AMAROK

SUN | Le Son Unique

Un programme pour les aficionados de rock progressif mettant en avant les ténors du genre nés dans les années 70 et leurs héritiers (notamment le néo-prog), mais faisant aussi la part belle à la nouvelle génération de talents hexagonaux et locaux pour ainsi dire jamais diffusés sur les radios commerciales. Bref, un mélange d'artistes renommés et en devenir ! Et comme les frontières du genre sont floues, il n'est pas rare d'entendre dans Amarok des musiques non connotées "rock prog" mais les sonorités, les compositions, se fondent dans la couleur de l'émission. Oui, Thierry Joigny aime faire valser les étiquettes ! Chaque jeudi, à 20h Suivez Amarok sur Facebook

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    5d ago

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    J'espère que vous aimez le saxophone ! A l'occasion de la présence de l'excellent JOHN HELLIWELL, LE saxophoniste de SUPERTRAMP durant tout ce week-end à Blain (44) dans le cadre du festival MOVIES ON THE ROCKS, la 1ère partie de ce numéro est consacré au Maître de Cérémonie des super clochards. Sans doute l'ultime occasion de voir cette légende dans la région !  A L'origine de ce festival, le nantais ALAN SIMON entre autres cordes à son arc, auteur-compositeur et réalisateur. Donc bien légitime pour organiser cet évènement alliant 7ème Art et rock ! L'occasion de vous faire quelques toiles (dès ce vendredi soir avec "Woodstock") et d'assister à des concerts, notamment de notre John et son "Big Tramp" qui reprendra les grands standards de Supertramp à la sauce jazz, mais aussi CALI et pour la fin en apothéose dimanche soir : Excalibur, le fameux concert mythique (5 albums au compteur depuis sa création par Alan en 1998, qui a réuni autour de la Table Ronde un grand nombre de Ladies et Chevaliers souvent issus de la scène progressive et souvent entendus dans cette émission ! ).  Durant la première demi-heure de cet épisode d'Amarok on retrouve donc John et son instrument sur un extrait live (histoire de vous mettre dans l'ambiance ! ) de SUPERTRAMP, le fameux enregistrement au Pavillon de Paris en 1979 avec un titre vocalement interprété par le regretté Rick Davies, le co-fondateur de la formation qui nous a quittés il y a quelques mois (je vous renvoie au replay du numéro d'Amarok du 11/09/2025, 2ème numéro de la saison qui lui était en grande partie consacrée.). Puis John avec sa formation jazz pour une reprise du répertoire de ses anciens collègues sur l'album "JOHN HELLIWELL' Supertramp Big Tramp" paru l'année dernière. Depuis plusieurs années, John se produit et sort des albums de jazz, avec un son tout à son image sereine, flegmatique à l'anglaise et pour l'avoir rencontré à quelques reprises, charmant et accessible. Bref, il ressemble à sa façon de jouer !  Je ne pouvais pas évoquer ce festival organisé par ALAN SIMON et qui se terminera dimanche soir par des extraits de sa fameuse saga Excalibur, sans vous en proposer un bel exemple ! J'ai choisi un titre issu de l'album le plus récent de l'épopée, le volume V : "Moves, Cry, Act, Clash!" sorti en 2021. Sur cet extrait, John, of course, mais aussi Jesse Siebenberg au chant (le fils du batteur de Supertramp Bob Siebenberg et qui avait rejoint le groupe aux côtés de son père il y a quelques années). Enfin, le magicien de la six cordes , ex-Genesis : STEVE HACKETT himself !  Cette première partie se termine avec PINK FLOYD, dont le guitariste David Gilmour avait été invité sur le titre éponyme de l'album "Brother Where You Bound" de Supertramp paru en 1985. Une fresque déjà incroyable mais que Gilmour avait sublimée ! Le nouveau patron du Floyd invitera à son tour John pour le nouvel album du Floyd "A Momentary Lapse Of Reason" en 1987 et qu'on retrouve donc encore ici. A notez pour l'anecdote que ces deux albums évoqués sont particuliers pour chaque groupe : premier disque sans Roger Hodgon pour l'un et sans Roger Waters pour l'autre …  Laissons John reprendre son souffle pour le festival de Blain.  Mais le dernier titre de cette première partie de l'émission est encore du PINK FLOYD (veinards ! ). Cela dit j'aurais préféré me passer d'avoir à rendre cet hommage. En effet, vendredi dernier, le 22 mai, Dick Parry s'en est allé… Les fans du Floyd savent la contribution que ce saxophoniste a pu apporter sur quelques uns de leurs albums et concerts des 70's : "Dark Side Of The Moon", "Wish You Were Here" et son retour sur l'album "The Divison Bell" en 1994 ainsi que sur le live consécutif "Pulse". J'ai eu la chance d'assister à l'un de ces concerts de 1994, quoi qu'on en dise sur le Floyd post-Waters, c'était fabuleux !  Et puis pour clore cette partie saxo de l'émission, sachez qu'un grand musicien nous a quittés cette semaine : SONNY Rollins (qui s'était illustré aux côtés et entre autres de Miles Davis, Charlie Parker ou encre John Coltrane, nous a quitté ce lundi à l'âge vénérable de 95 ans (le souffle ça conserve !)    Pour la seconde partie de l'émission, on commence avec une plongée les 70's avec CAMEL, vu les températures, voilà un groupe de circonstances, hydratez vous !! A ces fins, je vous ai choisi un extrait de "Rain Dances" de 1977 et l'occasion d'évoquer encore un peu l'instrument guest de la 1ère partie de l'émission puisque cet album est marqué par l'arrivée de Mel Collins au saxo, qui pour expérience sur son CV, peut s'enorgueillir d'y inscrire King Crimson. Collins qu'on retrouvera notamment chez Alan Parsons Project dans les 80's et qui surtout sera demandé par tous les plus grands. On le retrouvera alors dans une liste de collaborations plus grandes que mon bras, et pourtant j'ai le bras long !! L'exploration de l'excellent "Out Of Step" des non moins talentueux ESTHESIS se poursuit avec cette fois, un instrumental, titre de clôture de l'album. Et si Aurélien Goude est à l'origine du projet Esthesis, son auteur-compositeur, ce titre a la particularité d'être co-signé avec ses musiciens talentueux qui font partie de l'esthétique sonore du groupe. Bravo à Arnaud (batterie), Marc (basse), Rémi (guitare) et Mathilde (vocaux) car Aurélien, outre ses capacités d'écriture, a aussi ce talent de réunir les gens compétent nécessaires pour faire fonctionner son projet, comme je vous incite à le constater le 26 septembre prochain à l'Alhambra de Paris 1ère partie des cultissimes IQ  ! Avertissement pour le titre suivant : SUNO est à la manœuvre. Normalement pour moi c'est un gros mot ! Il s'agit en effet du célèbre logiciel de création par IA. Et par principe j'évite d'en diffuser. Toutefois, l'histoire de DICK DER HEIJDE est particulière. Né en 1963, ce musicien néerlandais fut victime d'un AVC à l'âge de 28. Totalement paralysé, cet amateur de rock progressif ne pourra s'exprimer que par clignement de l'œil pour communiquer puis interagir avec un ordinateur. Il deviendra critique musical ayant ,de fait, du renoncer à la pratique musicale.  Mais la technologie apportée par l'IA vient de lui changer la vie en lui permettant par un usage intelligent (humainement), d'exprimer musicalement ses émotions et notamment son syndrome d'enfermement. Alors oui, la production, les instruments et même le chant sont crées artificiellement, mais l'émotion exprimée est bien humaine. Alors après réflexion j'ai décidé de diffuser un extrait de son 1er album, fort justement intitulé  "Locked In". Je n'encourage pas dans Amarok l'usage de l'IA aux fins de création mais dans ce contexte bien précis et touché par l'histoire de Dick,  j'avais à cœur de relayer les émotions qu'il à légitimement souhaité (et je pense réussi) à y véhiculer. Savez-vous que la Lorraine est hardie !! Je sais elle est facile ! En revanche le musicien suivant qui en est originaire est exigent et compétent ! Dans tous les domaines :  production, ingé-son, multi-instrumentiste (même si la guitare reste son jouet de prédilection),  ayant collaboré avec nombre d'artistes tels que Aurore Reichert (Mira Cetii), Ange (et aussi l'ex-Ange Caroline Crozat). D'ailleurs séraphin Palméri,  le nouveau claviériste de la formation qui m'est chère, à participé aux synthés sur le nouvel album de JEAN-PASCAL BOFFO : "Inner World'". Comme sur le précédent opus, Fred Kempf était également de la partie. Encore une très belle réussite de Jean-Pascal que j'ai grand plaisir à vous recommander !  Pour terminer ce dernier numéro du mois, retour sur le JETHRO TULL des années 70, plus précisément en 1971 avec "Aqualung", ici dans sa version dépoussiérée par un savant remixage opéré par Steven Wilson. Si Ian Anderson a relancé l'entreprise il y a quelques années avec de nouveaux musiciens, on a plaisir ici à retrouver un Martin Barre en forme à la six cordes, Maître du barré qui fût d'ailleurs l'un des fameux chevaliers de la Table Ronde de la saga Excalibur d'Alan Simon évoqué en début d'émission ! Ayons tout de même une pensée pour Mick Abrahams, décédé fin 2025. Il était le guitariste d'origine mais ne joua que sur le 1er album du groupe ("This Was" en 1968). AMAROK, chaque jeudi, à 20h

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  2. AMAROK

    May 21

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    Ce numéro commence à l'heure zéro : "In The Court Of Crimson King", par  KING CRIMSON, 1969, LE disque considéré par beaucoup comme étant l'acte de naissance du rock progressif avec son rock aux influences musiques multiples : du classique au jazz, au psychédélique ou l'expérimental. Certes la voie avait été préparée par d'autres acteurs depuis 1966/67, notamment par les Moody blues, que je cite car c'est à leur producteur Tony Clark qu'ont fait appel les sujets de ce roi cramoisi pour finalement le remercier et produire eux-mêmes cet album, chose encore très marginale à l'époque. Extrait de cet album pour lequel Robert Fripp et ses amis ont omis de créditer votre serviteur qui a prêté sa bouille sur la pochette ! (vous comprenez pourquoi je fais de la radio et pas de la télé !!) Quelques années plus tard, la vague punk, new wave et la direction de plus en plus commerciale et de moins en moins artistique des majors aura raison des apprentis sorciers de ce courant musical. Heureusement, le néo-prog est arrivé à la rescousse dès le début des années 80 ! Si MARILLION n'est pas le 1er groupe à relever le défi (Pendragon était né juste avant mais leur 1er album est paru après "Script For A Jester's Tear"), le groupe vocalement représenté alors par Fish était alors le vaisseau amiral de ce rock progressif nouveau. Mais pour le représenter, j'ai choisi un titre issu de la discographie période Steve Hogarth qui fêtait son 70ème anniversaire la semaine dernière (bien qu'il ait oublié de m'inviter !). Extrait de "Brave" en 1994. Petit rappel, le groupe passera par la France en fin d'année avec Lazuli en 1ère partie mais attention, c'est presque partout complet !  Retour sur le rock opéra de FOREIGN : "The Symphonie Of The Wandering Jew". Souvenez vous, le 9 avril dernier (le podcast est bien sur toujours disponible sure cette plateforme) , je vous présentais le single "Activated", extrait de cet album initialement paru en 2014 mais dont deux titres ont été réenregistrés et ainsi publiés cette année par son créateur Ivan Jacquin (également aux commandes de Psychanoïa et Raging Project). Le 2ème single, "By The Sea", à l'instar d' "Activated", est réinterprété par Amanda Somerville, une voix qui compte dans le monde du métal symphonique, je  laisse vos cages à miel vous l'assurer !     Décidément ce premier semestre 2026 aura été riche (enfin plutôt dépensier ! ) pour les fans de YES… Dès le début d'année, le groupe aujourd'hui mené par Steve Howe à publié une réédition de "Yes Symphonic Live", puis du monumental "Tales From Topographic Oceans" (1973) avec notamment son remixage par Steven Wilson et autres performances alternatives et en live. Il y a quelques semaines est ressorti "From A Page", un disque particulièrement intéressant dans la discographie yessienne ! A l'origine, il s'agit d'un EP regroupant quelques titres écrits principalement par Oliver Wakeman, héritant des claviers de son célèbre papa Rick, ce dernier présent dans la grande période du groupe et notamment "Tales..." Ces titres de "From A Page" ont été écrits entre 2008 et 2011, période de réactivation de Yes, sans son chanteur d'origine Jon Anderson en "arrêt maladie"... mais avec la voix du canadien Benoit David. Puis ont refait surface les deux membres des Buggles, Trevor Horn et Geoff Downes (ce dernier étant depuis le claviériste officiel de Yes). Ce duo avait intégré la formation pour l' unique album "Drama" en 1980. Un titre, "Fly From Here" avait alors été ébauché et mis de côté.  Alors en 2011, fort de ces retrouvailles, Wakeman, le fils est invité à laisser sa place à Downes et c'est donc avec cette équipe de "Drama" que le groupe va publier l'album "Fly From Here".  Et puis 2015 est marquée par le décès du bassiste Chris Squire (seul membre a avoir joué sur tous les albums depuis son origine). Oliver Wakeman va alors proposer à ses anciens collègues de publier le matériel enregistré avec lui, ce qui sera validé par Yes et le mini album "From A Page" sera publié avec une édition bonus proposant un live de l'époque (enregistré à Lyon). Cette nouvelle version de "From A Page" est intéressante car outre les titres déjà présents sur la 1er version de 2019 (mais ici remasterisés), l'album propose aussi des titres de travail de cette époque 2008/2011 retravaillés ultérieurement par l' équipe de "Fly From Here" voire carrément inédite pour deux d'entre eux. Résultat, cette nouvelle édition de "From A Page" est plus cohérente et complete que la 1ère version et offre des versions alternatives aux titres entendus la 1ère fois sur "Fly From Here" avec un mixage que je trouve plus favorable ou en tout cas mieux équilibré avec les claviers. En comparaison, ceux tenus par Downes figurant sur "Fly From Here" paraissent plus en retrait. A vous de vous faire votre opinion mais cet album "From A Page", même s'il est plus orienté rock-pop qu'un "Close To The Edge" (on n'est pas à la même époque ! ) reste pour moi un excellent opus ! Extrait dans cette émission avec l'un des deux inédits de cette réédition, un titre à plusieurs voix dont celle de son compositeur Chris Squire en lead, émotion garantie … Et ne rangez pas trop vite votre monnaie, prochaine sortie officielle de Yes dans trois semaines avec cette fois un "vrai" nouvel album qui aura pour titre "Aurora".  Direction la Nouvelle-Zélande pour découvrir (en tout cas pour moi) une artiste atypique :  ALDOUS HARDING. Je la découvre avec déjà son 5ème album "Train On The Island". A l'origine musicienne plutôt folk, j'ai trouvé plus que cela dans sa musique. Aldous Harding dépasse ce genre pour des compositions et des sons plus alternatifs avec parfois des influences psychédélique. J'ai pu lire qu'il y avait une certaine filiation avec un certain Sy Barrett, et ce n'est pas faux ! On retrouve sur cet album (j'avoue ne pas encore avoir écouté les précédents) une interprétation oscillant entre minimalime et fantasque. Extrait dans ce numéro et découverte d'une artiste, qui certes ne fait pas à proprement parler de rock progressif mais sa musique s'intègre parfaitement dans notre univers ! A découvrir pourquoi pas sur scène, par exemple le 12 juin, salle Pleyel à Paris ?  Un p'tit tour du côté du rock progressif italien avec MARY NEWSLETTER, formation débarquée dans le rock prog au début des 90's. Malgré un nom mystérieusement anglo-saxon, le groupe joue bien en version originale. Un extrait de leur album "Del Perduto Corragio" et un son assez atypique, mélange de ce rock progressif particulièrement lyrique comme il se doit de l'autre côté des Alpes mais avec un apport psyché/expérimental tel que pouvait l'être un Pink Floyd pré-Dark Side Of The Moon, le tout très bien produit. Du bon son pour nos oreilles gourmandes !  Si "Cunégonde" nous rend visite régulièrement tout au long de la saison, j'ai ce soir mis de côté ce nouvel album d' ANGE pour un voyage dans le temps, plus précisément en 1974, et dans un univers moyenâgeux et fantasmagorique avec un extrait de l'excellent "Au Delà Du Délire". Un album qui ne rappellera pas forcément de bons souvenirs scéniques à son auteur Christian Décamps qui s'était littéralement explosé un talon lors des répétitions de la tournée consécutive à la sortie de ce disque, l'obligeant à chanter sur un fauteuil roulant lors des premières représentations.    Connaissez-vous DENNIS ATLAS ? Personnellement pas jusqu'à présent malgré un 4ème album solo à son actif et son entrée comme claviériste et choriste dans le gigantesque monde du groupe Toto depuis 2024. Ce californien a été bien éduqué puisque nourrit de Styx ou Queen par exemple, nous propose donc cet excellent opus "Principle" qui vient tout juste de sortir du four. Une bonne part à déguster dans ce numéro. A l'instar de Toto, l'histoire de DEEP PURPLE est parfois ardue à suivre, puisqu'en 1971 à la sortie de "Fireball" il y avait déjà eu quelques modifications depuis la naissance de la formation en 1968. Ils en étaient déjà à leur 5ème album et malgré toutes les difficultés, le groupe est toujours actif avec un nouvel album attendu le 3 juillet prochain : " Splat !". Ce sera leur 23ème forfait en studio et l'occasion de profiter de leur passage dans la région à deux reprises : le 18 juin au Hellfest et le 13 novembre au Zenith de Nantes ! En attendant, retour sur "Fireball".   En matière d'instabilités de formations, l'émission se termine avec un champion du genre puisque GONG ne compte plus aucun membre de la formation d'origine suite au décès de son créateur Daevid Allen en 2015 (il avait fondé Gong en 1967 à Paris où il était exilé). Mais surtout les membres restants ne collaborent au projet que depuis quelques années (aucun ne l'a connu au 20ème siècle), on peut s'interroger plus que pour d'autre cas similaires (Yes) de la légitimité du nom, alors que des branches dissidentes ont par le passé œuvré sous d'autres noms mais avec tout de même des membres d'origine ou presque  … Cela dit, je ne suis pas là pour débattre de l'usage du nom de Gong, mais vous proposer un extrait de son nouvel album "Bright Spirit", rassurant sur le respect de l'héritage des aînés, une galette fort recommandable !  Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

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  3. AMAROK

    May 14

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    Amarok c'est le jeudi et l'Ascension c'est toujours un jeudi alors il fallait bien que je fasse un jour une thématique, même pour le moins… approximative !  Rassurez-vous, pas de playlist "religieuse"; mais juste un clin d'œil avec deux morceaux portant ce titre similaire ainsi qu'une musque globalement "aérienne" (avec pas mal de synthétiseurs) et /ou aux noms quelque peu évocateurs :  En ouverture d'émission j'ai choisi un titre tiré d'un livre d'Atrhur C. Clarke qui y décrit un système permettant de faire monter à bord d'un vaisseau spatial (de terriens en exil faisant escale en orbite d'une planète), de l'eau grâce à un câble, opération très sensible ayant pour nom  Ascension et dont  le titre figure sur l'adaptation musicale de ce roman sous le même titre "Songs Of Distant Eatrh" par MIKE OLDFIELD en 1994.  Le second morceau intitulé "Ascension" en fin de programme est effectivement une musique dont le terme se rapporte à la spiritualité, publié en 2021 par le King of the Keybords RICHARD ANTHONY BEAN, tiré de l'album éponyme. Un instrumental épique et chargé d'émotions comme Richard sait si bien le faire ! J'en profite pour vous recommander sa nouvelle production : un album de reprises de de l'un des mentors de Richard, le grand Vangelis, sous le titre Pulstar", dix reprises par le disciple anglais disponible !  Entre ces deux titres, une expérience religieuse. Rassurez--vous, je veux parler de ce titre particulier de KEVIN AYERS ! "Religious Experience",  titre de travail de "Singing A Song In The Morning", 1er single de Kevin Ayers en solo sorti quelques mois après son 1er album "Joy Of A Toy" (1969) dont l'extrait "Eleanor's Cake" était placé en face B ("Singing ..." n'étant pas sur l'album original). Le contexte : Avec ses collègues de Soft Machine qu'il vient de quitter, Kevin a donné un coup de main à l'enregistrement de "Madcap Laughs", 1er album solo de SYD BARRETT, leader et co-fondateur de Pink Floyd dont on connait l'état psychique dans il se trouvait alors et qui avait sérieusement besoin de renforts pour aller au terme de cet album…  Durant ces séances,  Syd va enregistrer une piste de guitare pour Kevin, destiné à son single, piste qui ne sera finalement pas conservée dans le mixage final paru début 1970. Hors en 2003, à l'occasion de la réédition de l'album "Joy Of A Toy", ce fameux single réintitulé "Religious Experience" y est ajouté en bonus avec la piste guitare de Syd ! Un beau témoignage et c'est cette version qui vous était proposée dans ce numéro !  Nous avons quitté provisoirement  les Sujets de sa Majesté pour aller faire un tour en Russie y retrouver le duo SUN Q. Bientôt dix ans que ce duo composé d' Ivan Shalimov et Elena Tiron y fait ses gammes et j'avais eu plaisir à diffuser des extrait de leur album "Myth" en 2023. Sun Q propose habituellement une pop-rock à tendance progressive mais sur ce nouvel opus, ils ont imaginé ce qu'aurait pu être "Mythe" s'il avait été écrit dans les années 80, dans la mouvance new wave, synthpop. "Mythwave" n'est pas un réenregistrement de "Myht" mais un aperçu de ce que sa création aurait pu être dans cet univers hybride entre nostalgie analogique et univers cinématique et futuriste. Le visuel de l'album (sorti aujourd'hui même ! )  représente une pochette de vinyle écorné et je lui souhaite une belle… ascension dans les charts !  Autre nouveauté fort intéressante : "Fields And Worms" par  LUCIE SHAME. Je n'ai découvert cette artiste que cette semaine et même si je m'éloigne des musiques progressives, ce single n'est pas hors de propos dans cette émission, un morceau plutôt "art rock - folk" s'il fallait vraiment lui coller une étiquette mais surtout d'un grande sensibilité. Sa créatrice et interprète a reçue une éducation musicale classique au piano mais très vite, elle s'est découvert une appétence pour la poésie, l'écriture et la composition. Et puis le grunge à l'adolescence. Forte de ce bagage hybride, elle enregistre un album sur un simple magnéto cassette à 17 ans dans sa chambre. Ajoutez une expérience de vie personnelle assez rude et vous avez alors quelques éléments pour comprendre sa musique, un croisement entre classique, P.J. Harvey et Kate Bush et ce titre que je vous proposais donc dans ce numéro, un texte évoquant à la première personne la plongée dans l'au-delà d'une suicidée, pas le titre le plus gai de l'émission je vous l'accorde, mais d'une magnifique sensibilité !  Ce qui est incroyable avec cette émission c'est qu'en la préparant je fais encore des découvertes d'artistes pourtant reconnus mais dont j'étais passé à côté… Alors sachant que cette émission est aussi (un peu) suivie au Québec, j'entend déjà des railleries (justifiées) outre atlantique ! !  JEAN-PIERRE FERLAND y a été célèbre, et même animateur de télé ! Mais évidemment c'est sa musique qui m'a interpellé (grâce aux bons conseils judicieux d'un ami musicien). A ma décharge, son œuvre n'est pas spécifiquement "rock progressif" mais quand même : l'album "Jaune", quelle originalité ! Si la structure musicale n'est pas forcément prog, la subtilité des arrangements, le son, tout en fait un album qui a légitimement sa place ici ! D'ailleurs, on y trouve un certain Tony Levin, bassiste futur membre de King Crimson, tiens donc… mais aussi (entre autres) le guitariste David Spinoza qui sera appelé à jouer entre autres belles collaborations (la liste est trop longue) , sur des albums de McCartney, Lennon et Star. Jean-Pierre nous a quittés en 2024 mais il laisse une belle discographie à (re)découvrir peu importe les genres et notamment "Jaune" cette pépite de 1970 donc l'extrait "God Is An America", titre forcément lié au thème de ce numéro mais surtout qui n' a jamais sonné aussi juste face aux égos démesurés d'un Donald ou autres dirigeants actuels, laissez moi rire...jaune !   Il y a quelques semaines, une nouvelle pépite est arrivée  : "Autumn" , le nouvel album du multi-instrumentiste normand (entre autres compétences de producteur, auteur de musique de films) EMMANUEL QUENNEVILLE. A l'inverse de son dernier album "Dôme" qui nous avaient envoyés dans l'espace, ce nouvel opus sonne plus près de nous pauvres pécheurs mais reste aussi pas certains côtés, un album encore aérien (Si vous êtes aficionados de la musique oldfieldienne, vous noterez les influences dans le jeu de guitare d'Emmanuel qui lui confère aussi cet aspect). Plus lyrique aussi, il invite tant à l'introspection qu'au voyage intérieur  (je vous recommande une belle séance d'écoute au casque , imparable ! ).  En bonus, la superbe pochette de l'album digne de la célèbre maison Hipgnosis (à qui l'on doit notamment la plupart des pochettes de Pink Floyd),mais c'est à sa fille Clem qui a réalisé ce beau visuel, image garantie sans intelligence artificielle ! Enfin, sans citer tous les collaborateurs de ce bel album, mais au moins quand même :  Lambert Wilson et Pedro Almodovar ! Le cinéma dans vos oreilles !  Désolé si j'ai plombé l'ambiance avec le single de Lucie Shame, mais je réitère avec histoire de femme découverte dans son appartement londonien trois ans après sa mort. Le talentueux STEVEN WILSON s'est inspirée de cette tragédie symptomatique de notre société d'isolement derrière l'apparence d'être connectés… Le 4ème album solo du fondateur de Porcupine Tree basé sur ce triste fait ...d'hiver social est juste entré parmi les indispensables de ma discographie. Extrait dans ce numéro de "Hand Cannot Erase" sorti en 2015. Je vous rappelle qu'en 2026, Steven Wilson se produira en concert uniquement pour deux dates uniques  : 28 et 29 octobre au prestigieux Royal Albert Hall avec chœur et orchestre, avis aux fans !   Le multi-instrumentiste et producteur anglais BRENDAN PERKINS vient de publier un nouvel album intitulé "Trading River Songs qu'il décrit comme "rock progressif pastoral et symphonique". Je l'en remercie car cela m'évite d'avoir à trop me creuser la tête pour le décrire, oui j'aime bien aussi profiter des jours fériés ! Cela dit, je vous confirme que la description est correcte, j'ajouterai qu'à l'instar d' "Autumn" d'Emmanuel Quenneville, cet album gagne à être écouté en immersion et sous casque. Le titre éponyme proposé ce soir évoque les épreuves d'une famille qui va retrouver son statut de "clan". Vous avez les infos : montez le son !  Pour revenir au thème de notre émission, pas possible de passer à côté de la Genèse, autrement dit GENESIS ! L'occasion de revenir sur cet album (double et pas expresso s'il vous plait ! ) de 1974 : "The Lamb Lies Down On Broadway". Un album remarquable et ultime participation de Peter Gabriel qui s'est vu offrir (l'album, pas Peter ! ) à l'occasion de ses 50 ans une cure de remasterisation augmentée d'un live d'époque et de quelques goodies dans un somptueux coffret. Bon encore des sous à dépenser mais c'est vrai que  50 ans ça se fête  ! Le problème c'est que cette époque bénie du rock progressif regorge de rééditions sous formes d'onéreux coffrets depuis quelques années. On devrait être plus tranquille et faire des économies à la fin de la décennie !  Avant de refermer cet épisode et reprendre l'Ascension avec Richard Anthony Bean, un petit tour en Australie avec un groupe au nom un peu à rallonge : THE SEA NOT HAVE  THEM (du nom d'un film de guerre anglais et devise de l'unité de secours de la Royal Air Force). Mais revenons à ce qui nous intéresse ici, la musique. TSNHT (c'est plus facile ! ) propose un post-rock ambient qui se caractérise par un juste équilibre entre un son puissant, énergique et des sonorités aériennes. Finalement on peut faire une analogie avec la Royal Air Force ! Cette formation m'était inconnue mais je suis tombé dessus (pas de mon Hawker je

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  4. AMAROK

    May 7

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    A ne pas louper le 16 mai : le BREIZH PROG REUNION, évènement breton qui réunira deux excellentes formations de la région à St Nolff (Morbihan) et qui pour l'occasion ont ouvert et fermé ce numéro. Pour commencer, honneur à SAQUARRAH, les ainés nés en 1992 et qui joueront à domicile. Depuis leurs débuts, avec quelques changements de line-up ils ont  produit un EP et trois albums. Le dernier opus en date remonte à 2024 et si vous avez loupé les diffusions d'extraits du très bon "The Runaway", séance de rattrapage dans ce numéro ! Avis aux amateurs de sons floydiens.  La clôture (en beauté ! ) de cet épisode a été confiée à PRYZME, l'autre groupe du BREIZH PROG REUNION, qui vient du département de l'Ile et Vilaine. Une formation qui s'est installée sur pas mal d'années au cours de la dernière décennie pour aboutir à un 1er album "Four Inches", lequel a d'ailleurs également fait les belles soirées de cette émission en 2021. Pour les avoir vus sur scène, je peux vous assurer de la compétence de nos gaillards bretons ! Leur second album "True Stories … And Other Lies" est sorti il y a un an et j'espère bien que vous n'avez pas loupé les extrait diffusés dans Amarok ! Nouvel extrait en fin d'émission, avis aux mêmes amateurs de musiques floydiennes avec également des influences de Yes ou Pat Métheny. Un album d'une grande richesse musicale qui mérite son écoute en immersion ! Entre ces deux groupes dont vous me donnerez des nouvelles, une belle surprise, également hexagonale : ESTHESIS. Rappelez-vous le 26 juin, en toute fin de la dernière saison, je vous présentais le premier single "The Frame" du nouvel album "Out Of Step" alors à paraître à la rentrée. Depuis, cet excellentissime 3ème opus du projet d'Aurélien Goude accompagne la saison 2025-2026 (et elle n'est pas terminée !). Or, une nouvelle version de ce single est parue hier, bien différente de l'originale. Réalisée par Vincent Blanot, cette alternative se veut plus lourde et frontale que celle de  l'album (plus hypnotique). Comme l'exprime Vincent, les deux faces d'une même pièce ! Vincent Blanot a pour l'occasion réenregistré bon nombres d'instruments. D'ailleurs ce n'est pas la première fois qu' Aurélien et Vincent collaborent, l'un sur un album de l'autre. Ah oui parce qu'il faut vous préciser que Vincent a aussi son projet, vous vous en souvenez sans doute car il a également été largement diffusé ici en son temps : BERLIN HEART, avec deux albums à son actif. Je dois avouer que j'étais assez dingue du 2ème "The Low Summit" sortie en 2022. Alors j'ai deux bonnes nouvelles concernant ces deux formations. ESTHESIS se produira à l'ALHAMBRA de Paris le 25 septembre et BERLIN HEART finalise son 3ème album. Vous pensez bien que je suis tout cela de près pour vous, vivement la prochaine saison ! En bonus, voici la vidéo de THE FRAME, BERLIN HEART REMIX ! Autre nouveauté mais cette fois totale pour moi car je ne connaissais pas DIFFERENT LIGHT. Formation à l'origine maltaise lors de sa création en 1994 et puis son fondateur Trevor Tabone s'est installé en République Tchèque, mettant en pause le projet pendant près de 10 ans. Il y reformera le groupe en 2008. En 2020 sort "Binary Suns Part 1 ", fort bien accueilli par la critique et il y a une dizaine de jours est parue la suite, "Binary Suns Part 2 - The Singularity" dont je vous présentais un 1er extrait dans ce numéro. Un rock progressif accessible, tirant vers la pop de bon goût. Une très belle découverte ! Ah au fait, sur leur CV, la première partie de Nick Mason's Saucerful Of Secrets quand même !!   Comme l'actu était riche pour cet épisode, peu de rock prog de 1ère génération mais quand même, j'ai trouvé une petite place pour RENAISSANCE avec un extrait de "A Song For All Seasons" de 1978. Un album respectable et courageux alors que déferlait les vagues punk et new wave ... Faut dire que la production en avait été confiée aux bons soins de David Hentschel (Genesis, Peter Hamill, George Harrison, Elton John, Mike Oldfield, et j'en passe ! ). L'extrait que ce numéro était même parvenu à se faire une belle place dans les charts britanniques !  Notre ami canadien ALEX HENRY FOSTER revient avec une "presque" nouveauté. Un single comme le précédent, enregistré live lors de sa tournée européenne (cette fois en Belgique à Bocholt, le 16 novembre 2025) et également paru sur vinyle "fait maison" par notre artiste qui a plus d'une corde à son arc créatif ! Pourquoi "presque nouveauté" ? Parce que ce titre avait été écrit par Alex pour son ancien groupe Favorite Ennemies (qu'il a quitté en 2016). Vous pouvez donc en écouter une version différente sur l'album "Beetween Illness And Migration" sorti par la formation en 2014.  Cunégonde continue de se dévoiler tout au long de la saison. A moins de découvrir cette émission ce soir, vous n'êtes pas sans savoir que je parle évidemment du dernier album de notre groupe emblématique du rock progressif français : ANGE. Christian Décamps, vénérable membre fondateur de la formation a quitté la scène (avec brio) sur  celle de l'Olympia l'année dernière et s'il reste présent sur ce nouvel opus c'est surtout à l'écriture, la voix de l'Ange étant désormais confiée principalement à la relève, dignement représentée par son fils Tristan. Le titre proposé dans ce numéro est particulier. "Un Passage De Rêve" est le seul titre dont le texte ne soit pas au moins co-écrit par Christian (d'ailleurs sur la longue carrière du groupe, les texte non écrits de sa main se comptent sur les doigts d'une seule ! ) Si la musique est signée du guitariste et vocaliste Hassan Hajdi et de Tristan, les paroles sont de la plume d'un certain Michel Buzon, poète précoce (1er écrits publiés à l'âge de 19 ans en 1976) , également chanteur à texte et journaliste. Un titre fort émouvant interprété avec toute la sensibilité de Christian Décamps. Un petit tour en Pologne avec le 3ème opus de RIVERSIDE, le groupe, sans doute le plus représentatif de la scène de cette contrée si éloignée des légendes anglaises et pourtant tellement imprégnée ! Nous sommes en 2007, le groupe publie "Rapid Eye Movement" dont je vous proposais un extrait ce soir. Pour l'anecdote, seulement deux ans plus tard, l'album sera republié avec des titres en bonus dont un reprenant un extrait de "Shine On You Crazy Dimaond" de Pink Floyd, pas très cool pour les fans qui ont du remettre la main à la poche … Une dernière fraicheur dans ce numéro, le 1er album d'un groupe allemand : "Home" par BLOSSOM CULT. Attention, on entre ici dans un univers très métal prog ! Je vous ai choisi un titre relativement "soft" pour y aller doucement ! Mais ne vous y trompez pas, ce ne sont pas des fous furieux non plus, la couleur de leur musique ne les empêche pas d'exprimer un panel d'émotions ! La polarisation politique, l'accélération technologique et la perte de repères sociaux sont les thèmes que se propose d'aborder les Blossom Cult sur leur premier opus, à écouter bien chez soi : "Home" !  Enfin, THE ALAN PARSONS PROJECT, l'autre formation 70's de ce numéro, également en 1978 avec  un extrait de leur 3ème album "Pyramid". Une actu marquée par l'anniversaire de la première production de ce projet co-fondé par l'ingé-son d'Abbey Road Alan Parsons avec le musicien et parolier Eric Woolfson. Cet été marquera en effet le cinquantième anniversaire du premier album d'APP : "Tales Of Mystery And Imagination" paru le 2 juillet 1976. A cette occasion plusieurs albums du groupe sont réédités en vinyle comme en CD.  Par ailleurs un ouvrage biographique de la fille d'Eric Woolfson (décédé en 2009) est sur le point d'être publié en espérant une traduction française  !  Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

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  5. AMAROK

    Apr 30

    AMAROK

    Les épisodes se suivent… Encore un hommage cette semaine, cette fois au guitariste DAVE MASON qui est s'est allé vers un ailleurs… L'anglais né en 1946 allait donc avoir 80 ans en mai prochain. On lui doit le groupe TRAFFIC en 1967, alors qu'il vient de faire la rencontre avec Steve Winwood, multiinstrumentiste au sein du Spencer Davis Group pour lequel Dave officie en tant que roadie. Avec Jim Capaldi à la batterie (que Dave Mason rencontra auparavant dans une autre formation commune) et Chris Wood au saxo, ce quatuor psychédélique teinté de jazz et de blues va influencer le rock progressif en devenir, à commencer par un certain Roger Hodgson de Supertramp. Mais le "Traffic" ne sera pas fluide, la mésentente cordiale et Dave va alors mener une carrière solo et  jouer dans les sessions d'enregistrement ou en live aux côtés de plus grands. Citons par exemple à son tableau de chasse son pote Jimi Hendrix, les Stones, Graham Nash, Paul McCartney, George Harrison etc... Il intégrera (certes très brièvement et pour un unique album, "Time" en 1995) le Fleetwood Mac.  Je ne pouvais donc pas démarrer ce numéro sans rendre hommage à ce musicien qui tellement compté pour le rock progressif et le rock tout simplement. D'abord avec un extrait de l'album éponyme de Traffic en 1968 puis dans de sa discographie solo avec un passage de "Let It Flow" en 1977... Du côté américain, un groupe né en 1972 va marquer son temps (la passionnante décennie des 70's) : PAVLOV'S DOG. Retiré du marché jusque dans les années 90, le groupe co-fondé par David Kamp est depuis plus que jamais actif, pour preuve de vie, l'excellentissime album de 2025 "Wonderlust" que je ne me lasse pas de partager avec vous !  Plus récents et plus au nord, chez nos cousins québécois, un duo dont on pourrait faire le parallèle avec les Daft Punk fait le buzz depuis un moment sur les réseaux.  Mais la comparaison avec le duo de pop électronique s'arrête là, à sa forme et à son relatif anonymat. Musicalement, rien à voir, au contraire, ANGINE DE POITRINE (même leur nom est tellement étrange), donne plutôt dans l'anti électronique et même dans l'artisanat puisque le guitariste utilise un instrument qu'il a lui-même conceptualisé : une guitare à frettes séparées d' 1/4 de ton (contrairement au 1/2 ton que connaissent les instruments conformistes). Alors si vous tenez à les comparer à une autre formation française, visez plutôt Magma,  jusque dans le langage inventé, même si le plus souvent instrumentale, leur musique se veut expérimentale. En France ils se sont fait connaître aux Transmusicales de Rennes en décembre  dernier. Mais la notoriété soudaine et internationale d'Angine de Poitrine est surprenante (tellement loin de la Star' Ac !) et soudaine ! Ils sont en tournées partout et pour ce qui concerne la France et plus précisément la région de votre radio préférée, deux dates à retenir  : le 18 mai de nouveau à Rennes et le 19 mai ce sera au Mans. J'avoue y être allé en trempant le  bout de mes cages à miel.. On a la quelque chose de tout à fait inhabituel, mais audacieux et rafraichissant dans l'industrie musicale de plus en plus lissée. Après c'est une histoire de goûts, ça ne peut pas plaire à tut le monde. Mais ce qui est certain c'est qu'il vous faudra plusieurs écoutes pour les adopter… ou pas. Alors pour vous faire une idée, extrait de leur 2ème album "Vol. II" dans ce numéro.  Voilà une artiste qui ne manquait pas non plus d'audace au début des 80's quant elle décidait après seulement trois albums, son jeune âge et une époque qui n'était pas encore celle des home studios, de produire elle-même cet ovni de la culture pop à tendance rock prog : "The Dreaming". KATE BUSH a dur faire peur à sa maison de disque qui s'était rempli les tiroirs caisse, notamment avec le dernier gros tube "Babooshka" et qui ne voyait dans la nouvelle galette de son artiste bankable aucun "hit" en devenir. Faut dire que Kate s'est épuisée pendant un an à triturer les sons, à expérimenter les claviers les plus innovants, à jouer sur tous les registres possibles de sa voix, collaborant avec plusieurs cadors des consoles. Résultat, un album moins commercial que les précédents mais aujourd'hui considéré comme un véritable chef d'œuvre, parfois même supérieur à son successeur "Hounds of love" son apogée. Ainsi Steven Wilson le considère comme son meilleur album, un disque qui selon lui n'aurait jamais du fonctionner et qui miraculeusement et grâce à la vision qu'en avait Kate Bush, à l'esthétique qu'elle lui a donné est devenu un indispensable de sa discographie ! Attention cet album se révèle après plusieurs écoutes et comme l'indiquait son autrice sur la pochette :  à écouter "très fort" !  Après avoir évoqué en début d'émission l'influence du groupe Traffic sur le tout jeune Roger Hodgson, revenons sur l'album incroyable de SUPERTRAMP : "Crime Of The Century" en 1974. Incroyable car le gap dans les compositions, la profondeur des textes, la production est juste extraordinaire en comparaison des deux premiers disques du groupe (pas mauvais et même sous-estimé mais clairement pas du même niveau). Aujourd'hui on se poserait la question de l'IA pour opérer une telle transformation. Mais non, nous sommes encore à l'époque bénie ou la musique était artisanale et fabriquée par des Musiciens doués. Sans doute la pression de la maison disque qui leur offrait une dernière chance avant de les virer a fait son effet, en plus des moyens apportés par un mécène enthousiasmé par le talent qu'il avait décelé chez Rick Davies car il a du en falloir des ressources de production pour obtenir un tel son ! Ajoutez à cela le line-up emblématique du groupe marqué alors par l'arrivée de Helliwell, Thomson et Sienbenberg autour des fondaturs Davies et Hodgson et vous avez là tous les ingrédients qui ont amené à cette réussite totale du groupe qui va pulvériser les charts sous cette forme jusqu'au début des 80's. Retour sur cet icône des 70's... Mais revenons à aujourd'hui parce qu'on ne manque pas de talents et pour belle preuve NINE SKIES ! Le groupe né en France du côté de Nice vient d'officialiser l'intégration d'un nouveau chanteur. Après avoir annoncé un temps Charlie Bramald, lequel a connu quelques ennuis de santé, c'est donc RICCARDO ROMANO qui devient le nouveau membre du groupe. Membre "officiel" car finalement pas si nouveau que ça  puisque Ricardo a déjà été invité sur deux albums. Faut dire que ce multi-instrumentiste au service de la formation italienne RanestRane, du Steve Rothery Band ou encore chez Davis Foster a prouvé ses capacités vocales incroyables. Et quand vous écoutez ses deux contributions en tant que "guest" pour Nine Skies, vous ne pouvez que vous réjouir de cette nouvelle ! Alors qu'en est-il de l'album original "Vega" prévu cette année? Aucune idée, j'imagine que les projets du groupe ont été quelque peu bouleversés ces derniers temps mais en attendant, pour les nouvelles oreilles (appartenant forcément à de futurs fans), une compilation vient d'être publier sous le titre de "Horizons". On y retrouve les deux titres de collaborations avec Ricardo dont un à l'antenne dans ce numéro. Une excellente compil pour entrer dans l'univers de Nine Skies, c'est un fan qui vous le dit !    Ils ont un peu plus de bouteille (enfin d'ancienneté !!), les SOFT MACHINE, dignes représentants de l'école de Canterbury. Sauf qu'en 2026 et à l'instar de Yes avec Steve Howe, le membre le plus "légitime" n'en est pas le fondateur car il n'en reste aucun. Toutefois son arrivée dans la machine psychédélique en 1973 confère à Roy Babbington son statut de Capitaine.  A la différence près que Babbington avait quitté le groupe pendant une période bien plus importante que Howe chez Yes. Mais peu importe, pour les nostalgiques de la grande époque et même pour les nouveaux adeptes l'esprit des pères fondateurs est présent et rendu somme toute plus accessible. nouvel extrait dans ce numéro. L'émission de ce soir démontre bien que le rock progressif peut recouvrir des influences, des couleurs bien différentes y compris dans un même pays. Pour preuve l'Allemagne avec d'abord les KRAFTWERK, groupe précurseur de ce que sera ensuite la musique électronique. Ici en 1977 pour un extrait de "Trans-Europe Express" . De l'autre côté du spectre, avec des mélodies plus marquées et un son plus symphonique : ELOY, icône germanique du "Space Rock" pour un extrait de "Time To Turn", un album qui devait être la 2ème partie d'un double avec le précédent "Planets", mais dont le concept de double album avait été refusé par la maison de disque. Vive les Artistes indépendants !  Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

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  6. AMAROK

    Apr 23

    AMAROK

    Je sais, ces derniers temps cette émission semble devenir une rubrique nécrologique … Mais les artistes laisse des traces dans nos vies même si on ne les connaissais pas intimement. Après un court clin d'œil à Nathalie Baye, je ne pouvais pas ne pas rendre hommage à Moya Brennan qui à défaut d'avoir été dans le courant purement progressif qui alimente ce programme hebdomadaire, m'aura marquée par sa voix, sa culture (j'ai un rapport personnel particulier avec la belle Eire) et sa capacité à mélanger les genres sans y perdre son identité. Comme beaucoup c'est bien sur à travers Clannad que j'ai connu cette voix unique. Et puis un jour de 2012, la vie m'a offert ce beau cadeau d'être accrédité pour photographier les coulisses et le spectacle Excalibur en lisière de la forêt de Brocéliande. Un spectacle écrit par l'auteur-compositeur et réalisateur ALAN SIMON qui venait alors de publier le 3ème opus de cette incroyable saga, réunissant, en plus de Moya, d'autres légendes, notamment les Fairport Convention, John Helliwell (Supertramp), Christian Décamps (Ange), Martin Barre (Jethro Tull), Jimme O'Neill (The Silencers), Jeremy Spencer (Fleetwood Mac), Pat O'May, Konan Mevel (Tri Yann) et bien d'autres… Alors je me suis replongé dans mes archives photo et mis en ligne les images de Moya (dont celle publiée par Alan dans le livret du DVD), elles sont accessibles ICI SUR FLICKR.  C'est donc avec MOYA BRENNAN que commence et se termine ce numéro, d'abord en live dans ce concert d'Excalibur à Brocéliande, puis en clôture d'émission au sein de CLANNAD avec un extrait de Fuaim en 1982, courte période durant laquelle sa sœur cadette Enya en était également membre avant de prendre son envol pur une carrière solo avec le succès international qu'on lui connait.    Entre ces deux titres et pour le reste de la programmation de belles nouvelles sorties à l'instar des italiens de KARMAMOI lesquels, si je sais encore compter, en sont déjà à leur 8ème album avec "Eternal Mistake". Un album concept qui interroge sur ce qu'est être un humain et d'ailleurs le groupe précise  que sa nouvelle production est garantie sans recours à l'IA. Rassurante mention mais qui en dit long sur l'évolution de l'Art...       Il y a quelques semaines, je vous présentais le nouvel album de LAZULI. Et comme il a un petit goût de reviensy, nouvel extrait dans ce numéro ! L'occasion aussi de rappeler que si le groupe se fait rare dans son propre pays (quelques dates tout de même dans des festivals cet été), il assurera toutes les premières parties françaises de la tournée de Marillon en fin d'année, qu'on se le redise ! Dans notre jolie région de l'Ouest, le lieu le plus proche sera "Le Mem" à Rennes le 18 novembre. Autre jolie région, le Val de Loire, ses châteaux et surtout dans l'orléanais : PLEDGE OF HEALING ! Conquis pas le premier album de cette formation fondée par Claire et Cyril que j'embrasse, ils ont eu l'amitié de me faire écouter depuis quelques maquettes en vue d'un nouveau projet. Mais je commençais à trouver le temps long, jusqu'à ce qu'enfin ce deuxième album soit sur les rails. Et comme nos amis sont indépendants et souhaitent le rester pour garder le contrôle artistique du projet, ce qui est tout à leur honneur, ils ont besoin de nous pour financer ce nouvel opus. Je vous encourage vivement à les aider, c'est ICI SUR HELLOASSOCIATION , faites moi confiance vos oreilles vous diront merci ! Piqûre de rappel du 1er album dans ce numéro, extrait de l'excellentissime "One Step Closer" en attendant  la suite avec impatience !   En 1978, GENESIS publie "... And Then There Were Three …".  Si beaucoup de fans opposent les périodes Gabriel / Collins, je serais plus nuancé; pour moi, le point de rupture se trouve ici. Steve Hackett s'en est allé vers une carrière solo, frustré de ne pas pouvoir pleinement s'exprimer artistiquement et si cet album porte encore une belle empreinte de rock progressif, le virage pop s'amorce et sera confirmé dès l'album suivant ("Duke") en 1980. La nouvelle décennie va ouvrir les stades à Bank, Rutherford et Collins pour un plus large public bien éloigné du rock progressif, même si le trio laissera quelques pépites dans leurs productions futures, ce sera un autre chapitre que personnellement je ne rejette pas mais qui est effectivement à considérer différemment …  Mais à quand remonte le rock progressif ? Je n'ai pas la prétention d'apporter une réponse, même s'il est admis par beaucoup que l'acte de naissance de ce courant serait le premier album de King Crimson en 1969. Alors dans la "préhistoire" du genre on trouve quand même des traces notamment dans les délires psychédéliques des Beatles ou de Pink Floyd mais aussi en 1968 avec un certain Keith Emerson, l'une des futures icônes du prog avec Emerson, Lake & Palmer bien sur. Mais n'oublions pas qu'avant cela, il y a eu "THE NICE" formation crée initialement par Keith pour accompagner la chanteuse soul P.P. Arnold avant de prendre son indépendance et sortir par exemple "Ars Longa Vita Bretis" en 1968 où tous les ingrédients sont déjà en place :  croisement du jazz, du classique et du rock psychédélique. Extrait dans notre épisode.      Quelle joie de découvrir enfin un nouvel album de FAR FROM YOUR SUN, formation parisienne qui a fait les belles soirées d'Amarok il y a 4 ou 5 ans mais qui était passé sous les radars depuis. l'album "A Dream Of Hell" est donc une très belle et bonne surprise, la preuve en son avec un premier (mais pas le dernier ! ) extrait dans ce numéro !  Autre galette bien fraîche, celle des anglais THE PARADOX TWIN, enfin digitale la galette car l'album ne sortira dans sa version physique que le 8 mai. 3ème album dont on doit la conception au talentueux Danny Sorel qui comble du luxe, a fait mixer et masteriser ce disque par un éminent membre d'Arena, j'ai nommé John Mitchell. Ce dernier à même taquiné la basse et offert un solo de guitare électrique d'anthologie … Mais que serait le rock progressif aujourd'hui sans son déploiement dans les 70's ? Par exemple KANSAS a durablement maqué les esprits avec "Point Of Know Return" en 1977 et même, chose peu courante dans ce milieu, fait un carton populaire avec "Dust In The Wind". Mais c'est un autre extrait de ce grand album qui vous était proposé dans ce numéro. Il y a un an rappelez-vous j'avais été stupéfait par le talent du français ANDRE FERNANDEZ et son album fort réussi "In The English Way" paru en 2023 mais que venais seulement de découvrir. Mes oreilles avaient été marquées notamment par l'extrait épique "In My English Way", véritable hommage à ces artistes du Royaume de Charles qui font notre bonheur depuis parfois de fort longues années ! Je vous invite d'ailleurs à réécouter sur cette plateforme l'émission hors-série du 15 mai 2025 pour laquelle j'avais exceptionnellement confié le micro à Ella qui présentait ce programme en VO, in her english way ! Retour sur cet album avec une autre très belle pépite !  Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

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  7. AMAROK

    Apr 16

    AMAROK

    Au programme de ce numéro, le groupe TAÏ PHONG, époque Goldman avec leur second album "Windows" paru en 1976. Si j'ai le bonheur de posséder le vinyle original, c'est un extrait ajouté sur une réédition japonaise paru plusieurs années après sur CD (1993) que je vous proposais ici. J'en profite pour saluer le batteur Stéphane Caussarieu qui a de son côté publié deux albums solo et qui écoute parfois cette émission tout en bas, dans la douceur du Sud … La formation sortira à cette période un 3ème album puis silence radio jusqu'aux année 2000 lorsque Stéphane et les frères Maï ont réactivé le projet.   De l'autre côté de la Manche, nouvel extrait de "The Mortal Light" paru en début d'année. 3ème volet du rock-opéra "Alchemy" signé CLIVE NOLAN, progueux britannique émérite par ailleurs à la navigation de Pendragon ou Arena entre autres projets théâtraux.  Après un extrait de l'acte 1 il y a quelques semaines, un aperçu dans ce numéro de l'acte 2. Toujours un régal !  Si quelques oreilles nous écoutent depuis l'Amérique du Sud et plus précisément à Santiago du Chili, cette info est pour vous : DREAM THEATER sera en concert dans votre ville mercredi prochain à l'occasion de la tournée des 30 ans du groupe et l'intégralité du dernier album "Parasomnia" y sera joué. Pour les autres et moi-même, nous patienterons jusqu'à la sortie du live de ce concert qui fera l'objet d'un enregistrement vidéo en vue d'un Blu-ray… Affaire à suivre et en attendant, dans ce numéro un extrait de "Awake" paru en 1994, 3ème galette de nos amis américains.  Puisqu'on parle d'anniversaire, sachez que comme votre radio préférée, "Londinium" , le tout premier album d'ARCHIVE, fête déjà ses 30 ans cette année également marquée par la publication de "Glass Minds" (magnifiquement habillés de cuivres) dont je vous proposais ce soir un nouvel extrait. Un album qui renoue (un petit peu) avec le hip-hop qui imprégnait "Londinium" et dont le groupe s'était éloigné après  "Controlling Crowds". Et pas besoin d'aller au Chili pour les voir puisque nos voisins de la Couronne passeront par le festival LES ESCALES de St Nazaire cet été (le 24 juillet). Lumière sur nos nantais de LEO SEEGER qui viennent de publier un nouvel opus et que vous pourrez applaudir si vous êtes de la région puisque pas mal de dates y sont proposées, comme par exemple le 25 de ce mois-ci à "La P'tite Case" de Pornichet, Oudon en mai. Mais n'hésitez pas à visiter leur site pour consulter leur agenda chargé ! Nouvel extrait de l'excellent "Nuts & Bolts" dans ce numéro. Toujours en France mais plus à l'Est, le co-fondateur de Ange, FRANCIS DECAMPS a publié il y a quelques mois deux compilations pour le plus grand bonheur de ses fans les plus récents car sa discographie solo n'est pas des plus aisée à trouver. Deux albums uniquement numériques : "Histoire de Mots" et "Histoire de Notes" et c'est dans ce dernier que j'ai puisé l'extrait proposé dans cette émission, un titre publié à l'origine sur "Vie en Positif" en 1990.  Encore plus à l'Est, la Bavière pour vous offrir non pas une bière mais un extrait de "World Through My Eyes", l'album de RPWL sorti en 2005. Si le groupe à son origine jouait la musique de leur Mentor, un certain Pink Floyd, il a rapidement évolué vers sa propre identité en faisant l'un de fers de lance du rock progressif contemporain. Pour l'anecdote, Ray Wilson, le dernier et malheureux chanteur de Genesis sur un album studio (Calling All Stations) a été invité sur "WTME". Enfin on ne sait jamais, si vous êtes dans le coin, sachez que RPWL est en tournée au mois de mai et en septembre en Allemagne. Je me suis fais surprendre la semaine dernière en voyant apparaître sur ma plateforme préférée un nouveau titre de YES. Je ne l'avais pas vu venir, mais la formation (qui ne compte plus aucun membre des deux premiers albums) s'apprête à publier un nouvel album "Aurora" attendu pour le 12 juin ! Le premier extrait éponyme est dont désormais à disposition de vos oreilles ébahies. Malgré les années qui défilent vous remarquerez que Steve How, le membre le plus ancien du groupe (arrivé sur le 3ème album en 1971) n'a pas encore ses doigts complètement grippés par l'arthrose et que ses solos sont toujours inspirés. Petit regret avec la non réintégration de Jon Anderson …     Pour les intransigeants "pas de Yes sans Jon", vous pouvez quand même vous faire plaisir avec les sorties régulières des anciens albums du groupe remixés par STEVEN WILSON, le dernier en date sorti en ce début d'année étant l'énorme "Tales From Topographic Oceans". D'ailleurs, le créateur de Porcupine Tree est souvent présent dans cette émission à travers les nombreux remixages publiés par les légendes du genre, il a même "habillé" les enchainement des titres de la prochaine compilation de Pink Floyd "8 tracks" à paraître en juin. Mais dans ce numéro, je revenais sur sa dernière œuvre personnelle : "The Overview" fort justement acclamée par la critique et que mon casque connait désormais par cœur !   Malheureusement peu connu en France (sauf bien sur par mon cher public ! ), PAUL LANDRY jouit d'une belle notoriété outre-manche. Je n'irai pas jusqu'à dire que les britanniques ont une meilleure oreille que nous les froggies, mais force est de constater qu'ici les médias "mainstream" ne vont pas chercher beaucoup plus loin que les sorties d'école de la Star' Ac. Heureusement votre radio est là et l'une de raisons pour laquelle votre serviteur s'y sent bien c'est qu'elle propose d'ouvrir ses ondes à tous les artistes, sans s'assurer qu'ils soient "bankables". Seul le talent compte et en voici un bel exemple. Extrait de l'album "Chrysalism" publié il y a quelques mois.  Retour aux sources du rock prog avec un ex-colosseum, fondateur du groupe à son nom : GREENSLADE. Claviériste talentueux, il réuni quelques musiciens et c'est avec la publication en 1974 de "Spyglass Guest" que la formation rencontre un succès significatif. Seul bémol (et les musiciens en ont souvent !), il n'y a pas encore de guitariste au sein du groupe à cette période. Qu'à cela ne tienne,  dans le titre diffusé dans ce numéro deux guitaristes massent nos cages à miel : Clem Clempson, ancien compagnon de jeu chez Colosseum pour la guitare électrique et Andy Roberts à la guitare acoustique jouée de mains de Maître par un habitué de la scène de Canterbury.  Et pour clôturer votre émission, un bon BARCLAY JAMES HARVEST. Après le phénomène "Gone To Earth", le syndrome du vertige habituellement ressenti pour les albums qui succèdent aux chefs d'œuvre a dû imprégner nos amis de Manchester qui ne s'en sont finalement pas mal tirés avec "XII" paru en 1978 et qui, ne l'oublions pas, contient tout de même le fameux "Berlin" ! Mais c'est un autre extrait qui vous était proposé ici, tiré de cet album qui sonne la fin d'une époque pour le rock progressif, BJH devant comme tant d'autres se conformer aux formats plus commerciaux … Fin d'une époque et fin d'AMAROK … jusqu'à la prochaine fois !  Thierry Joigny Chaque jeudi, à 20h

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  8. AMAROK

    Apr 9

    AMAROK

    Le numéro de cette semaine est lié au précédent qui, rappelez vous, se terminait par The Gathering en 1998 . Celui-ci débute par sa chanteuse de l'époque : ANNEKE VAN GIESBERGEN qui vient de publier un nouvel EP intitulé "La Mort". Rien de dangereux à y tendre une oreille, bien au contraire et vous pourrez transformez l'essai en live. En effet Anneke est en tournée mondiale pour célébrer les 30 ans de sa première participation au sein de The Gathering, sur l'album "Mandylion" en 95 avec quelques dates en France, dont notre Hellfest en juin ! Yvan Jacquin, chroniqueur (Webzine Pavillon), musicien, producteur est à l'initiative de plusieurs projets, comme Raging Project, Psychanoïa ou pour ce qui nous intéresse dans ce numéro FOREIGN. Un rock- opéra en deux parties intitulé "The Symphonie Of The Wandering Jew" dont le premier volet est paru en 2014 (le second en 2020). Deux extraits de la première partie viennent d'être réenregistrés dont celui que je vous proposais ce soir : "Activated" avec au chant l'américaine AMANDA SOMMERVILLE (une voix à tomber ! ). Amanda que vous avez peut-être déjà entendue si vous êtes fan de métal symphonique, notamment au sein de Kamelot ou Epica. Cette nouvelle version de "Activated" a été mixée et masterisée par Andy Menario (Secret Rule) et le résultat est magnifique ! Pour celles et ceux qui n'auraient pas écouté l'émission en direct, jugez en par vous même avec ce replay et pour les autres, n'hésitez pas si comme moi vous lui avez trouvé un petit goût de "reviens-y" ! L'autre extrait réenregistré sera bien entendu diffusé d'ici la fin de la saison !  Flash back en 1970 avec les légendaires MOODY BLUES. Fort des talents de leurs multiples compositeurs qui se respectaient (et aussi il faut bien le dire, à l'instar de nombre de leurs collègues de cette époque, de quelques substances illicites) l'album "A Question Of Balance", dont le support état alors le vinyle (je dis ça pour les plus jeunes ! ), proposait en face A de poser des questions existentielles sur le monde et en face B d'apporter des élément de réponse. Reste un album indispensable à toute bonne discothèque d'aficionados de cette musique des seventies !  L'actu de ces derniers jours a été un peu éclaircie par cette aventure spatiale "Artemis II". Alors j'aurais évidemment pu vous passer "The Dark Side Of The Moon" qui aurait été tellement de circonstances, mais la ficelle eut été un peu grosse (rassurez-vous ami.es du grand Floyd, on aura bien des occasions ! ) et d'ailleurs les astronautes ne semblent pas avoir confirmé les textes de Waters ! Mais pour rester dans ce thème spatial, j'ai laissé s'exprimer Bill Anders depuis sa capsule d'Apollo 8 en orbite autour de la Lune pour la première fois, en 1968. On lui doit d'ailleurs aussi à cette occasion la première photo d'un "lever de Terre". La voix de Mr Anders depuis l'espace fut gravée sur l'album "Songs From Distant Earth" de MIKE OLDFIELD, musique inspirée du roman SF d'Arthur C. Clarke qui à même fait l'honneur au Maëstro de rédiger quelques notes sur la pochette de l'album publié en 1994.  Extrait de circonstance donc  !  Encore un peu en apesanteur avec Calogero … Euh pardon KING CRIMSON ! Un titre extrait de l'album THRAK sorti à la même époque. Après un retour l'année précédente (Vroom 1994), THRAK est donc dans les bacs et ne boudions pas noter plaisir à voir Robert Fripp réactiver (et ce n'état pas la première fois après une très longue pose) sa machine progressive et à qui l'on doit quand même le "lancement officieux" de notre courant musical de prédilection ! Pour l'anecdote, durant l'inactivité de Roi cramoisi avant 94, son guitariste Adrian Belew avait collaboré avec Oldfield sur l'album "Earth Moving" en 1989, prestation évidemment remarquable !        Une "ancienne" nouveauté, c'est pas banal. Mais c'est le cas pour cet album : "Where My Heart Lies" par les néerlandais THE SUNDAY GOOSE. La formation a vu le jour en 2009 et l'élaboration de ce 1er opus fut laborieuse, notamment en raison de difficultés personnelles traversées par ses membres. Pourtant finalisé en 2014, suite à la rupture du groupe, l'album ne sort pas et ce n'est qu'après retrouvailles entre les musiciens que ceux-ci le publient uniquement sur les plateformes en 2025 et ce jour même (9 avril) sur CD. Et mieux vaut tard que jamais car c'est un disque réussi de beau rock progressif symphonique, accessible, bref je le commande et vous le recommande  ! Place à une petite trilogie "french touch"  avec d'abord une formation recommandée mais que de toute façon vous connaissez forcément si vous me faites l'honneur d'écouter régulièrement ce programme  : CYSEV.  Au départ le duo est composé de CYrille et SEVerine rejoints depuis par Joslin. Leur nouvel EP "The World As Home" est un régal, une musique difficilement classable, originale et indépendante et (comme les textes) inspirée.  Un nouvel extrait dans ce numéro pour vous en convaincre !      Pas sur que les membres de notre trio était nés lorsque ATOLL publiait son 1er album en 1974. Moi Oui (enfin pas depuis trop longtemps non plus !!). On entre là dans le chaudron magique du rock progressif français avec ce groupe qui ne survivra pas vraiment à la décennie dorée (si ce n'est quelques reformations ponctuelles et partielles). La discographie d'ATOLL se fait rare (vive les conventions et autres foires au disques ! ) et je vous proposais ce soir la face B d'un extrait de ce 1er opus "Musiciens Magiciens".  Voici un groupe que j'ai découvert il y a quelques années en préparant cette émission. Ils sont excellents mais pour leur faire quand même un reproche, quelle attente interminable d'un nouvel album !  Il semble que les vœux des fans soient prochainement exaucés puisque WEEND'Ô a annoncé la sortie de leur 3ème galette originale en 2026. J'espère donc avoir de bonnes nouvelles la prochaine saison ! En attendant, retour sur leur album acoustique paru l'année dernière "Bridge Of Heart", dans lequel on retrouve avec plaisir des versions "unplugged" de quelques un de leurs titres précédents dont "Ayleen" , enregistré s'il vous plait dans le studio d'un certain Francis Cabrel ! (voici le lien vidéo ICI )  Régulièrement je vous emmène en Italie et pour ce numéro, direction Naples. Un groupe qui, comme tant d'autres dans ce pays, a connu une carrière très éphémère mais qui a laisse une trace indélébile dans cette branche transalpine du rock prog : IL BALLETTO DI BRONZO. Un extrait de leur 2ème et ultime galette qui doit son succès à l'arrivée du claviériste Gianni Leone, lequel va changer la donne au sein de la formation. Cet album " YS", paru en 1972 a pour thème une légende celtique autour de "Ker Ys" ville engloutie par l'océan et qui selon les contes, se serait trouvée au large de Douarnenez. Attention la la musique de cet album n'a en revanche rien de celtique, influencée plutôt par ELP et les sonorités typiques de cette belle musique progressive à l'italienne !       Pour conclure ce numéro, on ne change pas d'année, 1972 toujours, avec URIAH HEEP et l'album "Demons And Wizards" que bon nombre de fans considère comme l'apogée de la formation, initialement taillée pour le hard-rock mais à cette époque surfant (avec talent) sur la vague du rock progressif. On a plaisir à réentendre sur cet album la voix de feu David Byron, premier chanteur du groupe, poste tenu aujourd'hui toujours par Bernie Shaw, loin de démériter !  Thierry Joigny              AMAROK, chaque jeudi, à 20h

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Un programme pour les aficionados de rock progressif mettant en avant les ténors du genre nés dans les années 70 et leurs héritiers (notamment le néo-prog), mais faisant aussi la part belle à la nouvelle génération de talents hexagonaux et locaux pour ainsi dire jamais diffusés sur les radios commerciales. Bref, un mélange d'artistes renommés et en devenir ! Et comme les frontières du genre sont floues, il n'est pas rare d'entendre dans Amarok des musiques non connotées "rock prog" mais les sonorités, les compositions, se fondent dans la couleur de l'émission. Oui, Thierry Joigny aime faire valser les étiquettes ! Chaque jeudi, à 20h Suivez Amarok sur Facebook

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