Into The Wind

Sailorz

Into The Wind, c'est le podcast des marins qui font des phrases. Dans Into The Wind, les marins prennent le temps de revenir sur leur parcours et se racontent au long cours, depuis leurs débuts et leurs galères jusqu'à la gloire et aux sommets des podiums... En explorant leurs trajectoires, Into The Wind cherche à comprendre comment se construisent ceux qui vont sur la mer en course, pour une journée, une semaine, un mois ou un trimestre, seul ou en équipage, en baie ou autour du monde. Les marins, hommes ou femmes, sont souvent de peu de mots. En leur donnant du temps et en les laissant parler, Into The Wind n'a qu'un objectif : prendre le large avec eux. Into The Wind est animé par Pierre-Yves Lautrou et produit par Sailorz (http://www.sailorz.com), le média expert de la voile de compétition. Pour vous abonner, c'est ici : https://www.tipandshaft.com/abonnement Générique : In Closing - Days Past © Sailorz 2018-2025, tous droits réservés. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 1d ago

    [REDIFFUSION] Un été d'archis - #113 Guillaume Verdier, architecte naval en bande organisée

    Pour rythmer vos vacances, Into The Wind vous propose, du 31 juillet au 21 août, Un Été d’archis, soit la rediffusion de quatre épisodes dont les invités étaient des architectes navals ayant marqué l'histoire de la course au large. Des minis aux Ultim en passant par les Class40, Imoca, Ocean Fifty ou "one-off", ils nous racontent leur parcours et comment ils ont contribué à donner naissance à des bateaux de légende. -- Il parle d'une voix calme et tranquille, mais sous chaque intonation percent les convictions et une passion pour son métier, qu'il raconte pour autant avec beaucoup de recul. A 54 ans, Guillaume Verdier est une star de l'architecture navale. Ses bateaux ont tout gagné, ou presque. Le vainqueur du Vendée Globe, Macif Santé Prévoyance ? C'est lui. Le vainqueur de The Ocean Race, 11th Hour Racing ? C'est encore lui. Le vainqueur de la Route du Rhum et de l'Arkéa Ultim Challenge Brest, Maxi Edmond de Rothschild ? C'est toujours lui. Et la liste n'est pas exhaustive, puis ses plans ont franchi la ligne en tête en Mini, en Class40, en Multi50, etc. Sans parler, bien sûr, de la Coupe de l'America où il oeuvre pour Team New Zealand depuis 2010. On parle de "plans Verdier", mais lui ne vous parlera que de son équipe, une bande d'une quinzaine d'experts dans tous les métiers de l'architecture navale, avec qui il collabore depuis de nombreuses années et qu'il prend soin d'énumérer, angoissé à l'idée d'en oublier certains. C'est au fond de la rade de Brest, à Logonna-Daoulas, qu'il découvre la voile en camps de vacances ; s'il adore la nature, il ne se prendra jamais de passion pour la course côté pratique. Destiné aux grandes écoles d'ingénieurs, il bifurque après la prépa et entre à l'école d'archi de Southampton, avant de compléter son cursus à l'université voisine. Un détour par l'université de Copenhague et le voilà chez Finot-Conq en 1997, à l'époque où le cabinet de Jouy-en-Josas domine le Vendée Globe. Il y apprend le métier pendant 4 ans, travaillant sur une flopée d'Imoca, avant de devenir indépendant. Il travaille ensuite sur le projet d'Hydraplaneur d'Yves Parlier, où il rencontre une bonne partie de ceux qui l'entourent encore aujourd'hui : Benjamin Muyl, Hervé Penfornis et Romaric Neyhousser... Après un premier passage marquant sur la Coupe de l'America chez Areva Challenge pour l'édition 2007, puis il entame une frutueuse collaboration avec VPLP qui se lance alors dans les Imoca. Leur premier bébé, Safran, révolutionne le genre, premier d'une longue lignée. En 2010, il intègre l'une des plus belles équipes du monde : Team New Zealand, les All Blacks de la voile. Avec eux, il va d'abord perdre (en 2013) puis remporter la Coupe en 2017 et 2021, Une expérience profondément marquante. En parallèle il continue à concevoir énormément de bateaux : des Imoca, bien sûr (qu'il dessine désormais sans VPLP), mais aussi des Minis, des Class40 et des Ultims : après Gitana 17, qui marque son époque, sa prochaine grosse livraison est Gitana 18. Nul doute que cette nouvelle machine made in Verdier & Co. ne devrait laisser personne indifférent ! Diffusé le 21 février 2025 Rediffusé le 14 août 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    [REDIFFUSION] Un été d'archis - #113 Guillaume Verdier, architecte naval en bande organisée
  2. Aug 7

    [REDIFFUSION] Un été d'archis - #103 Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost, quatre lettres et 40 ans d'architecture navale

    Pour rythmer vos vacances, Into The Wind vous propose, du 31 juillet au 21 août, Un Été d’archis, soit la rediffusion de quatre épisodes dont les invités étaient des architectes navals ayant marqué l'histoire de la course au large. Des minis aux Ultim en passant par les Class40, Imoca, Ocean Fifty ou "one-off", ils nous racontent leur parcours et comment ils ont contribué à donner naissance à des bateaux de légende. -- Comment résumer en quelques lignes quatre décennies d'un duo d'amis devenus références de l'architecture navale ? Pas simple... Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost sont tous les deux parisiens d'origine, et naviguent en famille pendant les vacances dans les années 1960 et 1970, l'un en Méditerranée, l'autre en Bretagne. Ils se rencontrent à Southampton, à la fin des années 1970, où la formation en architecture navale n'est pas encore aussi réputée qu'aujourd’hui. Ils ne finiront pas leur cursus : ils rêvent déjà de simplicité, de légèreté, de multicoque, surtout - tout ce que n'offre pas encore l'école. S'ils prennent des chemins séparés pour leurs premiers jobs, Marc appelle Vincent quelques années plus tard pour dessiner un foiler de 50 pieds commandé par Vincent Lévy : Gérard Lambert sera le premier plan signé VPLP. On est en 1983, c'est le début d'une longue et prolifique carrière pour un sigle qui va entrer dans le langage commun de la voile. Van Pet' et Lauriot Prévost sont, au début, des spécialistes de la course (Poulain, Biscuits Cantreau), et sur trois coques. Mais très vite, ils se lancent dans la plaisance, sur deux coques, avec les Lagoon, qui seront construits à plusieurs milliers d'exemplaires. Ils gagnent la Route du Rhum avec Florence Arthaud et Pierre 1er en 1990, puis avec Laurent Bourgnon et Lionel Lemonchois, gagnent des Trophée Jules Verne, participent à l'Hydroptère, dessinent Groupama 3 et le maxi-trimaran Banque Populaire V, la liste est trop longue ! La Coupe de l'America, en 2010 - ils sont embarqués dans le défi américain et conçoivent USA 17, le trimaran de 90 pieds à aile rigide qui va l'emporter - emmène VPLP dans un autre monde : après la course et la plaisance, Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost s'intéressent au transport maritime et aux bateaux de travail, en ayant très tôt l'intuition que l'expertise de la course pouvait servir dans le monde de la marine marchande. Un transfert de technologie illustré par le lancement en 2023 de Canopée, un roulier de 120 mètres de long, propulsé par des ailes rigides, conçu par le cabinet. Entre-temps, il y aura eu les Imoca avec Guillaume Verdier et des victoires dans toutes les courses dont le Vendée Globe, des Ultims, des Ocean Fifty, le Figaro 3... En 2021, les deux copains de Southampton mesurent ensemble qu'il est temps de passer progressivement la main à la nouvelle génération d'une agence qui emploie près d'une quarantaine de personnes. Pas de regrets, l'histoire est belle. Jamais d'engueulades ? "Si, comme dans un couple ! (...) Mais ce qu'on n'a jamais perdu, c'est la confiance l'un envers l'autre". Diffusé le 20 septembre 2024 Rediffusé le 7 août 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  3. Jul 31

    [REDIFFUSION] Un été d'archis - 71 Sam Manuard, le ministe devenu architecte éclectique

    Pour rythmer vos vacances, Into The Wind vous propose, du 31 juillet au 21 août, Un Été d’archis, soit la rediffusion de quatre épisodes dont les invités étaient des architectes navals ayant marqué l'histoire de la course au large. Des minis aux Ultim en passant par les Class40, Imoca, Ocean Fifty ou "one-off", ils nous racontent leur parcours et comment ils ont contribué à donner naissance à des bateaux de légende. -- C'est une histoire de ministe - une de plus. Mais un ministe devenu architecte naval, qui collabore avec les équipes les plus prestigieuses de la discipline, du team Imoca Charal jusqu'à Alinghi Red Bull Racing. Tout en ayant appris son métier sur le tas. Cette histoire, c'est celle de Sam Manuard, qui a fait de l'éclectisme une quasi-discipline. Elle commence par un atavisme familial, qui a vu son grand-père et son père construire des bateaux - dans son jardin, pour le second, qui emmène, à la fin des années 1970, sa famille naviguer vers l'Afrique puis le Brésil. Le jeune Sam vit la voile d'abord comme un mode de vie, mais une fois étudiant, c'est la Mini Transat qui l'attire, et en particulier les objets fascinants que sont les Minis 6.50. A la fin des années 1990, il se lance dans son premier dessin, en pur autodidacte, et le construit dans la foulée, pour s'aligner sur sa première Mini Transat en 2001 qu'il finit 4e. C'est le début d'une passion pour la classe et ces bateaux qui dure encore, 20 ans plus tard. Au cours de ces années Mini, il démâte à 60 milles de l'arrivée, en tête de l'édition 2003 de la transat, voit l'un de ses plans l'emporter en 2005 aux mains de Corentin Douguet, fait connaissance avec Kristian Hajnsek et Andraz Mihelin, duo slovène qui l'emmènera loin... Son premier dessin hors Mini 6.50 est le Mach45, puis il enchaîne avec la Class40, révolutionnant le genre en 2010, avec le lancement du premier Mach40 - on en est à la version 5. Il finit 4e de la Route du Rhum en 2010 en Class40, gagne la Transat Jacques Vabre en Multi50 avec Yves Le Blevec en 2011, nourrissant en permanence son travail d'architecte de ses navigations en course. En 2018, Armel Tripon lui commande son premier Imoca, L'Occitane. Là aussi, un bateau radical qui tape dans l'œil des spécialistes : quelques jours avant le départ du Vendée Globe 2020, c'est le team Charal qui vient le chercher pour le prochain Imoca de Jérémie Beyou. Curieux, touche-à-tout et passionné de tous les bateaux, Sam Manuard a dessiné des skiffs, des classes A, un Mini de série en lin... et collabore avec Beneteau via ses amis slovènes de la Mini 2005 : son First 36 est Bateau européen de l'année ! Jusqu'aux Suisses d'Alinghi Red Bull, qui l'ont recruté pour la prochaine Coupe de l'America. Quand on écoute Sam Manuard parler travail, ce sont les mots "plaisir", "rencontre", "apprendre", "génial" qui reviennent souvent. Deux heures de conversation qui passent très vite !  Diffusé le 17 mars 2023 Rediffusé le 31 juillet 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    [REDIFFUSION] Un été d'archis - 71 Sam Manuard, le ministe devenu architecte éclectique
  4. Jul 24

    #140 Thomas Coville, l'art de durer

    On l'avait laissé voilà plus de 4 ans, après trois épisodes fleuve où Thomas Coville s'était livré en longueur ; on le retrouve pour un quatrième épisode, qui aurait pu ressembler au début d'une tournée d'adieu après un Trophée Jules Verne victorieux cet hiver. C'est mal connaître le skipper de Sodebo. À 58 ans, après près de trois décennies sous les couleurs de son sponsor et à l'aube de sa... huitième Route du Rhum, Thomas Coville a toujours faim. Depuis 2022, chaque course, chaque chantier et chaque remise en question nourrissent une ambition intacte : continuer à progresser.Dans cet épisode, il raconte comment l'Arkéa Ultim Challenge, début 2024, a agi comme un révélateur. Deuxième à l'arrivée, il comprend pourtant qu'il n'est pas satisfait. Cette frustration devient le point de départ d'une profonde transformation, autant personnelle que collective. Une évolution qui passe d'abord par lui-même. Avec l'aide d'un préparateur mental, il apprend à sortir des montagnes russes émotionnelles qui ont longtemps rythmé sa carrière. Plus question de fonctionner dans l'exaltation ou la déception permanente : place à une recherche d'équilibre. Il découvre aussi une nouvelle manière de piloter un projet sportif, fondée sur la planification à long terme, l'anticipation et la construction d'une dynamique qui dépasse chaque course.Le changement touche également l'équipe Sodebo. Coville raconte sans détour comment il a accepté d'être bousculé par une nouvelle génération, incarnée notamment par Benjamin Schwartz. Leur rencontre modifie profondément sa façon de travailler. Les données, la méthode et l'analyse prennent une place centrale. L'ancien leader apprend à partager davantage les responsabilités, jusqu'à faire évoluer son propre rôle au sein du collectif. Une remise en question qu'il considère aujourd'hui comme la plus importante de sa carrière.Cette transformation trouve son aboutissement lors du Trophée Jules Verne Derrière le record, Coville retient surtout la réussite humaine d'un équipage où chacun trouve sa place. Plus encore que la performance chronométrique, il célèbre une aventure collective construite au fil de plusieurs années, malgré les échecs, les avaries et les tentatives inabouties.À l'approche de la Route du Rhum 2026, Thomas Coville ne parle ni de revanche ni de dernière chance. Il décrit un bateau profondément optimisé, une équipe plus structurée et un projet pensé sur plusieurs années. Son objectif dépasse désormais les résultats immédiats : faire grandir les femmes et les hommes qui l'entourent, préparer l'avenir de Sodebo Voile et démontrer qu'il est encore possible, la soixantaine approchant, de continuer à évoluer autant que de gagner. Diffusé le 24 juillet 2026 Générique : In Closing – Days Past Réalisation : Eloi Stichelbaut et Guillaue Le Corre/Polaryse Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    #140 Thomas Coville, l'art de durer
  5. Jul 10

    #139 Louis Burton, par les chemins de traverse

    À certains moments d'une carrière, continuer ne suffit plus. Après quinze ans en IMOCA, trois Vendée Globe et une longue histoire bâtie avec Bureau Vallée, Louis Burton a choisi de repartir presque de zéro en Ultim, lui qui n'a presque aucune expérience en multicoque. Une autre vitesse, une autre culture, une autre manière de naviguer, et la signature d'un marin qui trace depuis ses débuts sa propre route.Cette capacité à rebondir ne date pas d'hier. Rien, dans son parcours, ne le destinait à la course au large professionnelle. Né loin des ports, il découvre la voile enfant en Bretagne, restaure ses premiers bateaux pendant ses études, enchaîne les régates avec les moyens du bord avant de saisir l'opportunité de la Route du Rhum 2010. En quelques années, il passe des courses en flotte en IRC aux pontons du Vendée Globe, porté par une énergie qui compense souvent le manque d'expérience.Au fil des campagnes, Burton construit une méthode. Derrière le skipper se cache un entrepreneur qui refuse d'opposer performance sportive et développement économique. Monter des projets, fidéliser des partenaires, construire une équipe et anticiper les cycles de quatre ans deviennent des leviers aussi importants que les choix météorologiques ou les réglages du bateau. Une approche qui lui permet de s'installer durablement parmi les références de l'IMOCA, jusqu'à finir sur le podium du Vendée Globe 2021.Le projet Armand Thiery s'inscrit dans cette continuité. Plutôt que de rechercher un simple remplaçant à son sponsor historique, Louis Burton imagine un programme sur une décennie, articulé autour d'un Ultim - l'ancien Macif de François Gabart - capable d'évoluer progressivement et d'attirer un club d'entreprises. L'objectif n'est pas de gagner immédiatement, mais de bâtir les conditions de la réussite sur le long terme.L'histoire du Malouin d'adoption raconte moins une succession de résultats qu'une façon d'avancer. Transformer les périodes d'incertitude en opportunités, accepter de repartir d'une feuille presque blanche et conserver intact le plaisir d'aller sur l'eau : c'est cette logique qui relie ses premiers bords à L'Île-aux-Moines, ses Vendée Globe et désormais son entrée dans l'univers des géants volants. Diffusé le 10 juillet 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Théo Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    #139 Louis Burton, par les chemins de traverse
  6. Jun 26

    #138 Sébastien Simon, tracer sa propre route

    Depuis ses premiers bords en croisière avec son père jusqu'aux tours du monde en solitaire et en équipage, Sébastien Simon a construit son parcours sans jamais emprunter la voie la plus évidente. Arrivé tard dans la compétition, étudiant en école d'ingénieur sur le circuit Figaro, le Sablais avance par étapes, sans suivre les parcours balisés. Une trajectoire singulière, guidée par une exigence constante et une volonté de toujours repousser ses propres limites.La victoire sur la Solitaire du Figaro en 2018 lui ouvre les portes de l'IMOCA, mais les années suivantes sont loin d'être un long fleuve tranquille. Premier projet marqué par les avaries, abandon sur le Vendée Globe 2020, recherche d'un nouveau partenaire, reconstruction autour du Groupe Dubreuil, participation à The Ocean Race : il revient sans détour sur les moments où tout aurait pu s'arrêter, et sur les rencontres qui lui ont permis de rebondir.Il raconte également en détail l'un des épisodes les plus marquants de sa carrière : son grave accident lors de Retour à la Base, en 2023. Blessure à la tête, fracture cervicale, démâtage à quelques milles de l'arrivée, qualification arrachée malgré les douleurs... Un enchaînement d'événements qui aurait pu tout remettre en cause, mais qui renforce au contraire sa détermination et transforme durablement son approche de la navigation.Au fil de son parcours se dessine le portrait d'un marin qui préfère tracer sa propre route plutôt que suivre les itinéraires établis. Écarté des filières classiques, adepte des choix assumés, parfois à contre-courant, Sébastien Simon revendique une manière très personnelle d'aborder la compétition. Cette indépendance se retrouve aussi bien dans ses choix de carrière que dans sa manière de concevoir ses projets et de prendre ses décisions en mer.À travers ce récit se dessine le portrait d'un compétiteur qui ne se satisfait jamais de ses succès. Chaque objectif atteint ouvre immédiatement le suivant, chaque échec nourrit la suite. Une ambition assumée, forgée par les expériences autant que par les résultats, et tournée vers un cap qui guide chacune de ses décisions : remporter un jour le Vendée Globe. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    #138 Sébastien Simon, tracer sa propre route
  7. Jun 12

    #137 Lionel Péan, l'esprit d'équipe pour toujours

    Quatre décennies plus tard, Lionel Péan reste le premier Français à avoir remporté - à 29 ans - la Whitbread, le tour du monde en équipage aujourd’hui connu sous le nom d’The Ocean Race. Pourtant, réduire le skipper de L'Esprit d'Equipe à cette victoire historique de 1986 serait passer à côté de l’essentiel. Derrière le palmarès se dessine le parcours d’un marin qui, très tôt, a fait le choix de construire sa propre route, loin des certitudes établies et des effets de mode. Tout commence à La Rochelle dans les années 1970 : formé auprès de figures majeures comme Bertrand Chéret ou Philippe Harlé, il quitte le foyer familial à seulement quinze ans pour traverser l’Atlantique. Cette décision fondatrice nourrit une conviction qui ne le quittera jamais : la voile est autant une aventure humaine qu’un exercice de méthode. De la campagne olympique en Soling à la Mini-Transat, puis à la victoire dans la Solitaire du Figaro en 1983, Péan affine une approche où la préparation compte davantage que l’inspiration du moment. La genèse de L’Esprit d’Équipe illustre parfaitement cette philosophie. Alors que la plupart des projets misent sur la puissance des maxi-yachts, il choisit un bateau plus modeste, optimise chaque détail et constitue un équipage recruté moins pour son prestige que pour son adhésion au projet collectif. Analyse du rating, gestion rigoureuse, préparation physique, culture de groupe : bien avant que ces notions ne deviennent la norme, Lionel Péan les place au cœur de sa stratégie La victoire dans la Whitbread 1985-1986 ouvre un nouveau chapitre. Après la Solitaire du Figaro et le tour du monde, Lionel Péan multiplie les projets : Route du Rhum, Sydney-Hobart, Transat AG2R, records océaniques ou encore campagnes internationales en Maxi ou sur des super yachts et des projets pro-am comme le VO70 SFS. Quarante ans après sa victoire autour du monde, Lionel Péan, 69 ans, reste actif dans le monde maritime. Après une carrière marquée par la compétition et la gestion de projets complexes, il développe aujourd'hui Seafloatech, une entreprise spécialisée dans les solutions de mouillages écologiques. Du jeune navigateur parti traverser l'Atlantique à quinze ans à l'entrepreneur d'aujourd'hui, son parcours traverse un demi-siècle d'histoire nautique. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    #137 Lionel Péan, l'esprit d'équipe pour toujours
  8. May 29

    [REDIFFUSION] - #74 Corentin Douguet, le figariste recherché

    À l’approche du départ de la Normandy Channel Race 2026 ce dimanche, nous vous proposons de réécouter cet épisode consacré à Corentin Douguet. Vainqueur de l’édition 2025 avec Axel Tréhin en Class40, Corentin Douguet fut, durant de longues années, l'un des piliers et des animateurs du circuit Figaro. Revenons sur sa carrière de marin. -- Corentin Douguet, c'est d'abord une voix, basse, grave, posée, souvent espacée de quelques silences ; c'est un ton, ensuite, mélange d'autodérision et de second degré. C'est surtout, enfin, plus de vingt années de haut niveau, marquées par 11 participations à la Solitaire du Figaro. Pourtant, s'il a découvert la voile très jeune sur le Muscadet familial, ce n'est que bien plus tard, à l'Ecole nationale de la marine marchande à Nantes, qu'il découvre la compétition. Sur les bancs de la Marmar, il rencontre Thierry Douillard, Thierry Chabagny, Fred Guilmin, Charles Caudrelier, Matthieu Richard... autant dire que son apprentissage de la régate, s'il est tardif, se fait en bonne compagnie ! Sa voie est trouvée, il n'entrera jamais dans la carrière au long cours : régates, convoyages, préparation, il navigue dès qu'il le peut. En 2001, il se lance dans la Mini Transat, en faisant "tout ce qu'il ne faut pas faire" pour ce premier projet. Il enchaîne rapidement sur des courses en Figaro avec Thierry Chabagny et sur le Tour de France à la voile. Mais en 2003, son copain Armel Tripon remporte la Mini Transat, alors Corentin Douguet met en place un projet sérieux pour l'édition 2005 - qu'il remporte en gagnant toutes les courses de la saison... Logiquement il enchaîne sur le circuit Figaro, multipliant les participations à la Solitaire (et l'AG2R), marquées par deux podiums en 2007 et 2010. Après cinq saisons intenses, il choisit de revenir à l'équipage en 2011, en manageant le projet Tour de France à la voile de Nantes et Saint-Nazaire en M34 pendant 3 saisons. En 2014 il est de retour sur le circuit Figaro, antichambre idéale du Vendée Globe, qu'il vise désormais. Il y squatte le top 10, multiplie les podiums d'étape, mais ne parvient pas à convaincre un sponsor de s'embarquer sur le Vendée Globe. Sa dernière Solitaire, en 2020, se termine avec un abandon sur vertèbre cassée, mais l'année suivante, embarqué par Tanguy Le Turquais, ils décrochent une 2e place sur la Transat en double. Dans l'intervalle, il a lancé, avec le soutien d'un investisseur, la construction d'un Class40 pour le Rhum 2022. Il se présente à Saint-Malo en favori, après avoir gagné ou fini deuxième de toutes les courses de la saison : avec une 3e place sur la transat, ce sera finalement son plus mauvais résultat sur le support ! Depuis, Corentin Douguet, dont l'expertise en routage et en navigation est reconnue, découvre la vie de marin free-lance : des navigations de mise au point sur Arkea Paprec en début d'année ; la participation (écourtée) la Bermudes 100 Race avec Guirec Soudée ; et la saison Class40 2023 avec Fabien Delahaye... son carnet de bal est complet jusqu'à la fin de l'année. A-t-il envie, à bientôt 49 ans, de reconstruire un projet personnel ? "C'est une bonne question, je cherche à y répondre depuis la fin de la Route du Rhum", répond-il dans son style caractéristique. "Ce qui est sûr, c'est que j'ai encore la gnaque pour aller me faire mal sur l'eau, c'est le plus important."  Rediffusé le 29 mai 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    [REDIFFUSION] - #74 Corentin Douguet, le figariste recherché
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