La Story Nostalgie

Nostalgie Belgique

Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps. Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels. Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui vous feront revivre les vibrations du rock des seventies, l'effervescence des eighties, et bien plus encore. Brice Depasse vous fait redécouvrir des albums cultes, des sessions d’enregistrement mémorables, et les concerts qui ont marqué toute une génération. Que vous soyez fan des ballades de Jean-Jacques Goldman, des envolées vocales de Céline Dion, ou des shows spectaculaires de Robbie Williams, "La Story Nostalgie" est votre passeport pour un voyage musical inoubliable. Laissez-vous emporter par les récits fascinants sur des artistes comme Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, France Gall, Michel Sardou, et Blondie, tout en explorant les liens entre musique et cinéma, des bandes originales aux collaborations légendaires. Ce podcast vous fait revivre l’esprit de Woodstock, les folles tournées, et les sessions d'enregistrement qui ont donné naissance à des albums de légende. Que vous soyez un nostalgique des seventies ou un amoureux des eighties, "La Story Nostalgie" est le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de musique. Branchez vos écouteurs et laissez Brice Depasse vous raconter ses histoires inédites.

  1. 6h ago

    Freddie Mercury fête ses 38 ans : la soirée légendaire du 5 septembre 1984

    5 septembre 1984, Freddie fête son 38ème anniversaire avec ses copains de Queen et les 11.000 spectateurs du Wembley Arena. C’est la deuxième des quatre dates londoniennes à guichets fermés, la tournée de l’album Works et le succès phénoménal des singles et des clips de Radio Gaga et I Want To Break Free dont le public a interprété par chœur le premier couplet sans que Freddie ait eu à chanter le premier mot. Et donc, 38 ans, ça se fête. Freddie en organise une démesurée, folle, dans la boîte à la mode, le Xenon. Située sur Piccadilly, là où dans quelques semaines on fêtera la sortie du deuxième album de Wham! en présence de George et Andrew, évidemment, ce 5 septembre, ce sont 500 invités qui attendent Freddie. Je vous laisse imaginer l’ambiance. Le voilà qui arrive dans ce qui semble être une tenue de scène rouge, laissant apparaître de larges épaules musclées une fois son blouson de cuir ôté. Le gâteau est bien évidemment à la hauteur de l’événement, en forme d’un modèle vintage de Rolls Royce, mais de la taille d’un cuistax, c’est dingue. Freddie donne le premier coup de couteau et de dent aussi, quelle image, pour un type qui semble croquer la vie à pleine dents, qu’il a bien visibles. Parmi les invités, on reconnaît beaucoup de stars du rock, bien sûr, mais aussi Mary Austin, qui huit ans après leur séparation n’est jamais loin. Comment peuvent-ils deviner que le portrait d’eux pris ce soir à la sauvette, avec Freddie la tenant dans ses bras, sera le plus diffusé dans les médias trente ans plus tard, qu’on parlera encore de leur histoire. Oh, il y a aussi tous les amis de bringue de Freddie, les fidèles et ceux d’un soir mais ce n’est pas eux qui attirent le plus l’attention, non, c’est une femme dont il est très proche et avec il partira au milieu de la nuit en la tenant par la main. En Allemagne, il ne se trouve personne pour ignorer son nom, Barbara Valentin est une enfant star, une comédienne. Autrefois le profil type de la petite bavaroise blonde, aujourd’hui les traits fatigués de quelqu’un qui a trop bu pour accompagner sa solitude de vedette, dépassée par un nouveau cinéma qui ne la reconnaît plus. Barbara a plu à Freddie dès leur première rencontre à Munich. Lors d’une soirée dans un bistrot, elle avait brûlé son manager avec sa cigarette sans le faire exprès. Il était monté dans une rage folle mais cela n’avait pas eu l’heur d’impressionner la comédienne. Freddie l’avait invitée à boire un verre, ils avaient parlé jusqu’au bout de la nuit, il l’avait raccompagnée chez elle, et était sorti de son appartement marqué par sa présence. Ils emménagent rapidement ensemble à Munich, leur vie commune est atypique mais c’est un nouvel ancrage pour Freddie. Mary s’est montrée très froide ce soir du 5 septembre face à Barbara, qui, même si elle modère Freddie lorsd e leurs virées, le fait rentrer quand il va trop loin, est aussi une habituée des lieux de débauche.

    Freddie Mercury fête ses 38 ans : la soirée légendaire du 5 septembre 1984
  2. 1d ago

    Freddie Mercury aurait 80 ans : retour sur l'été 1978, de New York à la Côte d'Azur

    Ce 5 septembre 2026, Freddie Mercury aurait fêté ses 80 ans. Incroyable, hein ? On ne l’imagine pas à 80 ans. Son image, ses images sont figées avant la cinquantaine pour l’éternité. Alors on va y retourner dans ce passé légendaire, nous sommes le 5 septembre 1978, Freddie fête son 32ème anniversaire. Nous nous trouvons dans une région familière pour un grand nombre d’entre nous, la Côte d’Azur, précisément, à Saint-Paul-de-Vence, dans la maison de Bill Wyman, le bassiste des Rolling Stones. Une fête à laquelle se joignent pas mal d’amis de Freddie, venus de Londres et de New York. Car figurez-vous qu’il vient de s’enticher de New York. En effet, début décembre 77, lors du second concert de Queen à Madison Square Garden, il reçoit la visite d’une fan de marque : Liza Minnelli. Imaginez le choc pour Freddie qui juste après avoir reçu l’aval de Groucho des Marx Brothers, il reçoit après concert les félicitations de la fille de Judy Garland, LA dorothée du Magicien d’Oz et, du grand réalisateur Vincente Minnelli. Tous les gars de sa génération ont vu les films des parents de Liza. Il est si impressionné qu’il décide de rester à New York pour se rendre à une représentation sur Broadway d’un Musical dans lequel elle tient le premier rôle. Pour Freddie, Liza, c’est la star de Cabaret, un film qui l’a terriblement marqué cinq ans plus tôt, et pas seulement parce qu’elle y est prodigieusement sexy et émouvante, mais aussi parce qu’il montre le Berlin Gay des années 30 face à l’intolérance nazie. Cette nuit-là, Freddie découvre une communauté new yorkaise libérée, dans des bars qui ne sont désormais plus considérés comme “louches”. C’est pour lui, une révélation. Il décidera bientôt de poser ses valises dans cette ville où on peut y sortir toute la nuit pour briser sa solitude sans être importuné parce qu’on est une star de la musique. Mais pour le moment, la tournée continue, en Europe, et après avoir notamment donné les mythiques premiers concerts à Forest National, les membres de Queen s’entendent dire par leur manager qu’ils gagnent désormais trop d’argent pour le fisc anglais. Ils doivent, pour les mêmes raisons que les Rolling Stones, quelques années plus tôt, expatrier leurs sources de revenus. Et donc ? Et donc, il y a un studio d’enregistrement à vendre à Montreux. Un studio avec de sacrées références de Deep Purple à Led Zeppelin en passant par David Bowie. Montreux est une ville pour enfants riches de 20.000 habitants, il n’y a rien à faire la nuit, à part un casino et un bar dont le groupe va se faire virer d’ailleurs, un soir, par conséquent, vous y serez d’autant plus concentrés quand vous enregistrerez. De plus vous aurez tout le temps, il sera à vous. Et donc, Montreux, Saint-Paul-de-Vence c’est à un saut de puce qui permet à Freddie d’assister au passage du Tour de France, certains disent à Montreux, d’autres à Nice, alors qu’il loge à l’hôtel Negresco. .

    Freddie Mercury aurait 80 ans : retour sur l'été 1978, de New York à la Côte d'Azur
  3. 2d ago

    Freddie Mercury aurait eu 80 ans : retour sur le destin d'une icône intemporelle

    Ainsi donc, ce 5 septembre 2026, Freddie Mercury aurait dû fêter ses 80 ans. On imagine les quatre membres de Queen se retrouver pour l’occasion, Freddie étant plus âgé que ses comparses, le passage de ce cap n’en aurait été que plus important. Peut-être ne résiderait-il plus aujourd’hui dans sa maison de Kensington où viennent encore chaque jour se recueillir de nombreux fans. Ni à Montreux dans la maison au bord du lac, avec le fameux hangar à bateau. Mais peu importe, le miracle est là, 35 ans après sa disparition, Freddie n’a jamais été aussi populaire, comme en atteste le succès du biopic Bohemian Rhapsody, tellement prodigieux qu’il en a lancé une mode dont on ne voit pas la fin. Freddie Mercury est une icône, un superhéros des années rock’n’roll star, un personnage historique pour des milliards d’humains du XXI° siècle. Une destinée d’autant plus improbable qu’il a durant toute sa carrière dû subir les attaques d’un milieu rock alors tout puissant qui ne le reconnaissait pas comme un des siens. Moqué par les critiques parce qu’il ne s’embarrassait pas des codes et du cloisonnement des genres musicaux, poursuivi par les tabloïds à cause de son immense popularité, Freddie est un héros tragique qui a dû ajouter un destin brisé à son parcours atypique. Aujourd’hui sa maison natale, dans son paradis perdu de Zanzibar est devenu un hôtel de caractère, avec ses chambres de charme au bord d’un océan de carte postale. Le monde de nos années 2020 oscille entre son émerveillement pour ses créations, ses performances vocales, sa présence sur scène toujours inégalée et l’admiration pour l’ostracisme qu’il a subi dans son existence pour le Paki Homo qu’il était. Le monde d’alors était ainsi fait que Freddie a dû se cacher au prix de se perdre avant d’enfin se trouver, s’assumer dans une décennie de libération qu’il a fini par incarner visuellement dans des clips, aujourd’hui du patrimoine. Pour les plus anciens, le Queen de Freddie Mercury, c’est un 45 Tours entendu à la radio, une vidéo à la télé qui a fait s’arrêter les aiguilles du temps l’espace de quelques minutes. Un concert à Forest National qui leur a donné l’impression d’être dans un autre monde, électrisé par un charisme qui n’a jamais connu d’équivalent, porté par une musique dont on ignorait qu’elle pouvait être poussée à une telle puissance. Queen, ce sont des 33, des 45 Tours, des CD, des cassettes échangés dans la cour de l’école pour découvrir des enregistrements qu’on n’avait pas les moyens de se procurer avec notre argent de poche. Alors, on ne va pas se lamenter sur toutes les chansons de Queen qu’on n’entendra jamais car Freddie n’a pas eu le temps de les enregistrer, de les laisser pousser dans nos vies. En vingt ans de carrière, il a eu l’occasion de nous en offrir assez pour éclairer une existence, pas vrai ? Et tenez celle-ci, l’a-t-il écrite pour quelqu’un en particulier ou pour nous tous ?

    Freddie Mercury aurait eu 80 ans : retour sur le destin d'une icône intemporelle
  4. 3d ago

    La Story Nostalgie fête ses 25 ans : Harry Potter et Le Seigneur des Anneaux, la naissance d'un âge d'or du cinéma

    Quand je vous ai raconté les premières Story à la rentrée 2001, il a surtout été question des années 70 et 80. Et oui, c’était déjà tendance il y a 25 ans, les enfants, c’est plus une mode, ça. Mais bon, 2001, au présent, c'était aussi une sacrée époque. On parlait de nouveautés sans imaginer qu'elles allaient nous accompagner pendant un quart de siècle, et le reste. Ainsi, souvenez-vous, en novembre 2001, un petit sorcier anglais débarquait au cinéma. Et quelques semaines plus tard, un hobbit quittait la Comté pour détruire un anneau maléfique. Oui, Harry Potter et Frodon Sacquet, petits par la taille, ont été les grands héros de deux films très attendus du début du XXI° siècle. Vingt-cinq ans plus tard, ce sont devenus des personnages aussi célèbres que Tintin ou Luke Skywalker, si pas Ulysse et le Roi Arthur. Et pourtant, à l’automne 2001, ce n’est pas gagné. Si les livres pour enfants de Harry Potter cartonnent déjà, rien ne dit que Hollywood ne va pas décevoir des millions de lecteurs. C’est pour cela que l'auteure, J.K. Rowling refuse que son univers soit américanisé. Elle exige des acteurs britanniques, des décors fidèles, et garde un droit de regard inhabituel dans une adaptation. Quant au choix du petit Daniel Radcliffe, il fait débat : beaucoup le trouvent trop fragile, pas assez ressemblant au héros des romans. Et pourtant, quelques semaines après sa sortie, les critiques sont unanimes : la magie fonctionne, c’est le cas de le dire. Mais c’est en décembre qu’arrive un autre pari, encore plus fou. Adapter Le Seigneur des Anneaux, le roman le plus vendu de l’Histoire, considéré depuis toujours comme impossible à porter à l'écran. Peter Jackson a dû convaincre le studio de tourner les trois films d'un seul coup, en Nouvelle-Zélande. Une décision complètement folle pour l'époque, vu la somme investie avant même de savoir si le premier film marchera. Alors, malgré la merveilleuse surprise de ces deux réussites, personne ne peut deviner fin 2001 que la saga Harry Potter va nous passionner de plus en plus durant huit films, que l’univers du Seigneur des Anneaux va nous fasciner durant six très longs métrages de plus de 3 heures 30 et remporter dix-sept Oscars. Depuis, on sait que les mêmes studios ont échoué recréer un nouvel Harry Potter ou un nouveau Seigneur des Anneaux". Oui, cet automne 2001 a marqué la naissance d'un nouvel âge d'or du cinéma populaire. Si on y ajoute le Star Wars II qui raconte la jeunesse d’Anakin Skywalker, ces personnages créés au siècle dernier vont devenir des héros universels. Les enfants qui découvraient Harry Potter à onze ans ont aujourd'hui des enfants qui découvrent Harry à leur tour. Quant à Frodon, Gandalf ou Aragorn, ils sont entrés dans notre imaginaire collectif. Qui aurait dit que cette première saison de La Story, consacrée à des histoires du passé, allait être aussi le témoin de l'Histoire d’une Pop Culture alors en train de naître.

    La Story Nostalgie fête ses 25 ans : Harry Potter et Le Seigneur des Anneaux, la naissance d'un âge d'or du cinéma
  5. 3d ago

    George Harrison : le Beatle discret devenu légende, 25 ans après sa mort

    Vingt-cinq ans que je vous raconte La Story sur Nostalgie, 25 ans où j’ai pu laisser parler cette passion qui m’a ouvert les portes d’un autre monde quand j’étais môme. Mais malheureusement, il n’y pas eu que des événements heureux qui m’ont valu de revenir en radio sur des carrières légendaires. Et dès la saison 1 de cette série d’ailleurs. Je me rappelle arriver un matin de novembre 2001 chez Nosta et m’écrier quand on m’annonce la nouvelle : oh non pas lui. Oui, George Harrison est mort, à l’âge de 58 ans. Un second Beatles de parti, c’est terrible ! Pauvre George. Il venait de sortir un nouvel album qui ne passionnait pas grand monde, il faut bien le dire. C’est vrai qu’il était le plus discret des quatre Beatles mais il avait pourtant signé quelques classiques du plus grand groupe de l’histoire comme Taxman, While my guitar gently weeps ou encore Something, sa seule chanson à avoir eu droit à une sortie en single en face A. Et c’est vrai aussi que George a souffert d’être le plus jeune. Pour Lennon et McCartney c’est le p’tit car il n’a que quatorze ans quand il les rejoint alors que les deux autres en ont quinze et dix-sept. Il faut dire que, un ou deux ans de plus, à cet âge-là, c’est énorme. Et donc George a dû se battre pour placer une chanson de lui par album car Lennon & McCartney ne le prenaient pas au sérieux. Je vous l’ai dit, c’est le petit, tellement qu’en 1971, il y a 55 ans, il sortait un triple album, All Things Must Pass, N°1 des ventes, avec toutes les chansons dont les autres n’ont pas voulu et qui auraient pu être des chansons des Beatles s’ils avaient continué leur route ensemble. George était revenu au premier plan en 1987 avec un énorme hit et un album à succès. A cette époque, il n’y avait plus personne pour y croire. Sauf ses amis Bob Dylan, Tom Petty, Roy Orbison et Jeff Lynne d’Electric Light Orchestra avec qui il enregistre une chanson pour une face B d’un single de cet album sous le nom des Travelling Wilburys. Sa firme de disques lui dit de voir plus loin car c’est vrai qu’on n’a jamais vu dans l’histoire, un super groupe d’un niveau pareil. Et voilà George encore N°1. Puis c’est le succès des séries Beatles Anthology en 1995 et 96 où ils enregistrent deux nouveaux titres à trois, mais en 1997 tombe la terrible nouvelle : George souffre du cancer du fumeur qui dans quatre ans, finira par avoir raison de lui. Entretemps, il survivra au terrible homejacking perpétré par un fan fou furieux. Souffrant des 40 coups de couteau reçus, George Harrison n’en a pour autant pas perdu son légendaire sens de l’humour avec lequel il avait brillé au sein des Beatles. Dans le communiqué qu’il publie le lendemain depuis son lit d’hôpital, il déclare que son agresseur n’était ni un voleur, ni un gars refusé à une audition pour les Travelling Wilburys.​ Alors pour se souvenir de lui, on va revenir à cette époque des Beatles où George devait batailler pour placer un titre sur un disque ; et bien, juste retour des choses, figurez-vous que l’une de ses compositions est aujourd’hui la plus écoutée des Beatles en streaming, et elle commence comme ceci ...

    George Harrison : le Beatle discret devenu légende, 25 ans après sa mort
  6. 3d ago

    La Story Nostalgie fête ses 25 ans : le show des Jackson au Madison Square Garden, éclipsé par le 11 septembre 2001

    You J’ai du mal à le croire et pourtant, il y a 25 ans, je vous présentais ma toute première Story sur Nostalgie. Et comme j’archive tout, me disant “on ne sait jamais ça peut servir”, le texte manuscrit se trouve toujours dans un classeur de mon armoire. Je ne pouvais pas trouver meilleur sujet en cette rentrée 2001 que de vous raconter l’incroyable histoire d’Electric Light Orchestra qui publiait son premier studio depuis 15 ans. Et quel album ! Et vous savez ce qui est fou ? C’est que cette période soit à présent devenue du patrimoine également. C’est vrai que 2001 n’a pas été celle de l’odyssée de l’espace, je disais déjà que l’avenir n’est plus ce qui l’était, mais n’empêche, j’ai pu vous parler avec beaucoup de passion de ce nouvel ELO, et bien sûr du nouvel album de Michael Jackson dont on ignorait qu’il serait le dernier. Et puis, en parlant de Michael Jackson, il n’y avait pas encore les réseaux sociaux, on n’utilisait pas internet comme aujourd’hui : on n’a pas entendu parler ici d’un événement incroyable qui s’est déroulé le 10 septembre 2001, à savoir l’improbable réunion des six frères Jackson qui fêtent les 30 ans de leur premier succès. Destinée à la promotion du nouvel album de Michael, cette réunion a lieu à New York sur la scène de Madison Square Garden. Un événement capté par la télévision, évidemment, le but n’est pas uniquement de fêter un jubilé mais aussi le nouvel album de Michael. Oui, 30 ans de succès discographique et pourtant, il fête ses 43 ans, le Michael. Avec ses cinq frères tout d’abord pour une série de hits des Jackson Five et des Jacksons, avant de continuer seul, avec ou en présence d’une pléiade de géants de la pop, de Whitney Houston à Ray Charles en passant par Usher, Britney Spears, ou les Destiny’s Child. Ce 10 septembre, est en fait la seconde représentation de ce show anniversaire. Non pas parce qu’il y avait trop de demandes, ils auraient pu remplir cette salle de 20.000 sièges dix fois mais plutôt parce qu’en télévision, il faut doubler pour choisir la meilleure prise. Et c’est tant mieux, je vais vous dire, car l’après-midi de la Première, le 7 septembre, Michael souffrant terriblement du dos, a pris du Demorol et se trouve aux abonnés absents quand tout le monde cherche après lui. Alors que le public entre déjà dans la salle, un assistant se précipite jusqu’à son hôtel, le réveille péniblement et ramène un Michael les yeux hagards devant un parterre d’invités et de caméras. A l’entr’acte, juste avant qu’il ne doive monter sur scène, c’est la panique à bord en coulisses, il dort debout. Mais Michael n’avait pas six ans quand il est monté sur scène pour la première fois, alors il assure, sauve les meubles. Et donc, cette seconde version du show est cent fois meilleure, tout est resserré, c’est vraiment l’événement de l’automne, le show qui va pousser l’album. Alors pourquoi en avons-nous si peu entendu parler de ce show du 10 septembre à Madison Square Garden ? Parce que le lendemain matin …

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  7. 5d ago

    La fête comme art de vivre : les tubes de l'année de la rentrée 1986

    Rentrée 1986. Les enfants, il s’en est passé des choses durant les six premières années de cette décennie. Vous imaginez 1979 avec les Bee Gees ou les Village People ? Sept ans plus tard avec Prince, The Cure, Metallica, c’est plus la même musique et surtout, plus du tout le même univers. La télé et les radios ne ressemblent plus non plus à celles du début du début des années 80. Le rock est roi, le heavy metal cartonne, quant au rap, lui, il est encore considéré comme une curiosité en dehors de NY. C’est vrai, depuis Sugarhill Gang et Grandmaster Flash, il ne s’est plus passé grand-chose et les maisons de disques ne savent pas quoi en faire, les radios ne veulent que du rock et de la pop. Pourtant, un producteur californien au look improbable nommé Rick Rubin, le patron du jeune label Def Jam, est un fan absolu d'Aerosmith mais aussi des rappers de Run-D.M.C. Pour lui, les deux univers ont plus de points communs qu'on ne le pense : le rythme, l'énergie, la rue. Alors cet été, il propose aux trois rappeurs de reprendre Walk This Way, un tube d'Aerosmith sorti en 1975. Une autre époque, hein. Les mecs de Run-D.M.C. refusent, bien sûr, ils ne connaissent même pas Aerosmith. Pour eux, c'est de la musique de Blancs. Alors, Rick Rubin insiste. Il leur met le disque. Les trois gars écoutent, sous leur chapeau et derrière leurs lunettes noires, ils gambergent et finissent par accepter. Mais ce sera à leur manière. Pas question de copier. Ils vont garder le riff de guitare, mais vont réécrire la façon de chanter le refrain. Côté Aerosmith, en 1986, que va-ton en penser ? Ben en fait, ils ont d’autres soucis. Le groupe n’est plus celui qu’il a été. Ses deux derniers albums à la fin des années 70 et début 80 sont loin d’avoir été des chefs-d'œuvre et des succès, ravagés qu’ils étaient par la drogue, l’alcool et les disputes. Ça s’était terminé par une rupture. Mais là, surprise, Steven Tyler et Joe Perry viennent de se réconcilier, et de sortir un nouvel album. Très bon mais qui n’intéresse plus personne. Les grands jours semblent derrière eux. Alors quand Rick Rubin leur propose de participer à cette drôle d'idée, ils n'ont rien à perdre. Le clip va faire le reste avec les deux studios représentant deux mondes. D'un côté, Run-D.M.C. De l'autre, Aerosmith. Et quand Steven Tyler prend son micro et traverse littéralement le mur, l’image vaut tous les discours. Elle montre le rock et le rap qui cessent de s'ignorer. Les fans de rock découvrent le rap et inversément. Walk This Way est bien plus qu'un tube de la rentrée 1986, c’est une nouvelle fois dans les années 80, une porte qui s’ouvre pour ne plus jamais se refermer. Une époque de tous les possibles comme il n’y en avait encore jamais eue, malgré les deux extraordinaires précédentes décennies. Et comme il n’y en aura sans doute plus jamais.

    La fête comme art de vivre : les tubes de l'année de la rentrée 1986

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