11 episodes

D'innombrables voyages et Countless Journeys sont des balados originaux créés par le Musée canadien de l'immigration situé au lieu historique national du Quai 21, dans le port d’Halifax, lieu d'arrivée de près d'un million d'immigrants. Découvrez le côté humain de l'immigration à travers des histoires qui réchauffent le cœur, suscitent l'empathie et soulignent les contributions des nouveaux arrivants. Plongez dans notre histoire commune et rendez hommage à ceux et celles qui sont maintenant chez eux au Canada, tandis que nos invités partagent les défis, les joies et l'humour inattendu qu'ils ont rencontrés en chemin. Bienvenue à D’innombrables voyages.

D'innombrables voyages Countless Journeys

    • History

D'innombrables voyages et Countless Journeys sont des balados originaux créés par le Musée canadien de l'immigration situé au lieu historique national du Quai 21, dans le port d’Halifax, lieu d'arrivée de près d'un million d'immigrants. Découvrez le côté humain de l'immigration à travers des histoires qui réchauffent le cœur, suscitent l'empathie et soulignent les contributions des nouveaux arrivants. Plongez dans notre histoire commune et rendez hommage à ceux et celles qui sont maintenant chez eux au Canada, tandis que nos invités partagent les défis, les joies et l'humour inattendu qu'ils ont rencontrés en chemin. Bienvenue à D’innombrables voyages.

    S’épanouir dans la diaspora haïtienne : Marie-Denise Douyon et Régine Cadet

    S’épanouir dans la diaspora haïtienne : Marie-Denise Douyon et Régine Cadet

    Née en Haïti, Marie-Denise Douyon se souvient d’une enfance charmante passée au sein de la petite diaspora haïtienne en Afrique du Nord. Tout le monde se connaissait : « Une jeunesse très heureuse, je dirais, entre valeurs haïtiennes, couscous, merguez, du riz et pois collés. »

    Marie-Denise se rendra finalement aux États-Unis pour étudier l’illustration au Fashion Institute of Technology de New York. Lorsqu’elle a obtenu son diplôme, le dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier avait été destitué, et Marie-Denise est retournée dans un Haïti plein d’espoir et d’optimisme. Ça ne durerait pas. Elle a été faussement accusée de meurtre, arrêtée, détenue pendant un mois et torturée. Et, pendant ce mois, elle a commencé à dessiner les autres femmes emprisonnées avec elle.

    Après sa libération, elle s’est rendue à Montréal, où elle a construit une carrière d’artiste en s’inspirant d’un large éventail d’influences diverses.

    Nous rencontrons également Régine Cadet, qui a étudié le ballet classique dans son pays natal, Haïti, puis qui a rejoint une troupe incorporant des danses classiques et haïtiennes. Cadet s’est finalement rendue à Montréal pour étudier la comptabilité, dans l’espoir de devenir CPA. Et si elle a fait carrière dans l’administration des arts, elle a également cofondé une compagnie de danse à Montréal, présentant des formes de danse traditionnelle haïtienne et afro-contemporaine. Tout au long de sa carrière, Régine s’est fortement engagée en faveur de l’équité et de l’accessibilité dans les arts, un engagement qu’elle poursuit maintenant sur la scène nationale en tant que directrice du programme Explorer et créer, du Conseil des arts du Canada.

    Elle dit : « Moi, j’ai envie et j’ai le goût du travail avec mon rôle actuel pour encore ouvrir les barrières à toutes ces communautés comme la mienne. »

    • 28 min
    Célébrités inattendues : Lhasa de Sela et Rup Magon

    Célébrités inattendues : Lhasa de Sela et Rup Magon

    Lorsque Lhasa de Sela est morte, à Montréal, le 1er janvier 2010, à l’âge de 37 ans, toute la ville semblait en deuil, se souvient l’animateur Paolo Pietropaolo : « C’était comme si le temps même, la ville même, tout le monde, ressentait une grande tristesse avec le départ de cette âme qui nous a donné tout de son grand esprit avec sa musique. »

    Lhasa a grandi en traversant l’Amérique avec sa famille dans un autobus scolaire reconverti. À 18 ans, elle est venue à Montréal pour rendre visite à ses sœurs, qui étaient artistes de cirque. Elle est restée, a été serveuse, et, finalement, a commencé à chanter. Avec sa voix enfumée et intense et sa personnalité charmante, Lhasa s’est frayé un chemin dans le cœur des Montréalais. Son premier album, enregistré en espagnol, est devenu le premier disque canadien à se vendre à un demi-million d’exemplaires avec des chansons qui n’étaient ni en anglais ni en français.

    Yves Desrosiers, le collaborateur musical de longue date de Lhasa, qui a soutenu sa carrière de chanteuse, et Leila Marshy, romancière montréalaise, nous parlent de l’emprise durable de Lhasa sur le cœur des Montréalais.

    Cet épisode présente également Rup Magon, du groupe JoSH. Ayant grandi en banlieue de Montréal, il a formé pendant son adolescence un groupe de reprises qui jouait des chansons pop indiennes. Déterminé à percer en Inde, le groupe a essuyé de nombreux refus, jusqu’à ce que Rup se fasse connaître aux Bollywood Music Awards. Cela lui a ouvert des portes qui l’ont conduit aux MTV Music Awards, à des fêtes avec des superstars de Bollywood et à des concerts devant des dizaines de milliers de fans. Tout cela lui semblait un peu comme un rêve. Rup se souvient de ce qu’il a ressenti en devenant une star, et en réalisant que toutes sortes de célébrités de Bollywood connaissaient la musique de JoSH : « Pour nous autres, des gars de Brossard, on est comme, "What?" »

    • 42 min
    Portraits passés et presents : Yousuf Karsh et Saïda Ouchaou-Ozarowski

    Portraits passés et presents : Yousuf Karsh et Saïda Ouchaou-Ozarowski

    La saison 3 D’innombrables voyages du Musée canadien de l’immigration du Quai 21 célèbre les contributions d’immigrants canadiens de première et de deuxième génération aux arts du spectacle et aux arts visuels. Nous commençons par une célébration de la vie et du travail du légendaire photographe Yousuf Karsh.

    La famille de Karsh a fui le génocide arménien. Karsh avait 15 ans lorsqu’il est arrivé, tout seul, à Halifax, un soir de nouvel an enneigé. Il a été accueilli par son oncle, qui allait bientôt lui donner un appareil photo. C’était un cadeau fatidique. Entre 1931 et 1993, Karsh a photographié certaines des personnes les plus célèbres du monde : Einstein, Picasso, Jacqueline et John F. Kennedy, Churchill, Sophia Loren, et bien d’autres.

    L’histoire de la vie de Karsh, de réfugié à photographe de renommée mondiale, est dévoilée, comme plus de 100 de ses photographies dans une merveilleuse exposition présentée au Musée canadien de l’immigration, L’univers de Yousuf Karsh : L’essence du sujet.

    Nous visitons l’exposition et discutons avec Hilliard Goldfarb, Ph.D., conservateur principal, et Tanya Bouchard, du Musée canadien de l’immigration du Quai 21. M. Goldfarb décrit les origines improbables de la carrière de Karsh.

    Et nous rencontrons aussi Saïda Ouchaou-Ozarowski, une portraitiste d’un autre genre. Une immigrante française, Saïda est journaliste à Radio-Canada et une documentariste passionnée par la narration des histoires des communautés francophones sous-représentées. À 20 ans, elle est élue au conseil municipal de sa banlieue parisienne. Mais peu après la fin de son premier mandat, elle est arrivée au Canada et a été ravie de trouver des communautés francophones à Vancouver, où elle a élu domicile.

    Dans son dernier documentaire, À pleine voix, elle nous fait découvrir six femmes canadiennes musulmanes. Saïda dit :
    « Alors moi, ce qui m’a toujours intéressée, c’est les angles oubliés, les personnes qui n’ont pas la parole, en fait, et souvent, c’est quelque chose que je trouve inspiré de ma propre histoire. »

    • 35 min
    Bande-annonce de la saison 3

    Bande-annonce de la saison 3

    Consacrer sa vie à la création artistique demande du courage. Beaucoup de nouveaux arrivants l’ont fait quand même, et le Canada en tant que pays n’en est que plus riche.

    Joignez-vous à l’animateur Paolo Pietropaolo et à de nombreux artistes incroyablement talentueux dans le domaine des arts créatifs et des arts de la scène qui ont aussi immigré au Canada, dans la saison 3 D’innombrables voyages.

    Bienvenue à D’innombrables voyages. Écoutez-le maintenant sur votre plateforme de baladodiffusion préférée.

    • 1 min
    Génération 1.5

    Génération 1.5

    Il faut parfois quitter sa demeure pour vraiment embrasser sa culture. Ou pour trouver une nouvelle culture. Rencontrez trois personnes qui ont fait du Canada leur foyer, adoptant leur nouvelle identité tout en maintenant des liens solides avec leurs racines.

    « Ragin’ Cajun » Angie Cormier a grandi en Louisiane, entourée de la culture francophone sans vraiment la comprendre ou la parler. Ce n’est qu’après avoir épousé un Acadien et déménagé à l’Île-du-Prince-Édouard qu’elle a appris à célébrer son patrimoine. Angie en savait si peu au sujet du Canada qu’elle n’a même pas pris la peine de remplir des papiers d’immigration avant d’essayer d’entrer au pays. La première fois qu’elle est allée chez le médecin, elle a fait claquer sa carte de crédit sur le bureau de la réceptionniste horrifiée.

    Aujourd’hui, Angie aide les immigrants francophones à s’installer à l’Î.-P.-É. Nous rencontrerons l’une de ces personnes au cours de l’épisode. Il s’agit d’Isabelle Dasylva-Gill, la fille d’immigrants ouest-africains qui se sont installés en France. Isabelle a elle aussi émigré et est arrivée au Canada au début des années 2000. Aujourd’hui, elle est la première femme noire à diriger la Société acadienne et francophone centenaire de l’Île-du-Prince-Édouard. Elle se définit comme « Africaine de sang, Canadienne de citoyenneté et Acadienne de cœur. »

    Notre troisième invité est l’infatigable Chúk Odenigbo. Il a grandi dans des douzaines de pays, puis ses parents l’ont laissé choisir où il voulait s’installer. Le Canada semblait pour lui être le choix évident à faire. Chúk est doctorant en géographie médicale, fervent défenseur de l’environnement, militant pour une représentation plus diversifiée en matière d’activités de plein air et directeur d’une ONG travaillant avec les jeunes. Sa jeunesse fut itinérante, mais il a maintenant trouvé sa place et partage son enthousiasme contagieux.

    • 36 min
    Les rêveurs

    Les rêveurs

    Wu (Lya) Bin est arrivée à Québec comme d’étudiante en 1989. Elle voulait faire sa maîtrise, puis retourner en Chine afin de devenir professeure de français. Trois décennies plus tard, elle est toujours au Québec, où elle a suivi ses rêves vers une nouvelle carrière. Josué Eurico Nsiamfumu a dû se déraciner et déménager à deux reprises, car il était menacé de violence. À Calgary, il a pu s’épanouir en tant que musicien, dirigeant d’ONG et activiste communautaire.

    Rencontrez Josué et Wu Bin, qui se fait désormais appeler Lya, dans cet épisode D’innombrables voyages.

    Les parents de Lya étaient professeurs de langues et s’attendaient à la même chose d’elle. Elle a cependant été attirée dans une tout autre direction et a commencé des études en esthétique après avoir terminé sa maîtrise. Aujourd’hui, elle exploite un salon offrant des traitements esthétiques et de la médecine alternative. Elle s’est aussi rendu compte que la culture chinoise qu’elle voulait autrefois laisser derrière elle est devenue une source de sagesse dans laquelle elle puise.

    Dans la deuxième partie de notre épisode, nous entendons l’histoire de Josué, qui a été contraint de quitter sa demeure en République démocratique du Congo après avoir refusé de prendre parti dans la politique du pays, qui avait connu une guerre civile déchirante. La nouvelle vie qu’il s’était construite à Cape Town, en Afrique du Sud, s’est effondrée lors d’une flambée d’horribles violences xénophobes.

    Aujourd’hui, Josué habite à Calgary, où il met ses nombreux talents au service de l’organisation communautaire, de sa carrière musicale et de la création de liens entre les entrepreneurs canadiens et africains.

    Les histoires de Lya et de Josué nous viennent de l’étonnante collection d’histoire orale du Musée canadien de l’immigration du Quai 21. Ce ne sont là que deux des quelque 1 500 histoires orales que les gens ont partagées avec le Musée. Il s’agit de conversations intimes révélant les raisons pour lesquelles ces gens sont venus au Canada, leurs espoirs, leurs rêves et les réalités auxquelles ils et elles ont été confrontés dans un nouveau pays. Lya estime que le Canada lui a donné la liberté de choisir d’être qui elle voulait vraiment. Josué, quant à lui, sent qu’il est de sa responsabilité d’être un modèle pour les futurs immigrants.

    • 42 min

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