A la Une de la presse, ce lundi 11 mai, une semaine cruciale, au Royaume-Uni, pour Keir Starmer, après la défaite cuisante du parti travailliste aux élections locales. Le début, aujourd’hui, au Kenya, du sommet «Africa Summit», organisé conjointement avec la France. Des nouvelles de la prix Nobel de la paix iranienne Narges Mohammadi. La survie à Cuba asphyxiée par le blocus décrété par Donald Trump. Du foot. Et une invention fantastique. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le début d’une semaine cruciale, au Royaume-Uni, pour Keir Starmer, après la défaite cuisante du parti travailliste aux élections locales. «Ses rivaux à la direction du Labour cernent Starmer qui tente de s’accrocher au pouvoir»: The Guardian cite un député travailliste qui «ne voit pas» comment le Premier ministre va pouvoir «se remettre» d’une telle gifle électorale. Keir Starmer «se bat pour sauver sa peau», et The Times fait état de «l’ultimatum» d’Angela Rayner, qui le somme de changer radicalement de politique. L’ex-vice première ministre de Keir Starmer n’est pas la seule à vouloir sa tête, exigée aussi, entre autres, par l’actuel secrétaire d’Etat à la Santé, Wes Streeting. Celui-ci se verrait bien à sa place mais son positionnement risque d’être jugé trop à droite par l’aile gauche du Labour, d’après The Daily Mail. Acculé, Keir Starmer promet un discours important dans la journée, centré notamment sur le rapprochement du Royaume-Uni avec l’UE - cette perspective donne des sueurs froides au Daily Express, qui soutient que le Premier ministre «complote pour déchirer le Brexit». Dans la presse également, le début, aujourd’hui, au Kenya, du sommet «Africa Summit», organisé conjointement avec la France. «Exit l’aide au développement, priorité à l’investissement»: Les Echos parlent d’un rendez-vous faisant «la part belle aux annonces d’investissement des entreprises françaises dans une zone non-francophone symbolisant la nouvelle ambition de Paris sur le continent». «La France, affaiblie au Sahel, veut rebondir en Afrique»: La Croix cite «les nouveaux mantras» français: «pragmatisme, humilité et économies» - dans la ligne de l’approche d’Emmanuel Macron depuis 2017, «partenariale, mutuellement bénéfique, gagnant-gagnant», d’après l’Elysée. Un discours qui ne convainc par L’Humanité. Le journal relaie les critiques de plusieurs organisations du Sud global dénonçant une nouvelle forme de «néocolonialisme» «sous le vernis» économique. Au Burkina Faso, Le Pays observe que «les sujets politiques» n’ont pas été inscrits à l’ordre du jour, ce que le journal perçoit comme un signe que la France, «en perte de vitesse et sérieusement concurrencée par la Chine et la Russie», «a décidé de faire profil bas». Le quotidien, qui dresse le bilan de la politique africaine d’Emmanuel Macron, salue «la restitution d’œuvres d’art pillées pendant la période coloniale» et «la reconnaissance des exactions passées de la France dans des pays comme le Rwanda, le Cameroun et le Sénégal», malgré l’absence d’«excuse officielle», mais prévient qu’il en faudra davantage «pour reconquérir le cœur des Africains». En Iran, la prix Nobel de la paix Narges Mohammadi a été transférée à Téhéran pour recevoir un traitement médical. Emprisonnée depuis le 12 décembre pour avoir critiqué une nouvelle fois les autorités religieuses, Narges Mohammadi, victime de deux crises cardiaques successives, risque de mourir, selon ses proches. Ces derniers ont réussi à obtenir une partie de ses écrits, sortis clandestinement de prison par des codétenues ou des visiteurs, et publiés par The Guardian. Narges Mohammadi y décrit les passages à tabac, les interrogatoires incessants, le manque de soins médicaux et les longues périodes à l’isolement subis au fil des années dans les prisons d’Evin, Qarchak et de Zanjan. Depuis le début de la guerre, les autorités iraniennes ont intensifié la répression contre les dissidents, y compris contre en exil. D’après El Pais, l'un de ses principaux outils de ces représailles est la confiscation de leurs biens en Iran. Le journal espagnol cite plusieurs personnalités, l'acteur Borzou Arkhmand, les chanteurs Mazyar Falahi et Mohsen Yeganeh, ou encore l’ancien international de foo Sardar Azmoun. Une pratique qui se répand parallèlement à une vague d’exécutions: 27 pendaisons officiellement depuis le début du conflit. Mais selon El Pais, «la coupure d'Internet et l'absence de sources indépendantes font redouter un nombre réel de victimes bien plus élevé». Répression en Iran, et répression à Cuba, asphyxiée par le blocus décrété par Donald Trump. Pénurie généralisée, inflation galopante, tentation de l’exil, l’envoyé spécial de Libération raconte une île «en péril» dont les habitants sombrent chaque jour un peu plus dans le désespoir. Privés de tout et désormais totalement livrés à eux-mêmes, des Havanais racontent les conséquences «dévastatrices» de la chute du tourisme. Selon les estimations, un quart de la population a quitté le pays depuis la pandémie de 2020, soit plus de deux millions de personnes. Ceux qui restent se débrouillent comme ils peuvent pour survivre, malgré les salaires trop maigres, les magasins d’Etat manquant de tout, et un système de santé qui faisait autrefois la fierté du système communiste, mais se trouve aujourd’hui au bord de l’effondrement. On termine cette revue de presse en Espagne, où le FC Barcelone a remporté hier soir son deuxième titre de champion de la Liga d’affilée, après sa victoire face au Real Madrid 2 à 0. Mundo Deportivo salue la victoire de «la grande famille du Barça», qui a su «se battre avec acharnement», contrairement au Real Madrid, dont le vestiaire est «en proie à des luttes intestines». Le Real Madrid, dont des supporters du Barça ont cru caillasser le bus à son arrivée à Barcelone, selon Marca. Sauf que sur la vidéo tournée par le journal, c’est le car du Barça qui a été caillassé par ses propres supporteurs. Pas franchement les couteaux les plus affutés du tiroir, ces supporters. A contrario - transition diabolique vers Le Parisien/Aujourd’hui en France - lui a l’esprit bien aiguisé: Alan Mario D’Alfonso Peral a reçu hier le premier prix du concours Lépine, qui récompense chaque année les meilleures inventions françaises depuis 1901 pour son invention d’un dispositif sous-marin, qui permet d’aspirer les déchets et les microplastiques «sans perturber la vie marine». Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.