Gestionnaires en action Podcast

Les Affaires

Le balado Gestionnaires en action traite de l'actualité boursière avec différents gestionnaires de portefeuille.

  1. 20h ago

    La Réserve fédérale donne une gifle à Donald Trump

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Les gouverneurs de la Réserve fédérale américaine ont voté à l'unanimité, le 16 septembre, en faveur d'un relèvement d'un quart de point du taux directeur, pour le porter entre 3,75 et 4 %. Julie Hurtubise, conseillère en placement principale à Gestion de patrimoine TD, soutient que les dirigeants de la Fed avaient plusieurs raisons d’agir. «D'abord, l'économie américaine demeure solide. Les dernières données sur l'emploi ont été meilleures que prévu. De façon générale, l'économie continue de bien résister. Ça a permis à la Fed de resserrer sa politique monétaire, puisque l'inflation demeure trop élevée. Les données des derniers mois n'ont pas vraiment démontré de signe d'amélioration», dit-elle. La Fed prévoit à présent une inflation à 3,7% à la fin de 2026, encore loin de sa cible de 2%. «Il faut aussi ajouter toute l'incertitude géopolitique à ça. La guerre en Iran se poursuit et continue de faire monter le prix du baril de pétrole, ce qui vient évidemment ajouter aux pressions inflationnistes», résume-t-elle.   Une gifle à Donald Trump? Cette décision des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine peut-elle être perçue comme une gifle au visage du président américain Donald Trump, qui aurait préféré, lui, que la banque centrale américaine baisse son taux directeur? «Effectivement, je pense que Donald Trump aurait clairement préféré voir la Fed baisser les taux. Puis on sait que Kevin Warsh (le président de la banque centrale) a été nommé par le président. Il se retrouvait donc dans une position particulière», explique Julie Hurtubise. Selon elle, la décision montre que la Fed a choisi de passer un message au président selon lequel elle restait indépendante (du pouvoir politique). De plus, les marchés anticipent une autre hausse de taux d’ici la fin de l’année, ce qui risque de soulever encore plus l’ire du président américain à l’approche des élections de mi-mandat. «Tout va dépendre de l'évolution de l'inflation et de l'économie», explique la conseillère. Une politique monétaire influencée par l’intelligence artificielle Cette dernière ajoute qu’un autre élément important sera à surveiller : celui de l'ampleur des investissements liés au déploiement de l’intelligence artificielle. «Les investissements massifs dans les centres de données, les infrastructures et les équipements soutiennent les activités économiques, puis créent une forte demande de capitaux, ce qui pourrait inciter la Fed à garder les taux plus élevés plus longtemps», dit-elle.   Le marché obligataire réagit Julie Hurtubise rappelle qu’à court terme, une hausse des taux fait baisser les prix des obligations déjà en circulation. «C’est simple, de nouvelles obligations arrivent sur le marché avec des rendements plus intéressants. Celles qui existent déjà et offrent un taux moins intéressant voient donc leur prix baisser», raconte-t-elle. Le taux des obligations du gouvernement américain à échéance de deux ans sont, à son avis, particulièrement à surveiller, puisqu’elles sont sensibles aux anticipations des décisions de la Fed. «Autrement dit, ce n'est pas la Fed qui fixe le taux, c'est le marché», juge-t-elle. À plus long terme, elle soutient que c'est surtout l'évolution de l'inflation, puis l'économie qu'il faudra surveiller. Si les hausses des taux réussissent à ralentir l'inflation, la Fed pourrait éventuellement stabiliser les taux et les réduire. «Toutefois,  même si la Fed commence éventuellement à réduire son taux directeur, les taux des obligations à échéance de 10 et 30 ans pourraient demeurer plus élevés. Pourquoi? Parce que le gouvernement américain doit financer et refinancer une dette importante, ce qui oblige le Trésor à émettre beaucoup d'obligations», dit-elle.   La Banque du Canada devra-t-elle suivre? De son côté, la Banque du Canada vient de garder son taux directeur stable à 2,25% le 2 septembre. Julie Hurtubise affirme que la banque centrale canadienne n’est absolument pas obligée de suivre la Fed dans le resserrement de la politique monétaire du pays. «L'économie canadienne n'est pas aussi vigoureuse que celle des États-Unis. Elle est un peu au ralenti, ce qui limite les pressions inflationnistes. L'inflation est actuellement de 3%, mais elle se situe à 2,3% lorsqu'on exclut l'énergie du calcul. La Banque du Canada peut donc suivre sa propre trajectoire et garder son taux directeur stable, même si la Fed continue de relever le sien», affirme-t-elle. Les économistes de la Banque TD prévoient ainsi que la Banque du Canada ne touchera pas à son taux directeur d'ici la fin de... 2027. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

  2. Sep 10

    Bourse: garder le cap malgré les distractions géopolitiques

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Entre tarifs, contre-tarifs et conflit dans le détroit d’Ormuz, les indices boursiers nord-américains se tirent particulièrement bien d’affaire. Sébastien Mc Mahon, économiste en chef à iA Groupe financier, soutient que la bonne performance des marchés boursiers s’est amorcée bien avant le « jour de la Libération » du 2 avril 2025, quand le président américain Donald Trump avait annoncé des barrières tarifaires avec le reste du monde. «Ça fait plus qu'un an et demi que la Bourse fait bien. C'est depuis la fin 2022 qu'on a des rendements qui sont assez exceptionnels pour une période de crise. Il y a eu, bien sûr, les banques centrales qui, avaient resserré la politique monétaire de façon massive et qui, depuis, ont, abaissé les taux. C'est venu donner un bon vent de dos à l'économie mondiale», explique-t-il. Selon lui, la croissance des bénéfices des entreprises est aussi poussée par plusieurs facteurs, comme la hausse des dépenses en infrastructures et en défense, de même que par la montée de l'intelligence artificielle. «On ne voit donc pas de risque imminent d'une chute des cours malgré tout ce qu'on peut entendre dans les nouvelles», dit-il. Sébastien Mc Mahon note que le dollar canadien, cette semaine, n'a pas vraiment reculé même si le Canada est pris dans une tourmente tarifaire avec les États-Unis. «Après ça, pour nos actions canadiennes, bien, l'économie se montre très résiliente et puis les marchés boursiers, ce n’est pas l'économie. Sur les marchés canadiens, les attentes de croissance des bénéfices sont élevées pour les ressources naturelles, dont les métaux, et l’énergie», explique-t-il. Il ajoute que tous ces facteurs militent encore vers une Bourse compétitive. «On pense que le marché canadien pourrait continuer de « surperformer » celui des États-Unis pendant un petit bout de temps, comme ce fut le cas en 2025 et comme on le voit depuis le début 2026», affirme-t-il.   Un conflit qui profite à l’industrie pétrolière En plus de la guerre tarifaire, le baril de pétrole est revenu à environ 100$US en raison du conflit dans le détroit d'Ormuz, ce qui pourrait profiter à l’industrie pétrolière canadienne si la situation devait persister. Tout cela est susceptible de profiter à l’industrie pétrolière canadienne. « Plus longtemps ça dure, mieux c'est pour les prévisions de profits, parce que ça ne coûte pas plus cher aux entreprises canadiennes de produire du pétrole quand le prix du pétrole monte, donc les marges de profit gonflent», dit-il. Il soutient qu’à l’heure actuelle, lorsque vient le temps d’évaluer les valorisations des pétrolières, les marchés financiers travaillent avec un prix de l’or noir qui serait aux alentours de 70$US à 80$US à moyen terme. «Puis là, on est à 100$US. Si on reste à 100$US pendant un bout de temps, il faut s'attendre à des révisions à la hausse, de la part des analystes, de la croissance des bénéfices des pétrolières canadiennes. Puis ça, ça pourrait amener des cours à la hausse», estime-t-il.   Tarifs : Bombardier dans l’actualité malgré elle Bombardier (BBD.B, 305,72$US) s'est aussi retrouvée dans l'actualité un peu malgré elle cette semaine, mais le titre de l'entreprise n'a pas trop souffert malgré les menaces du président américain d'interdire les ventes d'appareils aux États-Unis. Globalement, selon Sébastien Mc Mahon, c’est le signal qu’il faut commencer à en prendre et en laisser avec les menaces de Donald Trump. «Les investisseurs commencent à se poser des questions. Quand ils voient Donald Trump faire un tweet ou une publication sur Truth Social qui vise une société en particulier, on a vu la levée de boucliers au niveau politique dans certains États américains, dont le Kansas, où beaucoup d’emplois sont dépendants du succès de Bombardier», dit-il. Il précise qu’il y a beaucoup de contenu américain dans un avion de Bombardier, alors que la société compte près de 3000 fournisseurs dans 47 États.   Quelle est la meilleure stratégie à adopter, à long terme, pour les investisseurs? Sébastien Mc Mahon soutient que, même si les actualités peuvent être alarmistes, la meilleure stratégie pour les investisseurs reste de suivre leur plan. «Il faut avoir un plan, dépendamment de l'âge qu'on a, dépendamment des objectifs qu'on a à court et moyen terme. Ça va dicter si on veut plus ou moins d'actions. Puis, dans les actions, est-ce qu'on veut plus de risques, moins de risques, plus ou moins de petites capitalisations, plus ou moins de marchés émergents…», raconte-t-il. iA Groupe financier voit encore beaucoup de valeur dans les actions des marchés émergents et dans les actions canadiennes. Tout dépend, selon lui, du profil de risque de chaque investisseur, sans oublier qu’après quatre années de bonnes performances, certains pourraient être tentés de procéder à des prises de profits et à des rééquilibrages pour s’assurer qu’ils continuent de suivre leur plan. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

  3. Sep 4

    Bourse : ce qu’il faudra surveiller cet automne

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Après les vacances estivales, le temps est venu de se replonger dans ses investissements en vue d’un automne qui s’annonce chaud, estime Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins. Ce dernier soutient que si les investisseurs ont un portefeuille qui a bien fait depuis le début de l’année, c'est justement ce pour quoi il faudrait y toucher. Il donne l’exemple d’un portefeuille qui était pondéré à 60 % en actions et à 40 % en obligations au début de l’année. « Les actions ont connu une très belle performance depuis le début de l'année et aujourd'hui, vous pouvez vous retrouver avec un portefeuille qui contient 67 % d’actions. La bonne nouvelle, oui, vous avez fait de l'argent, mais votre portefeuille est devenu plus risqué», explique-t-il. Il soutient donc qu’il est important de procéder à des rééquilibrages, même si ce n’est pas agréable au premier coup d’œil, car ça peut signifier de vendre un peu de ce qui a très bien fait pour le réinvestir dans ce qui a moins bien fait. «Notre cerveau, lui, il nous dit exactement le contraire, mais c'est justement ça, la discipline en placement», insiste-t-il. Surveiller les obligations Il ajoute que les chiffres importants à surveiller cet automne sont ceux des taux obligataires pour les bons du Trésor américains. «Le taux des obligations américaines à échéance de 10 ans est à 4,80%. En 2021, il était à 1%. Pourquoi je regarde ça? Parce que les actions ont de nouveau de la concurrence. Pendant des années, avec des taux extrêmement bas, un investisseur qui voulait faire du rendement, c'était facile. Il allait le chercher dans les marchés boursiers. Aujourd'hui, ce n'est plus vrai», dit-il. Il explique que les investisseurs ne réalisent pas encore complètement à quel point la situation a changé, à condition de bien gérer le risque de durée. «Il ne faut pas oublier que les obligations ont un prix. Plus l'échéance est loin, plus le prix peut varier. Je prends souvent l'analogie de la queue d'un chien avec mes clients. Plus on est près du corps, moins il y a de la volatilité. Plus on s’en éloigne, plus ça va bouger. C'est la même chose avec les taux d'intérêt», explique-t-il. Les marchés américains sont-ils surévalués? Et en ce moment, on peut aussi avoir l'impression que les marchés boursiers américains se négocient à des ratios élevés, ce qui ne signifie pas, d’après Luc Girard, qu’ils sont surévalués. «Ce qui m'intéresse, c'est de savoir ce qui va arriver aux bénéfices des sociétés. Jusqu'à présent, la croissance des bénéfices est au rendez-vous. Il ne faut pas oublier qu'en achetant une action aujourd'hui, on n'achète pas juste les bénéfices passés et ceux des 12 prochains mois. On achète aussi une partie des bénéfices que l'entreprise va générer dans 5 ans, dans 10 ans et même plus. C'est là que je fais une distinction très importante. Le marché dispendieux n'est pas nécessairement un marché surévalué», dit-il. Selon lui, les investisseurs doivent amorcer la dernière ligne droite de l’année en se posant trois questions : «Premièrement, est-ce que j'ai le bon niveau de risque ? Deuxièmement, est-ce que je suis suffisamment diversifié ? Et la dernière, qui est probablement ma préférée, c'est est-ce que mon portefeuille est encore bien positionné pour atteindre mes objectifs à long terme». Si la réponse est oui aux trois, le gestionnaire estime que l’investisseur sera très bien préparé pour l'automne. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

  4. Aug 28

    Obligations : Washington stimule les cryptomonnaies et l’or

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Les obligations gouvernementales américaines à échéance de 30 ans ont vu leur taux d’intérêt dépasser 5,3% ces derniers jours, du jamais vu depuis 2007. Le gouvernement Trump a décidé d’intervenir pour faire reculer les taux, ce qui a notamment stimulé une remontée des prix des cryptomonnaies et de l’or, raconte Nicolas Vaugeois, vice-président et gestionnaire de portefeuille, revenu fixe mondial, à Fiera Capital. «Plusieurs facteurs expliquent la hausse des taux aux États-Unis dans la partie longue de la courbe. Le déficit américain est toujours entre 6% et 6,5% du PIB et la dette a récemment dépassé 40 000 milliards de dollars. Tout ça a quand même un effet sur la demande pour les obligations du trésor américain», explique-t-il. Sans oublier que la guerre en Iran continue, tout comme la guerre commerciale, ce qui peut causer des pressions inflationnistes aux États-Unis. «Les investisseurs demandent davantage de prime pour le risque de durée», résume-t-il.   Des rachats plus importants du Trésor américain Le gouvernement Trump va commencer à racheter plus agressivement ses titres de dette à long terme pour les remplacer par des titres à plus courte échéance. Selon Nicolas Vaugeois, l'objectif du secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, est d’envoyer un signal que les taux sont trop hauts selon le gouvernement et de tempérer les taux dans la partie longue de la courbe des échéances.   Effet immédiat sur les cryptomonnaies et l’or L’annonce a fait reculer le dollar américain, ce qui a permis un rebond des prix des cryptomonnaies et de l’or. «Souvent, les marchés financiers n'aiment pas quand le gouvernement est obligé d'intervenir. On préfère un libre marché», dit-il. Nicolas Vaugeois estime que la situation aux États-Unis pourrait avoir des effets au Canada, bien que le déficit soit d’environ 2% du PIB et que l’inflation est davantage l’inflation est davantage maîtrisée. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

  5. Aug 21

    Bourse : attention à la surconcentration des semi-conducteurs dans le S&P 500

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Le secteur des semi-conducteurs a connu une performance phénoménale depuis deux ans et a un poids de près de 20% dans l’indice boursier phare de la Bourse de New York, le S&P 500. François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille de Giverny Capital, souligne qu’il s’agit d’un sommet dans l’histoire de la Bourse américaine qui n’a même pas été atteint au sommet de la bulle des titres technologiques de 1999-2000. «C'est rendu un très gros poids dans l'indice. Ça ne veut pas dire que ce sont de mauvaises entreprises. Toutefois, il ne faut jamais oublier une chose, c'est que l'industrie du semi-conducteur est hautement cyclique. Il y a des périodes de grande demande, mais il y a aussi des périodes qui sont beaucoup plus difficiles», affirme-t-il. Il concède que le scénario qui explique la popularité des fabricants de semi-conducteurs repose sur la forte demande en infrastructures pour soutenir le développement de l’intelligence artificielle. «Tout ce que je dis, c’est qu’il faut être prudent, car la rentabilité d’entreprises très populaires en ce moment pourrait être difficile à soutenir à long terme», explique-t-il. Giverny possède d’ailleurs trois titres dans l’industrie des semi-conducteurs, dont Analog Devices (ADI, 370,24$US), mais l’exposition du portefeuille de l’entreprise au secteur est loin de celle du S&P 500. Trop d’optimisme envers les banques canadiennes? Dans sa plus récente lettre trimestrielle envoyée à ses partenaires, François Rochon estime également que le secteur bancaire canadien est surévalué en ce moment, alors que les titres se négocient à des ratios moyens de 17 fois le bénéfice par action prévu des 12 prochains mois. «Le meilleur moment pour acheter des titres bancaires, c'était avant l'éclatement de la bulle techno, alors que plus personne ne voulait investir dans les banques et on pouvait les acheter à huit fois les profits», se rappelle-t-il. Il précise que les titres bancaires se négocient habituellement à un ratio de neuf à quatorze fois les bénéfices prévus. «Si on regarde aux États-Unis, les JP Morgan (JPM, 351,55$US), les Bank of America (BAC, 61,86$US), on est à 13 fois les profits. Donc, il y a vraiment une anomalie de marché en ce moment pour les banques canadiennes, puis je pense que ça appelle à la prudence», dit-il. Le gestionnaire de portefeuille explique que la demande pour les titres bancaires canadiens vient en partie de la popularité des fonds indiciels, puisque le secteur constitue environ le tiers de l’indice S&P/TSX. Sans oublier les FNB sectoriels qui permettent d’investir uniquement dans les titres financiers canadiens. «On est à une époque où il y a des FNB pour à peu près n'importe quoi. C'est sûr que les secteurs qui ont mieux fait vont attirer encore plus d'argent. Les investisseurs ne devraient jamais oublier que la Bourse à long terme finit toujours par refléter la juste valeur intrinsèque des entreprises», dit-il. Même si les banques canadiennes sont des entreprises très solides, les périodes qui suivent les bons rendements peuvent à son avis être suivies de périodes creuses le temps que les valorisations reviennent à la normale. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

  6. Aug 7

    Pourquoi Claret n'a pas investi dans SpaceX

    GESTIONNAIRES EN ACTION. SpaceX (SPCX, 114,92$US) a dévoilé le 4 août ses premiers résultats trimestriels depuis son entrée en Bourse survenue au mois de juin. Dans l'ensemble, ils ont été supérieurs aux prévisions des analystes. Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, explique toutefois pourquoi la société a préféré ne pas investir dans SpaceX depuis son entrée en Bourse. Il explique que Claret se concentre d’abord sur des entreprises rentables et qui génèrent des flux de trésorerie libres (free cash flow). «SpaceX est une entreprise qui perd énormément d'argent, qui n'a jamais généré de profits. Pour cette raison, on n'a pas nécessairement d'intérêt», explique-t-il. Selon lui les premiers appels publics à l’épargne peuvent être payants durant la première journée de négociation sur un titre, mais il s’agit souvent de mauvais investissements à long terme. «Quand les banques d'investissement présentent les entreprises qui sont sur le point d’entrer en Bourse, elles en font la promotion. Il s’agit donc d’un exercice de mise en marché et de marketing», estime-t-il. Selon lui, les promoteurs vont ainsi mettre l’accent sur les bons côtés des entreprises, en parlant peu des risques qui viennent avec l’achat de tels titres. «Alors, malheureusement, les investisseurs se retrouvent souvent à acheter des produits qui sont un peu trop cher», dit-il, ajoutant qu’une entreprise qui entre en Bourse le fait souvent pour aller chercher de l’argent frais pour développer ses produits ou ses services. Il cite les travaux du professeur Jay R. Ritter, de l'Université de la Floride, qui a analysé tous les p.a.p.e. américains depuis 1980. Si les premiers jours peuvent être payants, les travaux montrent que les titres vont souvent sous-performer l’indice S&P 500 dans les trois années suivant leur entrée en Bourse. Vincent Fournier soutient que la réalité, c'est que les entreprises qui décident d’ouvrir leur capital sont passées à travers plusieurs cycles de financement. Des fonds privés qui ont pu investir tôt dans ces entreprises se servent ensuite des entrées en Bourse pour liquider leurs participations en tout ou en partie. «Les actionnaires initiaux, habituellement, ont une très bonne compréhension du titre. Alors, s'ils liquident une portion importante de leur portefeuille, c’est probablement qu'ils perçoivent des risques que les petits investisseurs ne connaissent pas nécessairement», dit-il. Cela pourrait aussi valoir pour OpenAI et Anthropic, qui doivent faire leur entrée en Bourse au cours des prochains mois. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

  7. Jul 31

    Bourse : l'implosion du fonds spéculatif Situational Awareness retient l'attention

    GESTIONNAIRES EN ACTION. L'industrie des semi-conducteurs dédiée à l'intelligence artificielle fait vivre des émotions en montagnes russes aux investisseurs depuis le début de l'année. Après une progression ininterrompue entre janvier et juin, le titre de Sandisk (SNDK, 1279,96$US) a, par exemple, chuté de 60% entre son sommet historique de juin et son creux du 29 juillet, avant de rebondir de près de 26% le lendemain. Micron Technology (MU, 874,66$US) et CoreWeave (CRWV, 73,90$US) sont d'autres titres qui ont effectué des mouvements similaires. Qu’est-ce qui a bien pu se produire pour provoquer des mouvements aussi marqués ces derniers jours? Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100, pointe du doigt l’implosion du fonds spéculatif Situational Awareness, dirigé par l’ancien employé d’OpenAI Leopold Aschenbrenner, qui a été forcé de liquider tous ses titres boursiers. «Dans les deux dernières années, Situational Awareness, qui investissait surtout dans les titres liés à l'intelligence artificielle, avait réalisé des rendements extraordinaires», explique-t-il. «Puis là, on vient d'apprendre que la société a été obligée de liquider toutes ses actions. Pourquoi? Parce que les rendements avaient été réalisés, disons, en utilisant l'effet de levier», précise-t-il. Marc L’Écuyer explique que le fonds avait donc utilisé de l’endettement pour amplifier ses rendements. Le risque d’utiliser de telles pratiques est que les prêteurs peuvent procéder à des rappels de marges lorsque d’importantes baisses boursières surviennent, comme ce fut le cas depuis le début du mois de juillet, forçant les investisseurs à vendre au pire moment.   Trop de complaisance? Marc L’Écuyer estime que l’industrie de l’intelligence artificielle continuera de générer des investissements massifs au cours des prochaines années. «En ce moment, les investisseurs peuvent effectivement se laisser emporter par des prévisions un petit peu trop positives ou même euphoriques. Qu'est-ce que ça veut dire? C'est que le risque à la baisse est excessivement élevé», dit-il. Le gestionnaire de portefeuille ajoute que les FNB à effet de levier peuvent être tout aussi risqués en multipliant le rendement de titres ou de secteurs comme les semi-conducteurs à la hausse en utilisant des produits dérivés. Lorsque des reculs surviennent, ces rendements sont toutefois multipliés... à la baisse.   Microsoft et Meta Platforms dans des directions opposées Aux États-Unis, Meta Platforms (META, 539,03$US) et de Microsoft (MSFT, 451,10$US) ont toutes deux dévoilé leurs résultats trimestriels après la fermeture des marchés le 29 juillet et les titres ont pris des directions opposées le lendemain! Le titre de Microsoft a progressé de 15,5%, alors que celui de Meta a plutôt reculé de 8%. Marc L’Écuyer soutient que les investisseurs commencent à être en mesure de faire la différence entre les entreprises qui ont une stratégie claire en intelligence artificielle et en infonuagique et celles dont les objectifs sont plus flous. «Si on prend l'exemple de Microsoft, on regarde la croissance des revenus dans l’infonuagique est à un sommet depuis 2022. On voit une demande et comment la stratégie de la société va s'implanter, entre autres en connectant ses solutions avec tous ses clients d’affaires», explique-t-il. Il précise qu’à l'inverse, la stratégie pour monétiser l'intelligence artificielle de Meta Platforms est plus nébuleuse, ce qui a provoqué la chute du titre le 30 juillet. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

  8. Jun 26

    Bourse : bilan mi-année avec Julie Hurtubise

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Les marchés boursiers nord-américains ont fait preuve de résilience durant les six premiers mois de 2026. Le S&P/TSX porté par les financières BALADO. Les marchés boursiers nord-américains ont fait preuve de résilience durant les six premiers mois de 2026. Au Canada, l'indice S&P/TSX a enregistré un gain de 10% depuis le début de l’année. «Même si les négociations commerciales avec les États-Unis continueront d'être un élément à surveiller, les perspectives pour la deuxième moitié de l'année sont plus encourageantes», estime Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD. Elle souligne que le secteur des financières est demeuré le principal moteur du marché, soutenu par des résultats solides des banques canadiennes. «Ce secteur représente à peu près le tiers du marché canadien et est en hausse de 20% depuis le début de l'année», dit-elle, ajoutant que les secteurs des ressources naturelles et des services à la collectivité ont aussi tiré leur épingle du jeu, tout comme certains titres individuels, comme le Canadien National et le Canadien Pacifique.   Les indices américains soulevés par l’intelligence artificielle Julie Hurtubise souligne que les grands indices boursiers américains ont fait preuve de résilience dans un climat géopolitique sous tension. «Le S&P 500 est en hausse de 7,5%, le Nasdaq de 9,6% et le Dow Jones de 7,9% depuis le début de l’année au 24 juin», souligne-t-elle. Elle attribue cette progression aux résultats financiers supérieurs aux attentes, à la poursuite des investissements en intelligence artificielle, à la vigueur de la consommation, à un marché de l'emploi solide et à la confiance accrue des investisseurs. «Un point encourageant qui se dessine, c'est que le leadership du marché s'élargit. Alors qu'en 2025, la progression reposait principalement sur quelques géants technologiques, la hausse repose à présent sur un plus grand nombre d'entreprises qui profitent des investissements en intelligence artificielle», raconte-t-elle, citant les titres de Micron Technology (MU, 1213,56$US) et de Dell Technologies (DELL, 409,45$US). Elle précise que cette participation plus large se reflète aussi dans les titres de petite capitalisation avec l’indice Russell 2000 qui est en progression de 20% depuis le début de l’année.   Encore le temps de miser sur l’or et le pétrole? Pour les matières premières, Julie Hurtubise estime que les perspectives diffèrent selon les secteurs. «Du côté des métaux précieux, l'or a connu une progression exceptionnelle au cours des dernières années, mais depuis quelques mois, on a perdu un peu de son élan», dit-elle. Elle soutient que l’évolution du précieux métal dépendra des décisions des banques centrales, des taux d'intérêt et de la force du dollar américain, ainsi que des tensions géopolitiques, ajoutant que les économistes de la TD prévoient un prix de l’once d’or à 4800$US d’ici la fin de l’année. L’argent est un autre métal qui retiendra l’attention, puisqu’en plus de son statut de métal précieux, il bénéficie aussi d’une forte demande industrielle, notamment dans l'électrification, les technologies et les centres de données. Du côté de l'énergie, on continue de voir un contexte favorable pour le Canada. «Aujourd'hui, il ne s'agit pas seulement d'acheter de l'énergie au meilleur prix, mais de s'assurer qu'elle provienne de partenaires fiables et diversifiés. Plusieurs pays cherchent maintenant à sécuriser leurs sources d'apprivoisement en pétrole et en gaz naturel avec deux ou trois sources fiables. Dans ce contexte, le Canada est bien positionné», dit-elle.   Vers un rebond du dollar canadien? Du côté des devises, le dollar américain est à un sommet des 12 derniers mois. Le dollar canadien se situe actuellement autour de 0,70$US. Plusieurs grandes institutions financières s'attendent à un raffermissement graduel du dollar canadien d'ici la fin 2026. «À la TD, nous pensons que le dollar canadien terminera l’année autour de 0,74$US. L'endettement croissant du gouvernement américain, les déficits budgétaires et certaines politiques économiques américaines pourraient exercer une pression à la baisse sur le dollar américain au cours des prochains mois», estime-t-elle. Un dollar américain plus faible aurait aussi un effet positif sur la compétitivité des exportations des États-Unis, ce qui est souhaité par le gouvernement central. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

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