CONNECTIVE

Gwenola Chabaud

 le podcast qui propose un « vrai » regard inclusif et atypique, parfois espiègle sur le monde du travail, la neurodiversité, et le potentiel de développement. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. EP12.B Empathie suradaptation insécurité émotionnelle 2ème partie

    ١٧ يونيو

    EP12.B Empathie suradaptation insécurité émotionnelle 2ème partie

    Un petit rappel, dans la première partie , nous avons évoqué l’empathie, la sympathie, la compassion ; distinguer et expliquer l’hypersensibilité, la haute sensibilité avec l’apport de E .Aaron et K.Dabrowski sur l’intensité. L’hypersensibilité n’implique pas que la dimension émotionnelle. Abordons la suradaptation, versus la résistance au changement ; l'insécurité émotionnelle puis le syndrome du sauveur. La suradaptation , alors oui elle peut toucher tout le monde, c’est vrai mais chez un profil à forte exigence adaptative, haut fonctionnement cognitif , émotionnel, avec hypersensibilité notamment sensorielle (bruit, lumière, odeur…) donc moins de filtres, le risque est plus élevé, précoce et plus intense, avec des marqueurs spécifiques (codes sociaux, interactions, norme, rituels, ) . La suradaptation consiste souvent à trop se modifier pour rester compatible avec l’environnement.La résistance au changement consiste plutôt à protéger un équilibre perçu comme menacé. Les approches en psychologie sociale et systémique montrent que les individus cherchent souvent à maintenir un équilibre psychique et relationnel.(l’homéostasie). Ce qui est important à considérer dans le domaine des trajectoires professionnelles, c’est que cette hypersensibilité peut être une force incroyable dès lors qu’elle repose sur une sécurité intérieure stable. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    ٤٧ د
  2. Se transformer : Que signifie vraiment ce mot ? Peut on garantir une transformation ?

    ٢٠ مايو

    Se transformer : Que signifie vraiment ce mot ? Peut on garantir une transformation ?

    Il y a un mot qui est devenu extrêmement courant dans les discours de développement personnel, de coaching et de performance : le mot transformation. On entend souvent des promesses de transformation rapide, profonde, parfois même garanties. Comme si l’humain pouvait changer de forme de manière linéaire, contrôlée, presque mécanique. Mais la question mérite d’être posée autrement : peut-on réellement garantir une transformation humaine ? Quand on regarde le mot de plus près, transformer signifie littéralement “trans-former”, c’est-à-dire changer de forme. Mais une forme humaine ne se modifie pas comme un objet que l’on ajuste. Elle ne se corrige pas simplement. Elle se traverse. Il y a quelque chose de beaucoup plus organique, plus vivant, et surtout beaucoup moins prévisible. Cette idée n’est pas nouvelle. Henri Bergson, par exemple, décrivait la réalité humaine comme un processus en devenir. Pour lui, nous ne sommes pas des états fixes. Nous sommes des mouvements continus. Rien n’est figé. Rien n’est totalement déterminé à l’avance. On peut aussi s’appuyer sur une distinction proposée par Paul Watzlawick, psychologue, psychothérapeute et chercheur en théorie de la communication, qui a contribué de manière majeure à l’approche systémique et à la thérapie brève. Il s’est intéressé à la manière dont les systèmes humains évoluent à travers différents niveaux de changement. Changement de type 1 ou 2. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    ٢١ د
  3. LIMITES DU COACHING CLASSIQUE POUR LES PROFILS ATYPIQUES

    ٦ مايو

    LIMITES DU COACHING CLASSIQUE POUR LES PROFILS ATYPIQUES

    Aujourd’hui dans cet épisode de connective, je vais aborder une thématique plus technique mais oh combien indispensable pour les profils atypiques en responsabilité.  Cette thématique concerne le coaching et plus précisément  le mode et les approches d’accompagnement qui ne fonctionnent pas avec les profils atypiques. C’est un sujet important, qui n’est pas toujours bien cerné et compris. Que l’on soit coach, exécutive coach, coach professionnel, coach de vie, ou en cabinet,  toute personne ou équipe intervenant dans le développement et la croissance professionnelle, conduite de changement,  transformation, de profils hors des normes. D’ailleurs sur LinkedIn, suite à un de mes posts, j’ai une consœur coach qui m’a remercié car c’était un sujet qu’elle avait à priori discuté dans la journée avec un cabinet. C’était un point d’incompréhension entre elle et le cabinet. Mon post l’a aidé à bien comprendre les mécanismes en jeu lorsqu’on accompagne des profils atypiques. Alors approfondissons : effectivement de nombreux cadres, managers,  dirigeants, entrepreneur(e)s, à haut potentiel cognitif/émotionnel ou avec des parcours non « conventionnels »  ont souvent déjà expérimenté un coaching professionnel « classique ». J’insiste bien méthodes classiques. Ces profils présentent, en effet,  une certaine maturité réflexive, du fait d’un parcours déjà engagé, de situations vécues, de projets pilotés. Néanmoins en ayant pas toujours une conscience réelle intégrée de leurs profils atypiques, et donc de ce qu’implique la douance, lorsque l’on est concerné par un HPI ou THPI . Comment elle peut s’exprimer cette douance, se révéler ainsi que les aptitudes, les talents amenés par la neuro atypie combinée ou  l'hypersensibilité singulière.  Par méconnaissance d’eux-mêmes, souvent, ces esprits se laissent guider parfois inconsciemment beaucoup plus par l’adaptation au système, la conformité au cadre et pas suffisamment par leur identité d’atypique. Ce qui les amène donc, lorsque le besoin est présent, à s’orienter sur du coaching classique, modelé sur la performance = un format que leur structure adaptative connait très très bien. Ils sont dans une continuité de fonctionnement appris et attendu. Et malgré les résultats visibles de ce type d'accompagnement, une question persiste en arrière-plan : Pourquoi le sentiment d’alignement reste-t-il incomplet ?...Pourquoi cette sensation de manque existe t'elle toujours ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    ٢١ د
  4. Le faux self

    ٢٢ أبريل

    Le faux self

    Dans cet épisode de Connective, j’ai souhaité vous évoquer un concept majeur dans le fonctionnement des profils atypiques: le faux self, cette structure adaptative qui permet de réussir mais peut masquer un décalage intérieur . Il arrive que la trajectoire soit solide. La progression de carrière bien visible.Le poste est reconnu. Les responsabilités sont présentes. Les décisions ont un impact réel. Et pourtant, quelque chose manque, une forme d’incomplétude que l’entourage, les collègues ne comprennent d’ailleurs pas forcément. Quand vous essayez de communiquer sur vos ressentis, il est difficile d’expliquer ce qu’il se passe au fond de vous, en apparence vous réussissez et pourtant…. On peut même vous répondre « mais tu n’es jamais satisfait(e)  de rien, tu te plains tout le temps ». Alors ce sentiment de culpabilité arrive, vous osez de moins en moins exprimer ce qui est pourtant bien présent à l’intérieur : un décalage. Une impression subtile : fonctionner efficacement sans se sentir pleinement engagé(e). La sensation de ne pas être « nourrie » intérieurement. Le terme nourrir est très symbolique et implique que cette « nourriture professionnelle » ne vous rassasie pas. Pour éclairer cette mécanique, il est utile de revenir à un concept central de la psychanalyse : le faux self, décrit par Donald W. Winnicott. Lorsque l’environnement précoce ne s’ajuste pas suffisamment à l’expression spontanée de l’enfant, celui-ci apprend à répondre aux attentes externes pour préserver le lien. Il module ses élans, anticipe, s’ajuste. Cette adaptation protège le noyau vivant — ce que Winnicott appelle le vrai self ou le vrai soi. À l’âge adulte, cette structure peut devenir un atout majeur.Elle favorise la fiabilité, la maîtrise émotionnelle, la capacité à tenir un rôle, à comprendre les attentes implicites d’un système. Dans le monde professionnel, ces qualités sont valorisées.Elles construisent des carrières. Mais tout dépend du degré d’emprise du faux self... A un niveau plus marqué, il peut devenir dominant.Il ne se contente plus de faciliter l’adaptation : il structure l’identité. Avec le temps, un décalage peut apparaître entre la manière dont la personne fonctionne dans sa sphère personnelle — spontanée, créative, intense — et la posture qu’elle occupe au travail — maîtrisée, contenue, stratégiquement conforme. Des exemples pour étayer : -  ne pas aimer contrôler les  travaux d’un artisan à la maison et occuper le poste de contrôleur de gestion projets en entreprise ou fuir la compétition dans sa vie personnelle et se retrouver à arbitrer des conflits d’équipes au travail inhérent à la fonction… - adorer faire la fête, bouger, profiter, sans règles ni limites et en parallèle exercer la fonction de DAF ou responsable financier… un univers très rigide. Certain(es) pourraient se dire oui mais le travail est tellement stressant, donc dans le privé la personne évacue de cette manière. C’est une explication souvent entendue mais bien trop simpliste. Elle peut convenir lorsque l’on ne souhaite pas interroger ce qui se passe vraiment. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    ٢٥ د

حول

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