FAIRE TILT

Faire Tilt

Le podcast FAIRE TILT donne voix à de nouveaux récits, à des personnes qui s’engagent à leur échelle, pour un monde meilleur. Peut-être que ça t'inspirera toi aussi, tu nous diras ? Bonne écoute ! 🗣 Aurélie Montair // ✍️⚙️ Hélène Gauthier // 🎨⚙️ Florine Perrault // 🎶 Domitie music Mixage intro et outro : Wild Times Record Tous nos liens d'écoute ici 👇 https://linkr.bio/fairetilt

Episodes

  1. 03/05/2024

    #8 Emma - J’ai besoin de m'engager aussi bien dans la sphère pro que perso

    Emma a 25 ans, à travers son métier de responsable RSE et les associations dont elle fait partie, elle s’engage à plusieurs échelles. Découvrez comment elle aide les entreprises à changer leurs modèles de fonctionnement tout en y intégrer des dimensions sociales et écologiques, et en quoi la joie, l'humour et le fait d’oser sont importants dans sa façon de s’engager et de militer. ~ (01:50) « Ce qui me fait me sentir vivante c’est de me réveiller en sachant que je fais quelque chose qui a du sens pour moi et qui contribue à essayer de créer un monde plus juste, plus heureux. […] Mon moteur c’est la joie, et par la joie j’arrive à être plus engagée » L’engagement d’Emma se réalise à la fois dans une sphère professionnelle et une sphère associative (2.28) Avec son métier de responsable RSE au sein des hôtels Pullman à Paris, elle nous donne un aperçu de ce à quoi ressemblera l’hôtellerie de demain et comment elle s’investit pour que ces changements adviennent (2:39) Emma forme les salarié·es de son entreprise avec l’envie de faire bouger les lignes, et à chaque formation de nouvelles graines de changement sont plantées. Certaines poussent presque immédiatement, comme avec cette personne qui lui a confié (4:45) « What you’ve donne mean something. »  (7:25) Pour Emma, on ne peut pas faire d’écologie, préserver la planète ou en tous cas limiter notre impact, sans prendre en compte l’aspect social et potentiellement « détruire des humains ». « J’ai le sentiment de ne pas faire de la RSE pour faire joli. » (8:34) Concrètement, qu’est ce que ça veut dire ? Emma nous explique comment elle agit dans son travail. (9:24) «  Je me suis rendue compte que si je mettais plus d’énergie à être dans des choses qui ont une proportion plus humaine, derrière les sujets environnementaux allaient aller plus vite et être plus facile à mettre en place. » (10:28) Emma nous partage l’importance de la dimension sociétale, de permettre l’émergence d’un sentiment d’utilité, générer du sens et créer du lien dans un secteur d’activité dans lequel c’est parfois difficile. Elle nous partage des exemples avec l’hôpital Necker, Emmaüs et la mise à disposition des centres de séminaires des hôtels pour des associations le weekend. Ou comment faire rencontrer les mondes de l’entreprise et de l’associatif. Emma travaille 4 jours par semaine pour pouvoir s’investir et s’engager dans des associations. (15:46)  « J’ai besoin de l’associatif, j’ai besoin de contribuer à quelque chose qui a du sens, sans forcément être rémunérée pour ça. » (16:45) « Le militantisme vient toujours me questionner, me remettre en question dans l’entreprise. Et l’entreprise, quand je parle à des sphères militantes, vient contrebalancer cette image de capitalisme pur et dur des gros pollueurs, des entreprises qui ne bougent pas, etc. » Dans la sphère associative, Emma contribue à créer des espaces de rencontres, de joie et de partage autour de l’art, de la culture. Notamment avec l’association Les vies Dansent et le collectif Le Bruit Qui Court (17:10) Quand est né sa volonté de s’engager ? « Je pense que j’ai toujours eu une âme de justicière » (20:14) Quelle est sa définition de l’engagement ? (22:45) « Se réveiller le matin avec le sentiment de contribuer à créer un monde plus heureux […] Ma manière de m’engager c’est de susciter de la joie » 2 personnes inspirent particulièrement Emma en ce moment : Swann Périssé et Marie S’infiltre. Elle l’inspirent par leur humour, leur audace et leur habilité à provoquer de profondes émotions, des déclics. (23:54)  Pour finir son partage, Emma vous donne ce conseil (26:33) « Ose pour être ce que tu as envie de voir exister dans la vie » ~ Interview réalisée en février 2024 par Raphaëlle. Le podcast FAIRE TILT donne voix à de nouveaux récits à des personnes qui s’engagent à leur échelle pour un monde meilleur. Pour plus de rencontre auditives, abonne-toi !

    28 min
  2. 03/05/2024

    #7 FAIRE TILT... le retour ! Avec Emma, Radu, Aline, Philémon et Auriane

    Le podcast FAIRE TILT est de retour avec de nouvelles voix d'engagements inspirants ! Cet épisode spécial réunit Emma, Radu, Aline, Philémon et Auriane qui nous partagent qui iels sont, dans quoi iels sont engagé·es, nous recommandent des ressources, et nous confient ce qui leur apporte de la joie en ce moment ! ~ (00:50) Ils et elles ont été enregistré·es le 10 février 2024 à l'occasion de rencontres et retrouvailles entre participant·es à l'un des parcours de fertîles, l'association qui forme à la Coopération et à l'Engagement (plus d'infos en fin de description). Ce jour là, iels étaient plus de 50 pour s'entraider sur des problématiques et s'unir pour travailler ensemble sur des projets à impact au service des redirections écologique, sociale et démocratique (1:54) Emma, est responsable RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) des hôtels Pullman Paris, avec une âme de justicière depuis la cour du primaire. Elle s’engage également au sein du collectif d’artivistes Le Bruit qui Court. Elle vous recommande d’aller voir Swann Périssé. Pour en savoir plus sur son parcours, écoutez l’épisode #8 de FAIRE TILT.  (5:37) Radu est enseignant chercheur en Math et Informatique. Le sujet qui le questionne actuellement est : notre rapport à l’information. Il vous invite à lire « Pour une pensée systémique » de Donella Meadows  et vous confie ce qui lui permet de passer de chouettes moments, sans partir à l’autre bout de la planète. (7:07) Aline forme et sensibilise aux enjeux climats, à travers son métier au sein de Blue Choice, et de son engagement associatif avec la Fresque du Climat (notamment à Tours). Découvrez en quoi les personnes qui animent cet atelier sont à la fois une ressource pépite et une source de joie pour Aline.  (9:21) Philémon travaille dans l’association OXFAM qui agit contre la pauvreté, les inégalités et la crise climatique. Il vous recommande les ressources produites par cet organisme. Ce qui le rend heureux en ce moment ? Ses engagements qu’il vous confie dans cet extrait. (10:58) Auriane est engagée en tant que volontaire Service Civique au Campus de la Transition. Elle vous recommande la lecture de la BD de Art-Mella sur les émotions et vous explique pourquoi. Ce qui lui procure de la joie ? C’est La perspective de partir à vélo avec des amis à la découverte de lieux de vie qui réinventent nos façons de vivre ensemble. Elle vous en dit plus.  ~ Le podcast FAIRE TILT donne voix à de nouveaux récits, à des personnes qui s’engagent à leur échelle pour un monde meilleur. Les personnes interviewées dans cet épisode ont toutes participé à un parcours fertîles. 💡fertîles est une association qui propose 6 parcours différents (PACoo', PAF, VIF, FACIL', FG, CF), de 2 jours à 6 semaines, pour se former à la coopération et à l'engagement. Ces parcours permettent (entre autres) d'apprendre et d'expérimenter des outils pour mieux travailler à plusieurs en prenant soin de chacun·e, de trouver sa singularité et d'en faire une force dans un groupe, de choisir sa voie d'engagement au service d'un monde plus juste et respectueux du Vivant. Leurs acronymes sont étranges, alors pour en savoir plus n'hésite pas à consulter le site ⁠fertiles.co⁠⁠⁠. Et pour plus de rencontre auditives avec FAIRE TILT, abonne-toi !

    13 min
  3. 01/25/2022

    #6 Camille - Je n’essaie plus seulement d’être engagée moi, mais de générer de l’engagement chez les autres

    Camille est actrice de la transition écologique et sociale, média activiste sur les réseaux sociaux sous le nom de Girl Go Green, réalisatrice et autrice au service des nouveaux imaginaires, conférencière et consultante en entreprise pour les Transitions (0:55). Découvrez comment elle est passée d’un « parcours classique » à cette riche palette d’engagements. ~ « j’essaie de faire advenir un monde qui soit un peu plus solidaire, un peu plus durable, résilient et sobre. » (1:58) Camille revient sur son « parcours classique » qui l’a amené à travailler en marketing en essayant de « faire bouger les choses de l’intérieur ». (2:40) Elle s’y est beaucoup essoufflée et a fini par accepter que cette voie toute tracée ne lui conviendrait pas. Elle est partie (3:20) puis a passé presque une année de « vide fertile » à découvrir, se former et tester plein de choses (4:05) pour se mettre au service de la Transition en l’incarnant de plein de façons différentes. (5:18) « Aujourd’hui je m’apprête à rejoindre un collectif pour faire une communauté dans une ferme permacole. » Une suite logique à son année d’explorations (6:17) « Je vois cette période comme un néant qui a permis de laisser émerger ce qui était vraiment important. » (7:37) Son engagement est devenu professionnel lorsqu’elle a été rémunérée pour donner une conférence. (8:40) Camille vous partage 3 choses qui la rende vivante, dont le fait d’incarner ses valeurs. (9:35) « Tout ce que je fais c’est de l’engagement au service du Vivant », pour elle (10:27) « l’engagement c’est avancer dans une direction avec la tête, le corps et le coeur […] être au service de quelque chose de plus grand que soi. » (11:00) Son engagement l’amène à mettre en lumière de nouveaux modes de vie plus écologiques, plus solidaires, en étant bien plus heureux et épanouis. Camille parle de son engagement en 4 phases : (11:35) « dans un premier temps c’était un élan contre un système de domination que je trouvais absurde, parce que j’en faisais partie, que j’en comprenais et que j’en voyais les rouages. » (13:12) 2ème moment fort : l’opération bloquons la République des pollueurs, sa première action de désobéissance civile de grande ampleur. (14:35) Aujourd’hui elle vie une phase plus confortable et entre dans (15:10) « une nouvelle phase d’engagement plus créative, plus artistique ». (16:46) Camille œuvre à « transformer nos mythologies », « Faire goûter à d’autres personnes ce qui a été pour moi salvateur ». Ce qui nourrit son engagement ? Ce sont les gens (18:50) « Je fais des rencontres tellement fabuleuses de personnes qui incarnent le changement et qui vivent déjà dans ce futur. » Elle recommande 2 films : (19:50) Woman at War de Benedikt Erlingssonet et La Belle Verte de Coline Serreau, ainsi que 2 livres Comment changer le Monde en 2h de Pierre Chevelle et le Manuel d'activisme féministe de C**t Révolution Camille est inspirée par (21:00) Greta Thunberg, Rob Greenfield ou encore Satish Kumar. (21:44) Dans le futur elle aimerait « avoir un engagement le plus incarné possible et qui fasse effet boule de neige. » Camille vous dit, à vous qui vivez les prémices de votre engagement, (25:56) « Soyez vigilant à ce moment où vous avez autant les tripes qui se contractent que le coeur qui palpite, parce qu’en général c’est un signal très très fort de là où vous avez envie d’aller, et allez-y. » ~ Interview réalisée en novembre 2021 à La Caserne Bascule à Joigny lors du 4ème parcours Coopérations Fertiles . Le podcast FAIRE TILT donne voix à de nouveaux récits à des personnes qui s’engagent à leur échelle pour un monde meilleur. Pour plus de rencontre auditives, abonne-toi !

    27 min
  4. 01/11/2022

    #5 Guillaume - Je m’engage par le fait d’incarner ce en quoi je crois

    Guillaume habite Les Quatre Vents, un écolieu situé dans le Perche, créé en janvier 2021. Il y bricole, jardine… et accueil des personnes qui lui permettent de découvrir différentes formes d’engagement. Et son engagement à lui ? Voici comment il s’est construit : ~ Guillaume a grandi dans la banlieue de Nantes, a vécu à Angers et Paris. Un peu par défaut, en se "laissant porter", il a obtenu un Master en Solidarités et Actions Internationales pour travailler dans le monde des ONG. Après un an de volontariat au Vanuatu avec France Volontaires et Les Scouts et Guides de France (2:06), il est revenu en France en ne sachant pas exactement quoi faire, il s’est saisi des opportunités qui se présentaient à lui. (2:44) Ce qui le fait se sentir vivant c’est la dimension collective, la richesse apportée par les rencontres, les échanges, le vivre-ensemble (2:58) « J’adore organiser des événements qui permettent de rassembler du monde » Faire du sport et participer à l’AlterTour (Tour de France à Vélo des alternatives) est également important pour lui (3:37) « Je m’engage dans ma vie au quotidien par le fait d’incarner ce en quoi je crois » (4:10) Cela passe par être devenu végétarien, ne plus prendre l’avion, vivre en collectif, etc. « J’essaie de ne pas avoir une attitude moralisatrice vis à vis des autres personnes » « Chacun chemine à sa vitesse ». Guillaume croit en l’efficacité de partager, montrer l’exemple plutôt que d’imposer (4:45) Son engagement passe donc par ses choix de consommation mais aussi réfléchir à « Qu’est ce que je veux faire de ma vie ? ». (5:25) Il souhaite continuer à se déconstruire, apprendre sans rester sur ses acquis (5:59) Sa définition de l’engagement : « Comment j’incarne au mieux ce qui me fait vibrer ? Ce pour quoi je trouve du sens et ce qui me donne une raison de me lever le matin ? » Dans son parcours, Guillaume s’est engagé d’abord avec les Scouts, puis auprès d’associations (6:25) Son envie d’engagement est liée au fait d’être en groupe « Faire partie d’un projet plus grand que moi » (8:08) et motivée par l’exemple de personnes défendant des causes sociales ou environnementales. « Ça m’a toujours parlé de faire don de sa vie pour les autres » (9:52) «  Il y a un moment où je me sentais un peu mal à l’aise dans mes engagements en me disant « bon ba ce que je fais c’est un peu gentil, c’est mignon » et depuis j’ai relativisé : chacun s’engage à la hauteur de ce qu’il peut, de l’énergie qu’il a » (10:16) « Dans mon idée de l’engagement il y a beaucoup cette idée d’être inspirant et inspiré » (10:54) Guillaume souhaite continuer à apprendre aux Quatre Vents, accueillir du monde, organiser des événements, se confronter à d’autres formes d’engagement. (11:34) Il vous recommande la série Nus & Culottés (11:53) ainsi que les BDs Urgence Climatique, Sapiens et Cent Mille Ans (12:23) Un futur souhaitable serait pour Guillaume un futur avec plus de liens (13:03) Un futur « plus collectif où les gens arriveraient à mieux communiquer, mieux se parler, plus écouter leurs émotions » Et puisqu’il existe plein de façons de s’engager, Guillaume vous dit « Soyez vous-même, et pour moi c’est la plus belle forme d’engagement » (14:13) ~ Interview réalisée en septembre 2021. Le podcast FAIRE TILT donne voix à de nouveaux récits à des personnes qui s’engagent à leur échelle pour un monde meilleur. Pour plus de rencontre auditives, abonne-toi !

    16 min
  5. [ingénieur.es d'avenir] #1 - Benoît - La rénovation du bâtiment : enjeux et métiers

    01/04/2022

    [ingénieur.es d'avenir] #1 - Benoît - La rénovation du bâtiment : enjeux et métiers

    Benoît est ingénieur performance énergétique et environnementale dans le Bâtiment chez Wigwam. Il te partage son parcours, en quoi consiste son métier et quels sont les enjeux de la filière Bâtiment pour un monde bas carbone. ~ Résumé : Après une prépa, Benoît a intégré l'Ense3 - Grenoble INP, une école d’ingénieur (1:50). Son Projet de fin d’études chez NEPSEN (1:57) - groupe de bureaux d’études spécialisé dans la rénovation thermique - débouche sur la co-création d’une nouvelle agence à Avignon avec un ami : l’agence ARSEN (2:21). Il y passe un peu plus de 3 ans puis est embauché en tant que Chargé de projet environnement chez SoLab (3:01) en région Nantaise « J’étais vraiment là pour aider à la conception sur des projets qui avaient des objectifs environnementaux un peu plus poussés que d’ordinaire et je faisais aussi pas mal de certifications environnementales. » Aujourd’hui, il travaille au sein du cabinet Wigwam « Notre but c’est d’agir avec impact en ayant en tête les objectifs de transition écologique à savoir 2030, 2040, 2050. Voir comment ça s’applique à toutes les échelles du bâtiment. » (3:57) (4:19) Le cabinet intègre à la fois de l’ingénierie et du conseil, avec une approche étanchéité à l’air, service performance énergétique et environnementale à l’échelle du bâtiment (thermique, carbone), service carbone à l’échelle du quartier (problématiques de biodiversité, réemploi, mobilité, etc.), service urbanisme à l’échelle (comment faire une ville qui soit compatible avec une vie en 2050 ?). Wigwam propose également de l’aide au changement avec du coaching (5:33), de l’intelligence collective « Comment faire pour changer les méthodes de travail, travailler en temps que groupe et plus comme somme d’experts qui sont chacun sur un sujet. » Comment développer une approche systémique (6:13) ? (8:45) Benoît revient sur ses expérience professionnelles. Dans un premier temps à NEPSEN - bureau d’études thermique fluide mais aussi tous corps d’état, concentré sur la rénovation énergétique - puis sur la création d’ARSEN, et enfin SoLab (12:35) Bureau d’études technique (thermique). Maitre d’œuvre de rénovation, expert énergétique/thermique, chargé de projet bâtiment qui fait de la maitrise d’œuvre et des expertises thermiques, assistant maitrise d’ouvrage (AMO) : Benoît explique les métiers qu’il a exercé et qu’il exerce aujourd’hui à Wigwam (14:54) (19:14) «  Ce que cherchais c’était avoir un métier qui fait sens, qui aille dans le bon sens en terme de transition écologique et de changement climatique », « Participer à mon échelle à ce que le monde du bâtiment aille dans le bon sens » A (22:57) Benoît donne un exemple concret d’une mission de conseil. Il partage son évolution salariale (27:00), la formation qu’il a suivie (28:15) et quelles compétences d’ingénieur il utilise dans son travail de tous les jours (29:50). Benoît se voit rester dans le secteur du Bâtiment tant que ses missions évoluent (31:40). Pour lui « le Bâtiment restera une valeur sûre de l’embauche » (34:21). Dans les Transitions Ecologiques, le Bâtiment a grands enjeux (38:06) « Il faut que la rénovation soit reconnue comme une priorité nationale » ~ Interview issue d'une série d'entretiens menés pour une étude sur les filières d'avenirs, réalisée en partenariat avec le cabinet de conseil BL Evolution (0:51), pour le Parcours d’Avenirs Fertiles - une formation de 5 jours à destination des (futur·es) ingénieur·es. Le podcast FAIRE TILT donne voix à de nouveaux récits à des personnes qui s’engagent à leur échelle pour un monde meilleur. Pour plus de rencontre auditives, abonne-toi !

    43 min
  6. 12/28/2021

    #4 Raphaëlle - Vas-y fonce, au pire ça marche !

    Sur son parcours d’engagement, Raphaëlle rencontre des personnes qui l’inspirent pour casser ses propres croyances limitantes. Ingénieure de formation, elle anime aujourd’hui des parcours fertîles, dont le Parcours d’Avenirs Fertiles, en pleine création au moment de l’interview. Comment en est-elle arrivée là ? C’est ce qu’elle vous explique dans cet épisode : ~ Résumé : A fertîles (1:48) « On apprend à coopérer avec nous, avec les autres, on est en gouvernance partagée. » (1:59) « On explore différentes voies d’engagement […] Qu’est ce que j’ai envie de faire moi, qui me fait kiffer, au service de plus grand ? ». Raphaëlle s’est posée beaucoup de questions quant à sa vie pro. Elle a débuté par une prépa en droit mais (2:38) « On m’a dit que j’étais pas un requin donc que je réussirai pas dans le monde du droit » « On m’a dit « t’es une fille, t’es bonne en math va faire ingé. » » En école d’ingénieur.e, c’est la vie associative qui lui plait particulièrement « J’ai monté la semaine de l’écologie dans mon école » 2019 sonne la fin des études, plusieurs propositions d’emplois, mais aussi la peur de finir en burn out (3:44) « J’ai pris 4 mois, TGV max et je suis allée à la rencontre de personnes inspirantes pour casser mes croyances limitantes. » Suite à cette pause, (4:23) Raphaëlle débute un CDD dans une grosse boite du CAC40, pour gagner en expérience. Elle aurait pu y faire carrière mais s’y sent un peu malheureuse, mitigée entre l’idée de gravir les échelons et le fait que cette entreprise n’ait pas une finalité « utile ». (5:56) Elle participe alors à Coopérations Fertiles #2 (6:32) « J’ai redécouvert la flamme à l’intérieur de moi. » « J’avais la croyance que dans la vie il faut en chier professionnellement alors qu’en fait, peut-être que je peux juste kiffer. » Pour Raphaëlle (7:54) «  il y a plusieurs niveaux d’engagement :  le niveau 1 c’est s’instruire, comprendre » puis « tester sur moi, changer de petites habitudes » pour ensuite pouvoir « incarner et dire, pour inspirer les personnes autour » et enfin « faire des actions encore plus grandes, avec du monde. » En quoi cela se concrétise dans sa vie ? (10:34) Raphaëlle parle de ses engagements personnels dans sa vie quotidienne « faire de nouvelles expériences, voir comment je réagis pour faire des choix en conscience. » Parmi les personnes qui l’inspirent, (12:18) elle mentionne Audrey, co-fondatrice de fertîles, ainsi que toutes les personnes qui assument leurs engagements. Elle tente de comprendre leur motivations pour construire son propre parcours. Au moment de l’interview, (13:30) Raphaëlle travaille sur le Parcours d’Avenirs Fertiles. Prochaines étapes de son engagement ? Déconstruire ses croyances sur l’argent, participer à un stage de clown, et co-animer Coopérations Fertiles #4. (15:00), Raphaëlle souhaite « Incarner le fait que vivre la transition c’est aller vers un futur souhaitable, c’est à dire prendre du temps pour être avec les personnes que j’aime, faire des choses qui ont de l’intérêt, de la valeur, et donc profiter de la vie au jour le jour. » Quelques phrases qu’elle souhaite que vous reteniez de son témoignage ? « Vas-y fonce, au pire ça marche » « Connecte-toi à ta petite flamme intérieure qui saura te guider » « Rêve encore plus grand que ce que tu t’imagines » et « Entoure-toi des meilleur.es » ! ~ Interview réalisée en mai 2021 lors de Coopérations Fertiles #3 à Lou Rey, éco-hameau dans les Cévennes. Le podcast FAIRE TILT donne voix à de nouveaux récits à des personnes qui s’engagent à leur échelle pour un monde meilleur. Pour plus de rencontre auditives, abonne-toi !

    18 min
  7. 12/21/2021

    #3 Alicia - Pour moi engagement est aussi synonyme de transformation

    Alicia a étudié la communication et le marketing pendant 5 ans, parsemés de périodes sabbatiques durant lesquelles elle a beaucoup voyagé. Après avoir travaillé 2 ans dans la branche événementielle de Disney, 2 ans à Montreal pour un festival d’humour, elle a un déclic : (2:46) « J’ai démissionné, je suis rentrée en France, et là j’ai décidé de m’engager pour toutes ces choses qui me tiennent à coeur et notamment lutter contre le dérèglement climatique ». ~ Résumé : (2:56) Ce qui me fait me sentir vivante au quotidien c’est sentir que je suis utile et que je participe à quelque chose qui est beaucoup plus grand. » Pour Alicia l’engagement c’est (4:10) « s’investir dans un projet, qu’il soit personnel ou professionnel, et vraiment aller dépasser les peurs qui vont être générées par cet investissement, les incertitudes et toutes les faiblesses qu’on peut ressentir. » (4:38) « Pour moi engagement est aussi synonyme de transformation » Alicia s’engage pour l’écologie, le monde du Vivant. (5:38) A Montreal elle rejoint quelques assos puis de retour en France elle s’engage avec La Fresque du Climat (6:33) et le programme ré_action Climat de makesense (8:50). (8:12) « On est une génération qui commence à subir les conséquences du dérèglement climatique, oui c’est inquiétant mais je préfère mettre mon anxiété de côté et me dire qu’à mon échelle je peux agir, je peux faire des choses et finalement devenir moi aussi une actrice du changement. Tout le monde peut être acteur.ice, il n’y a pas que les entreprises, les grands dirigeants, il n’y a pas que les politiques. Les citoyens ont un pouvoir. » (10:28) La quantité de SUV sur les routes montréalaises a été le déclencheur de son engagement. (11:29) « Je me suis rendue compte que toutes ces petites actions que je faisais […] c’est très chouette pour la biodiversité mais ça n’a aucun impact sur le climat. Je me suis rendue compte de notre consommation d’énergie fossile qui est juste hallucinante » (13:59) De nombreuses personnes ont inspiré Alicia dans sa voie d’engagement, notamment ses colocatrices et colocataires, Jean-Marc Jancovici et la chaine YouTube Le Réveilleur. Lors de sa formation avec fertîles (16:56) elle s’est rendue compte de la puissance et de l’intensité de la gouvernance partagée, de ce qu’est la coopération. A présent elle souhaite transmettre ces enseignements aux plus jeunes. Mais aussi (18:52) contacter tous les festivals pour leur proposer des offres de sensibilisation à travers des fresques du climat et des ateliers sensoriels pour se reconnecter à soi et aux autres, autrement. Dans le futur, Alicia aimerait (20:11) avoir un ancrage dans un lieu où elle se sent bien avec des personnes qui partagent ses valeurs, tout en ayant la liberté de pouvoir partir pour continuer à sensibiliser. « Mon engagement il est dans la sensibilisation et la transmission » (21:19) « Le conseil que je donnerais pour se lancer dans leur parcours d’engagement c’est d’y aller par petits pas, de pas regarder le sommet de l’Everest mais de regarder le camp de base ». Auditeur.ices de ce podcast, Alicia vous adresse ce message (22:37) Vous êtes tous.tes des acteur.ices du changement, et je vous encourage à rester dans l’énergie du prochain petit pas, vous poser la question « Qu’est ce que j’ai envie de faire ? Qu’est ce qui m’anime à l’intérieur de moi? », le poser sur papier et hop c’est parti ! » ~ Interview réalisée en mai 2021 lors du parcours Coopérations Fertiles #3 à Lou Rey, éco-hameau dans les Cévennes. Le podcast FAIRE TILT donne voix à de nouveaux récits à des personnes qui s’engagent à leur échelle pour un monde meilleur.  Pour plus de rencontre auditives, abonne-toi !

    24 min
  8. 12/14/2021

    #2 Nicolas - J’ai décidé que ce serait l’année de l’engagement professionnel, associatif et politique

    Nicolas est enrhumé mais ses idées sont claires. « J’ai décidé que ce serait l’année de l’engagement pour moi […] sur au moins 3 axes : professionnel, associatif et politique. Je pourrais même ajouter l’engagement familial. » (1:43) Découvre son récit, du lycée jusqu’à aujourd’hui, en passant par des études d’ingénieur, un Service Civique et une formation fertîles transformante. ~ Résumé : (2:09) Nicolas apprécie les moments simples, seul dans la nature ou partagés avec les autres « Accepter d’être ébranlés par les autres, par ce qu’ils m’apportent, par leurs échanges et les remises en question que ça peut faire naître chez moi». L’engagement selon lui c’est (2:50) « une volonté d’agir pour faire changer les choses » Cela se concrétise professionnellement avec la recherche d’un travail qui fait sens, ou la création d’un projet pour sensibiliser aux enjeux climatiques mais aussi associativement auprès d’assos locales autour de thématiques sociales, écologiques ou solidaires, et de désobéissance civile avec Extinction Rebellion. Concernant son engagement politique (3:45) « Je considère qu’en tant que citoyen j’ai des droits et des devoirs et pour cela il faut que je développe mes connaissances sur le milieu politique. » Un 4ème engagement lui tient à coeur : se rapprocher de sa famille. (4:37) « J’ai décidé de me plonger dans ces engagements il y a peu, suite à la formation fertîles » 2 mois qui ont ébranlé beaucoup de ses croyances : (4:58) « J’ai réalisé que je pouvais m’accorder du temps pour m’engager sur les thématiques qui comptent vraiment pour moi et que chacun de ces engagements est un nouvel outil qui peut me servir à défendre mes convictions » Créateur de la Fresque du Climat, Cédric Ringenbach inspire Nicolas par ses discours et ses actes. (5:19) (6:44) « A mon niveau d’engagement, certaines personnes peuvent me considérer comme très engagé, et d’autres peuvent me considérer comme à peine engagé. » Nicolas revient sur son parcours, ses études d’ingénieur (8:04) « J’ai pu expérimenter énormément de choses car il y avait un monde associatif très important. […] certaines personnes étaient plus avancées que moi sur certains sujets et venaient me questionner dans leur manière de faire et de vivre. » Diplômé il y a 2 ans, il a poursuivi avec un Service Civique. (9:07) et travaillé sur la consommation d’eau, d’électricité et de déchets. Toujours en quête de sens, Nicolas rejoint le premier parcours Coopérations fertîles « Cette formation a été un temps pivot pour moi ». Depuis, sa façon d’aborder les autres est complètement différente (10:33). (11:07) Engagé auprès de Tous Élus pour préparer les législatives de 2022, Nicolas se questionnait sur son envie de s’engager également pour les présidentielles de 2022. Depuis l’interview il est bénévole pour la Primaire Populaire (12:34) Professionnellement Nicolas est prêt à « Expérimenter quitte à échouer. De mon expérience, c’est lorsque j’ai eu mes plus grands échecs que j’ai pris les décisions qui étaient les plus alignées avec mes valeurs. » Il a notamment pris contact avec le conseil municipal de sa commune : (13:15) « Je combas ma posture de l’imposteur. » (13:30) Dans le futur, Nicolas se voit vivre dans un collectif qui a des valeurs communes, qui accepte les conflits sans les éviter, avec un équilibre entre le monde rural et le monde urbain. (14:30) Il conclut son récit sur l’engagement avec l’image d’un escalier, qu’il t’invite à gravir patiemment, à ton rythme et avec joie ! ~ ITW réalisée en mai 2021 lors d’un chantier participatif à La Ferme de Roumisté à Aignan, dans le Gers. FAIRE TILT donne voix à de nouveaux récits à des personnes qui s’engagent à leur échelle pour un monde meilleur. Abonne-toi !

    17 min
  9. 12/07/2021

    #1 Chloé - Explorer le plaisir c’est pour moi une façon de mieux m’engager dans mon quotidien

    Chloé se présente comme une exploratrice du plaisir. « J’essaie de me construire une vie dans laquelle tous les jours je me fais plaisir et ça change vraiment la donne. » Elle vous partage ses questionnements et ses apprentissages sur le chemin de son engagement. ~ Résumé : Aspirante comédienne Chloé a finalement fait une école de commerce, passé 3 ans à développer des jouets à Hong Kong, puis 3 ans à Paris chez makesense où elle a découvert l’entreprenariat social. Et puis « Je me suis demandé quel projet j’aurais aimé faire, moi, si j’avais mon projet d’engagement perso ? » (2:55) L’alimentation étant un sujet important pour elle (3:04), Chloé passe un CAP cuisine et travaille en tant que cheffe dans des petites boites, puis elle rejoint de nouveau une grosse boite avec un poste plus classique avant le déclic (3:49) « Je me suis retrouvée de plus en plus seule devant mon ordi à bosser avec de moins en moins de monde et je sentais mon âme mourir à petit feu devant mon écran. ». Il était temps de vivre toutes les aventures dont elle avait envie. C’est ainsi que Chloé s’est retrouvée à participer à la première édition de Coopérations Fertiles. Elle vous explique de quoi il s’agit (4:29) et ce qui la fait se sentir vivante (5:12). « s’engager » lui a fait peur un moment car elle ressentait une injonction à faire de très grandes actions (6:01). Et puis finalement  : « J’avais l’impression que ce qui me fait vibrer, qui est plus d’être dans une recherche du plaisir, d’authenticité et de connexion profonde, c’était quelque chose d’inutile. Alors qu’à travers le parcours Coopérations Fertîles j’ai réalisé que c’était au contraire un maillon essentiel dans l’engagement. Parce qu’en me connaissant moi-même et en fonctionnant mieux avec les autres : je peux prendre soin de la Terre, du Vivant. » « Maintenant que le plaisir est tous les jours dans ma vie, j’ai besoin de beaucoup moins et ça me permet d’être engagée au quotidien » (7:30) Au quotidien, son engagement se traduit par un changement d’alimentation, de consommation, et de façon de vivre. « Chaque personne fait à son rythme, à son échelle, les pas qu’elle a envie de faire et qui lui font plaisir. » (9:06) « Si je devais donner une définition de l’engagement je dirais que c’est un ensemble d’actions que chacun chacune peut faire pour vivre d’une façon qui est plus respectueuse de soi, des autres et de l’environnement. » (9:25) Les éléments qui ont déclenchés sont engagement sont intervenus dès son enfance, notamment avec les scouts de France et des associations humanitaires (9:41) puis makesense et enfin (11:09) « Me déculpabiliser sur ce qu’est l’engagement et donc choisir les actions que je veux mener sans me mettre la pression de tout faire parfaitement. » Chloé a trouvé un autre modèle de réussite auprès d’une de ses meilleures amies, Claire Garin, qui a lancé le Qoya en France. « Une discipline qui permet à travers le mouvement de se remémorer sa nature profonde ». (11:34) « Le seul moyen de savoir que c’est bien, c’est que ça lui fait du bien. » (12:19) « Le conseil que j’aimerais donner aux auteur.ices c’est de vous reconnecter à vos rêves d’enfants, toutes les choses que vous aviez imaginé vouloir faire lorsque vous étiez petit.e ». (15:10) et « aux sensations dans votre corps ». (15:39) « Faire confiance au présent et à ce que mon corps me dit à chaque instant. » ~ Interview réalisée en mai 2021 lors du parcours Coopérations Fertîles #3 à Lou Rey, écolieu dans les Cévennes. Le Podcast FAIRE TILT donne voix à de nouveaux récits, à des personnes qui s'engagent à leur échelle pour un monde meilleure. Pour plus de rencontre auditives, abonne-toi !

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About

Le podcast FAIRE TILT donne voix à de nouveaux récits, à des personnes qui s’engagent à leur échelle, pour un monde meilleur. Peut-être que ça t'inspirera toi aussi, tu nous diras ? Bonne écoute ! 🗣 Aurélie Montair // ✍️⚙️ Hélène Gauthier // 🎨⚙️ Florine Perrault // 🎶 Domitie music Mixage intro et outro : Wild Times Record Tous nos liens d'écoute ici 👇 https://linkr.bio/fairetilt