Hemicycle

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Bienvenue dans Hémicycle, le podcast qui vous ouvre les portes des affaires publiques et des coulisses de la politique française. Chaque semaine, je reçois parlementaires, chargés d’affaires publiques et experts pour des échanges sans filtre sur les enjeux qui façonnent notre société. Décryptage, débats et analyses au cœur de l’actualité de l’Assemblée nationale et du Sénat. Hémicycle, c’est votre rendez-vous pour comprendre ce qui se joue derrière les décisions qui impactent nos vies. Installez-vous, on commence ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 2D AGO

    #40 – Anne-Louise Sabatier (Biolait) : Revenir à l’esprit de la loi

    Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Anne-Louise Sabatier, juriste de formation, qui travaille sur des projets de société avec un fil rouge très clair : le coopératif — et une obsession saine pour la réalité du terrain. Son parcours relie des univers qu’on imagine souvent séparés : le renouvellement urbain, les certificats d’économies d’énergie (CEE/C2E), et aujourd’hui l’agriculture, au sein de Biolait, collectif national de producteurs de lait bio, autour d’un cahier des charges exigeant (approche “mieux-disant”). Avec Anne-Louise, on parle d’un truc décisif mais rarement raconté : comment une politique publique devient concrète. Ce moment où la vision “idéale” se frotte à la vraie vie, et où il faut tricoter entre des contraintes techniques, des financeurs, des intérêts parfois divergents… sans perdre l’esprit du projet. Elle raconte par exemple ce que ça veut dire de piloter une rénovation de quartier, jusqu’à se retrouver face à des règlements de plusieurs centaines de pages, et à devoir comprendre non seulement la lettre, mais surtout l’intention derrière la règle pour réussir à la faire coller au réel. On replonge aussi dans l’époque où les CEE étaient encore mal connus : les règles existaient, mais presque personne ne savait s’en servir. Anne-Louise explique ce travail de fourmi, très concret, qui consiste à clarifier un mécanisme, le rendre actionnable, mobiliser les bons services, et transformer une idée floue en dossier solide. Et elle fait le lien avec son quotidien actuel chez Biolait : une organisation de producteurs où une ferme = une voix, et où l’enjeu dépasse largement l’agriculture au sens strict. Quand elle parle d’herbe, de sols, d’eau et de qualité nutritionnelle, elle parle en fait de santé publique, de résilience des territoires et de cohérence des politiques — et de la difficulté française à traiter ces sujets autrement qu’en silos. On termine avec une séquence Vrai/Faux sur le consensus, la technique et cette idée simple mais puissante : parfois, on peut faire avancer un sujet sans changer la loi, juste en rendant les règles applicables. Et une conclusion qui résume bien l’épisode : on ne satisfera jamais tout le monde, mais si à la fin on a amélioré significativement le confort de vie des autres, alors on a fait quelque chose qui compte. Recommandation culturelle d’Anne-Louise : Parks and Recreation, une série qui raconte avec humour (et beaucoup de vérité) la vie des collectivités, les réunions publiques, les compromis, les déconvenues… et la joie de faire avancer le bien commun. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    30 min
  2. APR 27

    #39 - Nicolas Balmelle (Bastide / UPSADI) : la santé à domicile, pilier invisible du système de soins

    Dans cet épisode d'Hémicycle, je reçois Nicolas Balmelle, directeur des relations institutionnelles et des partenariats chez Bastide Le Confort Médical, et vice président de l'UPSADI, l'Union des Prestataires de Santé à Domicile des Indépendants. Ancien chef de cabinet du sénateur maire de Nîmes, il connaît la décision publique de l'intérieur et porte un combat simple à résumer mais difficile à faire entendre : faire reconnaître la santé à domicile comme un pilier du système de soins. Nicolas commence par poser les chiffres. 2 850 entreprises, 35 000 salariés, 4 millions de patients soignés à domicile partout en France, week ends et astreintes compris. Il explique ce que recouvre vraiment le métier : ni médecins, ni pharmaciens, ni infirmiers libéraux, mais des entreprises de service qui apportent un dispositif médical au domicile du patient, accompagnent son usage et rendent compte au prescripteur. Une chaîne invisible, encore mal identifiée par le grand public comme par certains décideurs publics. Au cœur de l'épisode : le PLFSS, attendu chaque année en tremblant. Nicolas raconte les coulisses d'un dialogue souvent à sens unique. 722 millions d'euros de baisses tarifaires imposées en dix ans, soit 150 à 200 millions par an. Couplée à l'inflation et à l'impossibilité de répercuter ces hausses sur le patient, c'est un effet ciseaux structurel qui menace la pérennité d'un tissu de PME et d'ETI familiales, et le maillage territorial qui va avec. Il propose deux leviers : une vraie visibilité pluriannuelle plutôt qu'un couperet annuel, et une concertation digne de ce nom. Mais surtout un changement de regard. La santé à domicile n'est pas qu'un poste de dépense, c'est une source d'économies. En détectant les fragilités, en évitant des hospitalisations et en libérant des lits, les prestataires peuvent devenir un acteur clé du virage domiciliaire et de la prévention. Place à la séquence Vrai / Faux : la santé à domicile est elle juste un poste de dépense à maîtriser ? Le virage domiciliaire est il possible sans revalorisation du modèle économique des prestataires ? Recommandation culturelle de Nicolas : la période du baron Haussmann, cette fin de XIXe et ce début de XXe siècle d'effervescence française qui rappelle, dit il, que quand on veut, on peut. Et un mot, en fin d'épisode, sur son engagement dans la réserve citoyenne de l'armée de terre.Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    28 min
  3. APR 19

    #37 - Aurélien Bordet (Silvita) : résidences seniors, petits décrets, grands effets

    Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Aurélien Bordet, délégué général de Silvita, la fédération qui regroupe les principaux exploitants de résidences services seniors. Avec lui, on parle de transition démographique, de logement des personnes âgées, mais aussi de fabrique de la norme. Comment faire avancer un sujet dont tout le monde reconnaît l’importance, sans qu’une grande loi sur le vieillissement n’arrive jamais ? Comment exister dans les angles morts des politiques publiques ? Et comment obtenir des avancées concrètes quand l’essentiel se joue souvent dans les décrets, les arrêtés, les circulaires et tout un ensemble de réglages peu visibles mais décisifs ? Aurélien raconte aussi ce que signifie porter la voix d’un secteur encore jeune, encore imparfaitement reconnu, et pourtant en forte croissance. Les résidences services seniors occupent aujourd’hui une place de plus en plus importante entre le maintien à domicile classique et l’EHPAD, avec une promesse simple : permettre de vieillir chez soi, mais entouré. Un épisode sur le temps long, la pédagogie, la voie réglementaire, et sur cette idée très juste : dans les affaires publiques, ce n’est pas toujours une grande loi qui change tout, mais souvent une accumulation de petites avancées.Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    30 min
  4. APR 7

    #36 - Pierre-Henri de Longcamp (Fipec) : convaincre autrement que par l’amendement

    Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Pierre-Henri de Longcamp, directeur du pôle influence à la FIPEC, la Fédération des industries des peintures, encres, couleurs, colles et adhésifs, préservation du bois. Avec lui, on parle d’une vision des affaires publiques plus large que le simple amendement ou le rendez-vous institutionnel. Pour Pierre-Henri, influencer, c’est d’abord faire de la pédagogie, construire une relation dans le temps, travailler la notoriété et la réputation, et savoir mobiliser au bon moment plusieurs leviers à la fois : affaires publiques, presse, communication, événementiel, réseaux sociaux. On revient aussi sur un cas très concret : en plein PLF, face à une mesure fiscale surgie dans l’urgence sur les engrais, il imagine une action aussi simple qu’audacieuse pour tenter de faire passer son message à l’Assemblée nationale. Un épisode sur l’agilité, la créativité sous contrainte, la logique de temps calme et temps chaud, et sur ce que les petites équipes peuvent inventer quand elles n’ont ni le temps ni les moyens de jouer une partition classique.Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    23 min
  5. MAR 30

    #35 – Adrien Chouguiat (France Gaz) : Décarboner avec les territoires

    Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Adrien Chouguiat, directeur Affaires publiques & Territoires chez France Gaz. On parle d’une filière souvent caricaturée — “le gaz” — mais qui bouge vite, et qui revendique un rôle clé dans la décarbonation… à condition de regarder le sujet avec une grille plus large que le match “pour/contre”. Adrien a un parcours qui part de l’industrie et de la sobriété énergétique, passe par des organisations professionnelles (France Industrie, MEDEF), et par des expériences au contact du Parlement. Mais le fil rouge, lui, est très concret : produire en France, comprendre ce que veut dire “ancrage territorial”, et prendre au sérieux la culture industrielle d’un bassin d’emploi. Il raconte notamment ce déclic d’un site de production implanté sur un ancien bassin minier, avec son chevalement encore debout à côté de solutions de transition énergétique : une image qui résume bien son obsession pour la transition “dans le réel”. On explore ensuite ce que ça change, au quotidien, dans un métier d’affaires publiques : la décision publique se construit de plus en plus en concertation, avec une pluralité d’acteurs, et surtout avec une dimension territoriale devenue centrale. Pour Adrien, on ne peut plus travailler uniquement “en vertical” : il faut parler aux parlementaires, oui, mais aussi aux élus locaux, aux entreprises, aux associations, et aux antennes régionales — parce que ce sont les territoires qui accueillent les projets, qui les acceptent, qui les ajustent… ou qui les bloquent. Et puis on rentre dans le cœur du sujet : comment “verdir les molécules”. Adrien explique la méthanisation de façon très accessible, avec ce qu’elle produit (biométhane injectable dans le réseau, digestat réutilisable en agriculture), et pourquoi c’est aussi une histoire d’économie circulaire et de partage de valeur dans les communes rurales. Il partage aussi les tensions du moment : fiscalité, précarité énergétique, compétitivité des entreprises, et l’idée qu’on ne décarbone pas en pénalisant ceux qui n’ont pas facilement d’alternative. Sa boussole, c’est le mix : on aura besoin de plusieurs solutions pour atteindre la neutralité carbone, et le vrai combat, c’est d’accélérer la montée en puissance des gaz renouvelables et bas carbone. On termine avec une séquence Vrai/Faux qui pose les questions frontalement : le gaz est-il compatible avec la décarbonation ? Le gaz renouvelable est-il marginal ? Et en affaires publiques, est-ce que le process compte plus que le relationnel ? Puis un conseil simple, presque une règle d’or : ne jamais oublier les territoires. Recommandation culturelle d’Adrien : Quai d’Orsay, pour une plongée à la fois drôle et étonnamment réaliste dans la mécanique de la décision publique. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    24 min
  6. FEB 17

    #34 – Simon Esteve (Département de la Haute-Marne) : Faire confiance aux territoires, vraiment

    Dans cet épisode de Hémicycle, Pierre reçoit Simon Esteve, directeur de cabinet du président du Conseil départemental de la Haute-Marne. Passé par l’Europe, la région, la mairie et l’agglo, Simon a une vue panoramique des échelons de décision et surtout, du moment où une décision “parisienne” devient une réalité très concrète sur le terrain. On parle du rôle souvent sous-estimé des départements : protection de l’enfance, solidarité, routes, collèges, handicap, soutien aux petites communes… et de cette conviction forte : le Français des territoires ruraux a le même droit que les autres, et l’action publique locale est un rempart contre le sentiment d’abandon. Simon explique aussi l’envers du décor budgétaire : des dépenses imposées, une liberté fiscale réduite, et des arbitrages nationaux (ex : RSA) qui peuvent déséquilibrer un budget local… parfois après que le département a déjà voté le sien. On aborde enfin la violence croissante du débat public, la logique de punchline, et pourquoi le local reste l’un des derniers lieux où le compromis et la nuance sont encore possibles. Un échange passionnant sur la démocratie de proximité, la responsabilité politique “sur 20 ans”, et ce que ça veut dire, aujourd’hui, de rester modéré dans une époque qui pousse à l’excès.Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    29 min
  7. FEB 3

    #33 - Lionel Epely (LISEA) : grande vitesse, concessions et ouverture à la concurrence

    Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Lionel Epely, CEO de LISEA, concessionnaire de la LGV Sud Europe Atlantique (Tours–Bordeaux), l’un des plus grands partenariats public-privé ferroviaires en France. Ancien banquier de projets (Dexia, Lloyds) puis passé par VINCI Concessions, Lionel pilote une infrastructure pensée “sur le temps long” : sécurité, performance (régularité > 99%), capacité future, innovation et services aux voyageurs. Avec 170 millions de voyageurs accueillis depuis l’ouverture en 2017 (dont 23 millions sur la dernière année), l’enjeu dépasse le simple transport : c’est un sujet de territoires, de transition énergétique et de compétitivité. On parle notamment de : 🚄 Pourquoi le ferroviaire est un “mode incroyable”Efficacité énergétique du rail, décarbonation (électrification), prouesse technologique… et ce que ça implique concrètement pour tenir une performance irréprochable au quotidien. 📈 Ouverture à la concurrence : prix, fréquence, qualitéQuels bénéfices attendre pour les voyageurs ? Quelles barrières à l’entrée pour les nouveaux opérateurs ? Et comment LISEA travaille à lever l’un des points clés : les infrastructures de maintenance. 💶 Le modèle de concession et le financement des grandes infrastructuresSubventions publiques + fonds propres + dette long terme : comment ça s’équilibre, pourquoi la rentabilité se juge “à la fin de la concession”, et ce que les investisseurs demandent avant tout (spoiler : de la stabilité). 🏛️ Affaires publiques “terrain”Dialogue avec parlementaires et élus locaux, ancrage territorial via les mesures compensatoires, et le fonds pour la transition des territoires (bâtiment durable, agriculture, insertion). ✅ Séquence Vrai/Faux Sans financement privé, on ne fera pas les grands projets ferroviaires des 20 prochaines années. La demande #1 des investisseurs, c’est la stabilité (plus que les subventions). La concurrence est une chance pour le ferroviaire français. 🎓 Transmission : le conseil de Lionel pour celles et ceux qui veulent travailler sur les grands projets (technique + économie + écosystème politique). 📚 Reco culture : Le Pont de la rivière Kwaï (Le Pont de la rivière Kwaï / The Bridge on the River Kwai) Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    29 min

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