Parce que… c’est l’épisode 0x359! Shameless plug 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026 25 et 26 février 2027 - Québec, Canada - SéQCure 2027 9 au 11 mars 2027 - Lilles, France - Forum INCYBER - Europe 2027 I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle 16 novembre 2026 - Paris, France - CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes Boostsecurity - Dazio Description Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées. Un épisode spécial sur les technologies opérationnelles Dans cet épisode spécial, Nicolas reçoit François Detroyer, consultant en cybersécurité des technologies opérationnelles, mieux connues sous le sigle OT. François a présenté au Sécure un survol de ce domaine souvent négligé au Canada. De formation technicien en procédés chimiques, il a passé quinze ans en industrie manufacturière et en pétrochimie avant de se convertir à la cybersécurité et à l’automatisation industrielle. C’est en touchant aux systèmes de contrôle qu’il a constaté que le monde OT était en cybersécurité facilement quinze ans en retard sur le monde IT. Cette prise de conscience a nourri sa passion et sa volonté d’aider les entreprises à améliorer leur posture, car l’impact d’une attaque sur une infrastructure critique dépasse largement la perte de courriels et touche directement la population. La différence fondamentale entre IT et OT La distinction centrale du propos est que l’OT est de l’informatique qui touche au monde physique. En IT, une attaque fait généralement perdre des fonctionnalités, des services ou des applications. En OT, on contrôle des équipements réels et l’impact peut être majeur, comme dans une usine de traitement des eaux qui dessert une population. La transition s’est faite rapidement, du fil à fil et des relais mécaniques vers des composantes informatiques grand marché. Aujourd’hui, une salle de contrôle OT ressemble à une salle IT, avec des serveurs Dell, des pare-feux Palo Alto ou Fortinet. C’est l’utilisation et la logique en arrière-plan qui font la différence. Les équipes d’automatisation et les instrumentistes ont fait évoluer ces systèmes tranquillement, sans support IT, ce qui a créé des environnements mal documentés et mal protégés. La plus grande menace en OT n’est pas Internet mais l’environnement corporatif lui-même, qui sert de porte d’entrée, et pourtant on se contente souvent d’un simple pare-feu de périmètre entre les deux réseaux, sans visibilité ni inventaire. Patcher ou ne pas patcher François nuance le discours fataliste répandu sur les médias sociaux selon lequel on ne peut pas patcher en OT. La complexité se concentre dans les PLC, les DCS et les équipements spécialisés d’automatisation, mais la couche de supervision et de monitoring reste une couche IT classique. En suivant les recommandations des fournisseurs et en testant en environnement de développement, certains de ses clients patchent au mois ou aux trois mois. Ceux qui refusent le font souvent par peur de l’inconnu, car faire tomber un serveur en production peut coûter très cher, jusqu’à un million par heure d’arrêt dans une raffinerie. La désuétude est par contre réelle et normale. Une machine sous Windows XP reliée à un équipement physique ne peut pas être remplacée sans changer tout le système, ce qui coûte des millions. On mitige alors autrement, avec de la segmentation, des IDS et de la visibilité sur le trafic. Il faut aussi noter que la durée de vie des équipements en OT peut atteindre quarante ans, ce qui rend l’obsolescence inévitable mais pas insurmontable. Disponibilité et triangle CIA inversé En OT, le triangle de la CIA est inversé. La sécurité physique vient en premier, puis la disponibilité prime sur la confidentialité, car les procédés industriels tolèrent mal les pannes. François raconte ses audits dans des usines de traitement d’eau au Québec, où les équipes sous-subventionnées travaillent seules, sans support, avec des TeamViewer et des VNC ouverts directement sur Internet. Le personnel de garde a besoin d’un accès à distance et, faute de ressources, il trouve des solutions seul sur Google. Ces usines s’exposent ainsi sur Internet avec leurs PLC visibles pour faciliter les mises à jour. Ce n’est pas de la malveillance, mais un manque de ressources et d’accompagnement. Les délais entre un audit et une décision client peuvent atteindre six mois ou un an, pendant lesquels la vulnérabilité persiste. La menace ne fait pas de distinction de taille Beaucoup de petites organisations se croient à l’abri parce qu’elles sont petites. François explique que les acteurs étatiques ciblent des entreprises précises pour maximiser l’impact et semer la peur, mais la majorité des attaquants cherchent simplement une vulnérabilité exposée. Des bots scannent Internet en continu et enchaînent les attaques automatiquement, peu importe la taille de la victime. Les conflits récents, comme le début du conflit en Irak, ont montré que des centrales de traitement d’eau ont été compromises en quelques jours. Nicolas ajoute que ces petites entités négligées servent parfaitement les objectifs des attaquants, qui cherchent à déstabiliser plutôt qu’à prendre le contrôle. Le fossé humain entre les deux mondes Une grande partie de la discussion porte sur la dimension humaine. Les équipes OT, issues de l’instrumentation, de l’électricité et du génie électrique, se sont débrouillées seules pendant des années après avoir été ignorées par les équipes IT. Aujourd’hui que les IT veulent s’intéresser à ces systèmes, elles se heurtent à une méfiance compréhensible. Dans certaines entreprises, les deux équipes fusionnent et le transfert de connaissances fonctionne. Dans d’autres, elles restent séparées et le pare-feu entre IT et OT devient une tranchée de guerre où chaque camp gère son univers sans vraiment se parler. Le personnel OT comprend le risque mais manque de connaissances informatiques approfondies, tandis que les profils IT ne connaissent pas les réalités industrielles. Même les recruteurs confondent encore le métier, comme ce recruteur qui croyait que l’OT consistait à installer des caméras. Complexité, visibilité et légitimité des investissements François insiste sur un principe universel en cybersécurité, ne pas ajouter de complexité. Accumuler des outils, du whitelisting, de l’antivirus et de l’IDS génère des faux positifs et embourbe les systèmes. En OT, où les systèmes sont déjà complexes, c’est encore plus vrai. La visibilité, naturelle en IT, n’est pas un réflexe en OT, alors que les équipements grand marché lisent désormais les protocoles industriels courants comme Modbus, BACnet et DNP3. Le paradoxe soulevé par Nicolas est frappant, l’OT est un domaine de télémétrie par essence, on surveille pressions et températures en salle de contrôle, mais on ne surveille pas le réseau qui supporte tout cela. Cette culture du monitoring industriel, où les enjeux vont jusqu’à