DEEP PURPLE publiait l'excellentissime "Purpendicular" marqué par l'arrivée (pour les quelques années suivantes) du guitariste Steve Morse en lieu et place de Ritchie Blackmore. Si le succès commercial fut discutable (enfin tout est relatif !), voilà une galette qui avait emballé les amateurs de rock progressif. A redécouvrir avec un bel extrait dans ce numéro avant de peut-être les voir à Paris - ADIDAS ARENA ce 22 octobre (j'ai vérifié il reste des places ! ).  Dans la Suède des année 80, du côté d'Uppsala, d'un bouillon de culture rock prog émergeait des Kaipa et autres Flower Kings entre autres artistes et formations moins célèbres par chez nous. Parmi ces jeunes talents, un certain JOHAN STEENSLAND qui, après avoir commencé une belle carrière de musicien et d'ingénieur du son, avait quitté le nord du continent européen pour les soleil de Californie et faire carrière dans la recherche scientifique, c'était début des années 2000. Mais Johan a depuis regagné le bercail, repris de plus belle sa carrière musicale en travaillant notamment de nombreuses heures à parfaire sa technique vocale. Il publie (aujourd'hui même !) son 3ème album depuis cette reprise intense d'activité. Un opus plus percutants que les précédents, toujours construit autour d'un concept. Intitulé "The Triphant", un album qui a ravi mes cages à miel et que j'avais hâte de partager avec vous !     Début des années 80, pas facile pour les groupes légendaires de s'attaquer sans concessions à cette nouvelle décennie qui en décimera plus d'un. Mais THE MOODY BLUES font de la résistance et sortent  donc en 1981 "Long Distance Voyager", dont le titre fait référence à la sonde Voyager envoyé par la Nasa (et qui à ce jour ne nous a toujours pas trouvé de voisins…)  Sur le plan musical, un album marqué par l'arrivée de Patrick Moraz, claviériste s'étant fait très ponctuellement mais remarquablement illustré avec ses collègues de Yes. Extrait dans ce numéro, spécial dédicace à Nikos Aliagias !   L'étape "french touch" de ce numéro nous conduit chez le grand NINO FERRER qui ne l'oublions pas, à flirté avec le rock progressif et composé de magnifiques blues, bien loin des chansonnettes anecdotiques et rigolotes comme "Mirza". Sauf que le public n'ayant retenu que ces "tubes" sympathiques certes, l'artiste restera frustré par ce sentiment de non reconnaissance pour sa musique plus élaborée. Et pourtant l'album "Suite En Oeuf" par exemple ne méritait pas ce décevant résultat commercial. Mais voilà, déjà  en 1975 on n'aimait  plus beaucoup sortir des sentiers battus dans les radios françaises. Pourtant réécoutez Nino, et notamment cet album dans lequel il est entouré de pointures de musiciens français et anglais, comme par exemple Graham Broad qui accompagnera les plus grands noms de la pop et du rock international, comme, concernant notre genre adoré,  Mike Oldfield ou plus tard Roger Waters, ce qui m'amène au titre suivant …   … avec un petit hors-piste dans la montagne du prog pour écouter un extrait de la bande original du film "A Cœur Joie" de Serge Bourguignon en 1967, mettant en vedette Brigitte Bardot et Laurent Terzieff et dont la musique était confiée à MICHEL MAGNE. Ce même Michel Magne également musicien avant-gardiste qui créera dans les 70's les fameux studios du château d'Hérouville où nombre de légendes internationales viendront en résidence enregistrer leurs albums. Citons en vrac et parmi tant d'autres  David Bowie, Elton John, Fleetwood Mac ou encore … Pink Floyd. Mais revenons au film de 1967. Justement un jeune chanteur et guitariste plus ou moins en galère sillonne l'Europe du sud et la France à ce moment là. Le jeune musicien se fait embaucher par Michel Magne pour chanter sur la BO de "A Cœur Joie" dont deux titres seront gravés. Ce guitariste errant n'était autre que DAVID GILMOUR, qui dans la foulée de ce contrat, sera contacté par ses camarades d'enfance de Cambridge pour leur donner un coup de main devant l'instabilité grandissante du leader de leur groupe… Pink Floyd. Retour sur ce rare témoignage discographique des débuts du dernier patron du Floyd dont la légende lui prête une relation passagère avec BB mais là, je vous renvoie à Gala !  Un groupe qui était jusqu'alors passé hors de mes radars, SONUS UMBRA, propose pourtant une belle production depuis 30 ans. Fondé à  Chicago par le bassiste Luis Nasser, le nouvel album "Liminality" vient d'être publié. Ce sont des circonstances plutôt sérieuses qui ont alimenté la création de cet album. Luis ayant fait l'objet de deux opérations successives du cerveau suite à la découverte d'une tumeur, évoque les circonstances de la création de cet opus particulier. Ce sont des hallucinations apparues durant sont hospitalisation après les interventions, inspirations couchées immédiatement sur papier par le fondateur du groupe, qui ont donc construit les bases de la réalisation de ce bel album fort recommandé !  Une dernière nouveauté pour clôturer ce numéro avec NICK FLETCHER. Ce guitariste dont le talent est reconnu par la presse anglaise (comme par ses émérites pairs, à l'instar de Steve Hackett) vient de publier cette semaine "A Unfolding Of Miracles". Virtuose de la six cordes, Nick devrait à travers cet album vous faire beaucoup de bien si vous appréciez la bonne fusion. Cerise sur la gâteau, le guitariste a su bien s'entourer et notamment en plaçant derrière les futs une certaine Anika Nilles déjà évoquée dans cette émission puisque recrutée par les survivants du trio canadien Rush pour la tournée hommage à leur batteur Neil Peart. Une fin d'émission en beauté !  Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

    AMAROK
  3. Oct 8

    AMAROK

    Une émission somme toute "floydienne" ce soir et pour commencer un tribute band allemand dont les membres, fans des héritiers de Syd, ont rapidement bifurqué vers leur propre production devenue bien ... dense aujourd'hui ! Il s'agit bien sur des RPWL qui nous fera l'honneur de jouer en France le 09 avril 2027 et ce sera au Café de la... Danse à Paris mais en attendant, retour sur leur album culte "The RPWL Experience" paru en 2008 déjà !  Un petit tours à Tours pour y retrouver ce jeune groupe qui a bien du talent et dont je vous avais parlé début 2025 à l'occasion de la sortie de leur 1er et déjà excellent album "Odyssey", il s'agit d'ULTRAPILOT. Merci à mon camarade imbibé angélique et de rock prog Daniel, lui aussi dans les (environs de) Tours, de m'avoir rappelé au bon souvenir de ce groupe dont j'avais particulièrement apprécié le son aux influences prog et pop sophistiquée, quelque part entre Pink Floyd (encore!), Supertramp, Mike Oldfield, Fleetwood Mac ou encore Mostly Autumn par exemple, tout en développant son propre univers. Cerise sur ce bon gâteau, suite à quelque mouvement de personnel, quelques titres ont été retravaillés, dont l'extrait qui vous est présenté ce soir, initialement sur l'album mais faisant l'objet d'une nouvelle édition 2026 : Magnifique, comme dirait mon élève Drucker !  Pas de rock progressif sans nos meilleurs amis britanniques et alors que vient de sortir le tout nouvel album d'un ponte du genre : Mister CLIVE NOLAN please ! A peine moins d'un an après le précédent opus ("The Mortal Light") 'du membre très actif de Pendragon et d'Arena, celui qui porte en plus une casquette de metteur en scène et auteur de théâtre, est forcément armé pour monter des opéras-rock prog ! Et c'est encore une belle réussite avec "Song Of The Winter Throne" dans les bacs (qu'on disait quand j'étais en âge de passer le mien) depuis la semaine dernière. Cette fois, Clive nous fait remonter le temps et nous propulse dans le moyen-âge norvégien et l'écoute de l'album nous plonge dans une vrai expérience "audiographique", à découvrir dès ce soir dans ce numéro !  Pas d'émission d'influence floydienne sans les patrons, et c'est autour d'un bon morceau de PINK FLOYD que s'est donc construit cet épisode. La version "Live à Pompeii" de "Saucerful Of Secrets", avec dix minutes de bonheur psychédélique faussement bordélique et à écouter les jeux fermés pour vous imaginer les images du film tourné dans les arènes de la cité antique par Adrian Maben sorti en 1972. Avec (encore une cerise sur un gâteau!) la version remixée par Steven Wilson l'année dernière.  A l'époque du tournage de "Pompeii", le groupe préparait l'album "Dark Side Of The Moon" devenu tellement iconique, tant par le contenu que par le contenant et pour l'anecdote, sachez que les membres survivants, on le sait, tous dans le besoin, viennent de mettre en vente sur leur site une dizaine de médiators en or 18 carats à l'image de la célèbre pochette pour une valeur unitaire de 6700 euros ! A votre bon cœur gratteux fortunés et collectionneurs ! Pour les autres gueux du rock, vous pourrez vous contenter d'une version plus modeste de l'objet à l'image de l'album culte qui renferme … "Money"...  Get away !  J'ai découvert le groupe suivant en préparant ce numéro et il se trouve que le nouvel album est publié aujourd'hui même, ça c'est de la synchronisation ! (enfin avec l'aide de mon partenaire Bad Dog Promotions quand même !). Il s'agit donc d'AMASEFFER, fondé à Tel Aviv en 2004 mais avec seulement deux albums au compteur. 18 ans entre le 1er et celui qui sort aujourd'hui, on ne peux pas dire que la bande à Erez Yohanan (batteur, compositeur et producteur) inonde les plateformes de streaming… Il va falloir une séance de rattrapage avec le 1er opus car ce 2ème en est la suite, certes un peu longtemps après. Le thème en est l'Exode. Mais il s'apprécie aussi pour lui-même (je peux en témoigner n'ayant pas encore entendu le 1er). Alors Erez n'a pas forcément pris des vacances de 18 ans, mais il est compositeur de musique de jeux vidéos et cette activité semble bien l'accaparer. Alors quand il remet le couvert avec ses amis, ça ne se loupe pas ! Extrait dans ce numéro de ce 2ème album du groupe : "When The Lions Leave Their Den", qui devrait être apprécié par  les aficionados de métal prog , cinématique avec des influences moyen-orientales. Un régal ! On bouge dans le temps et l'espace avec les Etats-Unis (plus précisément le Missouri) de l'an 1974.  Un groupe se lance dans le rock progressif américain avec succès (relatif, commercialement il leur faudra du temps) : PAVLOV'S DOG. Ce premier album est intitulé "Pampered Menial", une pochette devenu également iconique et une  reconnaissance immédiate de leur pairs anglais puisque sur l'album suivant viendront collaborer les sieurs Bill Bruford (Yes) et Andy Mackay (Roxy Music). Une carrière qui dans un premier temps ne passera pas les années 80 et 90 mais qui a repris de plus belle dans les années 2010 et je vous conseille d'ailleurs de porter une oreille attentive à leur dernière production en date : "Wonderlust", paru l'année dernière. Retours… à Tours ! Depuis 2020, après 2 EP et un album, le trio de post rock instrumental Oöhna CALL, revient avec un 2ème LP : "eKKo", avec pour thème l'écho (tiens donc, je me disais aussi, ce titre!) musical qui lui-même fait écho à la condition humaine. Si comme moi vous ne connaissiez pas cette jeune formation prometteuse, vous ferez une bonne découverte !  Autre nouvel album dont le titre me rend la tâche relativement facile, car les norvégiens de GIANT SKY reviennent avec "Giant Sky III", en toute logique leur 3ème opus, merci les gars ! Bon j'ai vérifié quand même, il y a bien deux albums précédents depuis 2021, logiquement intitulés par leur position de sortie, ça c'est pratique ! Erlend Viken, à la tête de ce projet, n'a donc eu qu'à se préoccuper du contenu et c'est bien là le principal ! Un projet parallèle à sa carrière au sein du groupe de rock progressif "Soup" et qui nous propose ici une musique à priori plus accessible mais tout de même à la croisée du rock progressif, alternatif, psychédélique ou encore de l'électro. Le tout en restant cohérent et savamment mélangé pour le plus grand plaisir de nos cages à miel… je vous l'affirme, ce n'est pas de la soupe ! Enfin retour en Angleterre pour clôturer ce numéro avec MANFRED MANN'S EARTH BAND, ce groupe au line-up oh combien de fois modifié depuis sa création en 1971 et qui fêtait sa première décennie d'existence avec l'album "Chance" en 1981. A ce stade de sa carrière on y retrouve notamment un certain Trevor Rabin aux guitares et à la production, le même Trevor qui prendra ses marques et donnera sa couleur au son du Yes des années 80 avant de poursuivre une carrière de compositeur de musiques de films. Côté chant, plusieurs voix au chapitre, celle du titre de l'extrait proposé dans ce numéro appartient à l'écossais Willy Finalyson. Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

    AMAROK
  4. Oct 1

    AMAROK

    Cette fois on y est , c'est l'automne, la nuit qui tombe plus vite, les soirées cosy à écouter du rock progressif et pour ce numéro, en version relativement zen. Et pour coller à l'actu, du moins visuellement : SPOCK'S BEARD pour un extrait de l'album "Octane" paru en 2005 avec sa pochette de pompe a essence, objet de luxe avant de devenir relique lorsque nous roulerons toutes et tous à l'électrique, à vélo ou à cheval sans vapeur !  Pour en revenir à la musique, ici un extrait tout à fait soft sorti de l'imagination du grand Nick D'Virgilio. La première nouveauté de ce numéro nous vient de Doncaster, Royaume de Charles III : CASTANARC. Une formation d'âge respectable mais qui s'était faite discrète pour ne pas dire absente depuis les 90's pour ne revenir avec un album qu'en 2021, puis cette année pour leur "seulement" 4ème opus : "Forged By The Sun". Si vous ne connaissiez pas ce groupe (comme moi, je vous l'avoue avant de préparer ce numéro) sachez qu'il se situe quelques part entre Genesis, Yes ou Marillion (dont il sera question plus tard). On peut largement faire pire en termes de références ! Du bon rock progressif, trois titres seulement sur cette galette dont deux d'environ 20 minutes. Rassurez-vous je vous ai mis le 3ème bien plus court, histoire de se mouiller la nuque !  YES justement, une bande toujours active même si aujourd'hui plus aucun membre fondateur n'y est présent.  Désormais le guitariste émérite Steve Howe est donc le capitaine de ce paquebot du rock progressif anglais, lui qui est monté à bord en 1971 sur le 3ème opus (il y aura beaucoup de 3ème albums dans ce numéro !)  "The Yes Album".  A quelques exceptions près durant les 80's, il est resté membre de l'équipage depuis toutes ces décennies et si le son du groupe a forcément évolué depuis, "Aurora" (sa dernière production en date) est plus que recommandable. Mais c'est donc sur ce 3ème album que j'avais envie de revenir pour ce numéro. Pour être complet sachez que Yes se produira le 20 mai 2027 à l'Olympia !  Un autre anglais plus "confidentiel" et pas suffisamment connu en France mais qui produit sa musique depuis plus de 30 ans, une musique électronique et cinématique de qualité reconnue dans son ile d'Albion et que les plus fidèles de ce programme connaissent bien maintenant (d'ailleurs j'envisage de lui attribuer une loge ! )  : RICHARD ANTHONY BEAN. Hériter, entre autres, des Maîtres claviers comme  Jarre ou Vangelis notre apprécié RAB, pour les intimes, est à retrouver dans cet épisode avec un extrait de son beau "Geostrophic Pathways" paru au tout début de cette année. J'évoquais les nombreux  3ème albums de cette émission, voici celui de CONFUSION FIELD intitulé "Resilience Remains". Derrière ce projet un certain Tomi Kankainen, talentueux multi-instrumentiste finlandais à la croisée des chemins du prog, de la pop et du métal (ancien bassiste d'un groupe local de métalleux).  Le tout sur fond de claviers atmosphériques avec le renfort du batteur italien Martin Malacrida, pour une œuvre de juste équilibre entre cette recherches d'atmosphère et d'énergie. A découvrir sans plus attendre avec un beau 1er extrait dans ce numéro. En fin d'année, vous aurez peut-être la chance d'assister aux concerts de deux monstres sacrés du rock progressifs pour le prix d'un seul billet ! MARILLION, en tournée internationale a en effet choisi pour son passage en France une pointure hexagonale du genre pour sa première partie : LAZULI. Ces derniers se produisent d'ailleurs le plus souvent et paradoxalement hors de leur patrie qui se montre plus difficile pour notre genre musical. Ce sera donc une grande et belle occasion de voir ces deux entités légendaires sur scène d'autant que cette tournée ne se limite pas à la capitale (Casino de Paris le 21 novembre) mais aussi dans la quatre coins de la métropole ! Autour de votre radio régionale, le plus près sera Rennes au Mem le 18 novembre, mais n'hésitez pas à consulter les sites des artistes pour trouver une date près de chez vous ! En attendant, on s'écoute un extrait de l'iconique  "Mispaced Childhood" paru en 1985 (donc période Fish), 3ème album pour les anglais, quant au froggies, je vous ai sélectionné un nouvel extrait de leur tout dernier excellent album "Être Et Ne Plus Être" paru cette année.    ALAN PARSONS PROJECT prenait un virage plus pop avec "Pyramid" leur … 3 ème album ! Moins prog certes, mais toujours qualitatif, Mr Parsons restant un ingé-son perfectionniste ! D'ailleurs le duo Parsons - Woolfson s'était vu récompensé pour cette très bonne galette dont je vous propose ici une dégustation agrémenté du chant magnifique du regretté John Miles (qui s'était fait connaître avec le tube "Music" en 1976 et qui nous quittait en 2021). Un fidèle auditeur qui se reconnaitra m'a contacté pour me rappeler au bon souvenir d'un artiste français que j'avais diffusé il y a quelques années : ROVER (Thimothée Regner).  Français mais éduqué dès son plus jeune âge dans le bouillon de culture newyorkais et qui, en groupe ou solo, est passé par différentes contrées et courants musicaux, en faisant un artiste inclassable mais dont les notes sonnent si bien dans cette émission. Or après cinq années de silence, l'artiste nous revient avec un single "Rain Of Fire", 1er extrait de son futur album du même titre attendu pour début 2027. Ce sera son … 3ème album solo après l'excellent Eiskeller. Alors mise en oreilles dans ce numéro !  A moins d'avoir mis la tête dans le sable le week-end dernier, difficile d'être passé à côté du passage en France du Pape. Et il m'a confié une information capitale : Dieu est un astronaute ! Bon c'est facile… Cela dit GOD IS AN ASTRONAUT nous vient tout de même d'un pays très catholique : la belle Irlande. Bientôt 25 ans de carrière pour les jumeaux fondateurs Kinsella et leurs collègues d'Eire. Certain.es d'entre vous ont peut-être eu la chance, à défaut de rencontrer le Pape, de rencontrer Dieu à la dernière édition Hellfest. Retour ici sur leur excellent "Ghost Tapes #10" paru en 2021.    Et pour conclure ce numéro, encore un 3ème opus :  celui de CURVED AIR , "Phantasmagoria". Une belle réussite de fusion entre univers classique, électronique et pop pour un groupe devenu acteur majeur de la scène rock prog, représenté par la magnifique voix de Sonja Kristina. Quant à cet énigmatique titre de l'album, Sonja et ses amis l'ont emprunté à un certain Lewis Carroll : avec ça, faites de baux rêves ! AMAROK, chaque jeudi, à 20h

    AMAROK
  5. Sep 24

    AMAROK

    Je suis particulièrement ravi d'ouvrir ce numéro avec un groupe "coup de cœur" (dès leur 1er album "One Step Closer" en 2023) : PLEDGE OF HEALING. Ravi et honoré de l'exclusivité car le duo formé par Claire et Cyril, revient avec un single qui sort seulement demain (25 septembre) sur toutes les plateformes (avec en plus une superbe vidéo). Ce titre : "Paradox" est un 1er extrait de l'album à venir dans quelques mois et que j'ai également eu l'honneur d'écouter cette semaine. Et je peux déjà  vous dire qu'il n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd ! Dès la 1ère écoute, l'émotion est là mais comme tout bon album prog il se doit d'être dégusté et écouté à plusieurs reprises pour en révéler toutes ses saveurs ! Le duo orléanais post-prog se positionne entre trip hop, electro et métal. J'y ai en effet retrouvé des sensations agréables telles que j'entends chez Mostly Autumn, Archive voire Tears For Fears (mais au féminin !) Pour en savoir plus sur le nom de ce 2ème album dont soit dit en passant la production et particulièrement soignée, sa date de sortie et les précommandes (recommandé!!) , rendez-vous sur le site du groupe début octobre. Merci à Claire et Cyril pour ce "Paradoxe" en avant-première, juste pour vous auditeur.ices de SUN !  Mais on n'a de toute façon pas fini de reparler de l'album que j'ai hâte de vous faire découvrir dans quelques temps et sans lire dans les astres, je prédis à ce futur opus un excellent accueil. Le duo a énormément travaillé pour en arriver là, et ça s'entend…  Soyez à l'affut !  L'industrie du disque est cynique. Si les artistes aujourd'hui ont plus facilement la possibilité de s'auto-produire, le plus dur est d'émerger de la jungle alors que dans les années 80, il fallait mieux signer chez une "major" si on caressait l'espoir d'être diffusé. Il fallait aussi parfois accepter quelques concessions. En 1981, l'album "The Wall" sorti deux ans avant est encore dans toutes les têtes, et son adaptation cinématographique d'Alan Parker est sur le point de sortir. Alors quand le batteur du groupe, NICK MASON,  veut prendre sa casquette de producteur (comme il l'a d'ailleurs déjà fait avec succès notamment pour "Rock Bottom" de l'ex Soft Machine Robert Wyatt), pour la musicienne de jazz américaine Carla Bley (décédée il y 3 ans), les requins du business n'acceptent de sortir le disque que sous le nom de Nick Mason. Bon, Carla Bley, autrice et compositrice de l'album profitera effectivement des retombées commerciales des ventes boostées par l'étiquette "Nick Mason de Pink Foyd", il faut parfois ravaler son amour-propre dans ce milieu impitoyable. C'est donc bien en réalité un album de Carla Bley produit par Mason mais sous son nom "Nick Mason's Fictious Sports" dont il s'agit avec, cerise sur la gâteau, un chant assuré par le fameux Robert Wyatt produit en son temps par le même Mason (mais Wyatt avait alors assez de notoriété pour le sortir sous son nom). Extrait de cet album, véritable bijou (et c'est bien là l'essentiel ! ) à (re)découvrir …. A la rentrée 2025 je rendais hommage à Rick Davies, fondateur de Supertramp. Un an déjà… Mais il y avait aussi une autre personnalité impliquée dans la création de ce groupe : ROGER HODGSON recruté par petite annonce et qui deviendra le "faiseur de tubes" de la formation, celui dont le grand public a retenu les chansons et la voix, jusqu'à son départ début des années 80 pour entamer une carrière solo ponctuée seulement de trois albums studio jusqu'à ce jour. Faut dire que le musicien s'était cassé les deux  poignets en bricolant chez lui après "Haï Haï" en 1987 et qu'ensuite il lui faudra tout le soutien de ses proches pour se remettre en selle. Quelques concerts fin des 90's puis une rencontre miraculeuse a lieu avec l'auteur compositeur nantais Alan Simon qui lui demande d'interpréter le Roi Arthur dans son projet de Rock Opéra "Excalibur" qui sort en 1998 aux côtés de musiciens de haut vol (tels que les Fairport Convention, Angelo Branduardi, Tri Yann, Malicorne ou encore Dan Ar Braz et j'en passe), avec une narration de "Merlin" incarnée  par Jean Reno ! Roger et Alan n'en resteront pas là puisque l'ex-Supertramp, outre sa participation aux représentations live de ce premier volet d'une longue saga en devenir, va s'installer chez le musicien nantais (à l'époque dans la région de Clisson au sud de Nantes) pendant deux ans au cours desquels ils vont façonner ensemble (Roger auteur-compositeur interprète et Alan en qualité de producteur) , le tant attendu et inespéré 3ème album studio de Hodgson : "Open The Door",  une vraie petite bombe à la croisée du prog, de la pop et de la world music. A mon humble avis le meilleur de l'ex-Supertramp. Depuis lors  (2000), malgré une période de forte activité scénique, aucun autre album original à signaler. L'artiste est rare, alors savourons un extrait de ce véritable chef d'œuvre  !  A ma connaissance, il s'agit d'un 1er album solo pour PAT WYREMBSKY , que vous connaissez peut-être sans le savoir si vous avez écouté le groupe Orion dont il fût membre fondateur en 1975 avant de participer par ailleurs à d'autres projets. Ce talentueux multi instrumentiste nous propose une œuvre ambitieuse ayant pour titre "Orwelllia Opera" comme "Orwell" et "IA" donc, et en effet, le propos de cet album tourne autour de l'essor de l'intelligence artificielle et de la surveillance de masse décrite par Georges Orwell dans "1984" . Ajoutez les problèmes écologiques et climatiques flagrants (et encore la version digitale de l'album était publiée avant cet été catastrophique). Un album fort et direct (mais avec des respirations je vous rassure !) dont la version CD vient de paraître et que je vous recommande chaleureusement pour exorciser tout ce gloubi-boulga !!  Plan social chez KING CRIMSON en 1973 ! En effet Robert Fripp s'entoure de nouveaux membres avec l'album "Lark's Tongue In Aspic"  : le regretté John Wetton tout juste libéré de chez "Family", David Cross, Bill Bruford, rassasié de "Yes" et Jamie Muir. Evidemment cela change le son du groupe, dont il reste malgré tout encore des saveurs d'avant-garde. Un extrait dans cette émission et une pensée pour Mr Fripp qui nous a fait une petite frayeur il y a quelques mois, victime d'une attaque cardiaque en début d'été alors qu'il allait jouer en Italie. Il se remet tranquillement,  80 printemps tout de même pour la "papa" du rock progressif !  L'Italie a un rapport particulier avec ce genre musical qui nous occupe chaque semaine. En effet nombre de groupe éphémères dans les années 70 y ont recueilli le succès d'un album ou deux avant de disparaitre pour revenir occuper la scène en se reformant au XXIème siècle. Pas tous évidemment, mais il y en a quand même pas mal, je m'en suis rendu compte en papotant et en lisant la littérature spécialisée de Louis De Ny que j'avais eu la chance de recevoir dans l'émission il y a un peu plus deux ans maintenant. Tel est donc le cas de MAXOPHONE, avec un unique album éponyme paru en 1975, devenu référence dans le rock progressif italien mais qui, outre une version anglophone de l'album, restera unique, le groupe ne faisant plus parler de lui avant de revenir sur scène, mais pas en studio, au début des années 2000. Dommage car il y avait là un énorme potentiel mais cela dit, on ne pourra jamais leur reprocher d'avoir fait l'album de trop !        Direction le Canada avec l'un de ses groupes mythiques, j'ai nommé RUSH !  L'opposé de Maxophone, puisque ici, pléthore d'albums durant plusieurs décennies jusqu'à la disparition du batteur de la formation en 2020. Neil Peart en ayant été par ailleurs auteur et compositeur quasi unique, le sort du duo restant était semble-t-il scellé jusqu'à ce qu'il décident de rendre hommage à leur regretté camarade en repartant en tournée. C'est l'allemande Anika Nilles qui a décroché le poste prestigieux derrière les fûts et les retours semblent plutôt élogieux pour la jeune femme qui doit faire face à une sacrée pression (bon l'Allemagne, les fûts, la pression, vous me voyez venir !!!, je sais c'est cliché… ) D'ailleurs la tournée internationale de Rush passera aussi en France (pour une fois on a de la chance ! ), mais attention une seule date, ce sera à Paris le 19 février 2027 à la Plénitude Arena, si Céline a fini de vider sa loge ! En attendant je vous propose un extrait de "Roll The Bones" paru en 1991. Groupe éphémère des années 70, mais à la différence de leurs collègues italiens, ils auront eu le temps de commettre plusieurs albums : GRAVY TRAIN. Enfin seulement 4 galettes sorties de cuisines et je vous propose le service ultime de 1974 "Staircase To The Day", enregistré dans les fameux (et fumeux!) studios du Manor, là ou à cette période la propriété acquise par Richard Branson venait d'avoir été le terreau de création notamment pour un certain Mike Oldfield,  Kevin Ayers, Gong, ou encore pour notre Magma national  !     Plus au nord et plus contemporain, les suédois de SULPHUROUS SEA, nouvelle formation crée en 2024, très active car en magasin déjà trois albums et un single ! Pour amateurs de rock progressif instrumental, atmosphérique et cinématique, le tout d'inspiration du début des 70's. Comme quoi, c'est dans les vieux pots… Extrait de leur dernier album "Flake Of A Memory" sorti l'année dernière.      Justement je n'en ai pas fini avec les seventies et quelle formation  ! Trois musiciens audacieux d'une incroyable dextérité, les célèbres EMERSON, LAKE & PALMER avec ici un extrait du mythique "Brain Salad Surgery" de 1973, leur 4ème opus mais le 1er sur leur propre label "Manticore", générateur d'une énorme tournée pour le groupe au faîte de sa gloire !  Un incontournable du rock progressif de cette période !  L'émis

    AMAROK
  6. Sep 17

    AMAROK

    Un an et demi seulement après "The Overview", le talentueux STEVEN WILSON s'apprête à publier son 9ème album "Requiem For A Village" le 06 novembre prochain  ! Et comme les albums de Stevie se suivent en général sans se ressembler, le musicien déclare qu'après la vision spatiale de notre planète, son nouvel opus nous fera redescendre sur Terre, dans un petit village hors du temps et de l'espace au cœur des iles britanniques…Outre le concept, l'instrumentation serait donc également à l'opposée des sons atmosphériques de son dernier album pour des ambiances plus organiques. D'ailleurs, le 1er single éponyme de l'album dont que je vous propose de découvrir dans ce numéro en est une belle illustration ! Rendez-vous en novembre pour savoir si l'essai est transformé !  JETHRO TULL fait partie de ces groupes emblématiques de la scène progressive dont les albums se sont vu remixés ces derniers temps par le même Steven Wilson ! Retour ici sur "Passion Play" en 1973, injustement rejeté par la critique lors de sa sortie car sans doute moins rock que baroque, certes, mais qui reste aujourd'hui une bien belle représentation de l'étendue musicale de la décennie et du savoir faire de Ian Anderson. Qui dit baroque dit orchestre, alors la fidèle et regrettée Dee Palmer (qui nous a quittés en juin dernier) s'y était attelée. Et, fidèle collaboratrice de la formation, un juste hommage lui est rendue sur le site du groupe.  La formation actuelle d'Anderson and Co est en tournée européenne jusqu'à fin février mais la France ne semble décidément pas être une terre promise pour le rock progressif, aucune date pour nous les froggies !     Une naissance aux Etats-Unis, plus précisément au Kansas. Un projet monté par des musiciens de diverses formations et nommé QUIVIRA. C'est aussi le nom de leur 1er album qui évoque le passé amérindien de leur région, laquelle avant le Kansas se nommait… Quivira! Quivira … verra, mais je la sens bien cette nouvelle arrivée sur la planète du rock progressif, mes oreilles ont immédiatement accroché, j'espère que l'appréciation sera partagée !  Je ne pouvais pas commencer la saison d'une émission intitulée Amarok sans notre Maestro MIKE OLDFIELD ! L'anglais pourtant introverti faisait preuve d'un bel esprit de groupe fin des 70's et durant les années 80, esprit que l'on retrouve notamment dans "Five Miles Out" de 1982. Ici avec un extrait de 13 minutes qui figure sur la face B réservée aux titres "courts" de l'album, tandis que la face A était entièrement consacrée au monumental Taurus II. Avec un attachement particulier pour cet opus qui fut le 1er que j'achetais en tombant dans la marmite oldfieldienne dans mon adolescence. Je vous recommande d'écouter particulièrement ce titre devant des enceintes bien réparties ou au casque pour savourer l'expérience stéréo incroyable sur certains passages parmi la palettes de sons et d'ambiances proposés par Oldfield et ses musiciens sur ce morceau incroyable pour un crédit collectif assez rare chez cet artiste. Une collaboration pleinement réussie !   Autre génération et autre lieu, mais le talent ne connaissant ni âge ni frontière, partons au Canada ou se prépare la sortie imminente et tant attendue d'un nouvel album d'ALEX HENRY FOSTER : "The Fragile Beauty (Of New Morning Hopes)" prévue le 23 octobre ! Depuis quelques mois, Alex nous met en appétit en sortant de magnifiques singles mais les gens comme moi friands de véritables albums, se réjouissent enfin de bientôt pouvoir rassasier nos cages à sirop d'érable ! Un extrait de cet album dans ce numéro, histoire de nous ouvrir l'appétit !   Autre groupe prolixe en matière de singles : TODAY MY PLEASURE ! Ce sont les locaux de notre étape avec la sortie d'un EP (disponible également en vinyle, youpi !!) et dont je vous propose un succulent extrait dans cette émission, à consommer sans modération ! Comme j'ai du mal à ranger cette formation dans une catégorie définitive autre que "rock alternatif", je ne m'interdis jamais de vous faire partager leur musique qui, sans être à proprement parlé du rock progressif, colle parfaitement au son de ce programme et de toute façon … Je fais ce que je veux ! Mais vous ne serez pas déçu et m'en direz des nouvelles ! Fin juin, Erwann mon éminent collègue des soirées rock de SUN, pour son émission LE FIL ROCK, consacrait un numéro consacré au groupe ARCHIVE. Très bonne idée et je vous invite d'ailleurs à profiter du replay de son émission ! Et dans AMAROK aussi le groupe a ses habitudes, par exemple dans ce numéro un extrait de "Lights" paru en 2006 et sur lequel apparaissaient pour la première fois deux nouveaux chanteurs et guitaristes : Pollard Berrier et Dave Penn, pour tout vous dire, l'un de mes albums préférés du collectif anglais : bonne dégustation  !       Retour au son des 70's avec l'un des  pionniers de la branche allemande du rock progressif, le Krautrock , j'ai nommé AMON DÜÜL II qui émane d'Amon Dul (1er), mouvement autant politique que musical de la fin des 60's mais dont la musique trop anarchique (les musiciens allaient et venaient selon leur bon vouloir) ne pouvait pas tenir dans un tel format sur la durée. En revanche la version II a fait une belle carrière et la part d'impros maitrisés à côté de titres plus structurés n'est pas sans rappeler leurs collègues britanniques du Floyd. Extrait du 2ème album de la formation munichoise, "Yeti", en l'an de grâce 1970. L'émission aurait pu être un concept spécial "Stéphane" ! Après Steven Wilson en ouverture, je vous en propose deux en clôture et pour le même prix ! Ces deux là, STEVE HACKETT et STEVE ROTHERY, ont de la matière à régaler les amoureux des 6 ou 12 cordes , pour mémoire le 1er ayant été le  guitariste virtuose de Genesis (et qui poursuit avec succès une belle carrière solo), le second éminent gratteux membre de Marillion. Nos compères se connaissent et se respectent depuis longtemps et cela fait déjà 8 ans que le projet est né. Trop occupés pour prendre le temps de matérialiser plus vite leurs idées, l'album vient enfin d'aboutir sous le titre "The Roaring Waves". Entièrement instrumental, pour autant loin d'être ennuyeux, nos chevaliers joutent sans compétition mais avec tout le brio qu'on leur connait. Un régal d'écouter ces deux pointures sur la même galette !! Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

    AMAROK
  7. Sep 10

    AMAROK

    Ravi de repartir pour une 13ème saison avec vous !  13ème saison qui commence par un nouveau festival annuel dédié au rock … progressif ! L'évènement est rare pour être souligné, qui plus est dans la région de SUN votre radio préférée, par ailleurs partenaire de l'évènement !  Cette première édition de PROG NIGHT initialement programmée au début de l'été avait malheureusement été reportée suite à la fermeture définitive de son lieu d'accueil initial le Floride. Elle aura donc lieu à LA CARRIERE de St Herblain le jeudi 17 septembre à 20h00, une occasion exceptionnelle pour ne pas écouter Amarok en direct (mais je compte sur vous pour le replay ! ). Au programme trois groupes déjà entendus dans votre émission : ELEMENTS (Tours), Unsquare (Nantes) et donc HAMASAARI (Le Mans) qu'on retrouve dans ce premier numéro de la saison pour un nouvel extrait de leur dernier album "Pictures". Autre belle découverte, l'album "Towards The Sky" par LONG EARTH, groupe qui nous vient d'Ecosse et qui atteint son stade de maturité 10 ans après sa formation en voyant se greffer de nouveaux membres durant ses premiers opus autour de son créateur Mike Baxter. Avec un micro féminin, toujours apprécié dans le cercle très masculin de notre genre musical !    Mais AMAROK c'est aussi l'hommage aux piliers du rock progressif. Ainsi nous pensons à Gary Brooker et son PROCOL HARUM, en écoutant un extrait de "Exotic Birds And Fruits" paru en 1974, qui marque un retour au son de groupe après les envolées orchestrales de "Grand Hotel".  Pour l'anecdote ces albums étaient produits par un certain Chris Thomas, chargé peu de temps avant du mixage de "De Dark Side Of The Moon" de Pink Floyd en arbitrage des deux visions distinctes qu'en avaient David Gilmour et Roger Waters, mais cela est une autre histoire comme aurait dit Gérard Blanc ! Après mon petit teaser sur les réseaux sociaux au son de la voix familière d'Emile Jacotey, je ne pouvais pas faire l'impasse d'un ANGE ! Si la saison dernière nous a permis de découvrir le nouvel opus "Cunégonde", ici nous remontons le temps en 1992 pour revenir sur un autre grand album du groupe belfortain : "Les Larmes du Dalai Lama" dont les textes sont toujours cruellement d'actualité… Ce fut le dernier album studio réunissant les frangins Francis et Christian Décamps, ce dernier ayant poursuivi l'aventure avec une non moins talentueuse équipe, dont son fils Tristan. Soutenu par l'association "Un Pied Dans La Marge" et sa famille d'"imbibés" le groupe est donc toujours très actif et bien que Christian se soit mis en retrait de la scène, comptez sur sa présence exceptionnelle à Florange le 03 octobre pour fêter les 30 ans de l'association et accessoirement, embrassez le pour moi, le "Père" est en effet octogénaire depuis cet été, précisément le 11 août à 11h11 de source fiable !! Revenons aux nouveautés, cette fois d'Allemagne (qui ne produit heureusement pas "que" des mauvaises nouvelles ces derniers temps), avec les CASTLE MOUNTAIN MOON que j'ai plaisir à retrouver après l'excellent "Six Tales Op Perception" en 2024. Cette fois l'album se prononce moins facilement : "A Layman' Guide Unobtainium" mais son écoute elle, est en revanche très fluide  ! L'essai est donc transformé pour ces deux ingénieurs en informatique Ropp Köhler et Dirk Krause qui se sont laisser guider par leur passion commune pour le rock progressif et pour notre plus grande satisfaction !  A l'instar du groupe français Ange entendu précédemment, les GENTLE GIANT de nos voisins britanniques étaient également à l'origine une histoire de fratrie. Mais des trois Shulman, Phil participe ici pour la dernière fois à l'aventure sur l'album "Octopus" paru en 1972, le dernier donc des "trois frères", ça me donne...le bourdon ! Dernière nouveauté de cette soirée, les canadiens ENIGMATIC SOUND MACHINE que j'ai eu la chance de découvrir dès le 1er album "Telepathic Waves" en 2023 et qui quelques productions plus tard reviennent aujourd'hui avec l'excellentissime "Divided By One". Un rock progressif teinté de sons électroniques mais attention c'est bien le premier qui sert les seconds ! Si vous ne connaissiez pas, je vous invite à explorer leur univers et d'ailleurs je ne m'y trompe car ces artistes ont rejoint désormais l'écurie de BAD DOG PROMOTIONS que je remercie ici pour une collaboration devenue indispensable pour vous faire découvrir ces nouvelles pépites régulièrement et ce sera encore le cas tout au long de cette saison !  J'ai de bonnes nouvelles de la Grèce les amis ! Les habitués de ce programme savent combien j'apprécie le VOODOO DRUMMER DUO pour ce son inclassable quelque part entre jazz expérimental, rock progressif et world music, une  musique inspirée à son créateur percussionniste Chris Koustogiannis lors de funérailles au Bénin. Très vite rejoint par le violoncelliste Stravos Parginos, le duo nous sert une musique hors des sentiers battus, en général des formats assez courts mais rafraichissants, à l'instar de ce nouveau single "Dionysiar Ritual", premier extrait du futur 2ème album du même nom attendu pour 2027, on sera là  !  Et enfin pour clôturer ce 1er numéro de la nouvelle 2026/2027, un dernier petit tour dans les 70's avec CAMEL et un titre in french in the text tiré de l'album The Snow Goose, nous étions en 1975. Bonne semaine à toutes et tous !  Thierry Joigny   AMAROK, chaque jeudi à 20h

    AMAROK
  8. Jun 25

    AMAROK

    Ultime numéro de la saison et à cette occasion on s'offre du bonus ! Prise d'antenne dès 19h00 en direct avec le Kid dans STACK dont la programmation incluait deux titres proposé par votre serviteur :  MONNAIE DE SINGE pour un dernier hommage avant de refermer cette saison, à Anne Gaëlle RUMIN, la voix du groupe depuis une dizaine d'années et qui nous a quitté en février dernier à seulement 44 ans. Vous pouvez également vous replonger dans l'émission spéciale d'Amarok du19 mars 2026 qui lui était en partie consacrée. J'ai donc proposé au Kid une version alternative "électro" d'un extrait de ce superbe album que reste "The Story Of Rose Ola Seks"... PHILIPPE KALFON et un extrait de son 3ème album studio (solo) "My Connection" qui vient de paraître. Si cet album n'est pas en soi un disque de rock progressif, rappelons que Philippe est le guitariste du Sloane Square Band déjà entendu dans cette émission et qu'il a soutenu le groupe Tai Phong. Mais il traverse les genre à travers une soixantaine d'albums, c'est peu dire qu'il est très demandé et pour cause ! Le Kid m'a semblé ravi de diffuser cette proposition guitaristique de premier choix pour Stack !    Dans AMAROK, le Kid me proposait un certain CLIVE NOLAN et là nos esprits se rencontrent !! Certes cela aura fait une troisième diffusion dans cette émission de l'album "The Mortal Light" sorti en début d'année, mais quand le claviériste de Pendragon et Arena (entre autres) passe deux ans à construire un superbe double album concept de deux heures et demi et que le résultat est aussi monumental, on ne peut qu'en redemander !    Et puis autre figure de groupe légendaire également claviériste : TONY BANKS, membre fondateur de Genesis pour un extrait de son album "The Fugitive" de 1983, l'une des rares occasions d'entendre Tony chanter lui-même !  Pour le reste de l'émission, c'est AMARTIA qui a ouvert le bal avec un mystérieux single "My Inner Circle". Mystère quant à la récente sortie de ce titre sur la plateformes alors que le dernier album du groupe lillois remonte à 2021 et toujours avec Amandine Duwooz au micro depuis maintenant presque une décennie. Je n'ai pas plus d'infos mais croisons les doigts pour la sortie un album durant la prochaine saison car ce single à un petit goût de trop peu !    Autre formation hexagonale mais cette fois originaire du Mans :  HAMASAARI. Un 2ème album "Pictures" vient d'être publié par ce groupe qui commence sérieusement à faire parler de lui !  Outre le programmation au Hellfest cette année, notamment cet été en Angleterre nos amis partageront l'affiche avec des pointures du genre à l'occasion d'un festival hommage au regretté Neil Peart (Rush).  Ils devaient se produire demain à la soirée PROG NIGHT aux côtés des nantais Unsquare et des tourangeaux  Elements (groupes diffusés ces deux dernières semaines dans cette émission) mais ATTNTION cette soirée est reportée au 17 septembre à la verrière de la salle de La Carrière (St Herblain).  Il y a un an le single "The Frame" d'ESTHESIS était diffusé ici, préalablement à la sortie de l'album "Out Of Step" à la rentrée 2025 et qui nous a depuis accompagné tout au long de la saison. Vous l'aurez compris, j'aime assez ! En réalité, chaque album est une merveille et celui-ci est plus souvent sur ma platine que dans sa pochette !! Après le remix de "The Frame" par l'ami Vincent Blanot, alias Berlin Heart, il y a quelques semaines, voici un bel et long extrait de l'album dans ce numéro pour finir de vous convaincre, s'il en était encore besoin, de la qualité de son auteur Aurélien Goude et de ses talentueux camarades ! Cerise sur la gâteau, outre les différents concerts prévus, le groupe toulousain sera à l' ALHAMBRA de Paris le 25 septembre en 1ère partie de IQ !! Cette saison aura été riche en actualités pour les légendaires YES en terme de diverses rééditions d'albums et de concerts. A ce propos le groupe qui devait se produire à l'Olympia le mois dernier a reporté sa tournée européenne de "Fragile Tour" suite à un problème de santé de Steve Howe. Cela ne semble donc pas remettre en cause le projet puisque le vénérable groupe devrait fouler la scène mythique parisienne en mai 2027. Du haut de ses 79 balais, le guitariste membre le plus ancien de la formation (plus aucun fondateur n'est présent), n'a pas encore les doigts perclus d'arthrose, pour preuve la qualité de son jeu sur le tout nouvel album du groupe "Aurora" ! On le sait, YES a eu plusieurs vies et il serait vain de comparer "Aurora" à "Fragile" par exemple (que la formation rejouera donc intégralement dans sa tournée européenne). Mais à mon humble avis, cet album est le meilleur opus du groupe depuis l'arrivée de Jon Davison au micro avec le controversé "Heaven & Earth" en 2014. Après "The Quest" en 2021 puis "Mirror To The Sky" qui semblait mieux accueilli par les fans en 2023, "Aurora" remet en avant les claviers de Geoff Downes dans la production et montre que Steve Howe n'est pas encore rouillé ! Les compositions exigeantes côtoient des titres plus directs et accessibles mais de toute façon c'est une galette à découvrir en immersion après plusieurs écoutes, autant vous dire qu'elle va contribuer à occuper mon été ! Extrait dans ce numéro. Programmation décidemment bien "frenchie" pour ce dernier numéro avec POLYCHROME et un nouvel extrait de leur second album "Someday". Les frères SENIZERGUES, biberonnés au jazz, au rock et influencé par leurs aînés de la scène progressive des 70's nous offrent une bulle d'air bienvenue dans le paysage musical français et qui mériterait bien d'être plus largement diffusés ! Modestement, j'ai toujours grand plaisir à le faire ici, bravo !  l'album "The Sensual World" de KATE BUSH fait partie des ces difficiles suites, faut dire qu'elle avait placé la barre assez haut avec son précédent "Hounds Of Love" ! Pourtant cet album mérite toute notre attention, l'artiste iconoclaste anglaise n'ayant pas eu peur de rebattre les cartes en 1989. Plein de belles collaborations sur cet album, citons notre breton Alan Stivell !  Un extrait dans ce numéro, sans le breton, mais avec le fameux Trio Bulgaka qui avait connu son heure de gloire en 1987 avec "Balkana - The Music Of Bulgaria", l'un des fers de lance de la world music produit par un certain Joe Boyd, ancien patron du club underground l'UFO dans les 60's et producteur notamment du 1er single d'un petit groupe émergeant nommé Pink Floyd ("Arnold Layne" en 1967). Ecarté par EMI pour le premier album de la bande à Syd Barrett, quelle transition 20 ans plus tard avec ces voix bulgares ! Autre invité sur le titre de cette émission, le légendaire guitariste de Pink Floyd (qui n'était alors plus émergeant depuis longtemps ! ), David Gilmour, toujours fidèle à son ancienne petite protégée depuis qu'il découvrait son talent quelques années plus tôt. Enfin, Cunégonde dont je vous parle depuis le début de la saison à travers les différents extraits de l'album de ANGE qui lui donne son nom vous était enfin présentée à l'issue de cet ultime numéro… Un chant assuré par Christian Décamps qui aura donc le dernier mot sur cet excellent nouvel opus du groupe (et dans cette émission!), malgré le passage de flambeau à son fils Tristan devenu le chanteur principale de cette honorable institution ! (le groupe, pas l'émission ! )     Comme le chantait un certain Jean-Louis, "voilà c'est fini" … Merci à SUN pour sa confiance renouvelée, merci au Kid pour le passage de relais ( presque!) chaque jeudi, aux artistes et leurs émissaires parfois à l'étranger qui font connaitre cette émission rare dans le monde hertzien pour le rock progressif, aux attaché.es de presse qui me font découvrir de belles pépites (et me remontent de fait le moral sur l'avenir du genre ! ) et notamment Anne-Claire de BAD DOG PROMOTIONS qui fait un travail formidable pour le rock progressif (durant cette saison je crois qu'il y a eu moins de numéros que de doigts sur une main sans au minimum un.e artiste de cette formidable agence !).  Enfin merci à vous qui écoutez AMAROK pour certain.es depuis pas mal d'années (ça commence à piquer!). Evidemment s'il n'y à personne de l'autre côté du poste (comme on disait quand j'étais jeune !!) il n'y a aucun intérêt. Mais à défaut de faire une émission "mainstream" cherchant à faire de l'audience à tout prix, ce qui m'anime encore dans ce média unique c'est de promouvoir cette musique auprès de vous qui en connaissez d'ailleurs souvent plus que moi comme j'ai pu le constater lors de différents évènements extérieurs cette année encore. MERCI ! !  Goodbye, je reviendrai …. Thierry Joigny

    AMAROK

About

Un programme pour les aficionados de rock progressif mettant en avant les ténors du genre nés dans les années 70 et leurs héritiers (notamment le néo-prog), mais faisant aussi la part belle à la nouvelle génération de talents hexagonaux et locaux pour ainsi dire jamais diffusés sur les radios commerciales. Bref, un mélange d'artistes renommés et en devenir ! Et comme les frontières du genre sont floues, il n'est pas rare d'entendre dans Amarok des musiques non connotées "rock prog" mais les sonorités, les compositions, se fondent dans la couleur de l'émission. Oui, Thierry Joigny aime faire valser les étiquettes ! Chaque jeudi, à 20h Suivez Amarok sur Facebook

More From SUN Le Son Unique

You Might Also Like