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Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Tech et d'Internet.

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Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Tech et d'Internet.

    Le piratage de contenu sportif enfin enrayé ?

    Le piratage de contenu sportif enfin enrayé ?

    À l'occasion du festival de Cannes, l'ARCOM, mélange d'anciennement le CSA et d'Hadopi a présenté les résultats de la lutte contre le piratage d'événement sportif en direct depuis la début de l'année. En à peine six mois, ce sont plus de 400 sites illégaux qui ont été fermés ainsi que de nombreux services d'IPTV.
    Depuis janvier, l'un des champs de bataille prioritaire de l'ARCOM n'est autre que la lutte contre le streaming illégal d'événements sportifs en direct. Si on savait déjà depuis avril que 250 sites illégaux faisant la promotion de l'IPTV, donc les deux tiers de l'audience sportive illégale en France avaient été fermés, voilà que 400 autres sites dit « miroirs » ont également été bannis d'internet. Pour rappel l'IPTV est un service par abonnement illégal permettant de capter toutes les chaînes existantes sans avoir à s'abonner à chacune d'entre elle. Les sites miroirs quant à eux, et comme leur nom l'indique, ne sont que des répliques des sites originaux. Les fermer ralenti l'activité des pirates mais ne s'attaque pas à la source. Ces derniers peuvent facilement remplacer le site miroir supprimé par un autre. D'ailleurs, chaque site pirate possède généralement plusieurs dizaines de sites miroirs pour se protéger et continuer de proposer son contenu. À noter que les internautes qui se connecte à des sites miroirs ne peuvent pas être tenu pour responsable du piratage. Seul le téléchargement est répréhensible, pas la consommation de vidéo en streaming, au contraire d'un abonné IPTV qui lui paye pour une prestation illégale.
    Dans le détail, l'ARCOM a vu l'audience sportive illicite baisser de 37% sur le premier trimestre 2022. Concernant les championnats de football de Ligue 1 et de Ligue 2, la consommation de contenu piraté a même diminué de 76% entre février 2021 et février 2022. Idem pour la Ligue des Champions sur la période avec une baisse de 77%. Par ailleurs, l'ARCOM précise que la fréquentation des dix principaux sites de streaming illégaux français est en chute libre depuis ces dernières années. Alors que ces plateformes représentaient 73% de la consommation en 2017, elles constituaient seulement 34% au 1er trimestre 2022. Concernant l'IPTV illégale, l'Association de lutte contre le piratage audiovisuel (ALPA) a annoncé avoir provoqué la fermeture de 38 services depuis le début d'année.
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    • 2 min
    Combien de fois sont vendues nos données chaque jour ?

    Combien de fois sont vendues nos données chaque jour ?

    D'après une étude du Conseil Irlandais des Libertés Civiles (ICCL) les données personnelles des internautes européens seraient mises aux enchères environ 376 fois par jour ! Une aubaine pour les annonceurs et la publicité ciblées, mais un véritable cauchemar invisible pour les usagers.
    D'après l'ICCL, la vente de données personnelles sur internet représentait un marché de 117 milliards de dollars l'an dernier aux États-Unis et en Europe. Dans le détail, les données des européens seraient mises aux enchères environ 376 fois par jour soit toutes les 4 minutes, et 747 fois pour les américains, soit toutes les deux minutes. Ceci dit, les revendeurs ne mettent aux enchères que des données triées selon des critères précis correspondant au public cible des annonceurs. En effet, une marque de vêtement de sport ciblera peut-être davantage les jeunes, une marque de cosmétique les femmes, un constructeur moto sans doute davantage les hommes adultes de plus de quarante ans... Je sais, ce discours est stéréotypé, mais c'est comme ça que ça fonctionne chez les marques, ce qui parfois s'éloigne de la réalité, on est d'accord. En tout cas d'après le Bureau de la Publicité Interactive (IAB), les données recherchées par les annonceurs sont l'âge, le sexe de la personne, sa localisation et les empreintes numériques des sites visités, notamment pour dresser une liste des goûts de l’internaute. En combinant toutes ces infos, la régie pub qui vend ces packs de données peut donc présenter aux annonceurs des profils types qui leur correspond comme je vous le disais.
    Sans surprise, l'ICCL estime que Google serait le premier revendeur de données... Le GAFAM mettrait aux enchères les données personnelles de ses utilisateurs auprès de 4 700 entreprises, et cela rien qu’aux États-Unis. Juste derrière on retrouve Xandr, une filiale de Microsoft, suivi par l'opérateur Verizon et la régie PubMatic. Qu'en est-il de Facebook et Amazon me direz-vous ? Et bien difficile de savoir si ces derniers ne seraient pas sur le podium voir devant Google en réalité puisque leurs données ne sont pas incluses dans le rapport. Cela peut paraître une évidence, mais il est important de rappeler que cette collecte de données à très grande échelle est illégale. Les entreprises spécialisées dans la revente de données elles, justifient ces méthodes par je cite « l'intérêt commercial légitime » prévu dans le cadre du règlement européen sur la protection des données RGPD. À noter que de nombreux pays ont rejeté cet intérêt commercial légitime, ce qui confirme bien que cette pratique de revente de données ne respecte pas la loi. Pour certains spécialistes, ni l’Union Européenne ni les Etats-Unis n'auraient d’appareil légal suffisamment agressifs pour s’opposer à ces pratiques.
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    • 3 min
    Fin de l'anonymat sur internet en Inde ?

    Fin de l'anonymat sur internet en Inde ?

    Fin avril, le gouvernement Indien a publié une directive exigeant la fin de l'anonymat en ligne. En claire, ce sont surtout les opérateurs de VPN qui sont concernés, puisqu'ils devront conserver les noms de leurs clients et leurs adresses IP pendant cinq ans, ce qui n'était pas le cas jusque-là. Quelles conséquence cela aura-t-il pour les internautes indiens ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
    Officiellement, cette mesure s'inscrit dans la nouvelle politique de cybersécurité du pays et entrera en vigueur le 27 juin prochain. Officieusement, difficile de ne pas y voir une certaine tentative de contrôler internet. Dans les faits, le gouvernement cible directement les opérateurs de VPN. Ces derniers devront désormais conserver les noms de leurs clients et leurs adresses IP durant 5 ans, ce qui devrait permettre aux autorités indiennes, en cas de demande, de recouper l'activité internet d'un internaute avec sa véritable identité. Les entreprises qui ne souhaitent pas se conformer à cette nouvelle règle sont invitées à se retirer du marché, considéré comme le deuxième web mondial. Un coup dur pour les entreprises puisque cette nouvelle politique va clairement à l'encontre du principe du VPN permettant le chiffrement des données et donc un certain anonymat.
    C'est donc tout naturellement que plusieurs fournisseurs de VPN ont exprimé leurs inquiétudes, comme le célèbre NordVPN qui a menacé de quitter le marché indien. ExpressVPN ou encore ProtonVPN ont également dénoncé je cite « une attaque contre la vie privée et menace de placer les citoyens sous un microscope de surveillance. Nous resterons fidèles à notre politique de confidentialité » fin de citation. Si de nombreux observateurs voient cette mesure comme le premier pas vers l'instauration d'un régime autoritaire et répressif, le ministre indien de l'informatique précise qu'il n'y aura pas de consultation publique sur ces règles. Autrement dit, malgré un certain mécontentement, le gouvernement indien compte bien adopter ces règles avec ou sans l'accord des citoyens. Cette restriction s'ajoute à une autre directive contraignante, obligeant les entreprises à signaler tout incident lié à des failles de sécurité dans les six heures suivant leur découverte.
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    • 2 min
    Apple adepte du vol de brevets ?

    Apple adepte du vol de brevets ?

    Régulièrement traînée en justice pour « violation de brevets », Apple a récemment été condamné à verser 300 millions de dollars à l'entreprise PanOptis, spécialisée dans la négociation de licences, concluant ainsi une bataille judiciaire lancée il y a plus de trois ans. La marque à pomme userait-elle de pratique déloyales pour asseoir sa domination ? Tous les détails dans cet épisode.
    300 millions de dollars... C'est donc la somme qu'Apple devra verser à PanOptis pour violation de brevets. Ceci dit, l’addition aurait pu être encore plus salée puisqu'à l'issue d'un nouveau procès dans cette affaire, les juges texans en charge du dossier ont décidé d'abaisser l'amande initiale de 500 millions de dollars, à 300 millions, soit une différence de 200 millions de dollars. Une réduction qui n'a pas soulagé Apple pour autant, la société estimant que PanOptis n'avait pas apporté de preuves convaincantes, réclamant ensuite un troisième procès, qui n'aura pas lieu car refusé par les juges. Pour rappel, PanOptis reprochait au fabricant de l'iPhone de ne pas vouloir payer des commissions pour l'usage de certaines technologies liées à la 4G LTE dans ses appareils. Selon des sites d'information juridique, Apple aurait même tenté de faire valoir que les brevets étaient invalides, ce qui n'a visiblement pas convaincu le jury.
    D'ailleurs, ce n'est pas la première fois qu'Apple est condamnée dans ce genre d'affaire. Au Royaume-Uni, la marque à la pomme se bat contre Optis, la société mère de PanOptis. Cette dernière réclamerait pas moins de 7 milliards de dollars de droits de licence à Apple. Par ailleurs, certaines sources proches de l'affaire assurent que les juges pourraient carrément décider d'interdire la vente de l'iPhone au Royaume-Uni. Face à cela, Apple a menacé de quitter purement et simplement le marché britannique, privant tout une population de ses produits, smartphones comme tablettes, ordinateurs, montre connectées etc... Autre affaire plus concrète à mettre au compte d'Apple, la société fondée par Steve Jobs avait également été condamnée en janvier 2020 à verser 837 millions de dollars à Caltech (California Institute of Technology) pour violation de quatre brevets portant sur la technologie Wifi et la transmission accélérée de données. Si sa stratégie d'aller en justice plutôt que de payer des brevets quand elle les estimes trop cher peut paraître bancal, elle n'en est pas moins redoutablement efficace, Apple économisant des sommes plus importantes que les amendes à payer, et permettant à ses appareils de rester à la pointe de la technologie.
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    • 5 min
    Un Metaverse finalement moins ambitieux chez Meta ?

    Un Metaverse finalement moins ambitieux chez Meta ?

    Le groupe Meta fondé par Mark Zuckerberg, qui comprend donc Facebook, Instagram, WhatsApp ou encore Oculus, vient d'annoncer une réduction de ses budgets dans les prochains mois. Si cette baisse peut paraître anodine, elle devrait toucher de nombreux secteurs dont celui du Metaverse, pourtant présenté comme la principale force du groupe. En cause, des pertes financières très importantes ces 15 derniers mois.
    En changeant le nom de son groupe en Meta en 2021, Mark Zuckerberg a clairement annoncé la couleur : le Metaverse est devenu sa priorité. L'entreprise a depuis investi en masse dans sa division Reality Labs consacré à 100% à ce monde virtuel avec notamment plus de 20 000 nouvelles embauches... Mais malgré tous ces efforts, le dernier rapport financier n'incite pas à l'optimisme... Reality Labs aurait perdu 10,2 milliards de dollars en 2021 et 3 milliards rien qu'au premier trimestre 2022. Un résultat qui a entraîné une chute brutale de l’action de Meta, suscitant la colère des investisseurs. Pour calmer les esprits, Meta a annoncé des réductions importantes de ses budgets, et donc l'arrêt de plusieurs projets en cours chez Reality Labs sans préciser lesquels.
    Toujours dans cette perspective d'économie, des suppressions de postes étaient redoutées, mais d'après le directeur technique de Meta Andrew Bosworth, ce ne sera pas le cas. Tous les employés seront conservés. Seul la cadence des embauches sera ralentie. Concrètement, les estimations pour le budget de Meta en 2022 sont passés de 95 milliards à 87 milliards de dollars, soit une baisse de 8 milliards, ce qui est cohérent avec les propos de Mark Zuckerberg en avril dernier, précisant qu'il souhaitait diminuer les investissements dans la division commerciale et dans l’intelligence artificielle. Si Meta ne peut pas miser pleinement sur le Metaverse pour l'instant, il lui reste encore les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et WhatsApp pour générer des revenus. D'après le le fondateur du groupe, il faudrait au moins dix ans pour que les investissements dans le Métaverse deviennent vraiment rentables.
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    • 2 min
    Disney+ en passe de détrôner Netflix ?

    Disney+ en passe de détrôner Netflix ?

    Dans son rapport d'activité le plus récent, Disney+ a dévoilé de très bon chiffres qui font de la plateforme de vidéo à la demande une menace très sérieuse pour Netflix, toujours numéro un dans le monde. Si la bonne santé de Disney+ se confirme, ce qui n'est pas une surprise depuis son lancement en 2020, c'est surtout le premier trimestre de l'année 2022 qui laisse de nombreux observateurs sans voix avec une hausse colossale du nombre d'abonnés.
    8 millions d'abonnés supplémentaire. C'est le nombre annoncé par Disney+ pour les seuls mois de janvier, février et mars 2022. En prenant un spectre plus large, celui de l'ensemble des offres de streaming du groupe -qui comprend donc Hulu et ESPN Plus- Disney+ revendique plus de 205 millions d'abonnés, soit seulement 16 millions et demi de moins que Netflix. La tendance n'est d'ailleurs pas aux beaux fixes pour le leader du streaming mondial qui perd 200 000 abonnés au premier trimestre. Ceci dit, il ne faut pas oublier que Disney+ ne rapporte pas le moindre centime à sa maison mère, et lui fait même perdre de l'argent. Une situation logique que l'on doit à l'augmentation des coûts de production et de publicité. Dès lors, il semble peu probable que ces coûts diminuent dans les prochains mois. A contrario, une augmentation des prix, comme l'a fait Netflix, pourrait freiner la croissance des abonnés. Au final, la meilleure stratégie pour Disney+, qui ne devrait pas faire plaisir à tout le monde, serait sans doute de créer un nouveau service financé par la publicité.
    Ce modèle du streaming avec publicité, qui est ni plus ni moins que celui de la télévision classique finalement, Netflix y songe sérieusement aussi. Un changement de paradigme étonnant puisque la compagnie a toujours plaidé contre la publicité sur sa plateforme jusqu'à aujourd'hui. L'entreprise est en effet prête à tout pour faire des économies et ne pas perdre trop d'argent, même licencier près de 150 employés dans la branche qui a fait sa réputation, à savoir celle de la création, tant pour le cinéma que pour les séries. Chez la concurrence, on notera la bonne santé de HBO Max également qui a gagné 3 millions de nouveaux abonnés au cours du dernier trimestre, pour un total d'environ 77 millions d'abonnés, ce qui reste tout même très loin de Disney+ et Netflix.
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