Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 11H AGO

    JO d'hiver : le rêve brisé de Vladislav Heraskevych

    À la une de la presse ce vendredi : un rêve brisé, un contrat et un questionnement. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Son casque orné de photos est à la une d'une grande partie de la presse ce vendredi. Le Franffurter Allgemeine Zeitung met l'athlète Vladislav Heraskevych à sa une. Ce dernier s'est vu disqualifié de la compétition de skeleton des Jeux Olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026 pour des photos d'athlètes ukrainiens, morts au combat, affichées sur son casque. The Guardian nous rappelle que les règles du Comité international olympique (CIO) sont strictes et que l'Ukrainien s'était vu proposer des solutions alternatives. Le Parisien relaie le soutien que le sportif a reçu notamment du président Volodymyr Zelensky.  À lire aussiJO 2026 : disqualifié pour son "casque mémoriel", l'Ukrainien Heraskevych saisit la justice La Tribune met un avion à sa une ce matin : le rafale. Le ministère de la Défense indien a annoncé un accord pour l'acquisition de 114 avions de combat français. Le Figaro note le montant historique du contrat : 30 milliards d'euros. L'accord doit encore être finalisé, mais c'est un succès indéniable pour l'avionneur Dassault. Le Monde précise que la grande partie des chasseurs seront fabriqués en Inde.  Enfin, Libération s'est rendu dans le Nevada, aux États-Unis, où les data centers poussent comme des champignons. Pour alimenter l'intelligence artificielle, ces vastes infrastructures sont devenues essentielles. Pourtant, les habitants sont loin d'être ravis. La consommation en eau très importante de ces data centers dans l'État le plus sec des États-Unis pose question. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  2. 1D AGO

    Gisèle Pélicot, "le combat pour l'égalité ne sera jamais vain"

    À la Une de la presse ce jeudi 12 février, la publication du livre-témoignage de Gisèle Pélicot, devenue une figure de la lutte contre les violences faites aux femmes depuis son refus du huis clos au procès des viols de Mazan. La présentation, aujourd'hui, par le gouvernement, de la nouvelle loi de programmation de l'énergie. Un sujet qui fait débat en France, en Europe, mais plus aux États-Unis. Et un entraîneur aux multiples casquettes (ou plutôt vestes). Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse française, ce matin, le visage de Gisèle Pélicot, devenue une figure de la lutte contre les violences faites aux femmes depuis son refus du huis clos au procès des viols de Mazan. À l'occasion de la sortie mondiale de son livre, "Et la joie de vivre", celle qui fut victime des viols chimiques commis par son mari et une cinquantaine de ses complices, pendant des années, sort du silence pour la première fois pour raconter "sa vie d'avant" et "sa vie d'après". Libération évoque une parole "attendue, scrutée, presque sommée de produire du sens collectif", mais Gisèle Pelicot "refuse d'être un modèle et encore moins une 'icône'". "Je me suis réattribué ma vie", dit-elle, refusant, aussi, que "le statut de victime devienne son identité définitive". "Je ne veux plus de ce statut de victime", martèle encore Gisèle Pélicot dans Le Figaro, où elle dit vouloir témoigner de la façon dont elle a "surmonté ces épreuves" pour "donner de l'espoir aux femmes qui, comme (elle), ont pu, un jour, se sentir démunies". Le Nouvel Obs cite la formule de la philosophe Simone de Beauvoir, "on ne naît pas femme, on le devient", et salue "cette femme tout à la fois ordinaire et extraordinaire dont la trajectoire personnelle a percuté durablement notre expérience collective", qui a prouvé que "le combat pour l'émancipation et l'égalité ne sera jamais vain". Également à la Une de la presse française, la présentation, aujourd'hui, par le gouvernement, de la nouvelle loi de programmation pluriannuelle de l'énergie pour les dix prochaines années. La Croix parle d'un sujet "qui divise les politiques", dans un contexte de relance du nucléaire et de progression moins rapide que prévu des énergies renouvelables. "Après le vote du budget, deuxième crash-test pour le gouvernement de Sébastien Lecornu", annonce Le Figaro, critiquant sa méthode du "en même temps". Le journal se fait surtout l'écho des inquiétudes de la droite et met en garde "contre l'impact négatif du renouvelable pour le nucléaire". Débat, aussi, au sein de l'Union européenne (UE). La version européenne de Politico fait état du bras de fer entre les industriels et plusieurs dirigeants européens, dont le chancelier allemand Friedrich Merz et la patronne de la Commission, pour qu'elle s'attaque au "pilier" de la politique climatique de l'Union : le système d'échange de quotas d'émission carbone, "qui réglemente près la moitié des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique au sein de l'UE". Aux États-Unis, le président américain Donald Trump a tranché et devrait revenir aujourd'hui sur le "constat de mise en danger" établi en 2009 et reconnaissant la menace des gaz à effet de serre pour le climat. Cette déréglementation aux effets massifs et durables, pour les États-Unis et pour la planète, est perçue par The Wall Street Journal cité par Courrier International comme "un retour en arrière d'une portée inédite de la politique climatique des États-Unis". L'administration Trump justifie cette destruction de l'encadrement des émissions de gaz à effet de serre par la volonté de fournir une énergie bon marché, mais The Washington Post, qui rapporte que Donald Trump ordonne au Pentagone d'acheter de l'électricité produite au charbon, doute que ce combustible très polluant soit en réalité vraiment compétitif, notamment à cause du coût de la modernisation des centrales à charbon. La "fiche d'information" publiée sur le site de la Maison-Blanche assure en tout cas que "Donald Trump renforce la sécurité nationale des États-Unis grâce à son beau parc de centrales électriques au charbon propre". Cette décision intervient au moment où de nombreux scientifiques affirment que le réchauffement climatique s'accélère plus rapidement que jamais. The Washington Post, qui a consulté des données recensées par la NASA sur les températures moyennes mondiales entre 1880 et 2025, affirme que ces données montrent que l'augmentation des températures mondiales s'est accélérée de 42 % sur la dernière décennie. "La poursuite du réchauffement climatique pourrait s'engager sur une voie irréversible en déclenchant des points de basculement climatique", alertent également plusieurs scientifiques cités par The Guardian, le quotidien britannique. En Italie, c'est le froid combiné au mal-logement qui a tué six sans-abris, ces dernières semaines, à Milan, où se déroulent les JO d'hiver. The New York Times, qui a accompagné des volontaires venant en aide aux personnes de la rue, rapporte que certains des sans-abris décédés ont été retrouvés non loin des sites olympiques, où les spectateurs déboursent jusqu'à 1 650 dollars pour assister aux compétitions. Une réalité qui montre, selon The NYT, "une aggravation des inégalités" à Milan, où de nombreux habitants n'ont plus les moyens de se loger, alors que la ville attire des investisseurs fortunés du monde entier "grâce à des avantages fiscaux considérables accordés aux hauts revenus et aux professionnels étrangers". "On dirait que cette ville et cette société deviennent de plus en plus une société du tout ou rien", constate une bénévole. Toujours aux JO d'hiver, un entraîneur a retenu l'attention du journal La Repubblica. On dit que "l'habit fait le moine". Benoît Richaud, lui, doit souvent retourner sa veste ou plutôt en changer, car ce coach de 38 ans entraîne au total 16 patineurs représentant 13 nations différentes. Sept d'entre eux ont concouru dans le programme court masculin mardi soir, obligeant Benoît Richaud à courir entre chaque interview pour changer de tenue. Au point qu'il a jugé nécessaire de préciser : "C'est toujours moi, j'ai juste changé de veste". Le journal explique que si Benoît Richaud est aussi couru, c'est parce qu'il compte parmi les entraîneurs et chorégraphes les plus respectés au monde : meilleur chorégraphe de patinage artistique de 2024, finaliste de ce prix en 2025. Autrement dit, son métier lui va… comme un gant. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  3. 3D AGO

    Sophie Adenot, astronaute française : "Je me suis accrochée à mes rêves d'enfance"

    A la Une de la presse, ce mardi 10 février, la situation en Ukraine, où l’offensive hivernale de l’armée russe entraîne de lourdes pertes humaines. La crainte de l’Europe d’un nouvel affront de la part des Etats-Unis lors de la prochaine conférence de Munich. Les résultats mitigés d’une réunion sur le Sahara occidental sous la houlette de Washington. Le combat des femmes dites "de réconfort" en Corée du sud. Et le tout prochain voyage dans l’espace de l’astronaute française Sophie Audenot. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la situation en Ukraine, où l’offensive hivernale de l’armée russe entraîne de lourdes pertes humaines. Près de quatre ans après le début de l’invasion russe, l’Ukraine subit une campagne de bombardements intensifs et redoute une offensive "de grande envergure au printemps et en été", d’après le Kyiv Post. Le journal ukrainien affirme qu’en dépit de leur violence, les combats en cours n’offrent à la Russie que "de maigres gains territoriaux" et qu’en dépit des discours du Kremlin, "les généraux de Poutine prévoient toujours de vaincre l'Ukraine et de dicter les conditions de la paix". A Kherson, dans le sud du pays, l’envoyé spécial du Figaro raconte comment les habitants subissent les attaques incessantes des drones russes une "chasse à l’homme aérienne", dont les protègent à peine des filets de pêche offerts par des marins bretons. Vitali Howuka, chirurgien dans un hôpital de la ville, témoigne : "Tous les jours on vient au travail la peur au ventre. On n’est à l’abri nulle part. Mais on ne partira pas. La Russie ne mène pas cette guerre pour conquérir un territoire mais pour détruire notre nation". Désunion européenne Côté diplomatique, les Européens peinent toujours à s’imposer dans les discussions entre l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis. L’Humanité déplore "la désunion" des membres de l’UE, dont une partie, la France et l’Italie, "réclame la reprise du dialogue avec Moscou", alors que la Pologne, le Royaume-Uni et l’Allemagne "s’y opposent fermement". L’Europe craint un nouvel affront de la part des Etats-Unis lors de la prochaine conférence de Munich sur la sécurité, qui débute vendredi. Le Parisien/aujourd’hui en France annonce que le secrétaire d’Etat Marco Rubio, représentera cette année les États-Unis à la place du vice-président JD Vance, dont le discours extrêmement agressif, l’année dernière avait consterné les Européens. Le journal indique que le secrétaire d’Etat entamera également une visite européenne, incluant des rencontres avec les dirigeants hongrois et slovaques, à la droite de la droite. The Guardian, qui a consulté le rapport préparatoire de cette Conférence de Munich, fait état du "douloureux constat" des Européens qu’ils doivent désormais se montrer "plus affirmés et plus indépendants militairement vis-à-vis d’une Administration américaine " autoritaire, qui ne partage plus son attachement aux normes et aux valeurs démocratiques libérales". "Intérêt purement géopolitique" Les Etats-Unis, qui sont parvenus à réunir autour d'une même table, dimanche et hier, à Madrid, en Espagne, les acteurs du conflit au Sahara occidental. El Confidencial, qui a révélé l’existence de cette réunion, précise qu’elle s’est tenue en présence des ministres des Affaires étrangères du Maroc, de l'Algérie, de la Mauritanie et du Front Polisario et de  l'envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, sous la houlette des Américains. Si peu d'informations ont filtré sur son contenu, le site espagnol rapporte que la rencontre s’est terminée "sans résultats concrets, malgré les pressions" de la diplomatie américaine, qui cherche à faire signer rapidement un accord entre le Maroc d’une part et le Front Polisario et l'Algérie d’autre part, pour mettre fin à ce conflit vieux d’un demi-siècle. Washington entend aussi "servir ses propres intérêts dans la région", selon les médias africains cités par Courrier International. L’hebdo relaie notamment l’analyse du journal burkinabé Le Pays, rappelant que "les États-Unis ne s’invitent pas dans le dossier par altruisme ou attachement sentimental, mais par intérêt purement géopolitique" pour un territoire situé "aux portes de l’Europe et au croisement de routes commerciales et énergétiques sensibles". Etrange proposition En Corée du sud, 117 anciennes femmes dites "de réconfort" ont porté plainte, l’année dernière contre l’armée américaine. Le Monde raconte le combat judiciaire de ces femmes, dont les poursuites constituent "une première pour un pays accueillant toujours des bases américaines". Le journal indique que la plainte de ces victimes a toutefois peu de chances d’aboutir en raison du très statut très protecteur des forces américaines, défini en 1966 par un cadre interdisant toute poursuite contre les Etats-Unis si leurs militaires commettent des crimes à l’étranger. D’où le choix des plaignantes d’assigner le gouvernement sud-coréen, qui pourra ensuite demander le remboursement d’éventuelles indemnisations à Washington. La Corée du sud, où un élu local a fait une proposition pour le moins étrange pour lutter contre la dénatalité : importer des femmes du Vietnam ou du Sri Lanka. Une déclaration qui a beaucoup choqué ses compatriotes et provoqué son limogeage, selon Le Figaro. Y croire Le Figaro revient aussi sur une actualité plus enthousiasmante, le départ, demain, vers l’espace de la Française Sophie Adenot, vingt-cinq ans après Claudie Haigneré. Reporté de 24 heures à cause de la météo, ce séjour spatial à bord de l’ISS, prévu pour 9 mois sera l’aboutissement d’un rêve d’enfance. Sophie Adenot a expliqué il y a quelque jours devant 300 jeunes que chaque étape a été "une marche de plus, malgré les doutes". "Il faut y croire, vous allez entendre comme moi “elle est mignonne avec son rêve”, mais il faut s’accrocher. Le déclic, je l’ai eu à 14 ans, lors du décollage de Claudie Haigneré, et ça fait vingt-neuf ans que je m’y accroche". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  4. 4D AGO

    "Quand des soldats israéliens laissent agoniser sous leurs yeux un enfant palestinien"

    A la Une de la presse, ce lundi 9 février, les réactions à la nette victoire, hier, du socialiste Antonio José Seguro, à la présidentielle au Portugal. Le Premier ministre britannique dans la tourmente, dans le sillage de l’affaire Epstein. Le grignotage de la Cisjordanie par Israël, dont l’armée est accusée d’avoir sciemment laissé mourir un Palestinien de Cisjordanie de 14 ans, après l’avoir abattu. Et les JO d’hiver. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les réactions à la nette victoire, hier, du socialiste Antonio José Seguro, à la présidentielle au Portugal. "Presidente Seguro", "Seguro président, un président sûr" : jeu de mots, ce matin, à la Une du Jornal de Noticias. "Seguro presidente": Diario de Noticias indique que son rival, André Ventura, le patron du parti d’extrême droite Chega entend revendiquer, de son côté, son "leadership" sur la droite portugaise, fort de ses 33% au second tour. Le journal annonce "le début d’un nouveau cycle" politique, que les socialistes aborderaient "avec un avantage structurel", dans la mesure où "les partis situés à sa gauche (auraient) perdu de leur influence", ouvrant ainsi la voie "à un discours socialiste plus centriste, plus en phase avec l'électorat fluctuant du centre politique". Dans l’immédiat, Publico évoque "une bonne nuit pour la démocratie", le Portugal ayant "tout à gagner" à voir accéder à la présidence un dirigeant "doté d’une légitimité et d’une autorité morale" suffisamment fortes "pour faciliter et exiger le dialogue". "La seule surprise de ces élections fut le peuple portugais lui-même, qui a répondu à ceux qui pensaient que, face à la tragédie, il était incapable de défendre la démocratie", salue de son côté Expresso. A l’étranger, Le Soir se réjouit du "rejet épidermique de l’extrême droite encore vivace chez celles et ceux qui ont vécu la fin de la dictature salazariste", et qui explique, selon lui, "cette gifle démocratique infligée au trumpiste assumé André Ventura". "Les démocrates peuvent respirer, mais pour encore combien de temps ?", se demande toutefois le journal belge. Pour The New York Times, la présence d'un nationaliste au second tour montre que le Portugal "n'est pas immunisé contre la montée de l'extrême droite en Europe" et que "Chega bénéficie désormais d'une influence géographique considérable" nourrie par une série de mécontentements, "notamment sur le logement et le coût de la vie". Au Royaume-Uni, le Premier ministre Keir Starmer affronte une tempête politique dans le sillage de l’affaire Epstein. D’après The Daily Telegraph, le chef du gouvernement britannique, vient de jouer "sa dernière carte" avec la démission de Morgan Mc Sweeney. Le chef de cabinet de Keir Starmer a été poussé vers la sortie pour avoir été l’artisan de la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur aux Etats-Unis, alors même que son amitié avec le pédo-criminel Jeffrey Epstein était notoire. "Starmer espère reprendre le contrôle du parti travailliste après le départ de McSweeney": selon The Guardian, les soutiens de Keir Starmer espèrent que cette démission "calmera la colère provoquée par le scandale Mandelson". Pas sûr… "Combien de temps Starmer va-t-il pouvoir tenir ?", s’interroge The Daily Mail. "Les jours de Starmer sont-ils comptés?", titre également The Daily Express. L’affaire Epstein a provoqué la chute, ici en France, de Jack Lang, figure majeure de la politique et du monde de la culture, à gauche. Sa démission forcée, samedi, de l’Institut du monde arabe fait la Une de Libération, qui évoque une figure jusque-là "inamovible", "indéboulonnable", de la "culture made in France". Jack Lang, à la Une, aussi, du Figaro, pas mécontent d’assister à la chute de ce fidèle parmi les fidèles de l’ancien président François Mitterrand. Le quotidien consacre deux de ses éditos à celui qu’il qualifie de "barde de la gauche caviar", qui s’est retrouvé "comptable d’une époque qui a mal fini". "La Culture, c’est moi": Le Figaro étrille "la conception très monarchique" que l’ex-ministre socialiste aurait eue de son rôle, et une gauche "fière (de son) icône", qui lui aurait garanti en retour "la suprématie et l’emprise sur tout le monde des artistes". En Israël, le gouvernement de Benyamin Netanyahou annonce des mesures pour renforcer le contrôle israélien sur la Cisjordanie occupée. Le Jerusalem Post indique que l’une de ces mesures va notamment permettre de lever les restrictions sur la vente de terrains palestiniens à des Israéliens - et donc de favoriser l’extension des colonies, en violation du droit international. Le Figaro, de son côté, rapporte qu’une loi examinée actuellement à la Knesset, le parlement israélien, prévoit également de transférer des sites archéologiques de Cisjordanie au ministère israélien du Patrimoine, "ouvrant la voie à leur annexion de fait". Parallèlement à ces levées d’obstacles juridiques, les violences contre les Palestiniens de Cisjordanie se multiplient. Le quotidien israélien de gauche Haaretz raconte la mort bouleversante de Jadallah, le 16 novembre dernier. Ce garçon de 14 ans a été abattu par une unité de parachutistes de l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de Faraa, au nord de la Cisjordanie. L’enquête de Haaretz, étayée par des vidéos accablantes, fait apparaître que Jadallah, blessé et gisant au sol, a imploré de l'aide auprès de soldats indifférents à son sort, alors même que sa famille assistait impuissante à cette scène. D’après Haaretz, l’armée israélienne assure avoir abattu "un terroriste représentant une menace immédiate", et Israël détient désormais la dépouille de cet enfant, décrit par sa famille comme "timide et prudent", et qui "prenait toujours la fuite à l'apparition des soldats". Très loin de la Cisjordanie occupée, les Jeux olympiques d’hiver se déroulent à Milan Cortina, en Italie, où les Français ont récolté, hier, leur première médaille d’or. Favoris pour le titre, les Bleus Eric Perrot, Quentin Fillon Maillet, Lou Jeanmonnot et Julia Simon ont tenu leurs promesses en remportant le relais mixte de biathlon. L’Equipe se réjouit de voir cette équipe de France "à son niveau et parfaitement lancée dans ses JO". Glissez jeunesse! Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  5. FEB 4

    Réseaux sociaux : "Il faut interdire les produits addictifs aux mineurs"

    À la Une de la presse, ce mercredi 4 février, la décision de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Le début, aujourd’hui, des Jeux olympiques d’hiver en Italie, les inquiétudes autour de ceux de 2030 en France. Et l’épineuse question du sexe en apesanteur. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la décision de l’Espagne d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. La Vanguardia approuve l’annonce faite mardi par le Premier ministre Pedro Sanchez. Pour le quotidien catalan, un adolescent "ne devrait pas avoir accès à des contenus inappropriés en un clic" et il serait "impératif de rappeler à l'ordre ceux qui pensent que le monde n'a pas de règles et ceux qui, se trouvant au pouvoir, les enfreignent". Approbation également d’El Pais, satisfait de voir "le débat mondial sur les adolescents et les réseaux sociaux s’orienter enfin vers la responsabilisation des entreprises, quant à leurs effets néfastes". El Mundo se demande toutefois comment le gouvernement compte concrètement empêcher les moins de 16 ans d’accéder à leur activité "la plus fréquente depuis qu’ils ont 12 ans" et critique une "rhétorique répressive au nom du bien de la planète" semblable à celle visant par exemple la sacro-sainte tauromachie. N’en déplaise à ses détracteurs, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans gagne du terrain. Diario de Noticias annonce qu’une proposition de loi en ce sens a été déposée lundi, au Portugal. En Grèce, Kathimerini rapporte que le gouvernement est également "sur le point" d'annoncer l’interdiction des réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans. Le patron de la plateforme X, Elon Musk, a réagi, mardi, en accusant Pedro Sanchez, d’être un "tyran et un traître au peuple d’Espagne". Les gouvernements européens donnent beaucoup de fil à retordre au milliardaire, qui dénonce, par ailleurs, un "acte judiciaire abusif" reposant "sur des motivations politiques", après sa convocation par la justice française pour s’expliquer sur son réseau social. Un bras de fer qui tombe au mauvais moment pour Musk, alors qu’il tente de finaliser ce que The Financial Times qualifie "d'une des opérations les plus audacieuses de sa carrière" : la fusion de SpaceX avec son entreprise d’intelligence artificielle xAI "pour créer l'entreprise privée la plus chère de l'histoire". Une opération qui suscite, là encore, la controverse. D’après le journal, si "les partisans de Musk saluent ce partenariat comme une preuve supplémentaire de son génie", ses détracteurs, en revanche, s’alarment du "montage financier et du risque associés à cette opération à un moment où xAI engloutit un milliard de dollars par mois". Les JO d'hiver sont lancés En Italie, les premières épreuves des JO d’hiver commencent mercredi, deux jours avant la cérémonie d’ouverture. Le tour préliminaire, ce soir, de double mixte de curling, semble moins passionner La Repubblica que "les enjeux de sécurité internationale", liés à la participation de dizaines de dirigeants étrangers à la cérémonie d’ouverture. D’après le journal, "pas moins de 4 000 policiers et carabiniers seront mobilisés, pour empêcher une nouvelle flambée de violence à Turin", où des affrontements ont opposé, le week-end dernier, des dizaines de manifestants aux forces de l’ordre. Selon La Repubblica, la venue d’Emmanuel Macron "reste entourée, pour le moment, de prudence diplomatique", l'Élysée ayant "exprimé sa gêne à l’idée que le président puisse se retrouver aux côtés du vice-président américain, J.D. Vance", après "les récentes tensions transatlantiques". Le journal indique aussi que la présence d’Emmanuel Macron n’est "pas qu'un simple enjeu protocolaire", puisqu’il doit aussi récupérer le drapeau des JO en vue de ceux de 2030, en France – "une échéance abordée avec un mélange d'urgence et d'anxiété" à Paris, selon le journal. L’organisation des JO d’hiver 2030 traverse une nouvelle et énième crise. Après la directrice des opérations, le directeur de la communication, trois membres du comité des rémunérations, dont son président, ont annoncé leur démission, juste avant la présentation de son projet par le comité d’organisation devant le CIO. Nouvelles turbulences, donc, pour le président du Cojop, Edgar Grospiron, provoquées, cette fois, par des inquiétudes liées à des notes de frais et à l’utilisation de cartes bancaires, d’après L'Équipe, qui se demande "à quoi jouent" les membres du Cojop. Suspendre ou pas la Russie des compétitions internationales ? Le quotidien sportif revient aussi ce mercredi sur un autre sujet qui fâche, le souhait émis par le président de la Fifa, Gianni Infantino, de voir levée la suspension de la Russie dans les compétitions internationales, une sanction en vigueur depuis l'invasion de l'Ukraine, au motif qu’"il faut bien que quelqu'un conserve les liens ouverts" avec Moscou. Cette déclaration inspire un dessin à Lasserpe où Infantino, qui a décerné un "Prix de la paix de la Fifa" à Donald Trump, explique qu’il "faut bien qu’(il) décerne (son) prix Fifa de la paix cette année" – à Vladimir Poutine, cette fois. Du sexe en apesanteur On a évoqué SpaceX. L’entreprise ambitionne de se lancer dans le tourisme spatial, mais l’aventure présente encore beaucoup d’inconnues. Outre la question de l’impact de ces voyages sur la fertilité, The Times évoque celle, ô combien cruciale, de la bagatelle à quelque 160 km au-dessus de la Terre. Un équivalent spatial du "Mile High Club" est-il possible ? Ou pour le dire autrement, comment s’envoyer en l’air en apesanteur ? D’après le quotidien britannique, des ingénieurs ont déjà réfléchi aux difficultés liées aux relations sexuelles dans l'espace, où le moindre contact peut séparer les corps. Une solution aurait été envisagée sous la forme d’une "ceinture d'inchasteté", une sorte de harnais élastique conçu pour maintenir les amants ensemble. Un concept classé X… et lunaire. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  6. FEB 3

    L'affaire Epstein éclabousse la famille royale norvégienne

    A la Une de la revue de presse ce mardi 3 février, l'affaire Epstein éclabousse la famille royale norvégienne. Et aussi : plus de 4 millions de mal-logés en France en 2025, selon un rapport de la Fondation pour le logement. Les métaux précieux : "l'enjeu du siècle". Et un Britannique champion de trampoline à 91 ans ! Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook. En Norvège, la correspondance intime entre la princesse héritière du pays et Jeffrey Epstein choque le Royaume et la presse. Le journal Verdens Gang s’étonne de la quantité des échanges : "Plus de mille", décompte le quotidien. Le ton semble intime et familier”, remarque le journal Aftenposten, qui publie de nombreux extraits. Une phrase retient particulièrement l’attention : la princesse héritière aurait demandé à Jeffrey Epstein par mail s’il était "déplacé de suggérer deux femmes nues portant une planche de surf comme fond d’écran à son fils âgé de 15 ans"... Cette affaire "ne devrait pas être possible", titre le quotidien norvégien Dagbladet. Le tabloïd reproche à la princesse d’avoir menti, en déclarant qu’elle n’était pas au courant de "la gravité des actes criminels" de Jeffrey Epstein et qu’elle "n’aurait jamais eu affaire" à lui si elle l’avait su. Pourtant, à l'appui, le journal montre des emails échangés entre eux après le passage en prison de Jeffrey Epstein pour avoir sollicité des services de prostitution. La princesse héritière a écrit dans un email à Jeffrey Epstein : "Je t'ai cherché sur Google après mon dernier e-mail", "ça n’avait pas l’air très bien." Ces révélations sont "choquantes" et "embarrassantes" selon le journal norvégien.  4 millions de mal-logés en France en 2025 En France, plus de 4 millions de personnes sont mal-logées, selon les chiffres du dernier rapport de la Fondation pour le logement. Selon ce même rapport, 40 000 personnes sont sans-abri et quelque 600 000 autres "sont hébergées chez des tiers de manière contrainte", selon le rapport. Libération propose ainsi un reportage sur la détresse des personnes hébergées chez un tiers, souvent un proche. Ces personnes sont discriminées, ont connu des séparations compliquées, ont un travail instable ou tout simplement pas les moyens de se payer un logement. Le journal recueille aussi la parole des hébergeurs, qui peuvent parfois vivre, eux aussi, des situations difficiles. La Croix propose, lui, un reportage dans le plus grand bidonville du pays, celui de Stains, qui sera démantelé dans les prochains mois. Le quotidien parle d’un "petit village" : entre 1 000 et 1 500 habitants et surtout, des personnes qui se retrouvent désemparés face à cette situation. Les métaux précieux, "l'enjeu du siècle" Le Parisien propose un reportage sur un nouveau projet d’extraction de lithium, dans l’Allier, dans le centre de la France. Si le projet voit le jour, ce sera la plus grande mine de lithium en Europe. Mais ce projet, inquiète les riverains, préoccupés par la contamination des nappes phréatiques. Pour le gouvernement français c’est un moyen de réduire sa dépendance aux importations chinoises, explique le journal. Le directeur du site lui, tente de rassurer les locaux en disant que le projet ne verra le jour que s’il est "accepté et responsable".  Si la question des métaux rares vous intéresse, La Tribune propose un entretien avec des spécialistes de la question pour comprendre la différence entre rareté géologique et économique de certains métaux. Champion de trampoline à 91 ans Enfin, Le Daily Mail évoque la victoire de Peter Quinney, arrière-grand-père, ancien champion de gymnastique et un vétéran de la Royal Air Force. A 91 ans, il a remporté deux médailles d'or dans la catégorie des plus de 40 ans dans un championnat britannique de trampoline. Il a surtout impressionné le public avec ses saltos ! Peter a confié au journal qu’il fêtera ses 100 ans avec des saltos arrière. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  7. JAN 30

    Les tribulations de Keir Starmer en Chine

    À la une de la presse ce vendredi : une visite controversée, un régime sous pression et un retour en force. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… The Guardian fait sa une sur la visite de Keir Starmer en Chine. Le quotidien note que cette visite marque un tournant majeur après des années d’hostilité des précédents gouvernements britanniques conservateurs. Ces derniers avaient notamment imposé des sanctions sur de nombreux diplomates chinois après des violations des droits humains et en particulier contre les Ouigours. The Daily Mail y voit une capitulation en rase campagne et une servilité vis-à-vis de Pékin. The Independent, de son côté, rappelle que le premier ministre britannique repart de Pékin avec des avancées, notamment commerciales. Il Reformista évoque la décision de l'Union européenne de classer les Gardiens de la révolution comme une organisation terroriste. Une décision historique pour le quotidien. Le Parisien propose un portrait du chef de cette organisation iranienne : Mohammad Pakpour. Un fidèle du régime qui s’est illustré par sa brutalité. The Jerusalem Post se penche sur les options de Donald Trump vis-à-vis du régime iranien. Le président américain hésite sur la possibilité de frappes. Enfin, Libération nous parle du retour en force d'un jouet. Les Tamagotchis ont plus que jamais le vent en poupe. Objet populaire de la fin des années 1990, ces animaux numériques sont de nouveaux très en vogue auprès des plus jeunes, au Japon mais aussi en France. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  8. JAN 29

    Ligue des champions : "L'OM finit chocolat à Bruges"

    À la Une de la presse ce jeudi 29 janvier, le "soft power américain" en déclin selon Libération. Une photo de Donald Trump et Vladimir Poutine à la Maison Blanche attise les critiques. Un portrait de Iouri Dmitriev, l’historien russe emprisonné pour avoir dénoncé la réécriture du passé par le Kremlin. Et l'élimination de l'OM de la Ligues des champions. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… "Le flop américain" Le soft power américain abîmé par les outrances du président Trump et la violence des agents d'ICE. Le "flop power américain" titre Libération. Un jeu de mot avec le "soft power américain", en déclin, selon le quotidien, en raison de plusieurs facteurs : la baisse du tourisme et les réactions de plus en plus nombreuses des stars américaines après les bavures de la police de l’immigration. Le monde du show-business prend la parole, lui qui, jusqu’à présent, se gardait de critiquer ouvertement la politique de la Maison Blanche et les récentes violences policières. Une photo de Vladimir Poutine à la Maison Blanche Le Telegraph nous montre ce matin une photo de Vladimir Poutine et Donald Trump affichée dans la Palm Room (la salle des palmiers), qui fait office d'entrée de la Maison Blanche. Cette photo est un tirage offert par Vladimir Poutine après leur sommet en Alaska, en août dernier. Mais surtout, elle est accrochée juste au-dessus d'une photo de Donald Trump et de sa petite-fille Carolina. Iouri Dmitriev, l’historien russe emprisonné Le Monde propose un portrait de Iouri Dmitriev et revient sur son arrestation et les raisons de son emprisonnement par le gouvernement russe. À 70 ans, il est détenu dans une prison de Mordovie, une région à l’est de Moscou. Spécialiste des crimes du stalinismeil serait, selon le journal, une figure que le Kremlin chercherait à faire taire à tout prix. Un article sur fond de kompromat, de prétendues machinations du FSB et de falsification de preuves. L'historien Iouri Dmitriev a été jugé en 2016 et emprisonné pour des crimes sexuels qu’il aurait commis sur sa fille adoptive : c’est la version du gouvernement russe. "L’OM finit chocolat à Bruges" Après l'élimination de l'OM de la Ligue des champions, les réactions sont nombreuses dans la presse ce matin. "Ridicules", titre le quotidien La Provence, journal de référence à Marseille, qui consacre sa Une du jour à cette terrible déconvenue. Pour Le Phocéen, les joueurs de Marseille sont "inqualifiables". Le journal La Marseillaise lui, préfère l’ironie en rappelant la spécialité de la ville où les hommes de Roberto De Zerbi sont tombés de haut, avec ce titre : "L’OM finit chocolat à Bruges". L'Équipe de son côté, emploie des mots peu tendres sur la défaite des Marseillais : "Ils sont arrivés dans le brouillard brugeois avec des chaussons aux pieds, comme s’ils allaient disputer ce match crucial dans le confort de leur salon familial." Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

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