AMAROK

SUN | Le Son Unique

Un programme pour les aficionados de rock progressif mettant en avant les ténors du genre nés dans les années 70 et leurs héritiers (notamment le néo-prog), mais faisant aussi la part belle à la nouvelle génération de talents hexagonaux et locaux pour ainsi dire jamais diffusés sur les radios commerciales. Bref, un mélange d'artistes renommés et en devenir ! Et comme les frontières du genre sont floues, il n'est pas rare d'entendre dans Amarok des musiques non connotées "rock prog" mais les sonorités, les compositions, se fondent dans la couleur de l'émission. Oui, Thierry Joigny aime faire valser les étiquettes ! Chaque jeudi, à 20h Suivez Amarok sur Facebook

  1. AMAROK

    6D AGO

    AMAROK

    A ne pas louper le 16 mai : le BREIZH PROG REUNION, évènement breton qui réunira deux excellentes formations de la région à St Nolff (Morbihan) et qui pour l'occasion ont ouvert et fermé ce numéro. Pour commencer, honneur à SAQUARRAH, les ainés nés en 1992 et qui joueront à domicile. Depuis leurs débuts, avec quelques changements de line-up ils ont  produit un EP et trois albums. Le dernier opus en date remonte à 2024 et si vous avez loupé les diffusions d'extraits du très bon "The Runaway", séance de rattrapage dans ce numéro ! Avis aux amateurs de sons floydiens.  La clôture (en beauté ! ) de cet épisode a été confiée à PRYZME, l'autre groupe du BREIZH PROG REUNION, qui vient du département de l'Ile et Vilaine. Une formation qui s'est installée sur pas mal d'années au cours de la dernière décennie pour aboutir à un 1er album "Four Inches", lequel a d'ailleurs également fait les belles soirées de cette émission en 2021. Pour les avoir vus sur scène, je peux vous assurer de la compétence de nos gaillards bretons ! Leur second album "True Stories … And Other Lies" est sorti il y a un an et j'espère bien que vous n'avez pas loupé les extrait diffusés dans Amarok ! Nouvel extrait en fin d'émission, avis aux mêmes amateurs de musiques floydiennes avec également des influences de Yes ou Pat Métheny. Un album d'une grande richesse musicale qui mérite son écoute en immersion ! Entre ces deux groupes dont vous me donnerez des nouvelles, une belle surprise, également hexagonale : ESTHESIS. Rappelez-vous le 26 juin, en toute fin de la dernière saison, je vous présentais le premier single "The Frame" du nouvel album "Out Of Step" alors à paraître à la rentrée. Depuis, cet excellentissime 3ème opus du projet d'Aurélien Goude accompagne la saison 2025-2026 (et elle n'est pas terminée !). Or, une nouvelle version de ce single est parue hier, bien différente de l'originale. Réalisée par Vincent Blanot, cette alternative se veut plus lourde et frontale que celle de  l'album (plus hypnotique). Comme l'exprime Vincent, les deux faces d'une même pièce ! Vincent Blanot a pour l'occasion réenregistré bon nombres d'instruments. D'ailleurs ce n'est pas la première fois qu' Aurélien et Vincent collaborent, l'un sur un album de l'autre. Ah oui parce qu'il faut vous préciser que Vincent a aussi son projet, vous vous en souvenez sans doute car il a également été largement diffusé ici en son temps : BERLIN HEART, avec deux albums à son actif. Je dois avouer que j'étais assez dingue du 2ème "The Low Summit" sortie en 2022. Alors j'ai deux bonnes nouvelles concernant ces deux formations. ESTHESIS se produira à l'ALHAMBRA de Paris le 25 septembre et BERLIN HEART finalise son 3ème album. Vous pensez bien que je suis tout cela de près pour vous, vivement la prochaine saison ! En bonus, voici la vidéo de THE FRAME, BERLIN HEART REMIX ! Autre nouveauté mais cette fois totale pour moi car je ne connaissais pas DIFFERENT LIGHT. Formation à l'origine maltaise lors de sa création en 1994 et puis son fondateur Trevor Tabone s'est installé en République Tchèque, mettant en pause le projet pendant près de 10 ans. Il y reformera le groupe en 2008. En 2020 sort "Binary Suns Part 1 ", fort bien accueilli par la critique et il y a une dizaine de jours est parue la suite, "Binary Suns Part 2 - The Singularity" dont je vous présentais un 1er extrait dans ce numéro. Un rock progressif accessible, tirant vers la pop de bon goût. Une très belle découverte ! Ah au fait, sur leur CV, la première partie de Nick Mason's Saucerful Of Secrets quand même !!   Comme l'actu était riche pour cet épisode, peu de rock prog de 1ère génération mais quand même, j'ai trouvé une petite place pour RENAISSANCE avec un extrait de "A Song For All Seasons" de 1978. Un album respectable et courageux alors que déferlait les vagues punk et new wave ... Faut dire que la production en avait été confiée aux bons soins de David Hentschel (Genesis, Peter Hamill, George Harrison, Elton John, Mike Oldfield, et j'en passe ! ). L'extrait que ce numéro était même parvenu à se faire une belle place dans les charts britanniques !  Notre ami canadien ALEX HENRY FOSTER revient avec une "presque" nouveauté. Un single comme le précédent, enregistré live lors de sa tournée européenne (cette fois en Belgique à Bocholt, le 16 novembre 2025) et également paru sur vinyle "fait maison" par notre artiste qui a plus d'une corde à son arc créatif ! Pourquoi "presque nouveauté" ? Parce que ce titre avait été écrit par Alex pour son ancien groupe Favorite Ennemies (qu'il a quitté en 2016). Vous pouvez donc en écouter une version différente sur l'album "Beetween Illness And Migration" sorti par la formation en 2014.  Cunégonde continue de se dévoiler tout au long de la saison. A moins de découvrir cette émission ce soir, vous n'êtes pas sans savoir que je parle évidemment du dernier album de notre groupe emblématique du rock progressif français : ANGE. Christian Décamps, vénérable membre fondateur de la formation a quitté la scène (avec brio) sur  celle de l'Olympia l'année dernière et s'il reste présent sur ce nouvel opus c'est surtout à l'écriture, la voix de l'Ange étant désormais confiée principalement à la relève, dignement représentée par son fils Tristan. Le titre proposé dans ce numéro est particulier. "Un Passage De Rêve" est le seul titre dont le texte ne soit pas au moins co-écrit par Christian (d'ailleurs sur la longue carrière du groupe, les texte non écrits de sa main se comptent sur les doigts d'une seule ! ) Si la musique est signée du guitariste et vocaliste Hassan Hajdi et de Tristan, les paroles sont de la plume d'un certain Michel Buzon, poète précoce (1er écrits publiés à l'âge de 19 ans en 1976) , également chanteur à texte et journaliste. Un titre fort émouvant interprété avec toute la sensibilité de Christian Décamps. Un petit tour en Pologne avec le 3ème opus de RIVERSIDE, le groupe, sans doute le plus représentatif de la scène de cette contrée si éloignée des légendes anglaises et pourtant tellement imprégnée ! Nous sommes en 2007, le groupe publie "Rapid Eye Movement" dont je vous proposais un extrait ce soir. Pour l'anecdote, seulement deux ans plus tard, l'album sera republié avec des titres en bonus dont un reprenant un extrait de "Shine On You Crazy Dimaond" de Pink Floyd, pas très cool pour les fans qui ont du remettre la main à la poche … Une dernière fraicheur dans ce numéro, le 1er album d'un groupe allemand : "Home" par BLOSSOM CULT. Attention, on entre ici dans un univers très métal prog ! Je vous ai choisi un titre relativement "soft" pour y aller doucement ! Mais ne vous y trompez pas, ce ne sont pas des fous furieux non plus, la couleur de leur musique ne les empêche pas d'exprimer un panel d'émotions ! La polarisation politique, l'accélération technologique et la perte de repères sociaux sont les thèmes que se propose d'aborder les Blossom Cult sur leur premier opus, à écouter bien chez soi : "Home" !  Enfin, THE ALAN PARSONS PROJECT, l'autre formation 70's de ce numéro, également en 1978 avec  un extrait de leur 3ème album "Pyramid". Une actu marquée par l'anniversaire de la première production de ce projet co-fondé par l'ingé-son d'Abbey Road Alan Parsons avec le musicien et parolier Eric Woolfson. Cet été marquera en effet le cinquantième anniversaire du premier album d'APP : "Tales Of Mystery And Imagination" paru le 2 juillet 1976. A cette occasion plusieurs albums du groupe sont réédités en vinyle comme en CD.  Par ailleurs un ouvrage biographique de la fille d'Eric Woolfson (décédé en 2009) est sur le point d'être publié en espérant une traduction française  !  Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

    1 hr
  2. AMAROK

    APR 30

    AMAROK

    Les épisodes se suivent… Encore un hommage cette semaine, cette fois au guitariste DAVE MASON qui est s'est allé vers un ailleurs… L'anglais né en 1946 allait donc avoir 80 ans en mai prochain. On lui doit le groupe TRAFFIC en 1967, alors qu'il vient de faire la rencontre avec Steve Winwood, multiinstrumentiste au sein du Spencer Davis Group pour lequel Dave officie en tant que roadie. Avec Jim Capaldi à la batterie (que Dave Mason rencontra auparavant dans une autre formation commune) et Chris Wood au saxo, ce quatuor psychédélique teinté de jazz et de blues va influencer le rock progressif en devenir, à commencer par un certain Roger Hodgson de Supertramp. Mais le "Traffic" ne sera pas fluide, la mésentente cordiale et Dave va alors mener une carrière solo et  jouer dans les sessions d'enregistrement ou en live aux côtés de plus grands. Citons par exemple à son tableau de chasse son pote Jimi Hendrix, les Stones, Graham Nash, Paul McCartney, George Harrison etc... Il intégrera (certes très brièvement et pour un unique album, "Time" en 1995) le Fleetwood Mac.  Je ne pouvais donc pas démarrer ce numéro sans rendre hommage à ce musicien qui tellement compté pour le rock progressif et le rock tout simplement. D'abord avec un extrait de l'album éponyme de Traffic en 1968 puis dans de sa discographie solo avec un passage de "Let It Flow" en 1977... Du côté américain, un groupe né en 1972 va marquer son temps (la passionnante décennie des 70's) : PAVLOV'S DOG. Retiré du marché jusque dans les années 90, le groupe co-fondé par David Kamp est depuis plus que jamais actif, pour preuve de vie, l'excellentissime album de 2025 "Wonderlust" que je ne me lasse pas de partager avec vous !  Plus récents et plus au nord, chez nos cousins québécois, un duo dont on pourrait faire le parallèle avec les Daft Punk fait le buzz depuis un moment sur les réseaux.  Mais la comparaison avec le duo de pop électronique s'arrête là, à sa forme et à son relatif anonymat. Musicalement, rien à voir, au contraire, ANGINE DE POITRINE (même leur nom est tellement étrange), donne plutôt dans l'anti électronique et même dans l'artisanat puisque le guitariste utilise un instrument qu'il a lui-même conceptualisé : une guitare à frettes séparées d' 1/4 de ton (contrairement au 1/2 ton que connaissent les instruments conformistes). Alors si vous tenez à les comparer à une autre formation française, visez plutôt Magma,  jusque dans le langage inventé, même si le plus souvent instrumentale, leur musique se veut expérimentale. En France ils se sont fait connaître aux Transmusicales de Rennes en décembre  dernier. Mais la notoriété soudaine et internationale d'Angine de Poitrine est surprenante (tellement loin de la Star' Ac !) et soudaine ! Ils sont en tournées partout et pour ce qui concerne la France et plus précisément la région de votre radio préférée, deux dates à retenir  : le 18 mai de nouveau à Rennes et le 19 mai ce sera au Mans. J'avoue y être allé en trempant le  bout de mes cages à miel.. On a la quelque chose de tout à fait inhabituel, mais audacieux et rafraichissant dans l'industrie musicale de plus en plus lissée. Après c'est une histoire de goûts, ça ne peut pas plaire à tut le monde. Mais ce qui est certain c'est qu'il vous faudra plusieurs écoutes pour les adopter… ou pas. Alors pour vous faire une idée, extrait de leur 2ème album "Vol. II" dans ce numéro.  Voilà une artiste qui ne manquait pas non plus d'audace au début des 80's quant elle décidait après seulement trois albums, son jeune âge et une époque qui n'était pas encore celle des home studios, de produire elle-même cet ovni de la culture pop à tendance rock prog : "The Dreaming". KATE BUSH a dur faire peur à sa maison de disque qui s'était rempli les tiroirs caisse, notamment avec le dernier gros tube "Babooshka" et qui ne voyait dans la nouvelle galette de son artiste bankable aucun "hit" en devenir. Faut dire que Kate s'est épuisée pendant un an à triturer les sons, à expérimenter les claviers les plus innovants, à jouer sur tous les registres possibles de sa voix, collaborant avec plusieurs cadors des consoles. Résultat, un album moins commercial que les précédents mais aujourd'hui considéré comme un véritable chef d'œuvre, parfois même supérieur à son successeur "Hounds of love" son apogée. Ainsi Steven Wilson le considère comme son meilleur album, un disque qui selon lui n'aurait jamais du fonctionner et qui miraculeusement et grâce à la vision qu'en avait Kate Bush, à l'esthétique qu'elle lui a donné est devenu un indispensable de sa discographie ! Attention cet album se révèle après plusieurs écoutes et comme l'indiquait son autrice sur la pochette :  à écouter "très fort" !  Après avoir évoqué en début d'émission l'influence du groupe Traffic sur le tout jeune Roger Hodgson, revenons sur l'album incroyable de SUPERTRAMP : "Crime Of The Century" en 1974. Incroyable car le gap dans les compositions, la profondeur des textes, la production est juste extraordinaire en comparaison des deux premiers disques du groupe (pas mauvais et même sous-estimé mais clairement pas du même niveau). Aujourd'hui on se poserait la question de l'IA pour opérer une telle transformation. Mais non, nous sommes encore à l'époque bénie ou la musique était artisanale et fabriquée par des Musiciens doués. Sans doute la pression de la maison disque qui leur offrait une dernière chance avant de les virer a fait son effet, en plus des moyens apportés par un mécène enthousiasmé par le talent qu'il avait décelé chez Rick Davies car il a du en falloir des ressources de production pour obtenir un tel son ! Ajoutez à cela le line-up emblématique du groupe marqué alors par l'arrivée de Helliwell, Thomson et Sienbenberg autour des fondaturs Davies et Hodgson et vous avez là tous les ingrédients qui ont amené à cette réussite totale du groupe qui va pulvériser les charts sous cette forme jusqu'au début des 80's. Retour sur cet icône des 70's... Mais revenons à aujourd'hui parce qu'on ne manque pas de talents et pour belle preuve NINE SKIES ! Le groupe né en France du côté de Nice vient d'officialiser l'intégration d'un nouveau chanteur. Après avoir annoncé un temps Charlie Bramald, lequel a connu quelques ennuis de santé, c'est donc RICCARDO ROMANO qui devient le nouveau membre du groupe. Membre "officiel" car finalement pas si nouveau que ça  puisque Ricardo a déjà été invité sur deux albums. Faut dire que ce multi-instrumentiste au service de la formation italienne RanestRane, du Steve Rothery Band ou encore chez Davis Foster a prouvé ses capacités vocales incroyables. Et quand vous écoutez ses deux contributions en tant que "guest" pour Nine Skies, vous ne pouvez que vous réjouir de cette nouvelle ! Alors qu'en est-il de l'album original "Vega" prévu cette année? Aucune idée, j'imagine que les projets du groupe ont été quelque peu bouleversés ces derniers temps mais en attendant, pour les nouvelles oreilles (appartenant forcément à de futurs fans), une compilation vient d'être publier sous le titre de "Horizons". On y retrouve les deux titres de collaborations avec Ricardo dont un à l'antenne dans ce numéro. Une excellente compil pour entrer dans l'univers de Nine Skies, c'est un fan qui vous le dit !    Ils ont un peu plus de bouteille (enfin d'ancienneté !!), les SOFT MACHINE, dignes représentants de l'école de Canterbury. Sauf qu'en 2026 et à l'instar de Yes avec Steve Howe, le membre le plus "légitime" n'en est pas le fondateur car il n'en reste aucun. Toutefois son arrivée dans la machine psychédélique en 1973 confère à Roy Babbington son statut de Capitaine.  A la différence près que Babbington avait quitté le groupe pendant une période bien plus importante que Howe chez Yes. Mais peu importe, pour les nostalgiques de la grande époque et même pour les nouveaux adeptes l'esprit des pères fondateurs est présent et rendu somme toute plus accessible. nouvel extrait dans ce numéro. L'émission de ce soir démontre bien que le rock progressif peut recouvrir des influences, des couleurs bien différentes y compris dans un même pays. Pour preuve l'Allemagne avec d'abord les KRAFTWERK, groupe précurseur de ce que sera ensuite la musique électronique. Ici en 1977 pour un extrait de "Trans-Europe Express" . De l'autre côté du spectre, avec des mélodies plus marquées et un son plus symphonique : ELOY, icône germanique du "Space Rock" pour un extrait de "Time To Turn", un album qui devait être la 2ème partie d'un double avec le précédent "Planets", mais dont le concept de double album avait été refusé par la maison de disque. Vive les Artistes indépendants !  Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

    1 hr
  3. AMAROK

    APR 23

    AMAROK

    Je sais, ces derniers temps cette émission semble devenir une rubrique nécrologique … Mais les artistes laisse des traces dans nos vies même si on ne les connaissais pas intimement. Après un court clin d'œil à Nathalie Baye, je ne pouvais pas ne pas rendre hommage à Moya Brennan qui à défaut d'avoir été dans le courant purement progressif qui alimente ce programme hebdomadaire, m'aura marquée par sa voix, sa culture (j'ai un rapport personnel particulier avec la belle Eire) et sa capacité à mélanger les genres sans y perdre son identité. Comme beaucoup c'est bien sur à travers Clannad que j'ai connu cette voix unique. Et puis un jour de 2012, la vie m'a offert ce beau cadeau d'être accrédité pour photographier les coulisses et le spectacle Excalibur en lisière de la forêt de Brocéliande. Un spectacle écrit par l'auteur-compositeur et réalisateur ALAN SIMON qui venait alors de publier le 3ème opus de cette incroyable saga, réunissant, en plus de Moya, d'autres légendes, notamment les Fairport Convention, John Helliwell (Supertramp), Christian Décamps (Ange), Martin Barre (Jethro Tull), Jimme O'Neill (The Silencers), Jeremy Spencer (Fleetwood Mac), Pat O'May, Konan Mevel (Tri Yann) et bien d'autres… Alors je me suis replongé dans mes archives photo et mis en ligne les images de Moya (dont celle publiée par Alan dans le livret du DVD), elles sont accessibles ICI SUR FLICKR.  C'est donc avec MOYA BRENNAN que commence et se termine ce numéro, d'abord en live dans ce concert d'Excalibur à Brocéliande, puis en clôture d'émission au sein de CLANNAD avec un extrait de Fuaim en 1982, courte période durant laquelle sa sœur cadette Enya en était également membre avant de prendre son envol pur une carrière solo avec le succès international qu'on lui connait.    Entre ces deux titres et pour le reste de la programmation de belles nouvelles sorties à l'instar des italiens de KARMAMOI lesquels, si je sais encore compter, en sont déjà à leur 8ème album avec "Eternal Mistake". Un album concept qui interroge sur ce qu'est être un humain et d'ailleurs le groupe précise  que sa nouvelle production est garantie sans recours à l'IA. Rassurante mention mais qui en dit long sur l'évolution de l'Art...       Il y a quelques semaines, je vous présentais le nouvel album de LAZULI. Et comme il a un petit goût de reviensy, nouvel extrait dans ce numéro ! L'occasion aussi de rappeler que si le groupe se fait rare dans son propre pays (quelques dates tout de même dans des festivals cet été), il assurera toutes les premières parties françaises de la tournée de Marillon en fin d'année, qu'on se le redise ! Dans notre jolie région de l'Ouest, le lieu le plus proche sera "Le Mem" à Rennes le 18 novembre. Autre jolie région, le Val de Loire, ses châteaux et surtout dans l'orléanais : PLEDGE OF HEALING ! Conquis pas le premier album de cette formation fondée par Claire et Cyril que j'embrasse, ils ont eu l'amitié de me faire écouter depuis quelques maquettes en vue d'un nouveau projet. Mais je commençais à trouver le temps long, jusqu'à ce qu'enfin ce deuxième album soit sur les rails. Et comme nos amis sont indépendants et souhaitent le rester pour garder le contrôle artistique du projet, ce qui est tout à leur honneur, ils ont besoin de nous pour financer ce nouvel opus. Je vous encourage vivement à les aider, c'est ICI SUR HELLOASSOCIATION , faites moi confiance vos oreilles vous diront merci ! Piqûre de rappel du 1er album dans ce numéro, extrait de l'excellentissime "One Step Closer" en attendant  la suite avec impatience !   En 1978, GENESIS publie "... And Then There Were Three …".  Si beaucoup de fans opposent les périodes Gabriel / Collins, je serais plus nuancé; pour moi, le point de rupture se trouve ici. Steve Hackett s'en est allé vers une carrière solo, frustré de ne pas pouvoir pleinement s'exprimer artistiquement et si cet album porte encore une belle empreinte de rock progressif, le virage pop s'amorce et sera confirmé dès l'album suivant ("Duke") en 1980. La nouvelle décennie va ouvrir les stades à Bank, Rutherford et Collins pour un plus large public bien éloigné du rock progressif, même si le trio laissera quelques pépites dans leurs productions futures, ce sera un autre chapitre que personnellement je ne rejette pas mais qui est effectivement à considérer différemment …  Mais à quand remonte le rock progressif ? Je n'ai pas la prétention d'apporter une réponse, même s'il est admis par beaucoup que l'acte de naissance de ce courant serait le premier album de King Crimson en 1969. Alors dans la "préhistoire" du genre on trouve quand même des traces notamment dans les délires psychédéliques des Beatles ou de Pink Floyd mais aussi en 1968 avec un certain Keith Emerson, l'une des futures icônes du prog avec Emerson, Lake & Palmer bien sur. Mais n'oublions pas qu'avant cela, il y a eu "THE NICE" formation crée initialement par Keith pour accompagner la chanteuse soul P.P. Arnold avant de prendre son indépendance et sortir par exemple "Ars Longa Vita Bretis" en 1968 où tous les ingrédients sont déjà en place :  croisement du jazz, du classique et du rock psychédélique. Extrait dans notre épisode.      Quelle joie de découvrir enfin un nouvel album de FAR FROM YOUR SUN, formation parisienne qui a fait les belles soirées d'Amarok il y a 4 ou 5 ans mais qui était passé sous les radars depuis. l'album "A Dream Of Hell" est donc une très belle et bonne surprise, la preuve en son avec un premier (mais pas le dernier ! ) extrait dans ce numéro !  Autre galette bien fraîche, celle des anglais THE PARADOX TWIN, enfin digitale la galette car l'album ne sortira dans sa version physique que le 8 mai. 3ème album dont on doit la conception au talentueux Danny Sorel qui comble du luxe, a fait mixer et masteriser ce disque par un éminent membre d'Arena, j'ai nommé John Mitchell. Ce dernier à même taquiné la basse et offert un solo de guitare électrique d'anthologie … Mais que serait le rock progressif aujourd'hui sans son déploiement dans les 70's ? Par exemple KANSAS a durablement maqué les esprits avec "Point Of Know Return" en 1977 et même, chose peu courante dans ce milieu, fait un carton populaire avec "Dust In The Wind". Mais c'est un autre extrait de ce grand album qui vous était proposé dans ce numéro. Il y a un an rappelez-vous j'avais été stupéfait par le talent du français ANDRE FERNANDEZ et son album fort réussi "In The English Way" paru en 2023 mais que venais seulement de découvrir. Mes oreilles avaient été marquées notamment par l'extrait épique "In My English Way", véritable hommage à ces artistes du Royaume de Charles qui font notre bonheur depuis parfois de fort longues années ! Je vous invite d'ailleurs à réécouter sur cette plateforme l'émission hors-série du 15 mai 2025 pour laquelle j'avais exceptionnellement confié le micro à Ella qui présentait ce programme en VO, in her english way ! Retour sur cet album avec une autre très belle pépite !  Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

    1 hr
  4. AMAROK

    APR 16

    AMAROK

    Au programme de ce numéro, le groupe TAÏ PHONG, époque Goldman avec leur second album "Windows" paru en 1976. Si j'ai le bonheur de posséder le vinyle original, c'est un extrait ajouté sur une réédition japonaise paru plusieurs années après sur CD (1993) que je vous proposais ici. J'en profite pour saluer le batteur Stéphane Caussarieu qui a de son côté publié deux albums solo et qui écoute parfois cette émission tout en bas, dans la douceur du Sud … La formation sortira à cette période un 3ème album puis silence radio jusqu'aux année 2000 lorsque Stéphane et les frères Maï ont réactivé le projet.   De l'autre côté de la Manche, nouvel extrait de "The Mortal Light" paru en début d'année. 3ème volet du rock-opéra "Alchemy" signé CLIVE NOLAN, progueux britannique émérite par ailleurs à la navigation de Pendragon ou Arena entre autres projets théâtraux.  Après un extrait de l'acte 1 il y a quelques semaines, un aperçu dans ce numéro de l'acte 2. Toujours un régal !  Si quelques oreilles nous écoutent depuis l'Amérique du Sud et plus précisément à Santiago du Chili, cette info est pour vous : DREAM THEATER sera en concert dans votre ville mercredi prochain à l'occasion de la tournée des 30 ans du groupe et l'intégralité du dernier album "Parasomnia" y sera joué. Pour les autres et moi-même, nous patienterons jusqu'à la sortie du live de ce concert qui fera l'objet d'un enregistrement vidéo en vue d'un Blu-ray… Affaire à suivre et en attendant, dans ce numéro un extrait de "Awake" paru en 1994, 3ème galette de nos amis américains.  Puisqu'on parle d'anniversaire, sachez que comme votre radio préférée, "Londinium" , le tout premier album d'ARCHIVE, fête déjà ses 30 ans cette année également marquée par la publication de "Glass Minds" (magnifiquement habillés de cuivres) dont je vous proposais ce soir un nouvel extrait. Un album qui renoue (un petit peu) avec le hip-hop qui imprégnait "Londinium" et dont le groupe s'était éloigné après  "Controlling Crowds". Et pas besoin d'aller au Chili pour les voir puisque nos voisins de la Couronne passeront par le festival LES ESCALES de St Nazaire cet été (le 24 juillet). Lumière sur nos nantais de LEO SEEGER qui viennent de publier un nouvel opus et que vous pourrez applaudir si vous êtes de la région puisque pas mal de dates y sont proposées, comme par exemple le 25 de ce mois-ci à "La P'tite Case" de Pornichet, Oudon en mai. Mais n'hésitez pas à visiter leur site pour consulter leur agenda chargé ! Nouvel extrait de l'excellent "Nuts & Bolts" dans ce numéro. Toujours en France mais plus à l'Est, le co-fondateur de Ange, FRANCIS DECAMPS a publié il y a quelques mois deux compilations pour le plus grand bonheur de ses fans les plus récents car sa discographie solo n'est pas des plus aisée à trouver. Deux albums uniquement numériques : "Histoire de Mots" et "Histoire de Notes" et c'est dans ce dernier que j'ai puisé l'extrait proposé dans cette émission, un titre publié à l'origine sur "Vie en Positif" en 1990.  Encore plus à l'Est, la Bavière pour vous offrir non pas une bière mais un extrait de "World Through My Eyes", l'album de RPWL sorti en 2005. Si le groupe à son origine jouait la musique de leur Mentor, un certain Pink Floyd, il a rapidement évolué vers sa propre identité en faisant l'un de fers de lance du rock progressif contemporain. Pour l'anecdote, Ray Wilson, le dernier et malheureux chanteur de Genesis sur un album studio (Calling All Stations) a été invité sur "WTME". Enfin on ne sait jamais, si vous êtes dans le coin, sachez que RPWL est en tournée au mois de mai et en septembre en Allemagne. Je me suis fais surprendre la semaine dernière en voyant apparaître sur ma plateforme préférée un nouveau titre de YES. Je ne l'avais pas vu venir, mais la formation (qui ne compte plus aucun membre des deux premiers albums) s'apprête à publier un nouvel album "Aurora" attendu pour le 12 juin ! Le premier extrait éponyme est dont désormais à disposition de vos oreilles ébahies. Malgré les années qui défilent vous remarquerez que Steve How, le membre le plus ancien du groupe (arrivé sur le 3ème album en 1971) n'a pas encore ses doigts complètement grippés par l'arthrose et que ses solos sont toujours inspirés. Petit regret avec la non réintégration de Jon Anderson …     Pour les intransigeants "pas de Yes sans Jon", vous pouvez quand même vous faire plaisir avec les sorties régulières des anciens albums du groupe remixés par STEVEN WILSON, le dernier en date sorti en ce début d'année étant l'énorme "Tales From Topographic Oceans". D'ailleurs, le créateur de Porcupine Tree est souvent présent dans cette émission à travers les nombreux remixages publiés par les légendes du genre, il a même "habillé" les enchainement des titres de la prochaine compilation de Pink Floyd "8 tracks" à paraître en juin. Mais dans ce numéro, je revenais sur sa dernière œuvre personnelle : "The Overview" fort justement acclamée par la critique et que mon casque connait désormais par cœur !   Malheureusement peu connu en France (sauf bien sur par mon cher public ! ), PAUL LANDRY jouit d'une belle notoriété outre-manche. Je n'irai pas jusqu'à dire que les britanniques ont une meilleure oreille que nous les froggies, mais force est de constater qu'ici les médias "mainstream" ne vont pas chercher beaucoup plus loin que les sorties d'école de la Star' Ac. Heureusement votre radio est là et l'une de raisons pour laquelle votre serviteur s'y sent bien c'est qu'elle propose d'ouvrir ses ondes à tous les artistes, sans s'assurer qu'ils soient "bankables". Seul le talent compte et en voici un bel exemple. Extrait de l'album "Chrysalism" publié il y a quelques mois.  Retour aux sources du rock prog avec un ex-colosseum, fondateur du groupe à son nom : GREENSLADE. Claviériste talentueux, il réuni quelques musiciens et c'est avec la publication en 1974 de "Spyglass Guest" que la formation rencontre un succès significatif. Seul bémol (et les musiciens en ont souvent !), il n'y a pas encore de guitariste au sein du groupe à cette période. Qu'à cela ne tienne,  dans le titre diffusé dans ce numéro deux guitaristes massent nos cages à miel : Clem Clempson, ancien compagnon de jeu chez Colosseum pour la guitare électrique et Andy Roberts à la guitare acoustique jouée de mains de Maître par un habitué de la scène de Canterbury.  Et pour clôturer votre émission, un bon BARCLAY JAMES HARVEST. Après le phénomène "Gone To Earth", le syndrome du vertige habituellement ressenti pour les albums qui succèdent aux chefs d'œuvre a dû imprégner nos amis de Manchester qui ne s'en sont finalement pas mal tirés avec "XII" paru en 1978 et qui, ne l'oublions pas, contient tout de même le fameux "Berlin" ! Mais c'est un autre extrait qui vous était proposé ici, tiré de cet album qui sonne la fin d'une époque pour le rock progressif, BJH devant comme tant d'autres se conformer aux formats plus commerciaux … Fin d'une époque et fin d'AMAROK … jusqu'à la prochaine fois !  Thierry Joigny Chaque jeudi, à 20h

    1 hr
  5. AMAROK

    APR 9

    AMAROK

    Le numéro de cette semaine est lié au précédent qui, rappelez vous, se terminait par The Gathering en 1998 . Celui-ci débute par sa chanteuse de l'époque : ANNEKE VAN GIESBERGEN qui vient de publier un nouvel EP intitulé "La Mort". Rien de dangereux à y tendre une oreille, bien au contraire et vous pourrez transformez l'essai en live. En effet Anneke est en tournée mondiale pour célébrer les 30 ans de sa première participation au sein de The Gathering, sur l'album "Mandylion" en 95 avec quelques dates en France, dont notre Hellfest en juin ! Yvan Jacquin, chroniqueur (Webzine Pavillon), musicien, producteur est à l'initiative de plusieurs projets, comme Raging Project, Psychanoïa ou pour ce qui nous intéresse dans ce numéro FOREIGN. Un rock- opéra en deux parties intitulé "The Symphonie Of The Wandering Jew" dont le premier volet est paru en 2014 (le second en 2020). Deux extraits de la première partie viennent d'être réenregistrés dont celui que je vous proposais ce soir : "Activated" avec au chant l'américaine AMANDA SOMMERVILLE (une voix à tomber ! ). Amanda que vous avez peut-être déjà entendue si vous êtes fan de métal symphonique, notamment au sein de Kamelot ou Epica. Cette nouvelle version de "Activated" a été mixée et masterisée par Andy Menario (Secret Rule) et le résultat est magnifique ! Pour celles et ceux qui n'auraient pas écouté l'émission en direct, jugez en par vous même avec ce replay et pour les autres, n'hésitez pas si comme moi vous lui avez trouvé un petit goût de "reviens-y" ! L'autre extrait réenregistré sera bien entendu diffusé d'ici la fin de la saison !  Flash back en 1970 avec les légendaires MOODY BLUES. Fort des talents de leurs multiples compositeurs qui se respectaient (et aussi il faut bien le dire, à l'instar de nombre de leurs collègues de cette époque, de quelques substances illicites) l'album "A Question Of Balance", dont le support état alors le vinyle (je dis ça pour les plus jeunes ! ), proposait en face A de poser des questions existentielles sur le monde et en face B d'apporter des élément de réponse. Reste un album indispensable à toute bonne discothèque d'aficionados de cette musique des seventies !  L'actu de ces derniers jours a été un peu éclaircie par cette aventure spatiale "Artemis II". Alors j'aurais évidemment pu vous passer "The Dark Side Of The Moon" qui aurait été tellement de circonstances, mais la ficelle eut été un peu grosse (rassurez-vous ami.es du grand Floyd, on aura bien des occasions ! ) et d'ailleurs les astronautes ne semblent pas avoir confirmé les textes de Waters ! Mais pour rester dans ce thème spatial, j'ai laissé s'exprimer Bill Anders depuis sa capsule d'Apollo 8 en orbite autour de la Lune pour la première fois, en 1968. On lui doit d'ailleurs aussi à cette occasion la première photo d'un "lever de Terre". La voix de Mr Anders depuis l'espace fut gravée sur l'album "Songs From Distant Earth" de MIKE OLDFIELD, musique inspirée du roman SF d'Arthur C. Clarke qui à même fait l'honneur au Maëstro de rédiger quelques notes sur la pochette de l'album publié en 1994.  Extrait de circonstance donc  !  Encore un peu en apesanteur avec Calogero … Euh pardon KING CRIMSON ! Un titre extrait de l'album THRAK sorti à la même époque. Après un retour l'année précédente (Vroom 1994), THRAK est donc dans les bacs et ne boudions pas noter plaisir à voir Robert Fripp réactiver (et ce n'état pas la première fois après une très longue pose) sa machine progressive et à qui l'on doit quand même le "lancement officieux" de notre courant musical de prédilection ! Pour l'anecdote, durant l'inactivité de Roi cramoisi avant 94, son guitariste Adrian Belew avait collaboré avec Oldfield sur l'album "Earth Moving" en 1989, prestation évidemment remarquable !        Une "ancienne" nouveauté, c'est pas banal. Mais c'est le cas pour cet album : "Where My Heart Lies" par les néerlandais THE SUNDAY GOOSE. La formation a vu le jour en 2009 et l'élaboration de ce 1er opus fut laborieuse, notamment en raison de difficultés personnelles traversées par ses membres. Pourtant finalisé en 2014, suite à la rupture du groupe, l'album ne sort pas et ce n'est qu'après retrouvailles entre les musiciens que ceux-ci le publient uniquement sur les plateformes en 2025 et ce jour même (9 avril) sur CD. Et mieux vaut tard que jamais car c'est un disque réussi de beau rock progressif symphonique, accessible, bref je le commande et vous le recommande  ! Place à une petite trilogie "french touch"  avec d'abord une formation recommandée mais que de toute façon vous connaissez forcément si vous me faites l'honneur d'écouter régulièrement ce programme  : CYSEV.  Au départ le duo est composé de CYrille et SEVerine rejoints depuis par Joslin. Leur nouvel EP "The World As Home" est un régal, une musique difficilement classable, originale et indépendante et (comme les textes) inspirée.  Un nouvel extrait dans ce numéro pour vous en convaincre !      Pas sur que les membres de notre trio était nés lorsque ATOLL publiait son 1er album en 1974. Moi Oui (enfin pas depuis trop longtemps non plus !!). On entre là dans le chaudron magique du rock progressif français avec ce groupe qui ne survivra pas vraiment à la décennie dorée (si ce n'est quelques reformations ponctuelles et partielles). La discographie d'ATOLL se fait rare (vive les conventions et autres foires au disques ! ) et je vous proposais ce soir la face B d'un extrait de ce 1er opus "Musiciens Magiciens".  Voici un groupe que j'ai découvert il y a quelques années en préparant cette émission. Ils sont excellents mais pour leur faire quand même un reproche, quelle attente interminable d'un nouvel album !  Il semble que les vœux des fans soient prochainement exaucés puisque WEEND'Ô a annoncé la sortie de leur 3ème galette originale en 2026. J'espère donc avoir de bonnes nouvelles la prochaine saison ! En attendant, retour sur leur album acoustique paru l'année dernière "Bridge Of Heart", dans lequel on retrouve avec plaisir des versions "unplugged" de quelques un de leurs titres précédents dont "Ayleen" , enregistré s'il vous plait dans le studio d'un certain Francis Cabrel ! (voici le lien vidéo ICI )  Régulièrement je vous emmène en Italie et pour ce numéro, direction Naples. Un groupe qui, comme tant d'autres dans ce pays, a connu une carrière très éphémère mais qui a laisse une trace indélébile dans cette branche transalpine du rock prog : IL BALLETTO DI BRONZO. Un extrait de leur 2ème et ultime galette qui doit son succès à l'arrivée du claviériste Gianni Leone, lequel va changer la donne au sein de la formation. Cet album " YS", paru en 1972 a pour thème une légende celtique autour de "Ker Ys" ville engloutie par l'océan et qui selon les contes, se serait trouvée au large de Douarnenez. Attention la la musique de cet album n'a en revanche rien de celtique, influencée plutôt par ELP et les sonorités typiques de cette belle musique progressive à l'italienne !       Pour conclure ce numéro, on ne change pas d'année, 1972 toujours, avec URIAH HEEP et l'album "Demons And Wizards" que bon nombre de fans considère comme l'apogée de la formation, initialement taillée pour le hard-rock mais à cette époque surfant (avec talent) sur la vague du rock progressif. On a plaisir à réentendre sur cet album la voix de feu David Byron, premier chanteur du groupe, poste tenu aujourd'hui toujours par Bernie Shaw, loin de démériter !  Thierry Joigny              AMAROK, chaque jeudi, à 20h

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  6. AMAROK

    APR 2

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    A l'instar de Polychrome la semaine dernière, encore une belle histoire de deux frangins et c'est du côté de Paimpol que démarre ce numéro avec Camille et Colin créateurs de MOUNDRAG. Retour sur ce deuxième album logiquement intitulé "Deux" et qui nous plonge dans l'ambiance rock psyché des 70's. Le plus fort c'est que ça passe sans guitares et ça passe crème ! Batterie et percussions en tous genres pour l'un, divers claviers pour le second, épaulés par quelques camarades musiciens additionnels et voilà une bonne galette fort réussie ! Auditrices et auditeurs de la région de SUN ou futurs vacanciers dans notre belle région, le groupe sera en concert au festival ROCK'N VIE le 18 juillet à Apremont ! Dans les 70's justement, les membres de PROCOL HARUM décident de quitter la grisaille anglaise pour enregistrer à Miami. Amis amis c'est moins sur, car lorsqu'est publié "Something Magic" en 1977, le groupe décline dangereusement puisque il finira pas mettre un terme à l'aventure en fin d'année, avant de se reconstituer près de 15 ans plus tard. On peut lui trouver des affiliations féminines telles que Björk ou Kate Bush, mais difficile de comparer son travail personnel et inclassable. Organiste hors pair, créatrice de son et d'ambiances, compositrice de talent, voilà comment on pourrait définir la suédoise ANNA VON HAUSSWOLFF. Rare ces derniers temps, elle est revenue avec un excellent album "Iconoclasts" (que j'ai personnellement trouvé supérieur aux deux  précédents) et elle est passé par la France défendre sa nouvelle œuvre. Ainsi étiez-vous peut-être à Paris fin janvier… Selon mon petit doigt, c'était le cas des membres de MUISK, le duo nantais composé de Felipe et Valentin dont l'album "Aura" paru en 2022 à fait quelques belles soirées d'Amarok. Retour sur un nouvel extrait de cet album inclassable entre expérimentation et krautrock, à l'occasion d'un retour sur scènes de nos amis, par exemple le 11 avril prochain à LA LUNE FROIDE à Nantes et, en attendant, toujours selon mon petit doigt, un prochain album en projet … Tout au long de la saison nous explorons le nouvel album d'ANGE, "Cunégonde", dans ce numéro un extrait dédié à la mémoire de Denis Verdin, le Président de l'association Un Pied Dans la Marge, qui vient de nous quitter… Les membres de cette formidable association, les imbibés, sont à l'origine de cette émission, je tiens à le rappeler ici, pour avoir échangé avec votre serviteur à l'issue d'un concert du groupe dans la région en 2013, sur l'amer constat de la mise à l'écart de leur musique et plus généralement du rock progressif dans les médias" mainstream". Un an plus tard Amarok était crée et ce n'est pas par hasard si quelques références Angéliques sont au générique de l'émission. Grâce à l'association, Ange poursuit une belle carrière, loin des dictats de l' industrie musicale, en totale indépendance, lui garantissant une belle carrière en toute liberté créative.  Merci aux imbibés (nos échanges avec quelques un d'entre vous lors d'une petite fête il y a quelques jours ne sont pas étrangers à la programmation de ce soir ) et grand merci à Denis, RIP… Retour en 1977, cette fois avec GENTLE GIANT, mais dans un mixage 2024 de Steven Wilson (qui occupe d'ailleurs très souvent cet espace entre ses multiples "retouches" des œuvres de ses aînés et ses productions personnelles). "The Missing Piece" change un peu la donne en faisant quelques concessions à la pop, notamment dans les instruments utilisés. Reste que les musiciens prouvent encore une fois leurs talents et font face courageusement à la déferlante punk qui va emporter pas mal de monde de la culture progressive. D'ailleurs les fans du géant avec son grand cœur seront moins indulgents sur les concessions de l'album suivant, précipitant malheureusement sa chute … Si YES, à l'instar de tous ces groupes de légendes, à connu des périodes plus difficiles en cette fin des 70's, ses membres ont réussi à surmonter les obstacles, certes aux prix de pas mal de sacrifices et d'un renouvellement incessant de line-up. Il n'empêche que sous la houlette de Steve How, le groupe est toujours en activité et si la "grande époque" du milieu des années 70 vous manque, il y a toute une série de rééditions des albums phares remixés par devinez qui ? Steven Wilson bien sûr ! Mais dans ce numéro, focus sur "Tormato", dernier album (provisoirement) avec le chanteur Jon Anderson et le claviériste Rick Wakeman. A l'OLYMPIA le 07 mai dans le cadre du "Fragile Tour" !   Nos régions ont du talent, et après Paimpol, Nantes et Belfort, c'est au Mans que nous nous posons pour jeter une oreille bienveillante à COULD SEED. Un 1er EP puis un 1er album "The Drop Crisis" en 2024. Voilà pour ce qui me concerne une bien belle découverte de ce quatuor dont les membres issus de la scène locale ont eu la bonne idée après la période Covid de faire du BON post rock. Excellente formation qui s'est depuis attelée à la production d'un nouvel album attendu à la fin de l'année (on sera là ! ) avec s'il vous plait une tournée européenne. Affaire à suivre !     Mais quittons provisoirement le territoire pour la Hollande…. L'autre pays du fromage… et du rock prog  ! D'abord avec THE CERES PHENOMENON et un nouvel extrait dans cette émission de leur 1er album éponyme publié il y a quelques mois. Un album concept de science fiction comme on savait bien le faire dans les 70's dont on retrouve aussi les sonorités. En bonus l'album est servi avec le livre de l'histoire. Ce qui nous rappelle les limites de l'écoute en streaming ! Comme quoi, un bon album physique reste une valeur ajoutée pour peu que le contenu le mérite, ce qui est le cas ici croyez moi !  Quant à THE GATHERING, au départ, fin des 80's, c'était un groupe plutôt doom metal  et ils ont eu la belle idée d'évoluer vers des sons plus prog ( je m'exprime très subjectivement au nom de mes cages à miel personnelles bien sur ! ) avec la voix magnifique d'Anneke Van Giesbergen (du moins jusqu'en 2007). Un extrait ce soir de l'excellent "How To Measure A Planet" paru en 1998. Actuellement en tournée (dates françaises complètes notamment au Hellfest, mais peut-être encore des places à Lyon...) Pour la dernière étape des régions, direction le bordelais pour SEEDS OF MARY, groupe qui propose un savoureux rock alternatif tendance métal depuis 2011. Leur dernier opus "Love" en 2024 est d'ailleurs bien pêchu ! Mais j'ai arrêté la Delorean en 2017 sur l'album "The Blackbird And The Dying Sun". Pour nos auditrices et auditeurs de la région de SUN, sachez que le groupe se produira (entre autres dates de tournée) le 18 juillet prochain au festival ROCK'N VIE à Apremont (85). La boucle est bouclée !   Thierry Joigny Chaque jeudi, à 20h

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  7. AMAROK

    MAR 26

    AMAROK

    Voilà une info qui devrait faire plaisir au Kid (mon voisin d'antenne dans Stack 19h/20h)  :  demain sera publié le coffret QUEEN II, dont l'album original est sorti il y a tout juste 52 ans ! En 1974 (précisément le 08 mars) est donc apparu sur les ondes et les platines ce monument d'un jeune groupe qui flirtait alors avec le rock progressif, raison pour laquelle, l'extrait de ce soir a toute sa légitimité dans cette playlist. Faites vous plaisir avec ce coffret qui donne un coup de jeune à cette institution avec un nouveau mixage, mais aussi des prises alternatives de studio, du live et même le playback instrumental pour celles et ceux qui seraient tenter de jouer les Freddy amateurs ! Enfin n'oublions pas la cerise sur le gâteau, un inédit dévoilé déjà fin 2025 : "Not For Sale", bah si justement et c'est pas donné, mais quand on aime… Mais c'est un autre titre justement progressif que je vous propose et à titre personnel en ce jour particulier, "spécial dédicace". C'est avec leur 5ème album "Enigme" que j'ai découvert ce groupe international  : PRoPoRTIoNS. Une bande de musiciens réunis initialement pour réaliser des tributes albums à Gentle Giant au début de ce siècle et qui sont finalement restés en liens malgré leurs dispersions sur notre (encore  pour combien de temps ? ) belle planète. Alors doit on se réjouir de ces technologies qui permettent de nos jours de créer des enregistrements à distance par échange de fichiers entre la Terre d'Albion, le Canada, la Suède ou le royaume de Donald ? Sur le papier cela semble manquer de spontanéité mais en réalité ce 7ème opus "Stories Untold" est une vraie réussite, dommage qu'une représentation live soit peu probable. Un disque fort recommandé par votre modeste serviteur !  A l'inverse, ces jeunes talents originaires de Tours formés sous le noms de ELEMENTS ne se privent pas pour jouer ensemble ! D'ailleurs ils seront demain soir au BAR PIRAAT CAFE de leur ville natale, avis aux amateurs de bon rock et métal progressif. Attention, en français dans le texte ! Aperçu dans ce numéro avec un extrait de leur 1er album paru en 2023 et fort engageant : "Nouvelle Ere". Si PRoPoRTIoNS doit sa carrière aux Gentle Giant, c'est sur les bases de tribute bands de Pink Floyd qu'est né MOSTLY AUTUMN avant de publier sa propre discographie depuis 1998. Preuve de cet héritage assumé, le claviériste émérite et regretté du Floyd Rick Wright les a adoubés au début des années 2000. Si les modifications de line-up ont été importantes depuis les débuts, son fondateur Bryan Josh parvint à maintenir le cap. Sans être complètement surpris à chaque nouvelle parution, l'alchimie est toujours parfaite à mes oreilles et pour preuve le titre de bravoure et éponyme du dernier album en date, "Seawater" publié il y a un an est une véritable machine à émotions à écouter en immersion ! Ils viennent de publier leur 2ème album et je suis ravi de vous en proposer ici un nouvel extrait. "Someday" est un délice "made in France" par POLYCHROME et, comme certains de leurs illustres aînés, formé par deux frères : Simon et Maxime, renforcés par Omar, Sergio et Loïck. Extrait d'un titre idéal en mantra au réveil pour vous garantir une journée de bonheur. Je sais l'émission est diffusée le soir mais le replay est fait pour ça mais surtout procurez vous cette galette garnie de bons sons analogiques aux ambiances oniriques, vos oreilles vous diront merci. Pour être honnête je suis moins fan du son des synthés du début des 80's. A cette époque les temps sont durs pour le rock prog mais avec "Silent Knight'" nos amis canadiens de SAGA s'en sortent pourtant bien. Certes, je rêverais d'un réenregistrement de cet album avec des synthés des 70's ou d'aujourd'hui car pour le reste, tout est bon, le compos comme leurs auteurs qui nous ont livré un bel opus qu'on a toujours plaisir à réentendre. Retour sur cette véritable pièce d'orfèvrerie et de délicatesse qu'est "Looking Back Moving Forward", le nouvel album d' ELISA MONTALDO. Ah on s'y connait en Italie en matière de classe. Et en l'occurrence le terme classieux, n'est pas en la circostance un gros mot, bien au contraire : la voix, les sons, tout en finesse. Quel bonheur et quel moment de grâce dans ce monde chaotique… Merci Elisa !  Et puis cités plus haut, ce numéro se termine par un extrait du monument de PINK FLOYD : "The Wall". Nous sommes en 1979, Roger Waters fini par prendre le pouvoir sur ce qui ne sera pour le prochain opus que "son" groupe, "ses" musiciens de sessions. Ainsi il a déjà viré Rick Wright qui joue malgré tout encore sur cet album en simple salarié. Un double album pensé comme un triptyque : le disque, les concerts véritables opéra rocks tellement compliqués et cher à monter que rares et le fameux film d'Alan Parker. A nos mères, contre la guerre et contre les murs …               AMAROK, Chaque jeudi, à 20h

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  8. AMAROK

    MAR 19

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    Numéro spécial en mémoire d'Anne Gaëlle RUMIN. La voix de MONNAIE DE SINGE  s'est éteinte le 20 février alors que le groupe préparait l'enregistrement de son prochain album. Anne Gaëlle n'avait que 44 ans. Elle était la chanteuse du groupe depuis 10 ans. Je ne la connaissais pas personnellement mais divers témoignages de ses proches donnent un aperçu de son caractère. Lumineuse, solaire, à l'inverse du propos de ce concept album qu'est "The Story Of Rose Ola Seks". On devine alors en se replongeant dans cet opus les capacités hors pairs d'interprétation d'Anne Gaëlle, son adaptation parfaite au contexte de l'histoire. J'avais été complètement subjugué par cet album et bien sur par la voix de sa chanteuse. Je conserve précieusement le CD dédicacé des membres groupe et mes pensées sont bien sur pour les musiciens et notamment le batteur Eric Farges avec lequel nous avions pas mal échangé autour de cet album lors de sa parution, et bien entendu à la  famille et aux proches d'Anne Gaëlle.  Je regrette de ne pas avoir eu l'occasion de la voir sur scène, ça devait être quelque chose (je me suis rattrapé sur quelques vidéo publiées sur Youtube, mais évidemment c'est pas pareil…). En apprenant la nouvelle j'ai ressenti ce besoin de diffuser plusieurs titres de "The Story Of Rose Ola Seks" . J'en ai sélectionné trois mais je vous invite à (re)découvrir intégralement cet album construit par des gens talentueux, une belle réussite de rock progressif français made in Aurillac !  "The show must go on" comme on dit, alors j'ai tout de même des bonnes nouvelles à partager avec vous comme la sortie imminente du nouvel album de FRANCK CARDUCCI, autre monument du rock progressif français, mais dont les albums sont publiés au compte-goutte. Il faut dire que sa came à lui,  c'est plutôt les concerts et d'ailleurs il repart en tournée dès le mois d'avril, en commençant par le mythique Cavern Club de Liverpool. My friends outre-manche, si j'étais vous … En attendant le 10 avril, date de sortie officielle de l'album "Sheeple", un extrait dans ce numéro. Trilogie rock fusion avec un groupe nantais encadré par deux pointures du genre. D'abord SOFT MACHINE, honorable maison fondée en 1966 notamment par l'australien Daevid Allen qu'il quittera un an plus tard pour s'exiler en France, mais je vais y revenir… Si la douce machine est toujours en état de fonctionnement, aucun membre de ses débuts n'en fait aujourd'hui partie. Ah elle en a vu passer des Robert Wyatt et autres Kevin Ayers ! Mais John Ethridge est légitime dans ses fonctions de capitaine, puisque même s'il n'était pas là au tout début, par le cumul des années de bons et loyaux services il en est celui qui y a passé le plus de temps. Et surtout il a le talent nécessaire !  Réjouissons nous qu'il ne fasse pas valoir ses droits à la retraite car un nouvel album de SOFT MACHINE vient de paraître, "Thirteen", avec toujours cette pincée exotique propre à l'école de Canterbury mais avec une touche de modernité qui rend le propos plus accessible aujourd'hui. A découvrir !  Si lors de son passage dans l'hexagone Allen avait fait des petit, ils auraient pu s'appeler .RESSAC. Bon soyons sérieux, les membres de cette formation (dont on peut être fier car ils sont nantais !) seraient plus probablement ses petit-enfants. Et de fratrie, il n'en ont, à ma connaissance, que celle de la scène.  Scène de votre radio préférée notamment puisqu'ils sont venus nous rendre visite et jouer dans nos studios nantais des extrait de leur premier (alors futur) EP, c'était le 20 février et je vous invite d'ailleurs à suivre ce lien du SUN MUSIC ADDICT. C'était génial, je sais j'y étais ! Leur EP sort enfin demain et un extrait vous est proposé en avant première dans ce numéro (une version live avait déjà été publiée). Et comme il se doit une release party est organisée par le groupe au "Fleurs du Malt" à Nantes ce vendredi (15 bis allée du Cdt Charcot). Un rock fusion efficace, accessible et franchement une belle découverte pour Amarok  ! Et pour boucler la boucle avec notre dénominateur commun Daevid Allen, lequel après avoir formé Soft Machine en 1966 s'est exilé en France dès 1967 (ayant donc accessoirement semé ses graines en passant par Nantes ! ) et y a co-fondé à Paris le fameux GONG, groupe international (mais en appliquant le droit du sol, de fait français ! ) groupe qui fera son deuil du grand Daevid en 2015. Or le hasard calendaire nous apporte le même jour de sortie l'album de Soft Machine et celui de Gong, également dépourvu de ses créateurs mais dont l'héritage est tout autant respectable. Extrait de cet album intitulé "Bright Spirit" dans ce numéro. Ceci est très subjectif, mais l'un de mes disques préférés de rock progressif du début des 70's est grec et est intitulé "666". Je ne sais pas comment l'expliquer mais j'ai un attachement particulier pour ce 3ème et ultime opus d'APHRODITE'S CHILD sorti en 1972. Né dans le cerveau de génie de Vangelis, voilà un double album conceptuel qui va l'éloigner de ses collègues et précipiter le split avec pour conséquences terribles l'entrée de Demis Roussos dans le monde de la variété, quelle perte vocale pour nous les progueux !    Autre conflit dans les 70's durant l'enregistrement de l'album "Selling England By The Pound", le petit désaccord entre certains membres de GENESIS concernant l'inclusion de l'instrumental "After The Ordeal". Leçon de guitare classique (cordes nylon gravées pour la1ère fois dans le groupe) par le jeune Steve Hackett (qui semble en être le principal compositeur même si l'ensemble des membres partage les crédits des titres de l'album). Mais ce n'était pas gagné, Tony Banks et Peter Gabriel auraient préféré exclure ce morceau, prémices de différents artistiques qui quelques années plus tard déclencheront le départ du guitariste virtuose. Mais cette petite victoire de Steve est un grand bonheur pour nos cages à miel !  Retour en territoire hellénique avec un duo fort original et créatif : VOODOO DRUMMER. Créé par Chris Koustogiannis et rejoint par Stavros Parginos, un premier album est sorti l'année dernière reprenant l'ensemble des singles disséminés ces dernières années et que j'ai d'ailleurs eu plaisir à partager avec vous, notamment la découverte incroyable de leur version de "Set The Control For The Heart Of The Sun" du Pink Floyd des débuts.  Ils reviennent aujourd'hui avec une nouvelle idée originale cette fois-ci inspirée (très librement ! ) du génial Tom Waits. Nouveau single à découvrir dans ce numéro.    Et puis remontée temporelle en 1969 avec le plus vieux titre de ce numéro attribué à FAMILY. Un extrait de leur 2ème album "Family Entertainment", juste avant un changement de personnel et le plaisir de retrouver la voix inimitable de Roger Chapman. Un certain Mike Oldfield ne s'y était d'ailleurs pas trompé en l'invitant sur son album "Crises" en 1983. Pour l'anecdote, c'est dans ce contexte que jeune (oui je l'ai été un jour ou eux…) j'ai entendu cette voix rocailleuse pour la première fois. Wouah !  Le titre concerné "Shadow O The Wall" avait d'ailleurs bien fonctionné...hors France car nous étions, pauvre de nous, restés bloqués sur "Moonlight Shadow"... A Anne Gaëlle… Thierry Joigny Chaque jeudi, à 20h

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About

Un programme pour les aficionados de rock progressif mettant en avant les ténors du genre nés dans les années 70 et leurs héritiers (notamment le néo-prog), mais faisant aussi la part belle à la nouvelle génération de talents hexagonaux et locaux pour ainsi dire jamais diffusés sur les radios commerciales. Bref, un mélange d'artistes renommés et en devenir ! Et comme les frontières du genre sont floues, il n'est pas rare d'entendre dans Amarok des musiques non connotées "rock prog" mais les sonorités, les compositions, se fondent dans la couleur de l'émission. Oui, Thierry Joigny aime faire valser les étiquettes ! Chaque jeudi, à 20h Suivez Amarok sur Facebook

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