Monde Numérique (Actu tech & IA)

Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, le podcast qui décrypte l'actu tech et les enjeux du numérique, présenté par Jérôme Colombain. Je suis journaliste et fan d'innovation technologique depuis plus de trente ans. Chaque samedi, écoutez "L'Hebdo" pour tout savoir sur l'actu de la semaine. Les autres jours de la semaine, suivez : - Les interviews de ceux qui font la tech.- Le Debrief Transat, avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet, à Montréal)- Le Grand Debrief, avec François Sorel et Bruno Guglielminetti- Des reportages et des épisodes spéciaux consacrés aux grands événements tech (CES Las Vegas, MWC Barcelone, Vivatech Paris, etc.).- La série Tout comprendre, qui décrypte les technologies du quotidien. Thèmes traités : cybersécurité, intelligence artificielle, réalité augmentée, réalité mixte, réalité virtuelle, réseaux sociaux, robotique, smartphones, souveraineté numérique, transformation numérique, etc. Site Web : https://mondenumerique.info/ Chaîne YouTube : https://www.youtube.com/@mondenumeriqueNewsletter : https://mondenumerique.substack.com/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  1. 2h ago

    🎤 L’IA peut-elle échapper à ses créateurs ? (Frédéric Filloux, Les Echos, Deepnews) [REDIF]

    Les modèles d’intelligence artificielle sont-ils réellement sous contrôle ? Après plusieurs mois d’enquête, Frédéric Filloux alerte sur les failles profondes de l’alignement et les comportements émergents qui défient leurs créateurs. Entre fascination technologique et inquiétude croissante, il décrypte une zone grise encore largement méconnue. 🎤 INTERVIEW : Frédéric Filloux - Journaliste, spécialiste des médias et des technologiesRediffusion du 25 février 2026 L'essentiel- L’alignement consiste à rendre un modèle d’IA compatible avec des supposées valeurs.- Un modèle, lorsqu’il sort d’entraînement, est totalement non maîtrisé, dangereux et fantasque.- On ne sait absolument pas ce qui se passe dans ces modèles.- La correction de ces modèles se fait un peu au petit bonheur à la chance.================================= Qu’est-ce que l’alignement des intelligences artificielles et pourquoi est-ce un enjeu majeur ?L’alignement consiste à rendre un modèle d’IA compatible avec des valeurs supposées, comme des principes de décence ou de non-dangerosité. Le problème, c’est que ces valeurs peuvent varier selon les pays ou les acteurs. Un modèle sorti d’entraînement est totalement non maîtrisé : il peut restituer des informations dangereuses ou produire des comportements inattendus. L’objectif de l’alignement est donc de limiter ces dérives, mais c’est un processus extrêmement complexe et coûteux. Tu compares l’alignement à une taille de rosier. Pourquoi cette image ?Parce qu’aujourd’hui, on ne programme pas directement ces modèles pour leur dire de ne pas faire certaines choses. On les corrige avec des milliers de questions-réponses orientées, qu’on appelle des « golden data ». Les ingénieurs observent les comportements problématiques et essaient de réorienter le modèle. Le problème est qu’on a parfois l’impression de corriger au fur et à mesure, sans vraiment comprendre tout ce qui se passe à l’intérieur. Pourquoi penses-tu que ces modèles peuvent représenter un risque croissant ?Ce qui m’inquiète le plus, ce sont leurs capacités de déception et de manipulation. On observe que certains modèles peuvent chercher à donner aux utilisateurs les réponses qu’ils attendent. En parallèle, on comprend de moins en moins leur fonctionnement interne à mesure qu’ils deviennent puissants. C’est pour cela que je pense qu’il faut des garde-fous et que des acteurs non commerciaux, notamment le monde académique, doivent pouvoir examiner ces systèmes. Faut-il créer une régulation internationale spécifique pour l’intelligence artificielle ?Je pense qu’il faudrait un cadre mondial comparable, dans l’esprit, à ce qui existe pour l’énergie nucléaire avec une agence internationale. Les modèles d’IA sont développés dans une compétition mondiale très intense et les entreprises ont des incitations fortes à avancer rapidement. Il faut donc des experts indépendants capables d’examiner ces modèles et d’apporter un regard extérieur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    🎤 L’IA peut-elle échapper à ses créateurs ? (Frédéric Filloux,  Les Echos, Deepnews) [REDIF]
  2. 2d ago

    Cyberattaques en France : l’État pris en défaut (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 22/08/26)

    Cyberattaques massives contre les services publics français · Meta accusé de rendre les mineurs dépendants · La peur des lunettes connectées · La pub arrive dans ChatGPT · La France recule sur les réseaux sociaux avant 15 ans · L'IA pour préparer ses vacances · Robots humanoïdes en compétition à Pékin. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Cyberattaques : l’État français sous pressionCoup de gueule à propos des fuites de données qui frappent l’administration française. Environ 700 000 particuliers et professionnels sont concernés par des vols touchant notamment les informations fiscales, cadastrales et les successions, tandis que l’Éducation nationale aurait également été compromise. Le groupe ZeroBytes revendique une partie des attaques et relance le débat sur la faiblesse des systèmes publics, la double authentification, le zero trust et la capacité de l’État à détecter rapidement les extractions massives de données. Meta face à un procès qui pourrait changer les réseaux sociauxMeta affronte en Californie une offensive judiciaire menée par plusieurs États américains, qui l’accusent d’avoir conçu ses plateformes pour maximiser la dépendance des mineurs. Scroll infini, recommandations algorithmiques, notifications et connaissance du comportement adolescent sont au cœur d’un procès susceptible de remettre en cause une partie du fonctionnement même des réseaux sociaux. Monde Numérique avait déjà consacré un décryptage au bras de fer judiciaire entre Meta et les États américains. Meta : les lunettes connectées inquiètentDe nouveaux brevets de Meta imaginent des lunettes capables de sélectionner les moments importants d’une journée pour en produire un résumé vidéo, voire d’identifier les personnes croisées. Ces concepts restent des brevets et non des produits annoncés, mais ils illustrent la tension croissante entre les promesses des lunettes IA et les inquiétudes liées à la reconnaissance faciale et au respect de la vie privée. Monde Numérique s’est déjà penché sur les enjeux de confidentialité des lunettes intelligentes et sur les brevets de Meta autour de la reconnaissance faciale. Un ChatGPT spécial pour les adosOpenAI renforce l’expérience de ChatGPT destinée aux 13-17 ans avec des garde-fous spécifiques pour l’aide aux devoirs, les conversations sensibles et certaines formes de relations affectives avec l’assistant. Le système doit également mieux détecter l’âge des utilisateurs et les situations à risque, notamment autour de l’automutilation ou du suicide, même si la question du contournement de ces protections reste entière. Monde Numérique avait déjà évoqué les dispositifs de sécurité et de contrôle parental envisagés pour les jeunes utilisateurs de ChatGPT. La publicité arrive dans ChatGPT en EuropeLa publicité doit faire son apparition dans certaines versions gratuites et Go de ChatGPT en Europe, avec des annonces clairement séparées des réponses de l’assistant et contextualisées selon les requêtes. Le défi pour OpenAI consiste à développer cette nouvelle source de revenus sans donner l’impression que les réponses de l’IA sont dictées par les annonceurs. Le sujet de la publicité dans ChatGPT avait déjà été analysé dans Monde Numérique. Moins de 15 ans : la France contrainte de revoir sa copieLe Conseil constitutionnel a censuré le cœur du dispositif français destiné à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, notamment en raison des conséquences qu’un contrôle généralisé de l’âge ferait peser sur l’ensemble des utilisateurs. Emmanuel Macron souhaite néanmoins qu’un nouveau texte poursuive le même objectif, alors que les difficultés techniques et juridiques de cette interdiction avaient déjà été détaillées dans Monde Numérique. L’IA en vacances : du bon et du moins bonDes voyageurs racontent avoir été envoyés vers des sentiers, hôtels ou restaurants inexistants après avoir confié leur séjour à une intelligence artificielle, tandis que Jérôme Colombain rapporte au contraire une expérience très positive de ChatGPT pour les transports, les visites et les bonnes adresses. La leçon est surtout méthodologique : une IA peut être un excellent assistant de voyage, mais les informations importantes comme les visas, les formalités administratives ou les itinéraires sensibles doivent être vérifiées auprès de sources fiables. Les robots humanoïdes passent aux travaux pratiquesLes compétitions de robots humanoïdes organisées à Pékin ne se limitent plus aux démonstrations sportives : entretien de chambres d’hôtel, restauration et tâches industrielles doivent désormais montrer ce que ces machines savent réellement accomplir. Les performances de fabricants comme Unitree Robotics seront particulièrement observées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Cyberattaques en France : l’État pris en défaut (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 22/08/26)
  3. 3d ago

    🎤 « Innover, c’est déranger » (Stan Larroque, Lynx) [REDIF]

    Pionnier français des casques de réalité mixte, Stan Larroque raconte l'aventure de sa startup Lynx. Parti de presque rien, quelques millions d’euros et une petite équipe, Stan Larroque s’est attaqué à un secteur dominé par les géants de la tech. Il raconte les coulisses de cette aventure entrepreneuriale, faite de paris technologiques, de levées de fonds difficiles et de batailles industrielles. Il explique aussi pourquoi le métavers tel qu’il a été imaginé par les grandes plateformes n’a sans doute pas d’avenir, tandis que la réalité mixte trouve aujourd’hui son véritable marché dans les entreprises. Il en profite pour partager sa vision de l’innovation, qui consiste selon lui à « déranger » et à bousculer l’ordre établi. Il évoque également les défis de l’entrepreneuriat hardware en France, les décisions stratégiques qui ont façonné Lynx — notamment face à Google — et les montagnes russes émotionnelles que vivent les fondateurs de startups technologiques. Enfin, il confie son admiration pour certaines innovations majeures comme Starlink et explique pourquoi, pour lui, l’innovation reste avant tout une aventure humaine. Interview : Stan Larroque, fondateur de Lynx Mixed RealitiesRediffusion du 18 mars 2026 (interview réalisée avant le rachat de Lynx par EssilorLuxotica) - « Innover, c’est déranger. »- « Dans une startup tech, l’asset principal, c’est le cerveau des gens. »- « Faire du hardware en France ? Ne le faites pas… mais faites-le quand même. »- « Starlink est l’une des innovations les plus impressionnantes de ces dernières années. »Comment une petite startup peut-elle exister face aux géants de la tech ?Nous, chez Lynx, on est très concentrés sur un segment précis : le B2B. Il y a des entreprises prêtes à payer pour un casque qui leur apporte une vraie valeur dans leur travail. Ce n’est pas le même marché que le grand public. On ne parle pas de millions d’unités comme les smartphones, mais sur un produit avec de bonnes marges, il y a une vraie économie possible. La réalité virtuelle n'est-elle pas en train de s’essouffler ?Je ne pense pas que la VR n’ait pas d’avenir. En revanche, je pense que la vision du métavers qu’on nous a présentée n’en a pas vraiment. Le grand public a découvert la VR presque uniquement à travers la stratégie de Meta, et ce pari-là est en train de montrer ses limites. En revanche, dans le monde professionnel, la réalité mixte explose. Les entreprises ne sont plus au stade des tests ou des démonstrateurs. Elles déploient vraiment des solutions à grande échelle, parfois des milliers de casques pour la formation ou les opérations. Qu’est-ce que l’innovation pour toi ?Pour moi, innover, c’est inventer quelque chose qui trouve un usage. Une innovation, c’est une invention qui fonctionne dans le monde réel. Et surtout, innover, c’est déranger. Quand tu inventes quelque chose de nouveau, tu bouscules forcément l’ordre établi. Tu deviens celui qui agace les acteurs en place. Mais quelque part, c’est plutôt bon signe. Quelles qualités faut-il pour innover ?Il faut ne pas avoir peur. C’est vraiment la qualité essentielle. Quand tu montes une startup, tu vis une sorte de sinusoïde permanente : des moments incroyables et d’autres très difficiles. Il faut aussi s’entourer des bonnes personnes. Dans une entreprise technologique, l’actif principal, ce n’est pas la machine ou la propriété intellectuelle : ce sont les gens, leur cerveau, leur capacité à résoudre des problèmes. Quelle innovation t’impressionne le plus aujourd’hui ?L’innovation qui m’a le plus impressionné ces dernières années, c’est clairement Starlink. C’est un système d’une complexité technique incroyable, mais qui est exécuté avec une élégance remarquable. Aujourd’hui, on peut avoir du très haut débit dans des endroits où il n’y avait quasiment pas d’Internet. C’est un exemple spectaculaire de ce que la technologie peut apporter concrètement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    🎤 « Innover, c’est déranger » (Stan Larroque, Lynx) [REDIF]
  4. 5d ago

    Cookies, pixels... Comment nous sommes tracés sur Internet (🤔 Tout comprendre)

    Cookies, pixels invisibles, liens personnalisés ou fingerprinting : notre navigation laisse derrière elle une multitude de traces. Cet épisode explique comment fonctionnent ces outils, à quoi ils servent et jusqu’où ils peuvent renseigner les sites, annonceurs et éditeurs sur nos usages. * Avec le soutien de Frogans : https://www.f2r2.fr Cookies : utiles, mais parfois intrusifsUn cookie est un petit fichier texte enregistré par un site dans le navigateur. Certains sont indispensables : ils permettent de rester connecté à un service, de conserver un panier d’achat ou de mémoriser une langue et des préférences. Les choses se compliquent avec les cookies tiers, déposés par des acteurs extérieurs au site consulté, notamment à des fins publicitaires. Ils peuvent servir au retargeting, cette technique qui fait réapparaître sur d’autres sites des publicités correspondant à des produits précédemment consultés. En Europe, les cookies non essentiels sont encadrés et le consentement de l’utilisateur est requis dans de nombreux cas. La CNIL définit les règles applicables à ces traceurs. Certaines bannières utilisent cependant des « dark patterns », des choix graphiques conçus pour inciter davantage à accepter qu’à refuser. Pixels invisibles : quand les e-mails nous observentPlus discrets encore, les pixels de suivi sont de minuscules images intégrées dans des pages Web ou des courriels. Lorsqu’elles sont chargées, elles peuvent signaler qu’un message a été ouvert et fournir diverses informations sur la consultation. Cette technique est notamment utilisée dans les newsletters pour mesurer le taux d’ouverture et mieux comprendre le comportement des lecteurs. Mais elle soulève des questions de vie privée, car le destinataire n’a pas toujours conscience d’être suivi. En 2026, la CNIL a précisé les règles applicables aux pixels de suivi dans les courriers électroniques. Le sujet avait également été évoqué dans le Débrief Transat de Monde Numérique du 17 juillet 2026. Des services comme Gmail ou Mail d’Apple proposent par ailleurs des mécanismes destinés à limiter certaines formes de suivi liées au chargement des images. Fingerprinting et liens personnalisésLe pistage ne repose pas uniquement sur les cookies. Les paramètres ajoutés à certaines adresses Web peuvent permettre de savoir d’où vient un clic ou comment un contenu a été partagé. Autre méthode : le fingerprinting, ou empreinte numérique du navigateur. Taille de l’écran, langue, fuseau horaire, système d’exploitation ou navigateur peuvent être combinés afin de tenter de reconnaître un appareil sans avoir besoin d’y déposer un cookie. Sur mobile, les systèmes d’exploitation utilisent également des identifiants publicitaires, dont l’accès est désormais soumis à différents réglages et autorisations. Comment limiter le suivi ?Refuser les cookies non indispensables, bloquer les cookies tiers dans son navigateur, utiliser certaines extensions ou supprimer régulièrement les cookies permet de réduire une partie du pistage. Tous ces outils ne sont pas nécessairement malveillants : mesurer une audience ou mémoriser les préférences d’un utilisateur peut être utile au fonctionnement d’un service. La véritable question est celle de la transparence : qui collecte quelles informations, pendant combien de temps et dans quel but ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Cookies, pixels... Comment nous sommes tracés sur Internet (🤔 Tout comprendre)
  5. Aug 17

    🎤 Le robot humanoïde français qui veut transformer notre quotidien (Jean-Louis Constanza, Wandercraft) [REDIF]

    Dans cet épisode rediffusé de la série INNOVATEURS, consacrée à celles et ceux qui font l’innovation, nous vous proposons de réécouter notre rencontre avec Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft, l’une des startups françaises les plus avancées dans le domaine de la robotique humanoïde. Parti d’un projet profondément personnel — aider son fils à remarcher — Jean‑Louis Constanza raconte comment Wandercraft est devenu un acteur majeur des exosquelettes médicaux avant de se lancer dans les robots humanoïdes industriels. Il revient sur la naissance de Calvin, le robot développé avec Renault, capable de porter des charges lourdes dans les usines, et explique pourquoi la robotique représente selon lui un enjeu stratégique majeur pour l’Europe. Il partage également sa vision de l’innovation, son regard sur l’intelligence artificielle, les bouleversements à venir sur l’emploi et les raisons pour lesquelles il estime que les robots humanoïdes vont transformer profondément notre économie et notre société. 🎤 INVITÉ : Jean-Louis Constanza - Cofondateur de WandercraftPunchlines- Les robots vont créer et remplacer des emplois.- La robotique, c’est le dernier train européen à prendre.- On ne voit pas encore ce que cette révolution va produire.- L’innovation, ce n’est pas l’invention, c’est la diffusion.- Ceux qui n’auront pas de robots seront déclassés.================================= Comment est née Wandercraft ?L’histoire de Wandercraft est directement liée à mon fils Oscar, qui a perdu la marche très jeune à cause d’une maladie génétique. Un jour, il m’a demandé pourquoi, puisque j’étais ingénieur en robotique, je ne fabriquais pas un robot pour l’aider à marcher. À l’époque, la marche robotique était encore un sujet de laboratoire. J’ai alors rencontré Nicolas Simon, un ingénieur visionnaire, et nous avons décidé de créer un exosquelette totalement auto-équilibré. L’idée n’était pas simplement de faire bouger des jambes, mais de créer un véritable robot humanoïde capable de marcher seul. Douze ans plus tard, Wandercraft équipe aujourd’hui plus de 150 hôpitaux dans le monde avec ses exosquelettes médicaux. Pourquoi avoir évolué vers les robots humanoïdes industriels ?Nous avons compris que notre plateforme robotique avait un potentiel bien plus large. Nos exosquelettes étaient déjà capables de porter des charges lourdes avec une stabilité extrême. Quand Renault est venu nous voir, l’idée était claire : utiliser cette technologie pour les tâches pénibles et dangereuses dans les usines. Nous avons alors développé Calvin 40, un robot humanoïde conçu en quarante jours capable de porter quarante kilos. Aujourd’hui, Calvin travaille déjà sur des lignes de production automobile. Il transporte des pneus, des caisses et des charges répétitives que les humains supportent difficilement pendant huit heures d’affilée. Les robots humanoïdes à la maison sont-ils proches ?Oui, mais pas immédiatement. On sait déjà comment construire ces robots. Le vrai défi, c’est la sécurité et la fiabilité. Dans une maison, un robot doit pouvoir interagir avec des humains, éviter un enfant, un animal, des objets fragiles et manipuler des charges importantes sans danger. Cela demande un niveau de sécurité extrêmement élevé. Je pense qu’il faudra encore trois à quatre ans avant de voir des tests sérieux dans des environnements domestiques. Mais le véritable enjeu n’est pas de faire un robot qui passe l’aspirateur. Le sujet majeur, ce sont les personnes âgées, les personnes handicapées et la disparition progressive des aidants humains. Sans robots, je ne vois pas comment nos sociétés vont faire face au vieillissement démographique. Qu’est-ce que l’innovation selon toi ?L’innovation, c’est apporter quelque chose de profondément utile que les gens n’avaient jamais vu auparavant. Une technologie vraiment innovante ressemble toujours un peu à de la magie. Mais l’innovation ne se limite pas à l’invention. Le plus difficile, c’est de transformer une invention en produit largement diffusé. Et cela demande énormément de résistance. Toute innovation rencontre du scepticisme, du cynisme ou du rejet. On vous explique constamment que ce n’est pas possible, que ce n’est pas utile ou que cela ne marchera jamais. C’est précisément pour cela que l’innovation reste l’une des aventures humaines les plus difficiles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    🎤 Le robot humanoïde français qui veut transformer notre quotidien (Jean-Louis Constanza, Wandercraft) [REDIF]
  6. Aug 15

    Filigranes, filtres... L’IA sous surveillance (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 15/08/26)

    Les contenus générés par l'IA Claude désormais marqués par un filigrane • Spotify écarte les artistes IA virtuels • Suno veut devenir le Spotify la musique générée par IA • Google attaqué par la presse française • Zuckerberg promet la superintelligence pour tous • OpenAI ralentit Astra • La France autorise les robots livreurs • Pixel 11 mise tout sur IA Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Claude veut laisser une empreinte invisibleAnthropic prépare un système de filigrane pour mieux identifier les contenus produits par Claude, dans le contexte des nouvelles obligations de transparence liées à l’IA. Mais il reste de nombreuses zones grises : quid des simples modifications, traductions, corrections, etc. Une nouvelle tendance qui pourrait cependant se généraliser. Quand les enseignants piègent les copier-coller IADes enseignants utilisent la technique du "prompt injection", en dissimulant des instructions dans leurs sujets, afin de repérer les étudiants qui rendent des devoirs générés par intelligence artificielle. Spotify contre la musique IA, Suno prend la voie inverseSpotify veut limiter l'invasion de la musique IA en signalant les contenus avec un badge. Ceux-ci seront exclus des recommandations éditoriales et personnalisées. De son côté, Suno, au contraire ambitionne de devenir une plateforme majeure de création musicale assistée par IA. AI Overviews : la presse française attaque GoogleL’arrivée en France des résumés générés par IA dans la recherche Google ravive le conflit avec les éditeurs de presse, qui redoutent une chute du trafic vers leurs sites et réclament une meilleure rémunération de leurs contenus. X et YouTube resserrent la rémunération des créateursX durcit à son tour les critères permettant aux comptes d’être rémunérés, avec l’espoir de réduire une partie des contenus racoleurs, copiés ou générés industriellement par IA pour provoquer artificiellement de l’engagement. YouTube relève également certaines barrières d’accès à la monétisation, soulevant la question de l’avenir des petits créateurs face à des plateformes de plus en plus sélectives. Spotify veut permettre de zapper les pubs des podcastsSpotify expérimente des fonctions permettant de passer plus intelligemment certains segments d’un podcast, notamment la publicité, ce qui fait réagir les producteurs indépendants. L’enjeu dépasse le confort d’écoute : si le dispositif s’étend, il pourrait rebattre les cartes de la publicité audio et renforcer la valeur des messages lus directement par les animateurs. Zuckerberg promet la superintelligence pour tousDans sa lettre intitulée The Future is for Everyone, Mark Zuckerberg (Meta) défend une superintelligence largement accessible plutôt que concentrée entre les mains de quelques institutions. Derrière cette profession de foi se joue aussi une bataille industrielle et politique, alors que progressent les inquiétudes sur l’emploi, l’impact des centres de données et le pouvoir pris par les géants technologiques. Muse Glimmer : Meta revient vers les modèles ouvertsEn parallèle, Meta lance Muse Glimmer, un modèle agentique dont les poids peuvent être téléchargés et modifiés et qui peut fonctionner localement sur du matériel grand public. La transcription parle d’open source ; plus précisément, Meta publie ses poids sous licence Apache 2.0, ce qui marque surtout un retour offensif vers les modèles ouverts face aux solutions fermées et à la montée des acteurs chinois. OpenAI freine Astra face au risque cyberOpenAI a suspendu certaines activités internes autour de son nouveau modèle Astra tant que des mesures de sécurité renforcées ne sont pas en place. Les premières évaluations en programmation autonome et cybersécurité suggèrent des capacités suffisamment avancées pour justifier des environnements isolés, des accès plus restreints et une surveillance accrue. Les robots livreurs bientôt sur les routes françaisesUn nouveau cadre règlementaire français ouvre la voie à l’homologation et à la circulation de robots électriques de livraison autonomes. Ceux-ci pourront circuler uniquement sur la chaussée et pas sur les trottoirs. Pixel 11 : Google mise davantage sur le logiciel que sur le designGoogle dévoile sa nouvelle famille de smartphones Pixel 11, Pixel 11 Pro, Pixel 11 Pro XL et Pixel 11 Pro Fold, tous équipés du processeur Tensor G6. Après une première prise en main, Bruno Guglielminetti décrit surtout une évolution logicielle : IA plus rapide, consommation mieux maîtrisée et nouvelles fonctions photo, notamment pour la basse lumière. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Filigranes, filtres... L’IA sous surveillance (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 15/08/26)
  7. Aug 14

    🎤 Comment la Chine prend une longueur d’avance dans la course aux robots humanoïdes (Stéphane Bohbot, Innov8) [REDIF]

    Les robots humanoïdes progressent à une vitesse spectaculaire, mais leur autonomie reste encore un défi majeur. Stéphane Bohbot explique comment l’industrie prépare leur arrivée dans nos vies, entre intelligence artificielle, apprentissage et enjeux géopolitiques. 🎤 INTERVIEW : Stéphane Bohbot - Fondateur et PDG d’Innov8Rediffusion du 24 février 2026 L'essentiel- Les robots deviennent plus abordables et donc un robot humanoïde basique est annoncé à moins de 20 000 euros.- L’enjeu maintenant, c’est que le robot comprenne le monde.- Le plus gros marché sera un marché de robots à domicile qui nous aideront dans les tâches ménagères demain.- La Chine est en suprématie sur le hardware, il n’y a pas de débat.=================================Les robots humanoïdes chinois ont impressionné le monde avec leurs performances lors du Nouvel An chinois. Où en est réellement la technologie ?Ce spectacle a montré un niveau d’excellence impressionnant dans les mouvements, la synchronisation et la dextérité des robots. Il y a encore un an, les robots étaient beaucoup plus rigides, alors qu’aujourd’hui on arrive à des mouvements d’une fluidité incroyable, parfois même supérieure à celle de l’homme. Mais il faut comprendre qu’un robot visible dans une démonstration n’est pas forcément autonome : il a encore besoin d’un opérateur pour être orienté et guidé. Pourquoi l’autonomie des robots reste-t-elle encore un défi ?La partie mécanique a énormément progressé. Aujourd’hui, les robots ont une excellente stabilité, une bonne mobilité et un équilibre beaucoup plus fiable qu’il y a quelques années. L’enjeu maintenant est l’apprentissage du monde : reconnaître les objets, comprendre comment les saisir, les manipuler et évoluer dans un environnement avec des humains. Pour cela, on utilise notamment des modèles d’intelligence artificielle, de l’entraînement par vidéo et des simulations numériques. Quand pourra-t-on avoir un robot humanoïde chez soi ?Le rêve ultime est le robot domestique capable de débarrasser une table, ranger un lave-vaisselle, plier une chemise ou faire du repassage. Mais je pense qu’il faudra encore environ dix ans avant d’avoir ces robots chez nous en toute sécurité. Avant cela, ils vont progressivement arriver dans les entreprises, les magasins ou les hôtels, dans des environnements plus contrôlés. Pourquoi la Chine semble-t-elle en avance dans la robotique ?La Chine bénéficie d’une puissance industrielle exceptionnelle, avec une supply chain très proche, beaucoup d’ingénieurs, des investissements massifs et des liens très forts entre le public et le privé. Leur capacité à créer rapidement des prototypes et des produits est impressionnante. En Europe, notre opportunité est plutôt de nous concentrer sur le logiciel, l’intelligence artificielle, les services et les applications. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    🎤 Comment la Chine prend une longueur d’avance dans la course aux robots humanoïdes (Stéphane Bohbot, Innov8) [REDIF]
  8. Aug 12

    USB : comment cette petite prise a changé nos vies numériques ? (🤔 Tout comprendre)

    L’USB est devenu le connecteur universel de nos vies numériques. Ordinateurs, smartphones, consoles, appareils photo, disques externes ou chargeurs : la même prise permet aujourd’hui de transférer des données, recharger des appareils et parfois même transmettre de la vidéo. * Épisode soutenu par Frogans : https://www.f2r2.fr Avant l’USB, brancher un appareil était une aventureDans les années 1980 et 1990, chaque périphérique informatique possédait pratiquement son propre connecteur. Souris, claviers, imprimantes, modems, scanners ou disques externes utilisaient des ports différents, avec leurs pilotes et leurs réglages spécifiques. L’USB, pour Universal Serial Bus, apparaît au milieu des années 1990 avec une ambition simple : créer une interface commune capable de connecter facilement les périphériques à l’ordinateur. Sa grande nouveauté est aussi de faire passer à la fois les données et l’électricité. Plus besoin, dans de nombreux cas, d'une alimentation séparée. Et surtout, l'USB permet de brancher un périphérique sans redémarrer l’ordinateur : le fameux « plug and play ». Le grand bazar des normesLe succès de l’USB va cependant produire un effet paradoxal. Plus la norme évolue, plus ses appellations deviennent difficiles à comprendre. USB 3.0, USB 3.1, USB 3.2, générations différentes, débits de 5, 10, 20, 40 ou 80 Gbit/s : deux connecteurs peuvent avoir exactement la même apparence tout en offrant des performances très différentes. Le problème est encore plus visible avec l’USB-C. Le « C » désigne avant tout la forme du connecteur, et non ses performances. Deux câbles USB-C peuvent ainsi avoir des capacités très différentes en matière de transfert de données, de recharge ou de vidéo. L’USB-IF, l’organisme qui définit et accompagne les standards USB, tente justement de rendre les performances plus lisibles, notamment en mettant davantage en avant les débits plutôt que les noms parfois obscurs des générations. USB-C : enfin une prise universelle ?L’USB-C apporte une amélioration immédiatement visible : il est réversible. Plus besoin de retourner trois fois le connecteur avant de trouver le bon sens. Mais sa polyvalence va beaucoup plus loin. Selon l’appareil, le câble et les spécifications utilisées, une prise USB-C peut transporter des données, alimenter un appareil, recharger un ordinateur ou transmettre un signal vidéo. La recharge a notamment pris une nouvelle dimension avec USB Power Delivery. La technologie permet à l’appareil et au chargeur de négocier la puissance adaptée. Avec les spécifications actuelles, l’USB Power Delivery peut atteindre jusqu’à 240 watts avec un câble USB-C compatible. C’est aussi ce qui explique l’importance prise par l’USB-C dans les smartphones, tablettes et ordinateurs portables. Pourquoi l’Europe impose l’USB-CL’Union européenne a voulu mettre fin à la multiplication des chargeurs et connecteurs propriétaires. Depuis le 28 décembre 2024, plusieurs catégories d’appareils électroniques vendus dans l’UE doivent utiliser l’USB-C pour la recharge. Les ordinateurs portables ont bénéficié d’un délai supplémentaire et sont concernés depuis le 28 avril 2026. L’objectif est double : simplifier la vie des utilisateurs et réduire la quantité de déchets électroniques générés par les chargeurs et câbles incompatibles. Cette réglementation a notamment contribué à faire disparaître le connecteur Lightning des nouveaux iPhone européens au profit de l’USB-C. Une prise universelle, mais pas sans risquesL’USB simplifie énormément nos usages, mais il peut aussi devenir un vecteur d’attaque. Brancher un appareil ou une clé USB inconnue sur son ordinateur peut exposer celui-ci à des logiciels malveillants. La prudence vaut également pour les prises USB publiques : une simple recharge peut, selon le matériel utilisé et les circonstances, présenter des risques de sécurité. Après avoir été conçu pour mettre fin à la jungle des connecteurs, l’USB est donc devenu une véritable infrastructure du numérique. L’USB-C semble aujourd’hui s’imposer comme son visage universel, mais derrière cette prise unique se cache toujours une grande diversité de performances et de fonctionnalités. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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