Décousu

Agathees

La mode, objet de tant de désirs et de fantasmes mais également de critiques et de mépris. Faussement accessible, le milieu de la mode entretient jalousement ses mystères et ses richesses parmi lesquelles la Haute Couture. Mais que savons-nous vraiment de cet artisanat (voire Art) de luxe? Incontestablement, la Haute Couture est un pilier de notre Art de vivre à la française qui se perpétue depuis des siècles."Décousu", c'est une plongée en profondeur dans les secrets de la couture, de la création aux savoirs-faire en passant par le fonctionnement du secteur et ses avancées techniques. Qu'est-ce que la Haute Couture? D'où vient-elle? Pourquoi existe-t-elle encore aujourd'hui? A-t-elle un avenir? Autant de questions que nous abordons dans des podcasts documentaires, historiques mais également dans des épisodes spéciaux où des acteurs du secteur entrent en dialogue avec nous.Nous trouver sur instagram: @decousupodcast

  1. Épisode 102 : Du Salon au Flacon — Le parfum, arme secrète des maisons de couture histoire d'un lien culturel et commercial avec Elisabeth de Feydeau

    1D AGO

    Épisode 102 : Du Salon au Flacon — Le parfum, arme secrète des maisons de couture histoire d'un lien culturel et commercial avec Elisabeth de Feydeau

    Il est des objets plus puissants qu’ils n’en ont l’air. Invisibles, immatériels presque, et pourtant capables à eux seuls de résumer une époque, une silhouette, une maison, parfois même un imaginaire entier.Le parfum fait partie de ceux-là.Dans cet épisode, Décousu remonte le fil d’une histoire aussi culturelle qu’économique : celle du lien intime entre la couture et le parfum. Car derrière chaque grand flacon se cache souvent bien plus qu’une simple fragrance : une stratégie de marque, une vision du luxe, une manière de diffuser le rêve bien au-delà des salons de couture.Aux côtés d’Elisabeth de Feydeau, historienne du parfum, nous explorons cette alliance fondatrice entre mode et parfumerie — depuis les premiers grands parfumeurs français jusqu’à l’entrée fracassante des couturiers dans cet univers au début du XXᵉ siècle. Paul Poiret, Gabrielle Chanel, Lanvin, Patou, Dior, Yves Saint Laurent, Mugler… autant de maisons qui ont compris très tôt qu’un parfum pouvait devenir bien plus rentable qu’une robe, mais aussi bien plus durable dans l’imaginaire collectif.Car si la couture habille quelques corps, le parfum, lui, permet d’habiter le monde entier.Au fil de la conversation, cet épisode interroge aussi ce que le parfum raconte du luxe lui-même : son industrialisation, sa démocratisation, sa mondialisation, mais aussi sa capacité unique à fabriquer du désir, de la mémoire et de la fidélité.Pourquoi les maisons de couture ont-elles presque toutes fini par créer des parfums ?Comment un flacon peut-il financer une maison entière ?Et aujourd'hui, que le parfum nous dit-il du secteur et de ses mutations profondes? Un sillage bien plus bavard qu'il n'y paraît...Un épisode entre histoire culturelle, stratégie économique et esthétique du désir — où l’on découvre que, depuis plus d’un siècle, le parfum est peut-être la plus discrète… mais aussi la plus redoutable des armes du luxe.Bon épisode !Retrouvez Décousu sur Instagram @decousupodcast

    1h 14m
  2. Épisode 101 : La mode peut-elle boucler la boucle? Recyclage du polyester, promesse ou mirage ? Avec Alain Poincheval de Reju

    APR 18

    Épisode 101 : La mode peut-elle boucler la boucle? Recyclage du polyester, promesse ou mirage ? Avec Alain Poincheval de Reju

    Il est des promesses industrielles qui sonnent comme des évidences — recycler, boucler, régénérer — et qui, pourtant, se dérobent dès que l’on s’approche de leur mécanique réelle.Dans cet épisode, Décousu soulève le voile sur l’un des grands récits contemporains de la mode : celui de la circularité textile. Aux côtés d'Alain Poincheval, représentant REJU, nous entrons dans la matière — littéralement. Le polyester, omniprésent, ses illusions de recyclabilité, et cette vérité moins commode : aujourd’hui encore, la quasi-totalité du “recyclé” textile provient… de bouteilles plastiques.Alors, que signifie recycler un vêtement en vêtement ? Que reste-t-il de la promesse lorsque surgissent les verrous bien concrets — fibres mélangées, teintures, qualité, collecte, coûts ? Et comment les faire sauter? Pour quels enjeux réels, au-delà du seul discours environnemental?Au-delà de la technique, c’est tout un système que cet épisode interroge. Car derrière la boucle fermée se cache une équation autrement plus délicate : peut-on rendre la circularité rentable ? Et à quelles conditions — industrielles, réglementaires, créatives — faudrait-il repenser la mode pour qu’elle le devienne réellement ?Un épisode pour comprendre, sans simplifier. Et pour regarder, avec lucidité, ce que l’industrie peut — et ne peut pas encore — tenir comme promesse.Bon épisode ! Retrouvez Décousu sur instagram @decousupodcast

    1h 11m
  3. Épisode 100 : L'Inde face au luxe français : Héritages, désirs et nouveaux équilibres géopolitiques avec Anish Singh

    APR 4

    Épisode 100 : L'Inde face au luxe français : Héritages, désirs et nouveaux équilibres géopolitiques avec Anish Singh

    Il est des marchés où certains pays dominent, et le luxe - surtout vu depuis Paris - semble être chasse gardée de la France. Partout, et presque depuis toujours, pense-t-on, tous les regards se tournent vers l'Hexagone en la matière. Mais ne serait-ce pas un regard borgne, surtout à l'heure des grands basculements? Car il y a l’Inde. Un territoire où le luxe ne commence ni avec Gabrielle Chanel ni avec l’avenue Montaigne, Louis XIV, le Second Empire etc, mais bien avant : dans les cours royales, les textiles, les pierres, les gestes, et une histoire longue, autonome, profondément enracinée.Dans cet épisode, je reçois Anish Singh, expert reconnu du marché indien du luxe et fondateur du Bhartiya Paris Club, pour tenter de comprendre ce que ce marché dit — non seulement de lui-même — mais aussi de nous.Car à l’heure des basculements géopolitiques, où la Chine se referme et où les États-Unis vacillent, l’Inde apparaît comme un horizon stratégique. Mais un horizon exigeant : fiscalité contraignante, usages profondément culturels, rapport cérémoniel au luxe, importance du sur-mesure, poids des hiérarchies sociales. Nous parlons aussi de ce que les maisons françaises projettent sur l’Inde — et de ce que l’Inde perçoit réellement de ce luxe qui se pense universel. Entre admiration, distance culturelle et réalité industrielle (car nombre de savoir-faire y sont déjà produits), une tension féconde se dessine.Enfin, se pose une question plus vaste, presque politique : le luxe peut-il encore s’exporter sans se transformer ? Ou sommes-nous en train d’entrer dans un monde où il faudra, enfin, apprendre à regarder ailleurs — vraiment ?Un épisode pour comprendre que le luxe, loin d’être un langage universel, est peut-être d’abord une affaire de cultures, de pouvoirs… et de points de vue.Retrouvez Décousu sur instagram @decousupodcast

    1h 12m
  4. Épisode 99 : Dans l’œil de Jean-Daniel Lorieux : histoire et réalités de la photographie de mode depuis les années 1970s

    MAR 21

    Épisode 99 : Dans l’œil de Jean-Daniel Lorieux : histoire et réalités de la photographie de mode depuis les années 1970s

    Il y a, dans la photographie de mode, quelque chose d’insaisissable. Une image qui semble évidente — et qui pourtant résulte d’un regard, d’un instant, d’un geste presque invisible.Dans cet épisode, Décousu reçoit Jean-Daniel Lorieux, photographe emblématique qui a façonné, par ses images, une certaine idée de la mode : libre, solaire, joyeuse et un brin fantasque.À travers cet échange, nous revenons sur une trajectoire singulière — celle d’un regard qui s’est construit loin des studios figés, au contact du réel, de la lumière naturelle, du voyage. Mais aussi sur ce que photographier la mode veut dire, concrètement : diriger une image, capter une allure, se construire un "oeil".Car derrière la beauté apparente, il y a une mécanique précise. Une relation avec les magazines, avec les maisons, avec les équipes et les mannequins.Nous parlons aussi d’une époque : celle où la photographie de mode participait à construire des imaginaires communs, où les réseaux sociaux n'existaient pas, et où les corps en gloire des super models vibrantes de santé et de glamour gouvernaient les regards. C’est donc toute une réflexion qui se dessine sur l’évolution du regard aujourd’hui : sans nostalgie stérile, mais avec une lucidité curieuse, nous nous demandons que reste-t-il de cette photographie dans un monde saturé d’images ? Comment continuer à produire du sens, de la singularité, de la désirabilité ?Un épisode à la fois lumineux et précis, pour comprendre ce que la photographie fait à la mode — et ce que la mode, en retour, révèle de notre manière de regarder.Rejoignez Décousu sur instagram pour voir les photos mentionnées : @decousupodcast

    45 min
  5. Épisode 97 : De la transgression au marché : trajectoire des sous-cultures et actualité des esthétiques cores avec Ulysse Meridjen

    FEB 21

    Épisode 97 : De la transgression au marché : trajectoire des sous-cultures et actualité des esthétiques cores avec Ulysse Meridjen

    On imagine souvent que la mode naît sur les podiums.En réalité, elle commence presque toujours ailleurs — dans une chambre d’adolescent, un club enfumé, un groupe minuscule qui s’habille d’abord pour se reconnaître avant d’être regardé.Avec Ulysse Meridjen, nous remontons le fil discret mais décisif des sous-cultures : ces communautés qui ne cherchent pas à faire tendance et qui pourtant finissent par la produire. Punk, dandysme, silhouettes japonaises ou tribus contemporaines — toutes partagent la même logique : créer un langage vestimentaire avant qu’il ne devienne un marché.Car une fois repérés, les signes circulent. La marge inspire l’industrie, l’industrie diffuse, et peu à peu la transgression devient esthétique, puis produit.Mais quelque chose a changé.Aujourd’hui, les « cores » prolifèrent à la vitesse des algorithmes : cottagecore, dark academia, Y2K… Des esthétiques très identifiables, parfois sans communauté, souvent sans durée. Peut-on encore parler de culture lorsqu’il ne reste qu’une image partagée ?Ou assiste-t-on à une nouvelle forme d’appartenance — plus visuelle que sociale, plus instantanée que vécue ?Cet épisode explore ce basculement : comment une culture devient une tendance, pourquoi certaines survivent et d’autres disparaissent, et ce que cela dit de notre rapport contemporain au vêtement, à l’identité et au collectif.Bonne écoute et venez partager vos réflexions sur Instagram : @decousupodcast

    1h 3m
  6. Épisode 96 : Réguler la mode : la bataille politique et les enjeux derrière la loi anti–fast fashion Avec Anne-Cécile Violland

    FEB 7

    Épisode 96 : Réguler la mode : la bataille politique et les enjeux derrière la loi anti–fast fashion Avec Anne-Cécile Violland

    On parle beaucoup de mode responsable, d’engagement, de bonnes intentions. Mais que se passe-t-il vraiment lorsque ces intentions doivent se traduire en loi ? Et surtout : qui résiste, pourquoi, et comment ?Dans cet épisode, Décousu quitte les podiums pour entrer dans les arcanes du pouvoir. Car derrière la loi dite « anti–fast fashion » se joue une bataille bien plus vaste qu’un simple texte réglementaire : une confrontation entre urgence climatique, intérêts économiques colossaux, cadres juridiques européens, diplomatie commerciale… et réalité très concrète du travail parlementaire.Pour en parler, j’ai reçu Anne-Cécile Violland, députée de Haute-Savoie, porteuse du texte à l’Assemblée nationale, issue du groupe Horizons, et engagée sur une ligne qu’elle qualifie d’« écologie de responsabilité » — une écologie qui se veut compatible avec la compétitivité industrielle, sans renoncer à l’ambition environnementale.Ensemble, nous décortiquons ce que contient réellement cette loi, au-delà des slogans : écocontributions, restrictions publicitaires, information du consommateur, définition juridique de l’ultra-fast fashion, articulation avec la filière REP, rôle de l’affichage environnemental… mais aussi ce que la loi ne fait pas — volontairement, stratégiquement, ou faute de marge de manœuvre.Nous parlons de la tension permanente entre la France et l’Europe : peut-on avancer seul sans s’exposer à l’illégalité européenne ? Faut-il forcer l’agenda pour entraîner les autres États membres, ou au contraire attendre une harmonisation qui tarde dangereusement face à l’urgence climatique ? Et que révèle, en creux, l’avis de la Commission européenne de septembre 2025 qui juge certaines dispositions françaises incompatibles avec le droit de l’Union ?Mais surtout, nous levons le voile sur le nœud dur du dossier : les plateformes, les petits colis, les zones grises du droit douanier, et les réseaux d’influence. Comment s’exerce concrètement le lobbying dans ce type de bataille réglementaire ? Que signifie, démocratiquement, la porosité entre sphère politique et intérêts économiques ? Et que nous dit ce dossier sur la capacité — ou l’incapacité — de l’Europe à réguler des géants globaux ?Bonne écoute, et venez poursuivre la discussion sur Instagram : @decousupodcast

    1h 8m
  7. Épisode 95 : Du déracinement à la réinsertion : quand les métiers d'art agissent au service des réfugiés grâce à La Fabrique Nomade

    JAN 17

    Épisode 95 : Du déracinement à la réinsertion : quand les métiers d'art agissent au service des réfugiés grâce à La Fabrique Nomade

    On parle souvent des gestes de la mode comme de traces délicates de culture et de style.On en parle moins comme de gestes qui s’apprennent, se transmettent, se défendent, et parfois se reconquièrent.Dans cet épisode, Décousu rencontre La Fabrique NOMADE, une initiative singulière où la couture est plus qu’un métier : c’est un espace de réinvention, d’inclusion, de dignité et de transmission. Aux côtés d’Inès Mesmar, fondatrice et cheffe d’orchestre de cette aventure, nous explorons un projet qui n’est ni une école classique, ni un simple atelier : un lieu où des artisans réfugiés et migrants retrouvent un terrain pour réapprendre à faire, à vivre un métier, à se projeter — avec technique, exigence et autonomie.La Fabrique NOMADE n’est pas seulement un dispositif d’insertion : c’est une mise en pratique du vivre ensemble à travers le geste. Joaillerie, couture, broderie, patronage, coupe à plat… chaque point, chaque patron, chaque couture raconte une histoire d’apprentissage mais aussi de résilience.Dans cette conversation, nous démêlons ce que signifie vraiment accompagner des parcours, former à des savoir-faire complexes, mais aussi créer des passerelles entre talent, reconnaissance et liberté professionnelle.Nous parlons de pédagogie — de la difficulté d’apprendre quand on n’a pas les mêmes langues ou les mêmes codes — et de la façon dont des gestes très fins (points invisibles, sous-piqûres, nervures) deviennent des marqueurs de dignité sociale.Nous évoquons aussi les relations avec les maisons : comment une alliance avec des acteurs du luxe (comme LVMH) se traduit concrètement, quelles commandes ce partenariat génère, comment il se boucle financièrement, et quelles opportunités il ouvre pour des artisans qui, hier encore, n’avaient aucun accès à ces réseaux.Et puis il y a la question universelle, plus vaste :Quel rôle l’artisanat, ce geste cultivé et humble, peut-il jouer aujourd’hui dans un secteur qui valorise souvent l’événement et l’image plutôt que la compétence ?Peut-on, à force de points main et de patience, renouer avec une mode qui soit à la fois désirable et profondément humaine ?Un épisode inspirant, sans emphase mais avec une vraie tendresse pour les métiers du faire — ceux qui transforment des vies en compétences, et des compétence en chemins professionnels durables.Bonne écoute ✨Et comme toujours, rejoignez la conversation sur Instagram : @decousupodcast

    51 min

Ratings & Reviews

5
out of 5
2 Ratings

About

La mode, objet de tant de désirs et de fantasmes mais également de critiques et de mépris. Faussement accessible, le milieu de la mode entretient jalousement ses mystères et ses richesses parmi lesquelles la Haute Couture. Mais que savons-nous vraiment de cet artisanat (voire Art) de luxe? Incontestablement, la Haute Couture est un pilier de notre Art de vivre à la française qui se perpétue depuis des siècles."Décousu", c'est une plongée en profondeur dans les secrets de la couture, de la création aux savoirs-faire en passant par le fonctionnement du secteur et ses avancées techniques. Qu'est-ce que la Haute Couture? D'où vient-elle? Pourquoi existe-t-elle encore aujourd'hui? A-t-elle un avenir? Autant de questions que nous abordons dans des podcasts documentaires, historiques mais également dans des épisodes spéciaux où des acteurs du secteur entrent en dialogue avec nous.Nous trouver sur instagram: @decousupodcast

You Might Also Like