Bobards sur Bobines

Jean-Claude (narrateur : SAM)

Bobards sur Bobines, c’est un podcast à l’ambiance de polar, où Mike Rétro et Velda Scope enquêtent sur les films noirs oubliés ou cultes des années 40 à 60. Une analyse au scalpel, un ton à la Audiard, une ambiance jazz poisseuse et des vérités tapies dans l’ombre. Chaque épisode explore un film différent, entre chronique cinéphile, dialogues mordants et révélations de coulisses. Un vendredi sur deux Préparez-vous à marcher dans la brume… caméra à l’épaule.

  1. THE KILLERS - 1946

    JAN 30

    THE KILLERS - 1946

    Quand le film noir ne te poursuit pas… il t’attend. Un diner. Une petite ville. Deux hommes trop calmes pour être honnêtes. Et une victime qui refuse de fuir. Dans ce nouvel épisode de Bobards sur Bobines, on plonge au cœur d’un film noir fondateur, un de ceux qui ne cherchent pas l’effet, mais l’évidence sombre. Ici, pas de course-poursuite effrénée ni de détective bavard. Le piège est déjà refermé quand le film commence. Après Lady in the Lake, où tout passait par un regard, on change radicalement de mécanique. Cette fois, ce n’est plus l’œil qui nous enferme, mais le destin. Une mécanique froide, précise, presque administrative. Un engrenage qui avance sans bruit… et qui broie quand même. Je te propose une enquête à rebours, construite comme un puzzle, où chaque souvenir, chaque témoignage, chaque fragment du passé vient expliquer une seule chose : > pourquoi un homme, prévenu de sa mort imminente, choisit de rester allongé sur son lit. On parle ici de fatalité, de culpabilité, de passions qui consument, d’ombres qui enferment les corps bien avant les balles. On parle aussi de mise en scène : du clair-obscur comme langage, de l’espace qui se referme, de la musique qui annonce la fin avant qu’elle n’arrive. Dans cet épisode, j’analyse : une ouverture légendaire, tendue comme un acte notarié de mort une structure narrative éclatée, qui transforme un meurtre banal en tragédie des figures mythiques, entre force qui s’éteint et attraction qui ne pardonne pas une esthétique où l’ombre n’est pas un décor, mais une condamnation Ce n’est pas un film noir qui crie.C’est un film noir qui attend. Et c’est précisément pour ça qu’il marque encore. 🎙️ Un épisode pour celles et ceux qui aiment le cinéma noir élégant, implacable, et profondément humain.💬 Tu l’as vu ? Tu l’as ressenti ? Dis-le en commentaire : ici, les avis comptent autant que les analyses.

    42 min
  2. LADY IN THE LAKE - 1947

    JAN 16

    LADY IN THE LAKE - 1947

    Bobards sur Bobines – Épisode 21 : Lady in the Lake (1947) Une plongée unique dans le film noir qui vous met littéralement à la place du détective. Présentation de l’épisode Dans ce nouvel épisode, SAM vous entraîne au cœur d’un objet filmique non identifié : Lady in the Lake (1947), réalisé par Robert Montgomery pour la MGM.Un film noir pas comme les autres…Un film où la caméra n’observe plus l’histoire :elle devient vos yeux. Adapté de Raymond Chandler, ce polar expérimental propose une enquête glaciale, immersive, parfois déroutante, mais toujours fascinante.Ici, vous n’êtes plus un spectateur.Vous êtes Marlowe.Vous recevez les coups.Vous subissez les mensonges.Et chaque regard planté dans l’objectif devient un jugement silencieux. Au programme de cet épisode Analyse complète du dispositif en caméra subjective, Comparaisons avec The Big Sleep, Dark Passage, et d’autres classiques du noir, Décryptage du jeu d’acteurs d’Audrey Totter, Lloyd Nolan, Leon Ames, Réception critique de 1947 à aujourd’hui, Influence sur le cinéma moderne et les récits immersifs, Héritage dans l’histoire du film noir. Pourquoi cet épisode est spécial ? Parce qu’en 1947, la MGM décide d’aller à contre-courant :plus de glamour, plus de lumière,juste une enquête froide, intime, oppressante…où le spectateur se retrouve coincé dans la peau d’un détective qui n’a jamais vraiment demandé à être vu. Un pari audacieux, imparfait, mais inoubliable. Avis de SAM « Certains films se regardent. Celui-ci, on le traverse.Et parfois, en traversant… on se rend compte qu’on aurait préféré rester sur le trottoir. » Pour le trouver : En DVDEn LIVRE Mes Podcasts : BOBARDS SUR BOBINESCHRONIQUES NOIRTES Le Site : LIVRES ET SAVEURS La Chaîne YouTube : YOUTUBE

    41 min
  3. GUN CRAZY - 1950

    12/12/2025

    GUN CRAZY - 1950

    Bobards sur Bobines – Épisode 20 : plongée dans l’ombre de Gun Crazy Un voyage dans la nuit du film noir américain Dans ce vingtième épisode, Sam vous guide au cœur de Gun Crazy, le film culte de Joseph H. Lewis, œuvre nerveuse et hypnotique qui a bouleversé les codes du film noir en 1950.Une histoire où la passion déborde la raison, où deux trajectoires se croisent et se heurtent,et où chaque choix ressemble à un pas de plus dans la pénombre. Un épisode sous tension Filmé comme une fuite sans retour, Gun Crazy explore cette frontière fragile entre désir, mouvement et destin.Sam décrypte la mise en scène inventive de Lewis, son sens du rythme, sa caméra qui glisse dans la nuit comme un témoin silencieux. Analyse sombre et détaillée de l’esthétique du film noir des années 50. Lecture cinéphile des thèmes centraux : l’élan intérieur, le duo en marge, la route comme ligne de fuite. Décryptage technique du célèbre plan-séquence embarqué, devenu une signature du genre. Ambiance immersive : une narration qui vous plonge dans les coulisses du désir et de la démesure. Pourquoi cet épisode compte Parce que Gun Crazy n’est pas seulement un polar :c’est une œuvre charnière, une histoire tendue, presque sauvage,construite avec peu de moyens mais une vision d’une modernité incroyable. Dans cet épisode, Sam révèle comment un film indépendant, discret à sa sortie, a pu influencer la Nouvelle Vague,façonner l’esthétique des films de cavale et devenir un repère pour les amoureux du cinéma noir. Une ambiance résolument film noir Attendez-vous à une atmosphère brumeuse, un rythme feutré, des silences qui parlent et une analyse qui tranche dans le vif.Bobards sur Bobines vous propose ici une enquête dense, écrite à la lumière tremblante d’un néon de rue. Épisode disponible vendredi soir à 20h30.Dans la nuit, certains films brillent plus fort que d’autres.

    25 min
  4. LA TIGRESSE - 1949 - Too Late for Tears

    11/28/2025

    LA TIGRESSE - 1949 - Too Late for Tears

    La Tigresse - 1949 - (Too Late for Tears) Un film noir vénéneux, restauré et redécouvert Dans ce nouvel épisode de Bobards sur Bobines, on plonge dans l’un des films noirs les plus vénéneux de la fin des années 40 : La Tigresse (Too Late for Tears, 1949).Une route nocturne, un jet de valise qui tombe du ciel, et une femme prête à tout pour garder un pactole qui ne lui était pas destiné. Lizabeth Scott y incarne Jane Palmer, une prédatrice froide, lucide, dangereuse, dont la cupidité n’a rien à envier aux criminels professionnels.On revient sur la production chaotique du film, les tensions de 1949, la chute des studios, l’ascension des indépendants, et la restauration miraculeuse menée par UCLA et la Film Noir Foundation. Entre analyse narrative, esthétique du noir, jeu d’acteur et héritage cinéphile, La Tigresse révèle une modernité troublante : un miroir sombre où l’argent dévore tout, même l’âme. un épisode d'un peu plus de 30 minutes, mais ce film n'est pas tout à fait comme les autres. Installez-vous, l’épisode 19 vous emmène au cœur d’un film ressuscité. Pour les autres épisodes de Bobars sur Bonines, c'est par iciMais si vous préférez les romans noirs, ça se passe du côté de Chroniques NoiresN'oubliez-pas de visiter aussi le site Livres et saveurs si vous voulez en savoir plus sur un film ou un roman traités dans ces podcasts. La Tigresse (Too Late for Tears) est disponible en Blue-Ray ou DVD chez Amazon

    37 min
  5. LA CITE SANS VOILES - 1948

    10/31/2025

    LA CITE SANS VOILES - 1948

    🎬 La Cité sans voiles (1948) – Jules Dassin New York, 1948. La pluie colle aux trottoirs, les réverbères halogènent des silhouettes pressées, et quelque part un détective allume une cigarette qu’il n’a plus envie de finir.Dans cette ville sans sommeil, Jules Dassin plante sa caméra et réinvente le film noir.Fini les décors en carton et les nuits de studio : la ville devient vivante, sonore, imprévisible. 🕯️ Un film noir à ciel ouvert La Cité sans voiles (The Naked City) n’est pas un simple polar.C’est une déclaration d’amour au chaos urbain.Dassin filme New York comme un organisme : ses veines, ses artères, sa sueur et son vacarme.Chaque plan montre la vraie vie, celle des ouvriers, des ménagères, des policiers éreintés et des passants anonymes.On ne regarde plus un décor, on traverse un monde. 📷 Entre Weegee et le réalisme poétique Le photographe Weegee, célèbre pour ses clichés nocturnes du New York criminel, hante le film de son œil brut et lumineux.Son livre The Naked City inspira directement le titre et l’esthétique du projet.Dassin reprend cette vision documentaire, mais y insuffle une chaleur humaine inédite.Chaque lumière, chaque reflet dans une vitrine semble raconter une histoire.Le flash devient projecteur, et la ville un théâtre d’ombres et de vérités. 🎙️ Mark Hellinger, la voix de New York Producteur et journaliste, Mark Hellinger prête sa voix au film.C’est lui qui prononce cette phrase d’ouverture devenue légendaire :« Il y a huit millions d’histoires dans la cité sans voiles. Celle-ci en est une. »Sa narration donne au film une âme, un ton entre reportage et confession.Hellinger meurt avant la sortie du film ; sa voix reste comme un écho amoureux à une ville qu’il connaissait par cœur. 🏙️ Héritage et modernité À sa sortie en 1948, le film divise mais marque l’histoire du cinéma.Deux Oscars – montage et photographie – saluent ce tournant esthétique.Mais l’héritage le plus fort se trouve ailleurs : Dragnet, Naked City et plus tard Law & Order reprendront son ADN.Friedkin, Lumet ou Scorsese y puiseront leur réalisme urbain et leur tension morale.Dassin a ouvert la voie à un cinéma qui n’imite plus la vie, mais la saisit à la volée. 🎧 L’épisode Dans cet épisode de Bobards sur Bobines,on explore les coulisses de ce tournage en pleine rue,la bataille entre vérité et fiction,et la manière dont Dassin a fait basculer le film noir dans la modernité.Un hommage vibrant à une époque où les rues de New York écrivaient le scénario à la place des scénaristes. 📻 Écoutez l’épisode complet surbobards-sur-bobines.lepodcast.frou retrouvez la version enrichie surYouTube. 🎙️ Note du chroniqueur Ce podcast fait partie de la série Bobards sur Bobines, où chaque épisode explore un film noir, un polar oublié ou un chef-d’œuvre du crime filmé. Ici, pas de leçon, juste le plaisir de redonner voix aux images, aux ombres et aux cinéastes qui ont façonné le regard des générations. New York, la pluie, les néons, et cette idée que le vrai héros du film noir… c’est toujours la ville. 🎧 Retrouvez tous les épisodes sur bobards-sur-bobines.lepodcast.fr et suivez la chaîne YouTube @lejc50.

    23 min

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Bobards sur Bobines, c’est un podcast à l’ambiance de polar, où Mike Rétro et Velda Scope enquêtent sur les films noirs oubliés ou cultes des années 40 à 60. Une analyse au scalpel, un ton à la Audiard, une ambiance jazz poisseuse et des vérités tapies dans l’ombre. Chaque épisode explore un film différent, entre chronique cinéphile, dialogues mordants et révélations de coulisses. Un vendredi sur deux Préparez-vous à marcher dans la brume… caméra à l’épaule.