L’esprit critique

Cinéma, littérature, spectacles, expos : chaque semaine, L’esprit critique, c’est le nouveau podcast proposé par Mediapart pour inciser l’actualité culturelle, renouveler les voix qui débattent des œuvres et rendre compte des débats esthétiques et politiques qui traversent ce qu’on nous donne à lire ou à voir. Hébergé par Audiomeans. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 1h ago

    INTEGRALE EP-176, autour de "La Bataille de Gaulle" d'Antonin Baudriy ; "Notre Salut" d'Emmanuel Marre et "Bouchra" de Meriem Bennani et Orian Barki

    Aujourd’hui, « L’esprit critique » s’intéresse plus particulièrement à l’intérêt que le cinéma porte en ce moment à la période de Vichy et aux questions de résistance et de collaboration, avec deux films qu’en apparence tout oppose. D’un côté, La Bataille de Gaulle, signé Antonin Baudry, film à grand spectacle et gros budget sur le parcours de l’homme qui a emblématisé la résistance à Pétain depuis Londres. De l’autre, Notre salut, d’Emmanuel Marre, prix du scénario à Cannes, qui innove esthétiquement et politiquement pour retracer le parcours d’un petit fonctionnaire rallié à la « révolution nationale » et qui se trouve être l’arrière-grand-père du cinéaste. Pour terminer cette émission, on changera totalement de registre en évoquant un objet cinématographique peu identifié : une autofiction prenant la forme d’un film d’animation pour adultes. Il s’intitule Bouchra et est signé Meriem Bennani et Orian Barki. Avec : - Occitane Lacurie, membre du comité de rédaction des revues de cinéma Débordements et Emitaï ;- Salima Tenfiche, maîtresse de conférences en cinéma à l’université Sorbonne-Nouvelle ;- Raphaël Nieuwjaer, qui écrit pour les Cahiers du cinéma et la revue Études.Cet « esprit critique » a été enregistré en public depuis Le Point Fort d’Aubervilliers, à l’occasion du festival de Mediapart. « L’esprit critique » est un podcast enregistré et réalisé aujourd’hui par Étienne Bottini et les équipes de Gong. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    49 min
  2. 1h ago

    PARTIE 1 -EP176, autour du film d'Antonin Baudry, "La Bataille de Gaulle. L'âge de fer"

    La Bataille de Gaulle. L’âge de fer est la première partie d’un film de près de cinq heures dont le second tronçon intitulé J’écris ton nom sortira au début du mois de juillet. Il est signé Antonin Baudry, ancien diplomate, auteur de la bande dessinée à succès Quai d’Orsay en 2013, puis du film de guerre sous-marine Le Chant du loup. Le réalisateur se concentre ici sur les deux premières années de la guerre, c’est-à-dire sur le moment où le « petit colonel » devient général à l’occasion de la débâcle des armées françaises devant les troupes hitlériennes, puis entend incarner la France et la Résistance depuis Londres, en dépit de son isolement, de l’hostilité des Américains et des réticences des Britanniques vis-à-vis de ce militaire dont le film raconte la légende tout en lui donnant, aussi, un aspect chaplinesque, jouant ainsi tout au long du film d’un contraste entre l’hagiographie et la pantomime. Avec un budget de près de 100 millions d’euros et produit par Pathé, une pelletée d’acteurs stars incarnant les grands noms de la Seconde Guerre mondiale, des moments de dialogue entre Churchill et de Gaulle et des scènes de batailles sur mer ou dans le désert, le diptyque entend être un grand film populaire, et prendre directement sa place au sein d’un certain patrimoine historique et cinématographique français. Tout en mettant sur un piédestal une figure pour laquelle les principes républicains et la vision de la France étaient totalement incompatibles avec le fait d’accepter, directement ou indirectement, le fascisme : ce qui n’est pas forcément inutile par les temps qui courent… Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    21 min
  3. 1h ago

    PARTIE 2 -EP176, à propos de "Notre Salut" d'Emmanuel Marre

    Notre Salut a été une des révélations du Festival de Cannes (où nous n’étions pas), mais a été projeté dans quelques salles en avant-première la semaine dernière, avant une sortie prévue le 30 septembre. L’idée n’était ni de parler d’un film qu’il n’est pas encore possible de voir pour faire les malins, ni d’absolument vouloir évoquer un long métrage récompensé par le prix du scénario lors du Festival de Cannes. Mais Notre salut d’Emmanuel Marre nous intéressait tout particulièrement. D’abord parce qu’il s’inscrit dans un moment du cinéma obsédé par l’époque vichyste et la question de la résistance et de la collaboration. Le film d’Emmanuel Marre arrive en effet en écho au biopic sur de Gaulle, mais aussi au long métrage de Xavier Giannoli, Les Rayons et les Ombres, qui retraçait le parcours du collaborationniste Jean Luchaire exécuté à la Libération, et au nouveau film de László Nemes sur Jean Moulin, avec Gilles Lellouche dans le rôle-titre, qui était en compétition à Cannes et sortira en salles à l’automne. Ensuite parce qu’il s’inscrit dans ce moment avec une grammaire cinématographique qui percute de plein fouet le genre du film d’époque, avec une forme « d’anachronisme contrôlé », pour reprendre les termes de l’helléniste Nicole Loraux, et qu’il parvient peut-être ainsi à être autre chose qu’un film d’histoire dont on attendrait soit de la véracité, soit des leçons. Et ce même s’il est fondé sur une histoire bien réelle, en l’occurrence celle de l’arrière-grand-père du cinéaste, petit fonctionnaire de la collaboration ordinaire, ayant adhéré avec enthousiasme à la « révolution nationale » pétainiste, après avoir écrit un livre à compte d’auteur intitulé précisément Notre salut sur le choc qu’a été la défaite rapide des armées françaises face à celles d’Hitler. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    14 min
  4. May 31

    PARTIE 1 -EP175, autour d'"Une hirondelle ne fait pas le printemps", d'Annette Messager, au Musée de la Chasse et de la Nature

    Le musée de la Chasse et de la Nature à Paris s’est fait une spécialité d’inviter des artistes contemporains à investir ses espaces pour dialoguer avec ses collections si particulières, faites d’animaux empaillés, de trophées et massacres, de fusils de toutes époques et de toute dimension, de crottes d’animaux divers, de peintures et de tentures. Celle qui est proposée depuis le 14 avril et jusqu’au 15 septembre par la plasticienne Annette Messager semble relever de l’évidence tant le motif de l’animal traverse l’ensemble de l’œuvre de la plasticienne née en 1943 à Berck-sur-Mer, connue pour un travail fait aussi bien de broderies, de sculptures, de dessins de photographies que d’installations composées à partir d’objets du quotidien, qui a été exposée dans les plus grandes institutions muséales de la planète, du Moma de New York au Centre Pompidou de Paris et a été lauréate du Lion d’or à la Biennale de Venise en 2005 Araignées en bronze ou en assemblage de soutien-gorge, peluches de lapins et d’oursons, mais aussi dessins « d’escargot-cocotte » ou petite sculpture noire de « cheval-chaussure » : le bestiaire d’Annette Messager est vaste et oscille entre le chimérique et l’onirique, entre le sexuel et le sensuel, entre l’humour et le tragique. Le commissariat de cette exposition intitulée « Une Hirondelle ne fait pas le printemps » est signée Colin Lemoire, historien d’art et écrivain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    12 min
  5. May 31

    PARTIE 3 -EP 175, autour de la nouvelle saison du Palais de Tokyo, "Normes Corps"

    La nouvelle saison du Palais de Tokyo, pour citer son directeur Guillaume Désanges « interroge positivement les notions de vulnérabilité, de fragilité, de handicap et d’écarts par rapport aux normes pour proposer des expériences artistiques qui bouleversent les idées reçues », et entend bousculer le validisme « ce système qui établit, par des critères physiques et psychologiques une hiérarchie entre les corps, entre ceux dits “normaux“ et ceux jugés “anormaux“ afin de restituer la « puissance subversive du handicap ». Pour cela, le Palais de Tokyo présente six expositions monographiques d’artistes qui explorent la fragilité, le handicap ou la différence regroupés sous le titre générique « Normes Corps ». Parmi ces derniers, on trouve les artistes français Pauline Curnier-Jardin et Benoît Piéron et les Britanniques Jesse Darling et Cathy de Monchaux, ainsi que deux sections plus petites consacrées l’une au travail sur les rampes d’accès de l’artiste américain Joseph Grigely, l’autre à celui de Cheryl Marie Wade, morte en 2013, figure tutélaire d’une scène d’artistes handicapés développée à Berkeley, en Californie, à la fin des années 1970, qui revient sur l’invention même du terme « crip », réappropriation positive du terme péjoratif « cripple », pour estropié. « Normes Corps » a ouvert au début du mois d’avril et demeure visible jusqu’au milieu du mois de septembre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    14 min

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