Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 11H AGO

    Le président Donald Trump cherche le "prix Nobel de la guerre" en Iran

    À la Une de la presse, ce lundi 2 mars 2026 : la crise en Iran et au Proche-Orient fait évidemment la Une de tous les journaux dans la région. En France, les journaux se penchent sur la stratégie de force brute de Donald Trump. Au-delà des Unes, quelques journaux questionnent la stratégie de Donald Trump. L’Humanité affirme que Donald Trump serait en quête du prix Nobel de la guerre. Enfin, les dessins de presse imaginent l'héritage peu glorieux du guide suprême. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Dans la presse, la crise en Iran et au Proche-Orient fait évidemment la Une de tous les journaux dans la région. Le journal officiel du régime iranien, le Tehran Times, rend hommage au guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Au Liban, l’Orient-le-Jour parle de "la déchéance de l’axe". La Une du journal israélien Haaretz reste assez factuelle. Le journal explique que neuf personnes auraient perdu la vie à Beit Shemesh. Aux Émirats arabes unis, le quotidien anglophone Gulf News prend un ton défiant. Finalement, le site Iran International, qui s’oppose au régime, relate les propos du président américain Donald Trump, qui suggère que le régime iranien aurait essayé de l’assassiner deux fois en 2024.   Le Proche-Orient "plonge dans l'inconnu" L’Iran est aussi à la Une des journaux en France. Libération s’inquiète pour le futur du Proche-Orient, "qui plonge dans l’inconnu". Pour le Figaro, la chute de l'Ayatollah Khamenei après 36 ans au pouvoir est un tournant historique. L'Opinion se concentre plutôt sur l’opération "Epic Fury" ou "Fureur Epique" qui dévoile une stratégie de force brute de Donald Trump. En Grande-Bretagne, le Financial Times décrit la vengeance de l’Iran pour la mort de Khamenei.  Au-delà des Unes, quelques journaux questionnent la stratégie de Donald Trump. L’Humanité affirme que Donald Trump serait en quête du "prix Nobel de la guerre". Tandis que Libération décrit une guerre à deux vitesses. Cependant, pas tout le monde est convaincu par la stratégie iranienne. Selon Arab News, le régime aurait déjà marqué un but contre son camp. Un avis partagé par Le Figaro, qui dit que l'Iran espère mettre pression sur les alliés des États-Unis, mais cette stratégie pourrait empirer son isolation. Selon Haaretz, le régime pourrait tomber entre les mains des fanatiques les plus extrêmes des Gardiens de la révolution. Aux États-Unis, il y a débat. Une tribune dans le New York Times affirme que "Trump et Netanyahu rendent service au monde libre". Chose qu'un autre article du même journal contredit.   Les dessins de presse imaginent Donald Trump en pleine campagne électorale, l'héritage peu glorieux de Khamenei, pendant que le Times se demande : "Et maintenant, qu’est-ce qu'on fait ?" Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  2. 5D AGO

    En Éthiopie, le Tigré de nouveau au bord de la guerre ?

    À la Une de la presse, ce mercredi 25 février, le début de la visite de Friedrich Merz en Chine. La rencontre, mardi, à l'Élysée, entre Emmanuel Macron et le nouveau président malgache, passé auparavant par Moscou. Le procès, au Brésil, des commanditaires présumés de l’assassinat de la militante Marielle Franco. Et une bataille de boules de neige qui tourne à l’avalanche politique à New York. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse : le chancelier allemand Friedrich Merz commence sa visite en Chine, pour signer plusieurs accords commerciaux. Pour sa première visite à Pékin en tant que chancelier, il sera reçu par Xi Jinping – "un hôte calculateur", d’après le Tagesspiegel, qui prévient que le président de la Chine, premier partenaire commercial de l’Allemagne, "ne laisse rien au hasard quand il accueille un dirigeant occidental". Le journal invite Friedrich Merz à parler le "langage de la politique de puissance", à ne pas "se montrer servile" face à un pays présenté comme "un rivale et une menace", qui demeure "inflexible" quant à son soutien à Vladimir Poutine, "quatre ans après l'invasion de l'Ukraine"."La méfiance mutuelle est grande, mais l'interdépendance l'est tout autant" : le Frankfurter Allgemeine Zeitung se demande si le chancelier "soutiendra la demande du président français Emmanuel Macron d'élever les barrières commerciales avec Pékin", et s’il ne le fait pas, s’il veillera à "ne pas creuser davantage le fossé avec Paris". Dans l’immédiat, L’Opinion observe que les dirigeants de l’UE "se succèdent à Pékin sans offrir de réponse commune et concertée à la déferlante des exportations chinoises", que l’Europe peine toujours "à arrêter une stratégie claire pour défendre ses intérêts". Global Times espère que la visite de Friedrich Merz "fera la démonstration du rôle stabilisateur" des relations entre l’UE et la Chine, "qui défend avec ferveur le libre-échange et le multilatéralisme", par opposition à "l'unilatéralisme et (au) protectionnisme pratiqués par les États-Unis". Alors que Friedrich Merz est attendu la semaine prochaine à Washington, The New York Times le voit "marcher sur un fil" entre Xi Jinping et Donald Trump. Emmanuel Macron a reçu le nouveau président malgache En France, Emmanuel Macron a reçu mardi le nouveau président malgache, Michaël Randrianirina. Le Monde indique que le nouvel homme fort de Madagascar est d’abord passé par Moscou avant de venir à Paris – un exercice d’"équilibrisme", une "diplomatie tous azimuts assumée", d’après le journal, qui rappelle que Paris fait toujours face "aux critiques suscitées par l’exfiltration de l’ex-président Rajoelina, en octobre dernier", perçue "comme une ingérence néocoloniale", "notamment par la 'gen Z' dont les manifestations ont conduit au changement de pouvoir". "Le malheur des uns faisant le bonheur des autres et l’ennemi de l’ami étant un ami, Antananarivo, entrée dans une nouvelle ère politique dont le rythme a été dicté par la Gen Z et soucieuse de diversifier ses partenaires, n’a trouvé aucun mal à prendre son déjeuner à Moscou et son dessert à Paris, sa table historique", ironise Wakat Sera, le site d’info burkinabé. Une province de l'Éthiopie menacée d'une nouvelle guerre À lire également dans Le Monde, ces inquiétudes au sujet du Tigré, cette province du nord de l'Éthiopie, menacée d’une nouvelle guerre. L’envoyée spéciale du journal rapporte que le gouvernement éthiopien a massé des troupes à la frontière de cette région, qui connaît actuellement "un regain de tension inédit depuis la fin de la guerre, en 2022", un conflit qui avait fait près de 600 000 morts en deux ans. Dans les camps de déplacés de la région, où vivent encore plus de 750 000 personnes, selon l’ONU, le retour de la guerre est "inconcevable, tant les conditions de vie sont déjà difficiles". Le coordinateur de l’un d’entre eux, le camp de Tshehaye, à Shiré, dit ne parvenir à fournir de l’aide qu’à "4 000 personnes, sur 30 000 occupants". Au cours de la seule semaine du 2 février, quatre femmes y sont mortes de faim. Le procès de la militante Marielle Franco a débuté au Brésil Direction à présent le Brésil, où a débuté mardi le procès des commanditaires présumés de l’assassinat de la militante Marielle Franco, tuée par balles à Rio de Janeiro en 2018. Sur le banc des accusés de ce procès très symbolique, qui se tient devant la Cour suprême du Brésil, deux anciens députés, les frères Brazao, et des policiers soupçonnés d'être liés au crime organisé. O Globo indique qu’ils sont soupçonnés d’avoir commandité l'assassinat de cette figure de la gauche brésilienne, militante infatigable de la cause noire et LGBT+, et de son chauffeur pour protéger leurs affaires. "La mort de (Marielle Franco) avait un double objectif : éliminer l’opposition politique qu’elle incarnait et dissuader les autres membres de l’opposition de suivre son exemple", a déclaré le juge Alexandre de Moraes – le même juge qui avait assigné l’ex-président Bolsonaro à résidence. "Notre douleur est celle de tout le Brésil" : dans une tribune publiée par la Folha de Sao Paulo, les proches de Marielle Franco expriment leur espoir que justice lui sera enfin rendue, huit ans après sa mort. Selon eux, ce procès n'a pu se tenir que "grâce à une immense mobilisation nationale et internationale", et "c'est cette force qui a permis de maintenir son souvenir pendant près d'une décennie". "Le procès qui se tient aujourd’hui est l’héritage de cette lutte, qui se poursuit." Une bataille de neige qui tourne à l'avalanche politique à New York Un mot, pour terminer sur une bataille de boules de neige qui tourne à l’avalanche politique, à New York. The Washington Post raconte comment ce qui avait commencé, lundi, comme une joyeuse bataille de boules de neige "s'est transformé en tempête politique après que des habitants ont commencé à bombarder des policiers de neige et de glace". Selon le département de police de New York, quatre agents ont dû être transportés à l'hôpital pour des blessures au visage. D’après The Washington Post, des responsables de la police, avec laquelle Zohran Mamdani, le maire démocrate de New York, entretient des "relations tendues", l’ont appelé à condamner l'incident, tandis que ses adversaires politiques l’ont accusé d'avoir instauré à New York "un climat propice au manque de respect envers les forces de l'ordre". S’agit-il là du début de la revanche, voire de la vengeance fomentée par les adversaires battus par Mamdami ? The New York Times, en tout cas, raconte que "nombre de personnalités influentes et fortunées de New York, tout comme l’establishment démocrate, se retrouvent, du fait de sa victoire, dans un lieu inhabituel pour eux : le désert", et qu’ils ont déjà "commencé à élaborer une longue, quoique incertaine, remontée pour reconquérir le pouvoir". La vengeance, dit-on, est un plat qui se mange froid – surtout en ce moment à New York. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  3. 6D AGO

    "Le torchon brûle entre le Quai d'Orsay et Charles Kushner"

    A la Une de la presse, ce mardi 24 février, le nouveau refus de l’ambassadeur américain à Paris de se présenter à la convocation, hier, du ministère des Affaires étrangères. Les remous provoqués en Belgique et au Moyen-Orient par deux autres ambassadeurs américains. La perplexité face à la stratégie de Washington vis-à-vis de l’Iran. L’interpellation de l’ancien ministre Peter Mandelson au Royaume-Uni dans l’affaire Epstein, objet de nouvelles révélations en France. Et nos ancêtres les cyclopes. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Dans la presse, le nouveau refus de l’ambassadeur américain à Paris de se présenter à une convocation, hier, du ministère des Affaires étrangères. "Le torchon brûle entre le Quai d’Orsay et l’ambassadeur des Etats-Unis", écrit Les Echos. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, demande à ce que Charles Kushner "ne puisse plus accéder directement aux membres du gouvernement français". L’ambassadeur à Paris, qui a justifié une nouvelle fois son absence par des "engagements personnels", devait s’expliquer sur ses commentaires à propos de la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque - qu’il a attribuée à "l’extrémisme violent de gauche". Des propos considérés comme une nouvelle manifestation d’ingérence après ses critiques, en août dernier, sur "l'absence d'action suffisante" d'Emmanuel Macron contre l'antisémitisme". "Repris de justice" Dans un portrait publié avant sa convocation, L’Express décrit Charles Kushner, père du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, comme "un sportif obsessionnel" détestant les réunions, ne comprenant, ni ne parlant français. Un "repris de justice" gracié par Trump en 2020, qui s’est enorgueilli de "tout ignorer de la diplomatie" lors de son audition devant le Sénat américain, avant de "mettre en scène son projet politique univoque" en arrivant à Paris. D’après L’Express, "son emploi du temps révèle que Charles Kushner ne veut échanger qu’avec ceux qui, comme lui, considèrent que "la solution à deux Etats est une illusion", comme il l’a rappelé lors de son unique intervention dans un média français à ce jour". La diplomatie américaine fait aussi beaucoup de vagues en Belgique. Convoqué lui aussi, la semaine dernière, pour avoir tenté d’interférer dans une enquête sur trois religieux juifs ayant pratiqué des circoncisions illégales présumées, l’ambassadeur Bill White est accusé par le Premier ministre Bart De Wever de vouloir "semer le désordre". Le Soir se demande si "d’autres étapes seront encore franchies" dans cette crise diplomatique, si l’ambassadeur pourrait être renvoyé à Washington. Le journal belge en doute, car les déclarations de Bill White "sont, comme celles d’autres ambassadeurs américains en poste dans l’UE, parfaitement alignées avec la stratégie de la Maison Blanche", et que "rompre avec lui, serait tourner pour de bon le dos aux Etats-Unis de Donald Trump". Un scénario jugé "peu probable" dans un pays ayant sur son sol le siège de l’Otan. Moins "alignées" seraient les déclarations d’un autre ambassadeur américain, Mike Huckabee, le représentant des Etats-Unis en Israël. D’après Politico, "de hauts responsables de l'Administration Trump auraient été contraints de contacter des responsables arabes pour leur expliquer que sa déclaration selon laquelle Israël aurait le droit de contrôler une grande partie du Moyen-Orient", relève d’une "opinion personnelle" et "ne signifie pas un changement" de la politique américaine dans la région. Escalade au Moyen-Orient ? Mais la stratégie des Etats-Unis au Moyen-Orient est de plus en plus difficile à décrypter. Le quotidien libanais L’Orient Le Jour ne sait pas si l’évacuation "soudaine", hier, de l’ambassade américaine de Beyrouth, est "uniquement liée à une éventuelle escalade américaine contre l’Iran", ou si elle s’inscrit également "dans la perspective d’une escalade israélienne contre le Hezbollah". L’Administration Trump elle-même semble travaillée par des mouvements contraires. Alors que Donald Trump dit avoir le doigt sur la gâchette, The Wall Street Journal fait état de l’alerte du général Dan Caine, le chef d’état-major américain et d’autres responsables du Pentagone, sur les risques d’une opération majeure contre l’Iran - du fait, notamment du manque de munitions, de soutien allié, et de la possibilité de victimes américaines et alliées. Côté iranien, le régime affiche son assurance, et assure, à la Une du Tehran Times, être prêt à "tous les scénarios". Selon Iranwire, il en irait tout autrement de la population. Le site d’opposition raconte que de nombreux parents refusent d’envoyer leurs enfants à l’école, par peur de nouvelles violences du régime, après la répression sanglante des manifestations de janvier. "Nos salles de classes sont vides parce que nos cimetières sont pleins" : dans The Guardian, trois étudiants témoignent de leur décision de boycotter les cours, par refus d’un soi-disant "retour à la normale". Liens entre Epstein et Ariane de Rothschild La presse britannique, dont The Daily Mirror, revient évidemment sur l’interpellation, hier, de l’ancien ministre Peter Mandelson dans l’affaire Epstein. Comme l’ex-prince Andrew, cette figure du parti travailliste est accusée de "manquements dans l’exercice de ses fonctions", pour des soupçons de transfert d’informations sensibles au pédocriminel. Il a été relâché après quelques heures de garde à vue. En France, Le Monde poursuit ses révélations sur les liens entre la famille Lang et le pédocriminel décédé. Une enquête où il est notamment question des liens passés de Jack Lang avec feu Robert Maxwell, le père de Ghislaine Maxwell, la complice d’Epstein actuellement en prison aux Etats-Unis pour "exploitation sexuelle". Enquête également de Mediapart sur les liens d’Epstein avec la banquière Ariane de Rothschild. Après avoir nié dans un premier temps tout contact avec le financier criminel, puis présenté ces relations comme strictement professionnelles, la présidente du groupe suisse Edmond de Rothschild a dû reconnaître que des "relations plus personnelles" s’étaient établies au fil du temps. On termine cette revue de presse avec une découverte scientifique étonnante concernant nos yeux. The New York Times, qui raconte que les scientifiques s'interrogent depuis longtemps sur l'évolution de l'œil chez les vertébrés, rapporte que. deux nouvelles études suggèrent une origine surprenante: nos ancêtres invertébrés, il y a 560 millions d'années, étaient… des cyclopes, dotés d'un œil unique au sommet de la tête, qui se serait ensuite divisé en deux. En ce temps-là, on ne disait pas encore qu’il faut "ouvrir l’œil, et le bon". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  4. FEB 23

    Guerre en Ukraine, 4 ans après : "Où est la victoire ?"

    A la Une de la presse, ce lundi 23 février, le quatrième anniversaire, demain, du début de l’invasion russe en Ukraine. Une guerre sans vainqueur ni vaincu, à ce jour, mais aux victimes innombrables, en Ukraine comme en Russie. Les suites de l’affaire Epstein. La fin des JO d’hiver. Et le sort des rats de New York par temps (très) froid. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le quatrième anniversaire, demain, du début de l’invasion russe en Ukraine. Quatre ans après, "où est la victoire ?". "Les négociations s’éternisent, des milliers de soldats meurent et la situation des civils est catastrophique", écrivait hier le journal italien Il Manifesto, avec la photo saisissante d’une victime sous les décombres, dont la montre s’est arrêtée. "La guerre éternelle de Poutine" : pour le magazine britannique The Economist, si ce conflit dure toujours, c’est parce que Vladimir Poutine "ne peut ni le gagner ni l’arrêter sans fragiliser son pouvoir". Quatre ans plus tard, le Kyiv Post martèle que l’Ukraine "ne sera pas brisé ", et demande à ses partisans de "déployer des efforts concertés plus importants" pour lui venir en aide. "L’art de pas savoir négocier" Le journal russe Vedomosti cite, lui, l’agence Tass, selon laquelle "une nouvelle série de pourparlers entre la Russie, les États-Unis et l'Ukraine pourrait avoir lieu à Genève le 26 février". Mais qui croit encore en la volonté de Poutine de négocier ? Pas le site d’opposition russe Meduza, qui vilipende "l’art de pas savoir négocier" de l’Administration Trump, et de ses envoyés spéciaux Jared Kushner et Steve Witkoff. Une critique partagée par L’Opinion, qui déplore "un an de vaine agitation" diplomatique, symbolisée par un dessin de Kak montrant Trump et Poutine parlant pour ne rien dire, sous le regard impuissant de Zelensky. Quatre ans de guerre, et des milliers de vies brisées. Le Parisien/Aujourd’hui en France consacre une série de reportages aux "gueules cassées" de cette guerre. Parmi eux, Roman Oleksiv, touché par un missile russe en juillet 2022 qui a brûlé plus de la moitié de son corps. Cet Ukrainien de 11 ans a témoigné en décembre dernier devant le parlement européen et est devenu, depuis, l’un des visages de ce conflit. Côté ukrainien, la guerre aurait fait 55 000 morts, selon Volodymyr Zelensky, dont l’évaluation est toutefois jugée "sous-estimée" selon le Parisien/Aujourd’hui en France. Le journal raconte aussi un pays où les carrés militaires "débordent", ce qui a conduit à l’ouverture d’un site au sud de la capitale, Kiev, où jusqu’à 136 000 soldats pourront être inhumés. "Chair à canon" Côté russe, le nombre de morts est un secret d’Etat, mais The Times, le journal britannique fait état d’un chiffre effroyable à Stepnohirsk, le dernier bastion ukrainien protégeant la ville de Zaporijia, où l’espérance de vie des soldats russes serait en moyenne de 12 minutes, selon un officier ukrainien. D’après le commandant en chef des forces ukrainiennes, 31 700 soldats russes auraient été tués au cours du seul mois dernier, sur l'ensemble de la ligne de front. Interrogée par Libération, la spécialiste de la Russie Anna Colin Lebedev évoque ces dizaines de milliers d’hommes envoyés au front comme "chair à canon", et un pays croyant dur comme fer au discours sur l’hostilité supposée de l’Ouest à son égard - une croyance que l’Ouest aurait lui-même nourrie en créant "une image simpliste de la Russie". La Russie, que les alliés européens de l’Ukraine accusent d’être à l’origine d’opérations de sabotage à travers le continent. D’après The New York Times, plusieurs attaques, dont un incendie en 2024 près de Varsovie, en Pologne, qui a détruit un millier d’entreprises, auraient été menées "par un réseau criminel pour le compte des services de renseignement russes". Mais selon le quotidien américain, l’un des personnages clé de ces attaques ne serait pas un agent du FSB, mais un ancien chauffeur de taxi, Aleksei Vladimirovich Kolosovsky, 42 ans, lié à des groupes criminels impliqués notamment dans le piratage informatique et la vente de faux papiers. Présenté comme un acteur "incontournable " de cette guerre hybride, il aurait "supervisé la planification et l'exécution d’attaques en Pologne, en Lituanie, au Royaume-Uni, et en Allemagne" - une sorte de sous-traitant, de prestataire de services, dans une guerre de l’ombre "de plus en plus violente". Affaire Epstein et Etat de droit La presse internationale revient aussi ce matin sur les suites de l’affaire Epstein. En France, Libération a eu accès au rapport de perquisition de l’appartement parisien du pédocriminel - un document qui révélait, "dès 2019, l’étendue de son système criminel et la centralité de la France dans son réseau mondial", selon Libé. Au Royaume-Uni, l’ex-prince Andrew a été interpellé la semaine dernière et est accusé, notamment, d’avoir ouvert les portes d’une base de la RAF, près de Londres au jet du pédocriminel. "L’Europe promet de rendre (enfin) des comptes" sur l’affaire Epstein et The Washington Post rapporte que de hauts responsables démocrates comparent "les actions judiciaires d'envergure lancées ici, à la réaction muette aux États-Unis". "Alors que l'administration Trump a dépeint l'Europe comme étant en déclin, certains observateurs voient dans la réaction européenne la preuve de la relative robustesse de (son) État de droit, comparée à la concentration du pouvoir dans l'Amérique de Trump". "Tour de magie" à Milan-Cortina Un mot, pour terminer, de la fin, hier, des JO d’hiver de Milan-Cortina. Soulagement et satisfaction de la mission accomplie: La Stampa évoque des Jeux qui "resteront longtemps dans les mémoires", un "tour de magie" car le fiasco annoncé n’a pas eu lieu. Satisfaction aussi en France, où se dérouleront les prochains Jeux d’hiver. 23 médailles au total, un record, dont 13 pour le biathlon, à l’honneur du Parisien/Aujourd’hui en France. La neige et le froid, bons pour les biathlètes, mais pas pour les rats. D’après El Pais, les New-Yorkais espèrent que le très rude hiver qu’ils subissent depuis des semaines entraînera une forte diminution du nombre de rongeurs. Estimées à quelque 3 millions en 2024, ces bestioles redoutent le froid autant que le reste de la population, mais les experts et les autorités mettent déjà en garde : les New-Yorkais ne doivent  pas s’attendre à leur éradication, seulement à une légère réduction de leur nombre. Qualifiés d’"ennemis publics numéro 1" par un ancien maire de New-York, les rats, rappelle le journal, ont la peau dure, au point que la "tsarine des rats" nommée en 2023 avait fini par jeter l’éponge. "Patience et longueur de temps, font plus que force ni que rage", dit la fable de La Fontaine sur le lion et le rat… Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  5. FEB 20

    Arrestation d'Andrew : "un taxi pour Andy"

    À la Une de la presse ce vendredi : une disgrâce, ses conséquences et une lassitude. La veille, l'ex-prince Andrew a été arrêté et placé des heures durant en garde à vue, à la suite d'allégations de "manquement dans l'exercice de fonctions officielles" liées à l'affaire Epstein Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Une déflagration, un choc. Les qualificatifs ne manquent pas ce matin dans la presse pour qualifier l’arrestation d’Andrew, frère du roi Charles dans le cadre de l’affaire Epstein. La photo de l’ancien prince déchu dans le véhicule de police est à la une du Daily Telegraph notamment.  Pour The Times, cette affaire pourrait déboucher sur une crise de régime car c’est la première fois depuis 380 ans qu’un membre de la famille royale britannique est placé en détention. Un tabou a été brisé avec cette arrestation, nous dit le The Guardian. La monarchie est dépouillée de ses atouts et pourrait surtout voir son influence politique grandement affectée. Les retentissements de cette arrestation font aussi la une de la presse en France. Le Parisien nous parle d’un Andrew "prince des ténèbres". Libération et Le Parisien de leur côté évoquent aussi ces crues historiques en France. Avec une lassitude, voir une exaspération, et aussi une facture qui s’annonce très salée pour les assureurs à près d'un milliard d’euros. Pour les 250 000 sinistrés, le temps s’annonce long aussi, avant de pouvoir reprendre une vie normale, même lorsque l’eau se sera retirée. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  6. FEB 19

    Insultes racistes dans le foot : "Le racisme s'avance toujours masqué"

    À la Une de la presse, ce jeudi 19 février, le début, en France, du procès intenté par des associations de défense de l’environnement et la Ville de Paris contre TotalEnergies. Une plainte, aux États-Unis, contre le démantèlement de la politique environnementale par l’Administration Trump. Des enquêtes ouvertes pour racisme présumé envers le joueur du Real Vinicius Jr. Et le bonheur des dames françaises en biathlon. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, le début du procès intenté par des associations de défense de l’environnement et la Ville de Paris contre TotalEnergies. Premier grand procès climatique contre un géant pétrogazier, en France: L’Humanité annonce "un procès hors norme" pour "contraindre la multinationale française à cesser sa contribution à l’aggravation du changement climatique et à se conformer à l’objectif de l’accord de Paris" de 2015. "Un moment décisif dans une longue bataille juridique qui pourrait faire jurisprudence", selon L’Huma. Le journal indique que le ministère public veut faire valoir, pour sa part, que "la loi sur le devoir de vigilance, votée en 2017, ne s’étend pas au changement climatique" – une position perçue par L’Huma comme "un soutien sans ambiguïté à TotalEnergies", 6ᵉ producteur mondial de pétrole et de gaz en 2024. L’Humanité, qui rappelle, au passage, que le groupe français fait face depuis des décennies "à de nombreuses procédures pour son implication présumée dans des violations des droits humains", notamment en Ouganda et au Mozambique, ce qui a conduit à la saisine, en novembre dernier, du parquet antiterroriste par une ONG pour "complicité de crimes de guerre, de torture et de disparitions forcées" dans ces deux pays. Les associations de défense de l'environnement déposent plainte aux Etats-Unis Les associations de défense de l’environnement et de la santé, qui ont déposé une plainte, mercredi, aux États-Unis contre l’Administration Trump. Le site anglophone de France 24 précise que ces associations contestent l’abrogation, il y a une semaine, du texte qui servait de fondement à la lutte contre les émissions de CO₂, une révocation qu’elles jugent "illégale". Là encore, cette plainte devrait lancer une longue bataille judiciaire, qui pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême. À la rubrique judiciaire américaine, toujours, The Guardian, le quotidien britannique, fait état du dépôt d’une autre plainte, mardi, par la "Commission américaine pour l'égalité des chances en matière d'emploi", qui affirme que l’entreprise Coca-Cola a enfreint la loi fédérale en organisant un événement pour 250 employées femmes en 2024 à Las Vegas. Argument de la présidente de cette agence gouvernementale, nommée par Trump : les programmes de diversité, d'équité et d'inclusion dans le milieu professionnel s'apparentent à une "discrimination inversée" et nuisent à la prise de décision fondée sur le seul mérite. Au Tchad, le retour des soldats français n'est pas exclu Au Tchad, l’hypothèse d’un retour des soldats français ne serait pas exclue – c’est ce qu’indique le journal Le Monde, qui rappelle que le dispositif militaire français, historique au Tchad, imposé en 1900 par une expédition coloniale et perpétué malgré l’indépendance en 1960, a pris fin le 30 janvier 2025 après que le président Mahamat Idriss Déby a "brusquement sommé la France" de se retirer. Un an plus tard, presque jour pour jour, le maréchal tchadien a été reçu à l'Élysée, où il a été "convenu" de "transformer la coopération bilatérale", "sans que la question sécuritaire soit éludée pour autant". Le journal explique que Mahamat Idriss Déby cherche toujours "des partenaires fiables" pour le Tchad, "pays entouré de voisins fragiles dont un, le Soudan, est plongé dans une guerre civile dévastatrice".  À lire aussi sur le sujet, le reportage du Monde sur l’ambition du président tchadien de valoriser un atout unique : le plus gros cheptel de dromadaires de la planète, avec près de 11 millions de têtes. Le journal raconte que le pays est encore incapable d’exploiter, pour le moment, cette richesse, notamment à cause des problèmes de sécurité. Mais le marché de la viande de dromadaire et du lait de chamelle, évalué à plus de 10,5 milliards de dollars actuellement, est très prometteur, avec des projections dépassant les 15 milliards d’ici 2035. Un marché qui appâte beaucoup de monde, dont, entre autres, la Hongrie de Viktor Orban, qui s’est engagée à établir un centre de recherche sur le lait de chamelle à N’Djamena et a promis la construction de deux fermes laitières dans la foulée. Enquête ouverte après des accusations de racisme dans le foot Du sport, également, avec la décision de l’UEFA d’ouvrir une enquête après les accusations de racisme portées par Vinicius Jr contre Gianluca Prestianni. L’attaquant brésilien du Real Madrid accuse le joueur argentin du Benfica de l’avoir traité de "singe" lors d’un match de la Ligue des champions, mardi, à Lisbonne, ce que nie Prestianni. Si les accusations de Vinicius sont avérées, le joueur argentin risque "une suspension d’au moins 10 matchs", selon le règlement disciplinaire de l’UEFA, cité par El País, ce qui serait sans précédent. Jornal de Noticias annonce que Prestianni est également passible de poursuites au Portugal, où le racisme est un délit inscrit dans le code pénal, et où l'Autorité pour la prévention et la lutte contre la violence dans le sport a également ouvert une enquête. "Le racisme s’avance toujours masqué et je remarque qu’on arrive encore à mettre en doute ce qu’il s’est passé. Pourtant, Vinicius a raconté les faits. Kylian Mbappé a raconté les faits. Mais non, ça ne suffit pas. Le doute persiste. On n’est pas sûrs" : dans un entretien au journal L'Équipe, l’ancien défenseur des Bleus Lilian Thuram, très engagé dans la lutte contre le racisme, laisse éclater sa colère et n’épargne pas l’entraîneur du Benfica, José Mourinho, symbole à ses yeux du "sentiment de supériorité blanche". L'Équipe, qui revient aussi ce matin sur une autre actualité nettement plus réjouissante. Malgré un début poussif, les Bleues ont écrasé le relais des Jeux olympiques en biathlon et décroché un troisième grand titre, après le relais mixte et l'individuel femmes. Cinquième médaille d’or pour la discipline, sixième pour l’équipe de France. Bravo mesdames, et bravo à L'Équipe pour la "ref" littéraire, comme disent les jeunes, à Émile Zola: "Au bonheur des Dames". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). 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  7. FEB 18

    Diplomatie : quand l'ambassadeur américain à Bruxelles "sème la zizanie"

    À la Une de la presse, ce mercredi 18 février, la convocation, mardi, de l'ambassadeur américain en Belgique, après que celui-ci a accusé les autorités de poursuivre des Belges juifs pour des motifs "antisémites". La crise diplomatique entre Washington et Bruxelles, qui n’est pas une première depuis le retour de Trump à la Maison Blanche. Neuf interpellations en France après le meurtre du jeune militant d’extrême droite Quentin Deranque.  Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la convocation, hier, de l'ambassadeur américain en Belgique, après que celui-ci a accusé les autorités de poursuivre des Belges juifs pour des motifs "antisémites". La Libre Belgique, qui accuse cet ambassadeur, Bill White, de "semer la zizanie", rapporte que la polémique a été déclenchée par l'ouverture d'une enquête : trois hommes d’Anvers sont soupçonnés de pratiquer des circoncisions sans formation médicale certifiée. Cette enquête a conduit Bill White à dénoncer "un harcèlement inadmissible" de la communauté juive et à réclamer l’arrêt des poursuites. Pour le journal, l'ambassadeur américain "n'a pas seulement commis une faute diplomatique : il a franchi plusieurs lignes rouges, l'insulte, d'abord, l'ingérence, ensuite". "Exiger l'arrêt d'une enquête revient à sommer un État souverain de suspendre le cours de sa justice. C'est inacceptable", fustige le quotidien belge. Colère aussi du journal Le Soir, qui indique que Bill White a également menacé de "sanctions diplomatiques" le président des socialistes flamands, Conner Rousseau, qui avait eu l’audace de poster une vidéo sur les réseaux sociaux dénonçant les interventions de l’ICE, les services d’immigration américains, et faisant un parallèle avec la montée du nazisme. Bill White se comporte "en agent infiltré de Trump et de la sphère Maga" : Le Soir critique "une confusion des genres" ne relevant pas, selon lui de la "maladresse du débutant" – Bill White est entré en fonction en novembre — mais d’une volonté délibérée, "son homologue à Paris, Charles Kushner, ayant lui aussi fustigé les insuffisances supposées de la France dans la lutte contre l’antisémitisme". La crise diplomatique entre Washington et Bruxelles n’est en effet pas une première. The Wall Street Journal relève que "les ambassadeurs américains en France mais aussi en Pologne ont également eu des différends avec les pays dans lesquels ils sont en poste, ce qui leur a valu des réprimandes de Paris et de Varsovie". "Au cours de l'année écoulée, l'Administration Trump a eu recours à une diplomatie non conventionnelle, à la diplomatie de la canonnière et, dans les crises les plus sensibles, à une diplomatie sans diplomates", constate The New York Times, qui souligne le rôle crucial de Steve Witkoff, ami de Trump venu de l’immobilier et de Jared Kushner, le gendre de Trump et fils de Charles Kushner, condamné notamment pour fraude fiscale aux États-Unis, et donc actuel ambassadeur américain à Paris. Les deux hommes sont au cœur des discussions sur l’Iran et l’Ukraine, mais aussi Gaza. C’est dans ce contexte de grand chamboule-tout diplomatique que Brent Bozell, le nouvel ambassadeur américain, vient d’arriver en Afrique du Sud "sur fond de tensions entre Pretoria et Washington". Le Monde rappelle que les relations entre les deux pays "sont au plus bas" depuis le retour de Trump, qui reproche au gouvernement sud-africain une prétendue "persécution" des Afrikaners, les descendants des colons européens, et sa plainte pour "génocide" devant la Cour internationale de justice contre Israël pour sa guerre à Gaza. Neuf interpellations après la mort de Quentin Deranque En France, neuf personnes ont été interpellées, mardi, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant d’extrême-droite Quentin Deranque. Le Figaro annonce que "l’étau se resserre sur LFI et la Jeune Garde", groupuscule antifasciste auquel appartient l’un des interpellés, collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Le journal somme le patron de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, de "s’expliquer". Le journal L’Opinion critique, lui, "le silence coupable de la gauche sur LFI" – d’où le dessin de Kak, où Jean-Luc Mélenchon explique à Olivier Faure qu’il ne peut pas "trop condamner les antifas" parce qu’il a "besoin d’eux", et le patron des socialistes lui répond : "Comme nous avec vous". "L’enquête progresse, le débat politique régresse" : Mediapart regrette que LFI soit "jugée coupable sans autre forme de procès". Le Monde a enquêté sur le parcours de la victime, Quentin Deranque. Le journal décrit "un étudiant traditionaliste", "au croisement de plusieurs chapelles de l’extrême-droite radicale". Un jeune homme "en pleine recherche identitaire", paroissien "assidu" d’une église traditionnaliste de Lyon, après s’être converti "il y a quelques années". Le regain d’intérêt des Français, en particulier des plus jeunes, pour le catholicisme, sur lequel revient le journal La Croix. D’après le quotidien catholique, "plusieurs signaux faibles, liés aux réseaux sociaux ou aux sorties culturelles", laissent penser à un "réveil catholique". Une spécialiste des tendances de société décrypte : "On sent une volonté des jeunes d’avoir une religion qui se voit, qui se montre, comme la croix sur le front du mercredi des Cendres. Il y a chez eux un côté 'équipe de foot'. Comme on soutiendrait l’Olympique de Marseille, l’AS Monaco ou le Paris Saint-Germain, il y a la 'team Carême', la 'team ​Ramadan', la 'team Kippour'". Marcel Proust a la côte  Personnellement, je le confesse, je suis de la "team Marcel Proust" – et je ne suis visiblement pas la seule. La Croix, toujours, rapporte qu’une souscription publique lancée par la Bibliothèque nationale de France pour acquérir des archives de l’écrivain Marcel Proust rencontre un "grand succès" : 525 000 euros déjà récoltés. Une mobilisation qui témoigne de "l’attachement" à cette immense figure du patrimoine français, d’après La Croix, qui évoque aussi, pour les amoureux de Proust, une "reconnaissance de dette" : "Voici ma modeste participation, écrit un donateur, en remerciement du bonheur que m’ont donné les lectures de la Recherche (du temps perdu, NDLR) depuis plus d’un demi-siècle". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  8. FEB 17

    Nouvel an lunaire : "La jeunesse chinoise a-t-elle le blues?"

    A la Une de la presse, ce mardi 17 février, le début, aujourd’hui, à Genève, de nouvelles discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, pour tenter d’éviter une intervention militaire américaine. Les tergiversations européennes autour du "Conseil de la paix" de Trump. Le lourd bilan humain du démantèlement de l’USAID. Et les célébrations du Nouvel an chinois. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le début, aujourd’hui, à Genève, de nouvelles discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, pour tenter d’éviter une intervention militaire américaine. "La mission de l’Iran : les diplomates à Genève, et les généraux dans le détroit d’Ormuz". Tehran Times annonce à la fois la reprise de négociations sur le nucléaire avec Washington et des exercices navals, depuis hier, dans le golfe Persique. D’après le site d’opposition Iranwire, ces manœuvres conduites par les Gardiens de la révolution, ont pour but de démontrer la capacité de Téhéran, "à perturber les flux énergétiques mondiaux en cas d'attaque" américaine. Côté diplomatique, c’est le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui sera chargé de discuter avec l’envoyé spécial de la Maison-Blanche, Steve Witkoff - deux hommes que tout oppose, et contraints tous deux à faire des "concessions", selon The Guardian. Le quotidien britannique souligne la très longue expérience accumulée par Araghchi en près de 15 ans de négociations nucléaires et auteur, d’ailleurs, d’un livre sur l'art de la négociation diplomatique à l’iranienne, inspirée, selon lui, des négociations dans les bazars, faites de feintes, de patience et de sang-froid. Gaza, futur Doha ? "L’art de la négociation", dont se prévaut aussi Donald Trump, qui annonce 5 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza. Dans un entretien au New York Post, le président des Etats-Unis précise que ces 5 milliards constituent un "acompte" aux 70 milliards consacrés à des projets approuvés par son "Conseil de la paix", dont l’ambition affichée, est de transformer l’enclave en équivalent palestinien de Dubaï ou Doha. Sa première réunion est prévue ce jeudi à Washington. La version européenne de Politico annonce la participation de la commissaire européenne pour la Méditerranée comme "observatrice" - une participation "sans adhésion", a rappelé la Commission. Participation sans adhésion, aussi, de l’Italie, représentée par son ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, d’après La Repubblica. Le journal italien rapporte que ce choix du gouvernement Meloni, est très critiqué par les oppositions, qui accusent la présidente du Conseil de "vendre" l’Italie aux intérêts de la Maison Blanche. Le journal communiste Il Manifesto dénonce le "mauvais tournant" pris selon lui par Giorgia Meloni, qui espère que cette "nouvelle formule" de pays "observateur", "incitera d'autres membres de l’UE", notamment l’Allemagne, à participer à ce "Conseil de la paix" auto-proclamé. "Stratégie égoïste" L’Administration Trump, dont le choix, il y a un an, de démanteler l’Agence américaine pour le développement international, l’USAID, a de très lourdes conséquences. Le Soir relaie une étude de l’université de Boston, dont les calculs établissent que cette décision a déjà causé la mort de plus de 265 000 adultes et 551 000 enfants. Ces chiffres catastrophiques révoltent le quotidien belge, qui dénonce la "stratégie égoïste" de décideurs politiques "prônant le repli sur leurs intérêts nationaux" - une stratégie "qui pourrait vite se retourner contre eux", dans la mesure où l’accès aux traitements contre la tuberculose et le VIH s’étant considérablement réduit, "une résurgence mondiale de ces pathologies est à redouter y compris en Occident". Selon une autre étude récente, publiée par la revue médicale The Lancet, si la totalité des programmes financés par l’Usaid reste suspendue, le nombre de vies perdues pourrait monter jusqu’à plus de 14 millions d’ici 20"0, dont 4,5 millions d’enfants. La presse internationale revient aussi sur la visite, hier, du secrétaire d’Etat américain en Hongrie. The New York Times cite les propos de Marco Rubio, qui a déclaré que le président Trump était "profondément attaché" à la réussite de Viktor Orban, qui s'est vanté de son côté  d'avoir créé un "État illibéral". Une nouvelle marque de soutien que le quotidien attribue à l'approche de législatives "très disputées", en avril prochain. Dans une longue enquête, Mediapart détaille la façon dont le Fidesz, le parti du Premier ministre hongrois, "mobilise tous les moyens d’Etat pour redresser sa popularité et arracher un cinquième mandat", une "propagande sans équivalent dans l’Union européenne". Le site d’info français raconte par exemple comment Index, ancien média indépendant de référence jusqu’à son "orbánisation" en 2020, a affirmé au début de l’automne que le parti Tisza, le principal parti d’opposition, préparait "une hausse brutale de l’impôt sur le revenu". Une soi-disant révélation "sur la base de la fuite mystérieuse d’un document du parti", qui s’avérera être un faux. Préserver la paix familiale en Chine On termine cette Revue de presse en Chine, qui célèbre aujourd’hui le Nouvel an lunaire. The Financial Times annonce deux semaines de festivités pour marquer le début de cette année du cheval, et le déplacement de centaines de millions de personnes à-travers tout le pays. Des vacances autant attendues que redoutées par les plus jeunes, confrontés au "harcèlement" de leurs parents au sujet de leur progéniture à venir;  à tel point que nombre d’entre eux partagent leurs astuces sur les réseaux sociaux pour esquiver les questions indiscrètes ou éviter les rendez-vous arrangés qui tournent au fiasco. D’après The Financial Times, certains célibataires vont jusqu’à engager de faux partenaires pour préserver la paix familiale, tandis que d’autres utilisent carrément l'intelligence artificielle. pour créer de fausses radios de fractures, et avoir ainsi une excuse valable de ne pas aller chez leurs parents. Le journal observe que les coups de pression des géniteurs chinois sont aussi maladroits qu’inefficaces, puisque le taux de natalité continue de chuter, malgré leurs efforts et ceux de l’Etat. Les jeunes Chinois auraient-ils le blues ? Le Figaro voit dans le succès rencontré par une peluche de cheval défectueuse la preuve d’un "certain pessimisme". La mascotte, dont le sourire inversé est le résultat d’une erreur de fabrication, un ouvrier ayant inversé la bouche et les narines de la bestiole, est vendue chaque jour à plus de 15 000 exemplaires. Le "cheval qui pleure" est devenu, paraît-il, la star de ce Nouvel an chinois, qui commence bien en tout cas pour les salariés de l’entreprise qui le fabrique, puisque sa patronne n’ayant pas pu identifier le ou la responsable de cette erreur, a décidé de donner un bonus à tout le monde. Sinian kuaïle! Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). 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Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

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