Bonjour chez vous !

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. 18h ago

    Jean-François Husson : "La France est un grand brûlé de la dette"

    Un comité d'alerte des Finances Publiques se réunit aujourd'hui afin d'effectuer un bilan des six premiers mois de l'année. Pour le rapporteur général de la Commission des Finances et sénateur (LR) de la Meurthe-et-Moselle Jean-François Husson, la situation financière du pays est très mauvaise. Concernant les crises économiques actuelles, il explicite : "D’abord, ce ne sont pas des crises. La France est un malade chronique. Si je prends la comparaison, on est à l’hôpital dans le secteur des grands brûlés de la dette, de l’impéritie budgétaire et des décisions catastrophiques qui ont été prises pendant trop longtemps". Le rapporteur général de la commission des finances en conclut ainsi : « La France est le plus mauvais élève de la classe européenne ». Pour le rapporteur général de la Commission des Finances, il faudrait clairement redresser les comptes : "Il faut faire énormément d'efforts, et on voit que le gouvernement pioche et il préfère des petits calculs politiciens". Et concernant le comité d'alerte, Jean-François Husson souhaite apporter une correction : "Ce n'est pas un comité d'alerte, j'appelle cela un comité de suivi de la dégradation des comptes". Il poursuit : "On est toujours auprès des grands brûlés et finalement on s'aperçoit qu'on ne guérit pas". "L'essentiel de la dérive des comptes publics, pour deux tiers c'est lié à la dérive des dépenses sociales. Et dans les dépenses sociales, il y a le sujet des retraites, qui est un sujet explosif", rappelle-t-il. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    23 min
  2. 18h ago

    Quel avenir pour Marine Le Pen ?

    À la veille de la décision de la Cour d’appel de Paris, tous les regards sont tournés vers le verdict dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Cette décision sera-t-elle fatale à l’avenir politique de Marine Le Pen ? Quels sont les scénarios possibles ? On en parle avec le chercheur en droit et co-fondateur du média "Les Surligneurs" (média spécialisé dans la lutte contre la désinformation juridique) Vincent Couronne, la présidente du Conseil National des Barreaux Julie Couturier, ainsi que la journaliste politique à Paris Match Lou Fritel. La présidente du Conseil National des Barreaux souhaite préciser les scénarios possibles : « Vous avez une première option qui n’est manifestement pas la plus probable, mais c’est celle de relaxer Marine Le Pen. C’est-à-dire que la Cour d’appel considérerait que les faits ne sont pas qualifiés. Dans cette option, il n’y a évidemment aucun risque sur le plan politique, et donc elle serait libre de ses mouvements sur le plan électoral. Le deuxième scénario est la confirmation pure et simple d’une condamnation dure. C’est-à-dire effectivement quatre ans d’emprisonnement, et une peine d’inéligibilité supérieure à deux ans. Et la troisième option est une inéligibilité de moins de deux ans. »Selon la journaliste politique à Paris Match, si Marine Le Pen ne pouvait pas se présenter, Jordan Bardella « n’a pas le choix que d’être prêt ». Elle poursuit : « désormais il voit de plus en plus de journalistes, parce que (…) c’est vrai qu’il ne jouissait pas forcément d’une très bonne aura à ce niveau ». « Manifestement oui, il a travaillé, oui, il connaît ses dossiers mais être candidat à la présidence de la République à 30 ans, ça vous place dans une orbite haute, comme le dit Marine Le Pen (…) C’est compliqué, mais après il peut peut-être jouir aussi de cette image-là ». Pour le chercheur en droit et co-fondateur du média "Les Surligneurs", si Marine Le Pen est condamnée « ce serait une décision de justice historique, mais qui ne serait que l’application de la loi ». « Et ce qui serait intéressant, ce serait de voir comment elle articule sa fonction avec un candidat à la présidentielle de son parti », en conclut-t-il. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    37 min
  3. 1d ago

    Bernard Jomier : "On est passé tout près de ce qu'on a dû faire au moment de la crise Covid"

    Le sénateur de Paris et membre de Place Publique Bernard Jomier était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », il rappelle l’urgence sanitaire auprès des services hospitaliers et funéraires, provoqué par le dernier épisode caniculaire : « Toute la filière funéraire a été débordée (…) et on est passé tout près de ce qu’on a dû faire au moment de la crise de la Covid ».Bernard Jomier insiste sur le caractère connu de la canicule : « Ce n’est pas nouveau. Et après la canicule de 2003, les collectivités territoriales ont mis en place des fichiers appelés fichiers CHALEX ; recensant les personnes âgées, isolées, à domicile à appeler en priorité en cas d’épisode caniculaire. Cela permettrait aussi d’envoyer une équipe à domicile, si besoin, pour aller voir ce qu’il se passe ».Le médecin généraliste poursuit : « L’ampleur est nouvelle, mais le phénomène n’est pas nouveau. Et là aussi, il y a un défaut d’anticipation. C’est-à-dire que dès qu’un épisode caniculaire arrive, ces fichiers doivent être activés. Mais quand le gouvernement fragilise, par exemple, les Centres Communaux d’Action Sociale, on va fragiliser ce type de dispositif. Encore une fois, pour répondre de manière efficace à une crise comme la canicule (...), ces canicules à répétition, il faut mettre en amont des dispositifs stables qu’on ne change pas tous les jours ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    23 min
  4. 1d ago

    Vincent Jeanbrun : "Le principe est simple : 'Tu rénoves, tu reloues'"

    Selon Vincent Jeanbrun, le pays vit actuellement « une urgence d'offre » pour le logement, et dans ce cadre-ci le ministre de la Ville et du Logement est venu présenter son projet de loi pour répondre à la crise, dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le ministre entend créer 2 millions d'habitations d'ici 2030, notamment en accordant un sursis aux passoires thermiques. Le ministre de la Ville et du Logement entend défendre la dernière réforme logement du second quinquennat d’Emmanuel Macron. Il prévoit notamment la rénovation de 700 000 logements classés en F ou G, où l'objectif est d'avoir « un partenariat logement gagnant-gagnant-gagnant ».Il précise : " C’est gagnant pour le propriétaire, parce que grâce au projet de loi, il pourra continuer à louer le logement. Ce loyer va permettre de solvabiliser l’emprunt du propriétaire et donc améliorer le logement avec des travaux. En améliorant le logement, c’est gagnant pour le locataire à double titre, parce que c’est gagnant pour le locataire qui est dans le logement forcément car il va s’améliorer en termes de performance. Mais c’est gagnant pour tous les locataires de France parce que quand on vit une crise du logement comme on la connaît aujourd’hui, si on avait retiré 700 000 logements de la location, c’est encore plus de pénurie et donc encore plus de tensions sur le marché. Et c’est aussi gagnant évidemment pour nos entreprises et c’est gagnant pour la planète. C’est ça l’ambition portée." Le ministre en conclut avec le principe : « Tu rénoves, tu reloues ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    30 min
  5. 1d ago

    Édouard Philippe peut-il "prendre le pouvoir ?"

    Le président du parti Horizons a dessiné les grands axes de son projet présidentiel, lors d’un meeting de campagne à l’Adidas Arena, à Paris, le 5 juillet 2026. À 10 mois des élections, Édouard Philippe est-il bien placé pour incarner une rupture avec le macronisme ? On en parle avec Elizabeth Martichoux, Alison Tassin et Stéphane Zumsteeg. Pour l’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux, il semblerait que le candidat ne joue pas un « rôle ». Elle analyse : « C’est très important, dans une campagne présidentielle de ne pas être dans la composition (…) et lors de ce meeting, il a réussi à montrer une personnalité chaleureuse, qui sait dégager de l’énergie, de l’enthousiasme pour emporter l’adhésion ».Le directeur du département Politique et Opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA Stéphane Zumsteeg considère que l’exercice a été réussi, en montrant une candidature sérieuse. Il s’étonne néanmoins de « sa pugnacité face aux extrêmes où il a été assez bon ». Un segment où on ne l’attendait pas et, qui caractérise, selon Stéphane Zumsteeg un profil « pas lisse ». « Que vous veniez du centre-droit ou d’un parti dit ‘de gouvernement’, ça ne veut pas dire que vous n’avez rien à dire ou à apporter, bien au contraire », conclut-il. La grand reporter au service politique du Parisien Alison Tassin estime que même si il y avait une « petite teinture dans le public », en comptant des personnes qui avaient voté pour Emmanuel Macron, ou bien des électeurs précédemment issus de l’UMP, le candidat a « beaucoup tapé sur le RN » et « c’était assez intéressant à voir qu’il allait beaucoup à l’attaque là-dessus ». Concernant le RN, Alison Tassin pense qu'Édouard Philippe a essayé de montrer "qu’en fonction de la personne, il n’y a pas vraiment de colonne vertébrale à ce parti". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    28 min

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