Defcast

Ministère des Armées

🎙️ Defcast est le podcast du ministère des Armées. Une fois par mois, nous vous proposons de partir à la rencontre des femmes et des hommes qui font battre le cœur du monde de la défense. Ils vous raconteront leurs parcours, le métier qui les passionne et reviendront sur les missions qui les ont profondément marqués. 🪖

  1. Un médecin militaire face au drame de Crans-Montana

    1D AGO

    Un médecin militaire face au drame de Crans-Montana

    Ce mois-ci, nous vous emmenons à l’hôpital national d’instruction des armées Percy. C’est ici que nous avons rencontré le médecin en chef Nicolas, anesthésiste-réanimateur et chef de service du Centre de traitement des brûlés. Début 2026, ce spécialiste s’est rendu à Crans-Montana, en Suisse pour aider à la gestion des blessés de l'incendie du Constellation. Il nous raconte la mobilisation du Service de santé des armées après le drame et nous parle de son combat quotidien pour reconstruire des vies « Quand je me réveille, je regarde les informations et j’observe les premiers bilans. Ils n'étaient pas aussi alarmants en tout début de journée. Puis, au fil des heures, on se rend compte qu'on est face à une catastrophe d'une ampleur majeure », commence le médecin en chef Nicolas. Comme beaucoup d’entre nous, il ne s’attend pas à visionner ces images dramatiques le matin du 1ᵉʳ janvier 2026.  Dans la nuit, un violent incendie s’est déclenché dans le Constellation, un bar situé à Crans-Montana, en Suisse. Des dizaines de jeunes sont pris au piège. « Vers 11h, on se rend bien compte qu'un pays aussi organisé et bien doté, quel qu'il soit, ne peut pas faire face seul à ce type d'afflux massif de victimes », précise le soignant. Le lendemain, le médecin en chef et son équipe d'évaluation des victimes du Service de santé des armées se rendent sur place. « Notre objectif est double : apporter un soutien au pays sinistré et l’aider en déchargeant l'activité, en faisant baisser la pression sur les équipes soignantes qui sont confrontées à cet afflux massif de brûlés » ; explique l’anesthésiste-réanimateur avant de poursuivre « Notre travail va consister à passer dans les différents hôpitaux et faire une liste des patients graves susceptibles d'être évacués vers les pays voisins ». Après 48h passées sur place, l’équipe revient en France et organise l’arrivée de six blessés au Centre de traitement des brûlés de l’hôpital Percy, « ce sont des patients graves qui ont été sélectionnés. Des patients de réanimation, c'est-à-dire en coma artificiel, avec un support ventilatoire », précise-t-il. Pour le personnel du centre, c’est le début d’un combat, un combat pour la vie. La suite est à écouter dans le podcast. Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard Photo : Lara Priolet/ECPAD

    30 min
  2. Avec le patron des marins du ciel

    APR 13

    Avec le patron des marins du ciel

    C’est au cœur de la base navale de Toulon que nous avons rencontré le vice-amiral David Desfougères, commandant de la Force de l’aéronautique navale. Lors de cet échange, il nous a parlé avec beaucoup de fierté de ses 4 700 marins et de leur dévouement quotidien pour faire voler des hélicoptères, des avions ou encore des drones. Il est aussi revenu sur sa carrière de pilote de chasse avec au compteur 3 000 heures de vols cumulées sur 10 avions différents. Un entretien à ne pas manquer. Dans ce podcast, celui qui se revendique lui-même comme un « rat de carlingue » dans le jargon aéronautique du personnel navigant s’est notamment souvenu non sans émotion de son premier appontage « Cela correspond peu ou prou à poser les roues de son avion qui se présente à environ 250 km/h sur la taille d'un terrain de tennis. À quelques centimètres près, la zone des brins du porte-avions Charles de Gaulle, c'est la taille d'un terrain de tennis qui se déplace à environ 40 km/h ». Et c’est bien des années après ce moment marquant, à l'été 2025, qu’il a pris le commandement des marins du ciel. Une responsabilité qu’il qualifie « d’immense » et qui lui impose de relever plusieurs défis « Le premier, ce sont les ressources humaines. Je pense que comme dans toutes les unités ou toutes les forces des armées, la valeur d'une force ou d'une unité française, ne réside pas dans l'équipement que l'on met en œuvre mais dans les femmes et les hommes qui la composent. Il y a un vrai enjeu à maintenir ces savoir-faire. Aujourd'hui, j'ai des équipages sur Atlantique 2 - un avion qui chasse du sous-marin - qui sont probablement les meilleurs au monde. Ma préoccupation est de faire en sorte que dans 10, 15 ou  20 ans, ils soient toujours les meilleurs ou parmi les meilleurs au monde. Cela nécessite un travail permanent pour recruter et conserver des compétences alors même que le monde, les techniques, les tactiques et les aéronefs évoluent. Le deuxième défi consiste à préparer l'avenir, préparer les combats de demain sans répéter les schémas des combats d'hier. Par conséquent, il y a tout un travail pour faire en sorte qu’en 2050, l'aéronautique navale soit aussi performante et soit capable d'exécuter les missions qui lui seront ordonnées par l'autorité politique avec des moyens qu'elle aura à cette échéance ». NB: cette interview a été enregistrée avant le déploiement du groupe aéronaval en Méditerranée orientale. Pour en savoir plus : https://www.defense.gouv.fr/actualites/groupe-aeronaval-outil-strategique-puissance-militaire-francaise Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard Photo : Marine nationale

    33 min

About

🎙️ Defcast est le podcast du ministère des Armées. Une fois par mois, nous vous proposons de partir à la rencontre des femmes et des hommes qui font battre le cœur du monde de la défense. Ils vous raconteront leurs parcours, le métier qui les passionne et reviendront sur les missions qui les ont profondément marqués. 🪖

You Might Also Like