Chaque voix compte

Grand rendez-vous d'actualité quotidien et citoyen de LCP-Assemblée nationale du mardi au vendredi à 19h30 et 23h30. Parce que chaque voix compte, LCP donne toute sa place à la parole du citoyen. Les téléspectateurs interviennent chaque jour dans l'émission, tournée au coeur du Palais Bourbon. Parce que chaque voix compte, l'émission incarnée par Adeline François, s'ancre dans les préoccupations quotidiennes des Français, tout en gardant l'exigence nécessaire pour décrypter et informer. Experts, témoins et députés de toutes les sensibilités se succèdent sur le plateau en direct, faisant la part belle au débat contradictoire. LCP - Assemblée nationale podcast. Retrouvez-nous sur www.lcp.fr et sur YouTube : https://www.youtube.com/@lcpassembleenationale Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. Spécial élections municipales | Chaque voix compte - 20/03/2026

    1D AGO

    Spécial élections municipales | Chaque voix compte - 20/03/2026

    À LA UNE / Spécial élections municipales Si 33 000 communes connaissent déjà leur maire, il reste 1 580 élus à désigner et le suspense reste entier dans de nombreuses municipalités. Tractations intenses, retraits de listes et débats tendus : avec son lot de rebondissements, l'entre-deux tours a pu modifier sensiblement l'équilibre des forces pour les élections du dimanche 22 mars. Timide avant le premier tour, la fin de campagne à Paris s’est caractérisée par un brusque regain de tension, tant les jeux sont ouverts : un sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV prédit un score de 45,5% des voix pour le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, suivi de près par Rachida Dati, candidate « Le Républicains » (LR), créditée à 44,5%. À Nice, le refus de Bruno Retailleau, président LR, de soutenir le candidat de son parti Christian Estrosi contre le candidat soutenu par le Rassemblement national (RN), Eric Ciotti, a alimenté confusion et discorde au niveau national. À Marseille, l'élection municipale se joue entre le maire sortant Benoît Payan (Union de la gauche) et Franck Allisio (RN) qui sont arrivés au coude-à-coude au premier tour. À Bordeaux, le retrait de Philippe Dessertine, candidat sans étiquette, pourrait ouvrir la voie à une victoire du marconiste Thomas Cazenave, contre le maire écologiste sortant, Pierre Hurmic. Enfin, après la percée de « La France Insoumise » (LFI) au premier tour, le fait majeur de cette campagne a été les alliances du parti avec le PS. Les Insoumis peuvent espérer des victoires à Toulouse, Limoges ou Roubaix. À Nantes, Brest ou Rodez, les candidats PS se sont alliés à LFI pour espérer gagner les mairies. Du côté du RN, les alliances ont été moins nombreuses. Jordan Bardella a, toutefois, renouvelé son appel à l'union des droites, évoquant la nécessité d'une « grande alliance de tous les partis patriotes ». Cette campagne d’entre-deux-tours, va-t-elle rebattre les cartes pour les municipalités restantes ? Invités : Benjamin Morel, constitutionnaliste Christelle Craplet, directrice Opinion de l'institut de sondages Ipsos-BVA Jean Garrigues, historien Chroniques : « Périer tranche » par Bertrand Périer « Les off de Lou » par Lou Fritel « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 1m
  2. Moyen-Orient : la guerre dans l’ère de l’IA  | Chaque voix compte - 19/03/2026

    1D AGO

    Moyen-Orient : la guerre dans l’ère de l’IA | Chaque voix compte - 19/03/2026

    À LA UNE / Moyen-Orient : la guerre dans l’ère de l’IA Alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans sa troisième semaine, entre essaims de drones et intelligence artificielle (IA), le champ de bataille se transforme. « Après la guerre en Ukraine et à Gaza, la guerre en Iran apparaît comme une étape supplémentaire du recours de plus en plus systématique à l'IA par les grandes puissances militaires », relève Laure de Roucy-Rochegonde, directrice du Centre géopolitique des Technologies de l'Ifri. L’IA est désormais largement mobilisé par les belligérants pour piloter des drones autonomes, analyser des données et hiérarchiser des cibles. Le 28 février, les États-Unis et Israël ont ainsi conduit près de 900 frappes en l’espace de 12 heures, une simultanéité rendue possible par un recours intensif aux capacités de l’IA. Le Pentagon s’est appuyé en effet sur Claude, une IA développée par Anthropic. Toutefois, selon la chercheuse Emilia Probasco « Ça a des failles […] L’algorithme peut, par exemple, être biaisé et mal identifier une cible particulière. ». Face aux risques de dérives et usages de l'IA à mauvais escient, l'ONU avait demandé en juin 2025 aux Etats d'instaurer des règles contraignantes pour l'encadrer. Du côté iranien, les drones Shahed se sont imposés comme l'outil central de la riposte. Peu coûteux, environ 17 000 euros, produits en masse et lancés en essaims, ces drones cherchent à épuiser le système défensif adverse : un drone bon marché peut obliger à tirer un intercepteur dont le coût atteint 3 millions d'euros. Si l’IA et les drones révolutionnent la conduite de la guerre, conduisent-ils aussi à brouiller les responsabilités ? Invités : Margot Vallin-Sénéchal, secrétaire générale de l’AMIAD Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès de l’ONU Alexandra Saviana, grand reporter à L’Express En visio, Jérémy Caussade, PDG d' Aura Aéro, constructeur aéronautique français  Chroniques : « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Crise énergétique : la France en fait-elle assez ? Le mercredi 18 mars, Israël a mené des frappes contre le gisement gazier offshore South Pars, la plus grande réserve de gaz connue du monde, qui fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran. En réponse, l’Iran a mené des frappes à Ras Laffan, au Qatar, le plus grand site de production de gaz liquéfié du monde, alimentant le spectre d’une « guerre du gaz ». Car, le Qatar est lié par une série d’accords à long terme sur le gaz naturel liquéfié (GNL) avec, entre autres, le français Total, le britannique Shell, l’indien Petronet, et l’italien Eni. L’Iran a également ciblé les infrastructures énergétiques d’Arabie Saoudite, qui a annoncé se donner « le droit de mener des actions militaires si cela s’avère nécessaire ». Jusqu’à présent, la crainte principale se concentrait sur le verrouillage du détroit d’Ormuz mais cet enchaînement laisse redouter une nouvelle escalade dans le conflit. Alors que l’Italie de Giorgia Meloni a adopté, ce mercredi 19 mars, un décret-loi réduisant de 0,25 euro par litre le prix du carburant, le gouvernement français n’envisage pas, à ce stade de baisser les taxes sur les prix du carburant. Réunis à Matignon ce jeudi 19 mars, autour de Sébastien Lecornu et sept ministres concernés par le conflit, le gouvernement a reçu divers représentants de filières touchées par ces hausses de prix, notamment les agriculteurs et les pêcheurs. Comment la France peut-elle répondre à ces envolées de prix ? Invités : Agnès Pannier-Runacher, députée « Ensemble pour la République » du Pas-de-Calais Chloé Le Coq, présidente de l’association des économistes de l’énergie Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 6m
  3. 19ème jour de guerre : Trump de plus en plus isolé | Chaque voix compte - 18/03/2026

    2D AGO

    19ème jour de guerre : Trump de plus en plus isolé | Chaque voix compte - 18/03/2026

    À LA UNE - Dix-neuvième jour de guerre : Trump de plus en plus isolé Le mercredi 18 mars, au dix-neuvième jour de la guerre, les missiles iraniens ont déferlé sur Tel Aviv. Une attaque justifiée par Téhéran en représailles à l'assassinat par Israël du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien Ali Larijani. De son côté, Israël a poursuivi ses salves de frappes dans le centre-ville de Beyrouth et a promis de "traquer, trouver et neutraliser" le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei. En parallèle, les États-Unis ont annoncé avoir ciblé des sites iraniens de missiles près du détroit d'Ormuz. Donald Trump a affirmé que les pays alliés, mais également la Chine, "doivent participer" à la sécurisation du détroit d'Ormuz, en y envoyant des navires de guerre. Un appel qui, jusqu'à maintenant, est resté sans succès. En marge d'un conseil de défense organisé le mardi 17 mars, Emmanuel Macron a rappelé que la France n'était "pas partie prenante" au conflit en cours au Moyen-Orient. De même, le chancelier allemand, Friedrich Merz, comme le Premier ministre britannique, Keir Starmer, ont exclu une opération de l'Otan : "personne ne veut participer activement à cette guerre" a déclaré la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas. Ces déclarations interviennent alors que Joe Kent, haut fonctionnaire dans l'administration Trump, a annoncé sa démission pour marquer son désaccord avec le conflit mené par Washington : "L'Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation". Dans ce contexte d'escalade militaire et de réticences internationales, Donald Trump se retrouve-t-il isolé, tant sur la scène intérieure qu'auprès de ses alliés ? Invités : Emilie Baujard, grand reporter au service International de RTL Adel Bakawan, directeur de l'Institut EISMENA Laurent Larcher, grand reporter, spécialiste Défense au journal La Croix  Invitée en Visio :  Fifi Abou Dib, journaliste, chroniqueuse à L'Orient-Le Jour en direct de Beyrouth Chroniques : "Le mot du jour" par Mariette Darrigrand "Quelle histoire !" par Olivier Ravanello   LA QUESTION QUI FÂCHE / Municipales 2026 : à quoi joue la droite ? Mercredi 18 mars, le patron des "Républicains" (LR) Bruno Retailleau, qui soutenait officiellement Christian Estroci (Horizons) a refusé d'appeler à voter pour le maire sortant de Nice qui affronte au second tour des élections municipales l'ex-président des Républicains Éric Ciotti, allié du RN, laissant le choix aux électeurs "en leur âme et conscience". "On avait un accord national avec Horizons notamment, qui comprenait Nice (mais) cette campagne a été délétère", a affirmé l'ancien ministre de l'Intérieur, évoquant "l'appel à la gauche et au communautarisme" de la part du maire sortant. La campagne niçoise a effectivement été brutale. Entre accusations, "petites phrases" et transfuges, Christian Estrosi, nettement distancé au premier tour par Éric Ciotti, 31 % contre 43 %, multiplie depuis le soir des résultats les appels à un large rassemblement, y compris avec la gauche. Et ce, en dépit du fait qu'à la veille du premier tour des municipales, Bruno Retailleau, alors engagé dans la course à l'Élysée, dénonçait les "accords de la honte" entre le "Parti socialiste" et "La France Insoumise". Le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a fustigé la décision de ne pas soutenir Christian Estrosi à Nice. "En refusant de réaffirmer le soutien des Républicains à notre chef de file à Nice, insidieusement, Bruno Retailleau apporte son soutien à Éric Ciotti". Relançant le débat sur "l'union des droites", Bruno Retailleau redéfinit-il la ligne politique de la droite ?   Invités : Frédéric Dabi, directeur opinion de l'Ifop Bruno Cautrès, politologue, chercheur CNRS au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po Jean-Baptiste Forray, Journaliste, Auteur de "Les frères ennemis de la côte" (Plon) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 5m
  4. Spéciale élections municipales | Chaque voix compte - 17/03/2026

    3D AGO

    Spéciale élections municipales | Chaque voix compte - 17/03/2026

    1/ À LA UNE / Émission spéciale élections municipales Si plus de 33 000 maires ont été élus au premier tour des élections municipales ce dimanche 15 mars, la campagne reprend dans les grandes villes où le jeu des alliances s’annonce décisif. À Paris, Emmanuel Grégoire (Parti socialiste) arrive nettement en tête devant Rachida Dati (Les Républicains). L’issue du second tour dépendra toutefois du report des voix de Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et de Sarah Knafo (Reconquête). Le premier a choisi de fusionner sa liste avec celle de l’ancienne ministre de la Culture, tandis que la seconde s’est retirée « pour battre la gauche », une décision qui devrait également favoriser Rachida Dati. Sur le reste du territoire, de nombreuses alliances se sont déclarées entre le PS et LFI, notamment à Toulouse, Nantes, Limoges, Clermont-Ferrand et Brest, toutes défendues par Olivier Faure, qui entend miser sur des accords locaux, tout en écartant la perspective d’une union à l’échelle nationale. À l’inverse, Emmanuel Grégoire à Paris et Benoît Payan à Marseille ont refusé les propositions d’alliance de LFI. Dans la cité phocéenne, où le candidat socialiste est au coude-à-coude avec Franck Allisio (Rassemblement national), le retrait de Sébastien Delogu (LFI) permet au maire sortant de rester le seul candidat de gauche. Dans l’ensemble, La France insoumise revendique une « magnifique percée », selon Jean-Luc Mélenchon. Le parti remporte notamment Saint-Denis dès le premier tour, tandis qu’à Roubaix, le député insoumis David Guiraud arrive largement en tête. De son côté, le Rassemblement national confirme son implantation locale : en tête dans au moins 58 communes (contre 11 en 2020), il conserve ses bastions et remporte plusieurs villes dès le premier tour, comme Le Pontet, Beaucaire, Perpignan, Fréjus ou encore Hénin-Beaumont. À l’heure de ces arbitrages déterminants, entre fusions, maintiens et désistements, quels seront les nouveaux équilibres pour le second tour ?   Invités : • Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste • Virginie Martin, politologue • Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA    Elsa Mondin-Gava, journaliste politique à LCP « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 5m
  5. Municipales 2026 : les enjeux du scrutin | Chaque voix compte - 13/03/2026

    MAR 13

    Municipales 2026 : les enjeux du scrutin | Chaque voix compte - 13/03/2026

    À LA UNE / Municipales 2026 : les enjeux du scrutin Entamée le 2 mars, la campagne officielle du premier tour pour les élections municipales prend fin le vendredi 13 mars 2026, à minuit. Près de 49 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche 15 mars pour le premier tour du scrutin municipal. L’élection est le premier test électoral depuis les législatives de 2024 et le dernier scrutin direct avant l’élection présidentielle de 2027 : de quoi cristalliser de nombreux enjeux. Deux tiers des communes, essentiellement les plus petites, ne disposent que d’une liste. Aussi, la réforme de 2025 sur le mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants, ayant supprimé les possibilités de panachage, interroge quant à ses répercussions potentielles sur les résultats et la participation. Le changement de mode de scrutin pour les villes de Paris, Lyon et Marseille suscite des questionnements similaires. Car, de fait, pour de nombreuses grandes villes, les jeux sont encore incertains. Plusieurs d’entre elles pourraient changer de visage ou d’étiquette : c’est le cas pour Paris, Marseille, Nice, Strasbourg, ou encore Lyon. Des triangulaires, des quadrangulaires voire des quinquangulaires y sont attendues. Les débats sur les fusions de listes, les maintiens ou les désistements autour de LFI, du PS, de LR et de l'extrême droite s’apprêtent donc à redoubler dans l’entre-deux-tours. Alors que les campagnes ont été fortement perturbées par la guerre en Iran, « incertitude et discontinuité seront la règle cette année », analyse Frédéric Dabi, directeur général opinion de l'Ifop. À quoi faut-il s’attendre pour ce premier tour des municipales 2026 ?   Invités : Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à Assas, auteur de « nos communes, un avenir civique à réinventer » (éditions Terre à Terres) Christelle Craplet, directrice opinion chez Ipsos-BVA Annabel Roger, journaliste, autrice de « l’écœurement des maires » (Plon) Lou Fritel, journaliste politique à « Paris Match »   « Périer tranche » par Bertrand Périer         « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 4m
  6. Moyen-Orient : les Etats-Unis pris à leur propre piège ? | Chaque voix compte - 12/03/2026

    MAR 13

    Moyen-Orient : les Etats-Unis pris à leur propre piège ? | Chaque voix compte - 12/03/2026

    À LA UNE / Moyen-Orient : les Etats-Unis pris à leur propre piège ?          Treize jours après le déclenchement des frappes américano-israéliennes, le conflit semble s’enliser dans la région. Si Donald Trump a affirmé pour la seconde fois en quelques jours que la guerre pourrait prendre fin « bientôt », les Gardiens de la Révolution iraniens se disent déterminés à mener une « guerre d'usure ». Car, malgré un conflit dans lequel les pays du Golfe, le Bahreïn, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweit et Oman, sont pris pour cible, Téhéran ayant notamment frappé des infrastructures civiles et énergétiques, ces états, alignés aux Américains, n’envisagent pas de répliquer militairement. « Le coût de la non-réponse est moins élevé que le coût de réponse », analyse Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen. Alors que plusieurs soldats américains sont morts dans les attaques, seuls 29% des Américains approuvent l'opération en Iran, selon un sondage Ipsos. Les Etats-Unis sont-ils en train de s’embourber au Moyen-Orient ?  Invités : - Marie-Cécile Naves, politiste, directrice de recherche à l'IRIS, autrice de "Géopolitique des Etats-Unis » (Eyrolles) - David Rigoulet-Roze, rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques », chercheur à l’IFAS - Anne Bauer, journaliste aux « Echos », spécialiste des questions défense Chronique :  « Le mot du jour » par Mariette Darrigrand  « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Essence : l’Etat doit-il intervenir ? Alors que les conséquences de la guerre au Moyen-Orient se font de nouveau ressentir sur les marchés, le baril de pétrole ayant de nouveau dépassé la barre des 100 dollars, le ministre de l’Économie, Roland Lescure et la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, ont reçu à Bercy les représentants agricoles et du secteur des carburants et des engrais. Depuis le début du conflit, le prix du gazole non routier (GNR), utilisé pour les tracteurs, est passé de 1,28 euros par litre à 1,71 euros, et les engrais de 450 euros la tonne à plus de 510 euros. « Les augmentations constatées en début de crise doivent aujourd’hui être atténuées par l’évolution des cours : les baisses doivent être répercutées aussi vite que les hausses », a-t-elle ajouté. En revanche, aucun dispositif de soutien n’a été défini. TotalEnergies a annoncé, jeudi 12 mars, un plafonnement des carburants dans ses stations-services à partir du vendredi 13 mars. Les prix de l’essence ne pourront pas dépasser 1,99 euro et les prix du gazole 2,09 euros. L’entreprise avait déjà plafonné les prix de tous ses carburants à 1,99 euro en février 2023, en raison de la guerre en Ukraine. En parallèle, face à l’escalade, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont décidé de libérer 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques, le déblocage « le plus important » de l'histoire de l'organisation. L’Etat français doit-il alors réduire les taxes sur le carburant ?  Invités : - Francis Pousse, Président national de la branche Distributeurs Carburants et Énergies nouvelles du syndicat Mobilians - Yves Carra, porte-parole d’Automobile Club - Stéphanie Villers, économiste à PwC France   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 6m
  7. Municipales : le grand test pour le RN ? | Chaque voix compte - 11/03/2026

    MAR 12

    Municipales : le grand test pour le RN ? | Chaque voix compte - 11/03/2026

    À LA UNE / Municipales : le grand test pour le RN ?         Alors que le Rassemblement national ne contrôle à ce jour qu’une quinzaine de mairies, dont une seule grande ville : Perpignan (120 000 habitants), remportée en 2020 par Louis Aliot, le parti va tenter en 2026, de rattraper les résultats jugés décevants du dernier scrutin. Le RN revendique cette année 763 listes déposées en préfecture : 601 sous étiquette RN et 162 soutenues par le mouvement, près du double du nombre de listes présentées en 2020. La direction affirme toutefois avoir privilégié « la qualité à la quantité », après les polémiques suscitées par certaines « brebis galeuses », selon l’expression employée par Jordan Bardella lors des législatives de 2024. Plusieurs candidats avaient alors été mis en cause pour des propos racistes, complotistes ou homophobes. Si la progression du RN est attendue dans de nombreuses villes moyennes. Parmi les villes scrutées de près : Marseille, deuxième ville de France, concentre l’attention. Le député Franck Allisio, candidat du parti, est donné au coude-à-coude avec le maire socialiste sortant Benoît Payan au premier tour. Les municipales 2026 marqueront-elles une percée du Rassemblement national dans les villes françaises ?  Invités : - Jules Pecnard, journaliste à « La Tribune » - Amélie Lebreton, Présidente de « Coriolink », experte en communication - Jean-Yves Dormagen, Président et fondateur de l’institut de sondage « Cluster 17 » « Les off de Lou » : RN/Municipales… c’est calme, trop calme ? par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : Khamenei, Ayatollah de père en fils par Olivier Ravanello   LA QUESTION QUI FÂCHE / Liban : pourquoi la communauté internationale est-elle impuissante ?  Depuis le 2 mars 2025 et le lancement de missiles du Hezbollah pro-iranien sur Israël, l’État hébreu multiplie les attaques dans le sud du Liban. Le gouvernement libanais comptabilise à ce jour 795 morts, 1 313 blessés et 760 000 personnes déplacées depuis le début de la campagne de frappes. Depuis la reprise ouverte des combats, Israël a ordonné l’évacuation de tous les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que du sud du Liban. Il brandit la menace d’une invasion terrestre et dit vouloir créer une « zone tampon » dans le sud du pays. Selon Nassif Hitti, ancien représentant de la Ligue arabe à Paris, « c’est le concept de 'souveraineté sécuritaire', contrôler une région entière par le feu sans y être présent ». Face à l’escalade militaire, le président libanais Joseph Aoun avait demandé auprès d’Emmanuel Macron, l’intervention de la France. Le président français avait adressé un avertissement au Hezbollah avec pour stratégie de convaincre le parti milice de renoncer à l’action militaire, et d’ainsi reproduire la désescalade ayant permis un cessez-le-feu entre les deux états en 2024. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé l’envoi jeudi 12 mars de 60 tonnes d’aide pour les réfugiés, permettant ainsi de tripler le soutien humanitaire au Liban. L’hexagone va aussi fournir « plusieurs dizaines » de véhicules de l’avant-blindé. Face à l’intensification des ripostes, la France est-elle en mesure de protéger le Liban ?  Invités : - Adel Bakawan, directeur de l’EISMENA, auteur de « La décomposition du Moyen-Orient » (Tallandier) - Bilal Tarabey, journaliste à France 24  - Adea Guillot, porte-parole de l’ONG Care Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 6m
  8. Pétrole : la guerre jusqu’à la pompe | Chaque voix compte - 10/03/2026

    MAR 11

    Pétrole : la guerre jusqu’à la pompe | Chaque voix compte - 10/03/2026

    À LA UNE / Pétrole : la guerre jusqu’à la pompe  Au onzième jour de guerre au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Ormuz et les dégâts infligés aux infrastructures énergétiques dans la région ont perturbé le marché de l’énergie. Aux premiers jours du conflit, le cours du baril de pétrole avait flambé de 30%, atteignant 119, 5 dollars, une envolée précipitée historique. Lundi 9 mars, le marché a fait volte-face. Après la déclaration inattendue de Donald Trump, qui a assuré que la guerre était « quasiment » finie, sans évoquer d’échéance précise : les prix du pétrole ont à nouveau chuté pour atteindre 84 dollars. En France, face à ces impressionnantes fluctuations, le plan de contrôle des prix à la pompe se poursuit. Pour tenter de rassurer les automobilistes français, Sébastien Lecornu avait, en effet, annoncé 500 contrôles de stations-services entre lundi 9 et mercredi 11 mars, réalisés par la répression des fraudes (DGCCRF). De son côté, Jean-Luc Mélenchon a jugé qu’il « serait plus simple de bloquer les prix ». Marine Le Pen avait alors proposé de baisser des taxes sur les carburants et Olivier Faure souhaite mettre à disposition un chèque énergie pour les ménages le plus vulnérables. Pour Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'énergie il est « trop tôt » pour envisager des aides à la pompes. Comment contrer la hausse des prix des carburants ?  Invités : - Céline Antonin, économiste à l’OFCE - Thierry Bros, professeur à Sciences Po, spécialiste de l’économie gazière - Francis Pousse, Président de la branche Distributeurs Carburants et énergies nouvelles du syndicat Mobilians  Chroniques :  « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello   LA QUESTION QUI FÂCHE / Inondations : qui va payer ?   Après plusieurs semaines de crues dans l’Ouest et le Sud-Ouest, les lentes décrues ont permis aux sinistrés de faire les premiers constats des dégradations. La Caisse centrale de réassurance (CCR) a estimé entre 2,5 et 3 milliards d’euros, le coût total des indemnisations liées au crues pour environ 250 000 sinistrés, un montant supérieur au coût de la sinistralité de toute l'année 2024. Ce mardi 24 février, l’état de catastrophe naturelle a été reconnu par le ministère de l’Intérieur pour 294 communes sur les 371 demandes déposées. Cette reconnaissance permet aux habitants des communes concernées d’être plus facilement indemnisés. Dans ce contexte, les questions des responsabilités et des sources d’indemnisation se posent. « L’Etat s’est désengagé financièrement », cingle Sébastien Leroy, maire de Mandelieu-la-Napoule dans le Lot-et-Garonne. Pour tenter d’apaiser la situation, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut a rappelé que les collectivités sont « autorisées à lever une taxe » pour financer l’entretien des digues, par exemple. Or, l’association des Intercommunalités de France a estimé une fourchette comprise entre 15 et 18 milliards d’euros pour le besoin d’investissements dans les digues alors que le rendement de cette taxe « Gemapi » est évaluée à 20,9 milliards : « L’Etat a refilé la patate chaude aux collectivités », appuie Régis Banquet, vice-président des Intercommunalités. Du côté des particuliers, les experts anticipent une hausse des primes d’assurance habitation. Entre l’État, les collectivités, les assureurs et les particuliers, qui va payer les réparations de ces crues historiques ?  Invités : - Benoît Biteau, député écologiste de Charente-Maritime  - Amandine Richaud-Crambes, ingénieure en environnement et urbaniste  - Olivier Moustacakis, cofondateur et directeur général d’« Assurland.com » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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